Cooperativa Popular de Electricidad Obras y Servicios Públicos de Santa Rosa Ltda.
** Sous le grand vent de la Pampa, une coopérative intègre accroche corde et bit : énergie, éclairage public, fibre.
À propos de Cooperativa Popular de Electricidad Obras y Servicios Públicos de Santa Rosa Ltda.
1. Modèle économique
La Cooperativa Popular de Electricidad (CPE) est une structure multiservices à but non lucratif, basée à Santa Rosa et présente sur plusieurs localités de La Pampa (électricité, éclairage public, télécoms — marque CPEtel — et activités satellites : gaz, services sociaux, etc., selon la présentation institutionnelle). Les revenus découlent donc des tarifs facturés aux sociétaires et usagers, complétés par des branches non énergétiques qui ont aussi pesé dans les résultats 2023‑2024.
Pour l’exercice 92 (1ᵉʳ juillet 2023 – 30 juin 2024), les délégués ont approuvé des investissements totaux de 3 657 millions de pesos argentins, dont environ 1 900 millions orientés vers le service électrique et l’éclairage public, et près de 1 181 millions vers les télécommunications, précise le compte rendu officiel. Sur la période, l’énergie électrique affiche un excédent de 287 millions de pesos, l’éclairage public 96,5 millions, et CPEtel 133,3 millions — chiffres issus de la même source coopérative. La direction indique en outre l’absence de dette bancaire ou financière au 30/06/2024, dans le fil de la nota sur l’exercice 92. L’effectif total précis n’apparaît pas consolidé dans les documents consultés ; la coopérative recrute régulièrement des profils ingénieurs via ses canaux publics.
2. Impact réel
En tant que distributeur, la CPE structure l’empreinte énergétique locale au travers du réseau moyenne et basse tension, de la continuité de service et du pilotage de l’éclairage public — segment qui a lui aussi dégagé un excédent en 2024 (même source institutionnelle). Le mix électrique réellement consommé par les usagers est en pratique celui du Sistema Argentino de Interconexión (SADI) : la coopérative peut valoriser l’efficacité, les renouvellements de réseau et des projets d’EnR éventuels, mais ne contrôle pas la composition nationale du parc de production.
Pourcentages d’EnR propres au périmètre CPE, facteurs d’émission évités ou inventaires carbone : non trouvés dans les pages corporate et articles de presse vérifiés pour cette fiche. Les cadres français (PPE3, guides ADEME ou fiches Connaissance des énergies) décrivent une politique énergétique européenne : ils éclairent un contrepoint méthodologique, pas un référentiel appliqué à cette coopérative paméane.
3. Innovations / partenariats
Le volet télécoms sert de levier de diversification : déploiement FTTH avec, selon la presse régionale, plus de 2 millions de dollars d’investissements cumulés depuis 2020 jusqu’à la projection évoquée en 2025‑2026 (La Arena). CPEtel a franchi le seuil des 50 000 abonnés internet fin 2024 (La Arena). À Toay, un chantier 2025 cite 30 km de fibre et 226 000 dollars pour environ 2 000 foyers (1° de Octubre). Côté électricité, la demande coopérative aurait progressé de 1,3 % entre juillet 2024 et avril 2025 (1° de Octubre) — un signal tardif mais utile sur la courbe de charge locale.
4. Greenwashing / zones grises
Il ne s’agit pas tant de marketing climat que de vulnérabilité structurelle. En mars 2024, la presse locale rapporte que l’augmentation du prix de gros de l’électricité décidée au niveau national (+151 % sur une période définie par les autorités) se répercute mécaniquement sur les factures des sociétaires, la CPE multipliant les explications publiques sur le fonctionnement du marché (Diario Textual). En avril 2024, face aux impayés, la coopérative met en place un plan d’échelonnement des dettes sur 24 mois pour les factures électriques (Diario Textual) — un indicateur chiffré dans le temps de tension sur le pouvoir d’achat, pas un « raid » médiatique. En février 2026, une tempête avec vents supérieurs à 100 km/h endommage lignes MT/BT et poteaux, obligeant une normalisation d’urgence sur l’électricité et les télécoms (Diario Textual) : la résilience physique devient un critère ESG aussi brutal que les bilans.
5. Positionnement stratégique
La CPE capitalise sur un modèle coopératif intégré — énergie et Capex télécoms en dollars, dans une économie inflationniste — tout en affirmant une solidité financière sans dette au bilan 2024 (exercice 92). La stratégie apparente : mutualiser les excédents sectoriels, investir massivement dans le réseau (rappel : 3 657 millions de pesos sur l’exercice 92) et étendre la fibre pour réduire la dépendance à une seule colonne vertébrale de revenus. Le risque réglementaire et macro est national (prix de gros, cadre du SADI) ; l’opportunité est locale (densification FTTH, maintien du service malgré les événements climatiques extrêmes documentés).
Verdict WattsElse
Une gouvernance de proximité ne neutralise pas le prix national ni la météo extrême : la CPE tient debout quand le compteur coopératif et les câbles tiennent sur le terrain — le kilowattheure argentin reste une politique fédérale déguisée en facture.
Sources : cpe.coop.ar · cpe.coop.ar · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · laarena.com.ar · laarena.com.ar · 1deoctubre.com.ar · 1deoctubre.com.ar · diariotextual.com · diariotextual.com · diariotextual.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
P.E. DE A RUNA S.L (ANTERIOR EUROVENTO)
Le parc A Ruña II tourne enfin à plein régime ; l’extension A Ruña III vient de se faire trancher la gorge par le tribunal galicien.
Voir la fichePARQUE EOLICO SIERRA DEL MADERO S.A.
Né au milieu des années 1990 dans la province de Soria, ce parc incarne la première vague de l’éolien espagnol — turbines modestes, géographie ventée, rentabilité longtemps garantie par le cadre réglementaire.
Voir la ficheUEx
L’historique titre UEX Corporation était une société d’exploration et de développement de l’uranium…
Voir la ficheSolar Power (Korat 2) Company Limited
Une photovoltaïenne de 2011 ne se raconte plus seulement au rythme des panneaux : au cœur du Nord-Est thaïlandais, Solar Power (Korat 2) incarne la première vague des grands parcs solaires, coincée désormais entre fin de primes et courses aux nouvelles enchères État‑réseaux.
Voir la ficheBP Gas Europe
« BP Gas Europe » n’apparaît pas comme une société publique dotée de comptes consolidés séparés : dans la communication du groupe, l’équivalent opérationnel est l’offre gaz européen de bp Supply, Trading & Shipping — approvisionnement, transport, vente et optimisation du gaz physique sur les marchés par gazoduc, avec bureau principal à Londres (European…
Voir la ficheMontebalito EnergÌ_as Renovables (MTBren)
La filiale Montebalito Energías Renovables (sigle MTBren, parfois MER dans les documents du groupe) revendique encore le solaire, mais vit dans l’ombre d’une Montebalito S.A.
Voir la ficheEnerga Kogeneracja
Elbląg et Kalisz montrent la nouvelle physionomie d’Energa Kogeneracja : moteurs à gaz, chaufferie de secours, encore du charbon en file d’attente.
Voir la ficheRKA Petroleum Companies
Installée à Romulus, dans la banlieue de Détroit, RKA Petroleum Companies incarne le grossiste pétrolier de proximité à l’américaine : volumes massifs, appels d’offres gagnés, et vitrine « durabilité » bâtie surtout sur l’efficacité d’une flotte diesel récente.
Voir la ficheCông ty TNHH Xuân Thiện Hà Giang
La Công ty TNHH Xuân Thiện Hà Giang est une société vietnamienne du périmètre Xuân Thiện, identifiable comme investisseur des centrales hydroélectriques du bassin du Sông Lô, en particulier Sông Lô 5 (Tuyên Quang / ex-Bắc Quang) et le complexe Sông Lô 6 (Hà Giang – Tuyên Quang).
Voir la ficheTurun Seudun Energiatuotanto Oy
Le charbon quitte l’écran en 2024, mais le débat sur le « vert » ne fait que commencer : Turun Seudun Energiantuotanto Oy (TSET, souvent abrégé TSE) est le bras producteur du cluster autour de Turku Energia, en Finlande sud-ouest.
Voir la ficheCTIC
Le sigle CTIC circule dans la sphère des grandes rencontres « net zero », entre showcases industriels, tables rondes banques-startup et opérations de visibilité géopolitique.
Voir la ficheRajasthan Renewable Energy Corporation Limited (RREC)
Première puissance solaire indienne sur la carte, le Rajasthan aligne gigawatts et ambitions vertes — mais l’agence qui enregistre et pilote les projets traverse une tempête judiciaire et une défiance sur les appels d’offres.
Voir la ficheFjällberget Energi AB
* Derrière un nom de montagne en Dalécarlie se cache une shell* comptable à l’allure décevante en 2024, alors que le propriétaire industriel SR Energy capitalise sur un parc national massif et sur des projets XL — dont Siksberget — qui redessinent le débat sur l’acceptabilité.
Voir la ficheMaster Wind Energy (Pvt.) Ltd
De l’extérieur, c’est un actif éolien « classique » : turbines sur le corridor de Jhimpir, tarif encadré, promesse de revenus réguliers.
Voir la ficheGreeneco Enerji
Le jeu risqué d’un champion de la vapeur profonde : des centaines de mégawatts sur un même gisement, la promesse d’électricité pilotable, et au printemps 2024 une empreinte locale brutalement toxique.
Voir la ficheBennet Oil Depot
Négociant et distributeur de produits pétroliers ancré à Prague et en Silésie, Bennet Oil Depot s.r.o.
Voir la ficheVasa Vind AB
Cinquante-trois éoliennes déjà tournent dans le portefeuille d’un des plus gros indépendants nordiques.
Voir la ficheUnion Fenosa
Fondée à Madrid en 1982, Union Fenosa a incarné l’électricité espagnole à l’internationale — puis a disparu des comptes : absorbée par Gas Natural au cœur de la crise financière, elle ne subsiste que dans l’histoire et quelques lignes de signature ; le groupe Naturgy capitalise aujourd’hui sur ses réseaux et ses millions de raccordements, là où le marqueur…
Voir la ficheE.ON Czech Holding
En République tchèque, le nom E.ON désigne avant tout une machine à réseaux et à clients : quelque 1,3 million de clients approvisionnés et des milliers de kilomètres de lignes sous tension et de gazoducs gérés, dans un marché encore sensible aux chocs sur l’approvisionnement.
Voir la ficheTeréga
Teréga ne vend pas du rêve: elle fait circuler du gaz, stocke des molécules et encaisse des revenus régulés.
Voir la ficheOLLSCOIL NA GAILLIMHE
Ollscoil na Gaillimhe — nom officiel irlandais de l’University of Galway, née en 1845 et implantée à Galway — joue un rôle de pivot dans l’UE sur l’électrolyse, l’hydrolien et la décarbonation du parc bâti.
Voir la ficheParque Eólico Marcona S.R.L. (Cobra Perú)
Un actif de 32 MW racheté 170 millions de dollars dans un pack avec Tres Hermanas : le Parque Eólico Marcona n’est pas une start-up venue de nulle part, mais un morceau de la consolidation des renouvelables par Luz del Sur, coincé entre omniprésence minière et grands travaux de transport.
Voir la fiche