Daund Sugar ltd
L’entreprise présente ses chiffres d’« EnR » avec le relief des records saisonniers ; en parallèle, des signaux financiers et réglementaires rappellent que la transition par la bagasse reste captive d’un équilibre sucre–alcool–électricité très politique dans le Maharashtra et en Inde.
À propos de Daund Sugar ltd
1. Modèle économique
Daund Sugar Private Limited est un acteur verticalisé dans la première transformation de la canne : production de sucre, distillerie d’éthanol et cogénération au biogaz de saison (bagasse) à Alegaon, Daund, district de Pune (Maharashtra) — géographie cohérente avec les « power reports » et « distillery reports » publiés par le groupe. Les revenus ne sont pas détaillés dans la veille ci-dessous de façon auditée récente ; selon une base tier-2 citée dans l’écosystème data, un chiffre d’affaires d’environ 649 Cr INR (exercice clos mars 2022) et 767 employés au 31 janvier 2024 figuraient encore dans les agrégats Tracxn. Le cœur économique repose sur trois filets : la marge du sucre, la valorisation réglementée de l’éthanol (programme de mélange), et la vente d’électricité issue de la cogénération lors de la campagne. La dépendance au cycle agricole et aux décisions de prix publics (FRP, cadre EBP) structure la trésorerie plus qu’un simple « producteur d’électricité verte ».
2. Impact réel
Sur la saison 2023-24, Daund Sugar indique avoir généré 186 027 503 kWh et exporté vers le réseau 119 786 280 kWh, soit environ +133 % d’injections par rapport à 2022-23 selon ses rapports d’activité cogénération. Côtère liquidité-carbone, ces volumes traduisent surtout un déploiement massif de gisements agricoires durant la saison de broyage (la bagasse peut déplacer une partie de l’électricité fossilère pendant cette fenêtre) — ils ne constituent pas une empreinte carbone bilan « scope 3 » industrielle comparable aux standards européens. Le site annonce également une cogénération d’82 MW et une production d’éthanol record de 35 964 KL en 2023-24 côté distillerie, avec environ 1,8 million de tonnes de canne traitées sur la saison sucrière suivant les données publiques du groupe ; rapporté au cadre européen, ce n’est pas du « 100 % renouvelable décarboné » mais un agrégat typique « bioénergies de flux agricole » très dépendant de l’intensité d’irrigation et de la politique agricole. Pour un contrepoint français sur les limites ressources (eau, sols, concurrence usages) dans les filières ethanol-canne, voir la synthèse Ministère de l’Économie — bioénergies en Inde (sans équivalence directe réglementaire avec la « PPE3 » française, qui régit un autre territoire).
3. Innovations / partenariats
La fiche met en avant une distillerie à 370 KLPD avec technologie de adsorption sur tamis moléculaire (site corporate) ; sur l’électricité, un profil développeur recense une fourchette indicative 10-50 MW d’« installed renewable capacity », ce qui reflète soit un agrégat partiel soit une base de données en retard vs le 82 MW annoncés en ligne ; à traiter comme signal projet et non comme certification. Un suivi environnemental public sur projet d’agrandissement cogénération / capacité broyage (7 500 → 20 000 TCD) est documenté sous l’identité juridique de la société dans les procédures d’homologation Maharashtra Pollution Control Board. Pas de grandes annonces UE-AIE ou RSE au sens CSRD retrouvées dans cette veille : le narratif technique reste local et sectoriel.
4. Greenwashing / zones grises
Opacité de crédit : fin 2023, ICRA retire les notations (BB+/A4+) avec la mention *« ISSUER NOT COOPERATING »* — un signal rare et coûteux sur la transparence vis-à-vis des créanciers et du marché (rational ICRA). Endettement et charges : au 9 février 2026, le registre public agrège 988,16 Cr INR de « open charges » (The Company Check) — chiffre à lire comme signal de sûretés/garanties, pas comme condamnation judiciaire. Conflit de règles fiscales : contentieux actif sur une taxe de transport de mélasse évaluée à 500 INR/MT et qualifiée de double imposition par la partie industrielle (Indian Kanoon). Risque sectoriel : le Maharashtra concentre la pression de liquidité des meuneries (dette agrégée, difficultés de paiement du prix légal aux planteurs) selon la presse locale (panel d’urgence TOI Pune/Kolhapur), ce qui relativise tout storytelling « vert découplé du sucre ». En synthèse, la bagasse n’efface ni la régulation du raj ni le bilan social des campagnes cannières.
5. Positionnement stratégique
Les records de production (186 GWh générés / 119 GWh exportés) et de bioéthanol (35 964 KL) positionnent Daund comme fournisseur d’infra critique pour les objectifs de mélange carburants indiens, mais aussi comme acteur très exposé aux arbitrages prix éthanol/MSP et à la diversification des substrats nationaux ; les analyses de marché montrent une intensification concurrentielle grains-vs-canne sous le programme EBP (Economic Times). L’agrandissement usine + cogénération via procédure MPCB suggère un pari capex pour verrouiller la valorisation énergétique locale sur la prochaine décennie.
Verdict WattsElse
Le kilowattheure « vert » de Daund Sugar est réel sur la saison de broyage ; sa couleur comptable l’est moins tant que l’émetteur freine la discipline de crédit et que le sucre indien reste sous respirateur politique. Records sur le compteur, tensions sur le bilan — telle est la signature d’une EnR qui n’est jamais qu’un sous-produit du champ.
Sources : daundsugar.com · tracxn.com · daundsugar.com · daundsugar.com · tresor.economie.gouv.fr · corporate.energy · mpcb.gov.in · icra.in · thecompanycheck.com · indiankanoon.org · timesofindia.indiatimes.com · m.economictimes.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Tuuliwatti Oy
Né du couplage improbable coopérative nordique et pétrolier, Tuuliwatti Oy a incarné l’éolien terrestre à la finlandaise : volonté d’échelle, tours de plus en plus hautes, puis explosion en deux filiales en 2020.
Voir la ficheCalWave Power Technologies, Inc.
Transforme la houle en kilowatt, sous-marin et bien décidé à surfer sur la vague de l’énergie renouvelable.
Voir la ficheUPM Energy Oy
La filiale énergie du géant finlandais du bois-et-papier opère un modèle de bas-côte : hydro en propre, nucléaire par la grande porte de Pohjolan Voima, et un trading qui vit au rythme des hivers nordiques.
Voir la ficheSolarity SpA
Solarity n’est pas un « développeur solaire générique » : elle capitalise une niche hyper rentable lorsque le cadre prix est garanti — et très exposée lorsque ce même cadre vibre.
Voir la ficheMátrai Erőmű Zrt.
Le « Mátrai Erőmű » n’existe plus sur le papier légal : même site, même mine-à-flamme dans le nord de la Hongrie, nouvelle étiquette MVM depuis 2021.
Voir la ficheEverbright Photovoltaic Energy (suqian) Limited
Une coquille juridique de plus de 80 millions de yuans dans le Jiangsu, alignée sur l’empire « Everbright » : loin du buzz des puces laser d’Everbright Photonics — autre univers —, cette entité incarne la logique industrielle chinoise du photovoltaïque exploité par une plateforme environnementale cotée à Hong Kong.
Voir la ficheYama Company for Trading, General Contracting and Oil Services Ltd.
Acteur irakien du secteur pétrolier, expert en commerce et services indissociables du bassin fossile – un classique énergétique.
Voir la ficheHELLENIC PASSIVE HOUSE INSTITUTE
** Loin du fantasme de la « smart city » vide, l’Hellenic Passive House Institute (ΕΙΠΑΚ) ancre la transition dans l’enveloppe des bâtiments : rénovations profondes, certification PHI, projets européens et pilotes à Athlènes où la technique rencontre la précarité énergétique record.
Voir la ficheGradyent
Le digital twin thermique monte en puissance là où les réseaux deviennent des systèmes nerveux : températures, pressions, multi-sources et couplage électrique.
Voir la ficheDETR - DSIL
Les deux aides de l’État qui promettent de financer la transition locale sans que le guichet se transforme en labyrinthe bureaucratique (ou presque).
Voir la ficheTorsburgen Vind AB
Torsburgen Vind AB ne laisse aujourd’hui aucune trace nette dans les annuaires d’entreprises suédois consultables : pas de numéro d’organisation, pas de site, pas de communiqué.
Voir la ficheEiffage Énergie
Dix milliards tournent autour de la branche, les marges remontent, l’Allemagne et l’éolien en mer s’ajoutent au tableau — et pourtant, en France, c’est d’abord l’A69 et l’asphalte qui cristallisent le débat : la “transition” se joue en chiffre d’affaires, pas seulement en promesse.
Voir la ficheMinistry of Irrigation
Le ministère que vous cherchez n’est plus un simple label : né en 1982 pour structurer l’eau agricole, il a porté des décennies de grands ouvrages ; aujourd’hui, la Syrie mise sur le pompage solaire comme cheville ouvrière contre des barrages et des lignes sous tension.
Voir la ficheLundavind nr 1 Kooperativ ek för
* La dénomination Lundavind nr 1 Kooperativ ek för sonne comme une coopérative économique suédoise — le sigle ek för correspond à ekonomisk förening*, forme répandue pour l’éolien citoyen nordique.
Voir la ficheQESCO
Au Balouchistan, l’électricité se paie en patience autant qu’en roupies : la Quetta Electric Supply Company incarne la fragilité d’un modèle de distribution sous-tarifé, miné par les pertes et la grogne sociale.
Voir la ficheNIBIO
Le chercheur public ne « produit » ni MWh ni batterie : il arme l’État, l’industrie et l’Europe de chiffres sur les sols, les forêts, le digestat et les filières bio.
Voir la ficheSTV Service Holding ApS
Petite société à l’ombre des mastodontes nordiques, Storstrøms Vindkraft Vindmølleservice ApS (CVR 26734568) incarne la France obscure du vent : réparer, faire tourner, prolonger la vie d’un parc majoritairement composé de machines d’une technologie antérieure aux géants actuels.
Voir la ficheFingrid Oyj
Fingrid Oyj n’est pas un opérateur pétrolier : c’est le gestionnaire du réseau de transport d’électricité finlandais, coté à Helsinki et né en 1996 dans le sillage des réformes du marché nordique.
Voir la ficheGrand Renewable Wind LP
Il alimente l’équivalent de centaines de milliers d’Ontariens sous contrat longue durée, avec des retombées chiffrées pour la collectivité — tout en se déroulant dans un territoire où le conseil municipal vient de verrouiller, à l’unanimité, l’exclusion de tout nouvel éolien industriel.
Voir la ficheCalouste Gulbenkian Foundation
Patrimoine bâti sur le siècle du pétrole, pilotage philanthropique aujourd’hui : la Fundação Calouste Gulbenkian (souvent nommée Fondation Gulbenkian) est bien l’institution portugaise basée à Lisbonne, créée en 1956 selon le testament du magnat du pétrole Calouste Sarkis Gulbenkian.
Voir la ficheRÜTGERS InfraTec GmbH
Filiale allemande chargée d’alimenter un mastodonte historique de la carbochimie rhénane, RÜTGERS InfraTec GmbH n’est plus une personne morale active : elle s’est fondue dans ce qui est aujourd’hui Rain Carbon Germany GmbH, après absorption par RÜTGERS Germany GmbH le 17 juillet 2017, selon les données du registre agrégées par North Data.
Voir la ficheLinzor del Verano SpA
Une coquille SpA sur un nom à consonance ibérique, peu de chiffres agrégés publiés : le piège des homonymies est réel.
Voir la ficheGrönljung AB
Le dossier « Grönljung AB », rangé sous les énergies renouvelables sans pays attesté, bute sur une absence quasi totale de traces vérifiables : pas de société homonyme repérée dans les registres publics suédois usuels ni dans les bases sectorielles consultées au début mai 2026.
Voir la ficheISC Greenfield 8, SL
Une coquille juridique de 3 000 € peut porter une centaine de mégawatts hors sol : ISC Greenfield 8 incarne cet écart entre façade comptable et enjeu territorial, entre promesse climat et procédures contestées dans le Teruel septentrional.
Voir la fiche