Delta Enerji Elektrik Üretim Ticaret A.Ş.
Une centrale à cycle combiné au gaz naturel, érigée sur la route entre Istanbul et la Bulgarie, sert de socle industriel à l’empire gazier de Palmet.
À propos de Delta Enerji Elektrik Üretim Ticaret A.Ş.
1. Modèle économique
Le site corporate présente DELTA Enerji Üretim ve Ticaret A.Ş. comme une CCGT au gaz naturel de 60 MW sur environ 35 dönüm (~3,5 ha), turbine GE LM6000, avec poste 154 kV raccordé au réseau national (présentation Delta). La branche « Electric » de Palmet confirme la mise en service en 2009 de cette DELTA CCGT 60 MW puis, en 2012, la ALES (62 MW), avant l’intégration de BAYMİNA en 2021 (Electric – Palmet). Les revenus spécifiques à Delta ne sont pas ventilés dans les documents publics consultés : la lecture financière passe par Palmet Enerji, qui indique gérer environ 15 % de la consommation nationale de gaz via réseaux et centrales CCGT, soit 8,5 milliards m³/an, pour ≈956 MW de capacité thermique agrégée et une base d’environ 2 millions de clients sur 7 provinces et 62 districts (About Us – Palmet). L’acquisition de Zorlu Enerji Dağıtım pour 200 millions de dollars au printemps 2024 a consolidé cette empreinte de distribution (Dünya). Parallèlement, la direction évoque un projet d’entrée en Bourse après le doublement de la base clients gaz (Bloomberg Law, 14 février 2024).
2. Impact réel
L’actif Delta est entièrement fossile : combustion de gaz naturel, CO₂ et polluants classiques des CCGT, sans dispositif de captage mentionné sur les pages analysées. Global Energy Monitor recense l’usine comme centrale gaz / exploitation en cours près de Lüleburgaz (fiche GEM). À l’échelle du groupe, 8,5 milliards m³/an acheminés traduisent une forte empreinte amont–aval liée aux importations et au réseau — chiffre Palmet, non retraité par filiale (About Us – Palmet). Pour un cadre français, ce scénario tranche avec la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles inscrite dans la programmation pluriannielle de l’énergie 2024-2035 et avec les priorités bas-carbone portées par l’ADEME : Delta illustre surtout le verrouillage gaz–électricité turc.
3. Innovations / partenariats
Le registre « innovation » est surtout industriel : Enprode documente les études 2012-2013 pour une extension de 130 MW (paires de turbines gaz, STG, chaudières de récupération, condenseur à air) commandée par DELTA Energy A.Ş., filiale Palmet (projet DELTA II). Enerji Günlüğü annonce, le 2 octobre 2014, un programme +125 MWe pour viser 185 MWe à partir des 60 MWe existants, avec début de terrassements (Enerji Günlüğü) ; les éléments publics consultés n’établissent pas l’achèvement à la date de rédaction. Palmet cite en outre un partenariat historique avec Manitoba Hydro International pour appuyer ses investissements énergétiques (About Us – Palmet).
4. Greenwashing / zones grises
Lock-in thermique : le scénario 60 → 185 MWe via +125 MWe alourdit le bilan carbone latent d’un actif déjà 100 % gazier (Enerji Günlüğü). Opacité climat : pas de rapport GES public (scopes 1-3) repérable pour Delta dans les extraits analysés, ce qui neutralise toute trajectoire chiffrée 2030 côté citoyen ou finance durable. Exposition réglementaire : le règlement turc sur le mécanisme de capacité exclut notamment les centrales de moins de 100 MWe lorsqu’elles ne s’appuient pas sur des ressources domestiques (synthèse ICLG) ; à 60 MWe, Delta se situe sous ce seuil pour un gaz importé, ce qui oriente la rémunération vers le marché de gros plutôt que vers ce filet de capacité — une extension au-delà de 100 MWe, si elle devient réalité, changerait cette donne.
5. Positionnement stratégique
Delta reste un levier de flexibilité thermique dans un groupe qui capitalise sur des 956 MW CCGT, 8,5 Gm³/an et la densification réseau après le rachat Zorlu (About Us – Palmet ; Dünya). La perspective d’IPO signalée par Bloomberg traduit la volonté de coter un actif système gaz–électricité (Bloomberg Law). Pour l’observateur extérieur, l’enjeu n’est pas seulement industriel : c’est la résilience d’un modèle exposé aux cycles LNG et aux objectifs climat de voisinage UE, alors que Delta demeure un socle fossile affirmé.
Verdict WattsElse
Delta n’est pas une annotation cartographique : c’est la turbine visible d’une infrastructure de gaz à l’échelle du pays qui mondialise ses approvisionnements tout en opaque ses comptes carbone. On y gagne en puissance de réseau ce qu’on y perd en crédibilité transitionnelle.
Sources : deltaeu.com · palmet.com · palmet.com · dunya.com · news.bloomberglaw.com · gem.wiki · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · enprode.com · enerjigunlugu.net · iclg.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
OGK-2
Filiale thermique majeure du groupe Gazprom (contrôle Gazprom Energoholding), OGK-2 vend sur le marché grossiste russe une électricité et une chaleur produites quasi exclusivement au gaz et au charbon.
Voir la ficheBIORIZON BIOTECH SOCIEDAD LIMITADA
L’andalouse Biorizon Biotech, Sociedad Limitada capte l’attention avec une trajectoire de facturation en forte accélération et un récit « climat » convaincant.
Voir la ficheEnel Generación
** Première puissance de génération du pays, Enel Generación capitalise sur l’hydro, l’éolien, le solaire et le stockage pour porter le mix affiché vers les deux tiers d’énergies renouvelables.
Voir la ficheWindpol
Le nom promet le vent et la politique énergétique ; les bases ouvertes, elles, vous renvoient tantôt vers une revue de botanique de 1956, tantôt vers un importateur de fenêtres en Irlande.
Voir la ficheBritish American Oil Company
** La British American Oil Company ne signe plus de communiqués depuis 1969, mais son ADN pétrolier traverse le siècle jusqu’aux sables bitumineux et aux carnets de commande d’un major américain.
Voir la ficheAker Solutions Stord
C’est ici, face au Sunnhordland, qu’Aker Solutions assemble des topsides qui pèsent lourd dans la balance climat : la fosse norvégienne tient encore, mais 2026 sonne l’heure d’un ajustement brutal après des années d’enfermement à pleine cadence.
Voir la ficheMr Trend Unlimited Incorporation AB
Le nom « Mr Trend Unlimited Incorporation AB » ne renvoie à aucune personne morale repérable dans les bases ouvertes consultées en mai 2026, alors que la sphère EnR est saturée de marques où se croisent « Trend », « Unlimited » et « Energy » — du cabinet taïwanais EnergyTrend (branche PV du groupe TrendForce) aux holdings nordiques.
Voir la ficheGeneradora del Pacífico SpA
** Sous l’étiquette « renouvelable », Generadora del Pacífico SpA incarne un actif nord-chilien où le diesel domine encore la puissance installée — alors même que la thermique ne tourne presque plus et que le solaire patît du réseau saturé.
Voir la fichePRINCETON
Le nom évoque l’Ivy League ; dans le radar « Autres énergies », il désigne surtout un écosystème du New Jersey où se croisent une scale-up de recyclage de batteries, des spin-offs miniers et un plan campus massif vers le net zéro 2046.
Voir la ficheEnel Green Power España, S.L. - Enel
** Première plateforme renouvelable de la péninsule, EGPE capitalise sur un groupe coté qui affiche en 2025 des comptes solides et des enveloppes d’investissement massives.
Voir la ficheSolar Jarošov
Solar Jarošov n’est ni un géant ni un unicorn : depuis 2009, cette s.r.o.
Voir la ficheLeanheat
Leanheat n’est plus une start-up finlandaise « décorative » : rachetée en totalité par Danfoss, la marque incarne la promesse d’une flexibilité pilotée par données entre immeubles et réseaux de chaleur.
Voir la ficheCOMMONLAND
Commonland n’est pas un producteur d’électricité : c’est une fondation néerlandaise basée à Amsterdam qui mobilise financements, communautés et entreprises autour d’une idée simple et ambitieuse — faire de la restauration de paysages un projet à la fois écologique et économique.
Voir la ficheALTEN
Le géant français de l’ingénierie et des services numériques encaisse en 2025 un repli organique et une facture nette lourde, tout en poussant ses effectifs énergie et la brique Worldgrid au cœur du pilotage des réseaux et du nucléaire.
Voir la ficheManergy
On parle ici de Manergy, le groupe français d’ingénierie et de conseil en transition énergétique — pas de MAN Energy Solutions, le motoriste allemand dont la grammaire industrielle n’a rien à voir avec ce cabinet.
Voir la ficheChangxing Island Hengli Petrochemical (Dalian) Co.
Sur l’île Changxing, à Dalian, l’électricité n’est pas une « filière » à part : elle cimente un gigantesque puzzle pétrochimique, avec une centrale thermique au charbon de 520 MW encore au tableau de bord climatique.
Voir la fichePanzhihua Coal Group
À Panzhihua, dans le Sichuan, l’activité du groupe minier se lit dans la même statistique que celle de Pangang : charbon pour coke, stocks serrés, électricité industrielle tirée par l’extraction.
Voir la ficheTide Water Associated Oil
Le nom « Tide Water Associated Oil » renvoie à une constellation américaine du XXᵉ siècle autour des marques pétrolières ; la trajectoire industrielle qui prolonge aujourd’hui cette lignée dans les « autres énergies » du détail automobile et de l’industrie, ce sont les lubrifiants Veedol, portés par Veedol Corporation Ltd, cotée en Inde et qui dit elle-même…
Voir la ficheE.ON Energiinfrastruktur AB
Filiale suédoise au cœur du chauffage urbain et des réseaux, elle incarne la pivotation d’E.ON : sortie commerciale du gaz, gros carnets d’investissement « gris-vert » — et des pics thermiques encore accrochés au fossile.
Voir la ficheCaterpillar (Switzerland)
Le registre suisse recense une Caterpillar (Switzerland) SARL au bord du Léman ; les comptes qui font trembler les places boursières, eux, sont ceux de Caterpillar Inc.
Voir la ficheAcea
Record en eau, électricité et traitement des déchets, dividende porté par une cession de réseau à Terna, contrat au Congo dans le sillage du plan Mattei : Acea affiche en 2025 une image d’opérateur infras incontournable en Italie.
Voir la ficheBRS Resources
BRS Resources, société d’inspiration texane longtemps associée à l’amont pétro-gazier, a muté en holding biface : d’un côté, une grosse liasse d’actions dans AleAnna, producteur gazière de la plaine du Pô listée au NASDAQ ; de l’autre, l’option sur un porphyre cuivre-or en Colombie-Britannique.
Voir la ficheNew Energy Hub Ltd
Du rétro gaming aux batteries du futur, New Energy Hub Ltd jongle entre pixels nostalgiques et électrons libres sans jamais choisir son camp.
Voir la ficheKolsin Voima Oy
Kolsin Voima Oy est une coquille industrielle presque invisible publiquement — pas de storytelling startup, pas de communication « climat » tape-à-l’œil — qui porte pourtant une part tangible du pilier hydraulique finlandais entre Kokemäki, la Kymijoki et Harjavalta.
Voir la fiche