Petroventure Holdings Limited
Ce n’est pas une « société d’énergies alternatives » au sens étroit : Petroventure Holdings Limited est le véhicule par lequel la famille Vardinoyannis détient le bloc majoritaire de Motor Oil (Hellas)**, la raffinerie hellénique cotée à Athènes — entre hydrogène subventionné par Bruxelles et profits qui tiennent encore aux hydrocarbures…
À propos de Petroventure Holdings Limited
1. Modèle économique
Sur la base publique la plus lisible — la structure actionnariale publiée par Motor Oil — Petroventure Holdings Limited détient 40,00 % des titres et Motor Oil Holdings Ltd 0,97 %, cette dernière étant précisément l’actionnaire de contrôle de Petroventure ; le flottant libre représente environ 56,82 % hors autoc détenu (structure actionnariale Motor Oil). Autrement dit : Petroventure n’est pas une opération « Autres énergies » isolée ; c’est une holding familiale greffée sur un groupe intégré (raffinage Corinthe, négoce, distribution via Coral/Avin, électricité renouvelable via la filiale MORE, acquisitions récentes comme Helector dans l’économie circulaire, tel que détaillé dans le rapport semestriel au 30 juin 2025).
En 2024, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Motor Oil s’est établi à 12 187,9 M€, en recul de 8,5 % par rapport à 2023 (rapport financier annuel 2024). Au premier semestre 2025, la même source officielle indique un CA consolidé de 5 265,6 M€ (‑15,6 % en glissement annuel), avec un résultat net après impôt de 163,4 M€ contre 362,0 M€ sur la même période de 2024 (‑54,9 %) (rapport semestriel au 30 juin 2025). Aucun périmètre CSRD ou fiche ADEME n’a été trouvé au nom juridique isolé de Petroventure — les données traçables passent par Motor Oil.
2. Impact réel
Le profil carbone du groupe reste dominé par le raffinage et la vente de produits pétroliers : sur l’exercice 2024, les ventes export + bunkering représentaient 74,26 % du volume agrégé, avec une contribution des activités de raffinage d’environ 80 % du volume (rapport financier annuel 2024). En parallèle, la filiale MORE fait état d’un parc EnR opérationnel de 839 MW à fin 2024 dans le même corpus documentaire Motor Oil (rapport financier annuel 2024). Le rapport semestriel 2025 mentionne aussi des études initiales pour un futur CCUS à la raffinerie et des lignes budgétaires « hydrogène / combustibles renouvelables » au sein du programme d’investissement (rapport semestriel au 30 juin 2025), sans transformer pour autant la signature climat du groupe : la lecture sectorielle européenne reste celle d’un émetteur historique massif dont la trajectoire dépend encore fortement des marges de raffinage et du gazole/aviation.
3. Innovations / partenariats
Le projet « Green Hydrogen » à la raffinerie d’Agioi Theodoroi — électrolyseur cible 50 MW alimenté par EnR — a été soutenu par une mesure d’aide d’État grecque de 111,7 M€, approuvée par la Commission européenne en février 2025 et financée via le RRF (article Kathimerini remplacé - WRONG).
Décision de non-objection SA.104899.
Partnerships/deals: janvier 2025, contribution de 172 M€ au capital de véhicules visant notamment le contrôle de 94,44 % de Helector (économie circulaire) et une prise dans Korinthos Power (rapport semestriel au 30 juin 2025).
Also fix: Kathimerini URL for hydrogen is https://www.ekathimerini.com/economy/energy/1261627/eu-approves-e111-7m-in-state-aid-for-motor-oil-hydrogen-project/
Greenpeace Euronews URL for section 4: https://www.euronews.com/2025/07/17/greenpeace-protests-fossil-fuel-investment-in-greece-urging-an-end-to-new-gas-projects
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Petroventure Holdings : la famille Vardinoyannis face au choc du raffinage
Ce n’est pas une « pure player » des alternatives énergétiques au sens étroit : Petroventure Holdings Limited est le véhicule par lequel la famille Vardinoyannis détient le bloc majoritaire de Motor Oil (Hellas), la raffinerie hellénique cotée à Athènes — entre hydrogène financé par le plan de relance européen et profits encore sculptés par les hydrocarbures… et par la police d’assurance.
1. Modèle économique
Sur la base publique la plus nette — la structure actionnariale publiée par Motor Oil — Petroventure Holdings Limited détient 40,00 % des titres et Motor Oil Holdings Ltd 0,97 %, cette dernière étant l’actionnaire de contrôle de Petroventure ; le flottant libre représente environ 56,82 % hors actions en portefeuille (structure actionnariale Motor Oil). Autrement dit : Petroventure n’est pas une entité « énergies nouvelles » autonome ; c’est une holding familiale greffée sur un groupe intégré (raffinage de Corinthe, négoce, distribution liquides, électricité renouvelable via la filiale MORE, développements récents dans l’économie circulaire avec Helector, comme détaillé dans le rapport semestriel au 30 juin 2025).
En 2024, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Motor Oil s’est établi à 12 187,9 M€, en recul de 8,5 % par rapport à 2023 (rapport financier annuel 2024). Au premier semestre 2025, la même source officielle indique un CA consolidé de 5 265,6 M€ (‑15,6 % sur un an) et un résultat net après impôt de 163,4 M€ contre 362,0 M€ au premier semestre 2024 (‑54,9 %) (rapport semestriel au 30 juin 2025). Aucun dossier CSRD ou notice ADEME n’apparaît au nom juridique isolé de Petroventure : les chiffres traçables passent par Motor Oil.
2. Impact réel
Le profil physique du groupe reste dominé par le raffinage et la commercialisation de produits pétroliers : sur l’exercice 2024, les ventes export + bunkering représentaient 74,26 % du volume agrégé, avec une contribution des activités de raffinage d’environ 80 % du volume (rapport financier annuel 2024). En dent contre-courante, la filiale MORE revendique un parc EnR opérationnel de 839 MW à fin 2024 dans le même corpus Motor Oil (rapport financier annuel 2024). Le rapport semestriel au 30 juin 2025 évoque aussi des études initiales pour un CCUS à la raffinerie et des lignes d’investissement vers hydrogène et combustibles renouvelables, sans bouleverser l’ordre de grandeur : dans la lecture « climat » européenne, Motor Oil — et, par ricochet, le bloc familial — demeure avant tout un acteur fossile intégré dont la trajectoire dépend encore massivement des marges de raffinage et des flux carbone aval.
3. Innovations / partenariats
Le projet « Green Hydrogen » à la raffinerie d’Agioi Theodoroi — électrolyseur d’une capacité cible de 50 MW alimenté par des sources renouvelables — a été soutenu par une aide d’État grecque de 111,7 M€, validée par la Commission européenne en février 2025 au titre du RRF (brief Kathimerini) ; le dossier est répertorié sous SA.104899. En janvier 2025, le groupe a mobilisé 172 M€ de contributions au capital de véhicules visant notamment le contrôle de 94,44 % de Helector (économie circulaire) et une participation dans Korinthos Power (rapport semestriel au 30 juin 2025). Par ailleurs, le même rapport budgète environ 200 M€ de capex pour l’exercice 2025 côté société mère, avec des enveloppes marquées réparation CDU, CHP et projets hydrogène.
4. Greenwashing / zones grises
Au premier semestre 2025, la ligne « Other Gain » du groupe — où prédominent les indemnisations d’assurance liées à la perte de production après l’incendie du 17 septembre 2024 — s’élève à 150,8 M€, à comparer à un résultat net consolidé de 163,4 M€ sur la même fenêtre : sans ce flux exceptionnel, la profitabilité nette paraît singulièrement amincie (rapport semestriel au 30 juin 2025). La dépendance aux marges fossiles reste établie par les agrégats de volume 2024 (74,26 % export + bunkering ; ~80 % raffinage) (rapport financier annuel 2024). Sur le volet subventions, l’électrolyseur 50 MW repose sur une aide publique directe de 111,7 M€ homologuée à Bruxelles (décision SA.104899), ce qui pose la question de la viabilité hors soutien public du chef de file hydrogène. Enfin, le rapport semestriel mentionne le paiement en février 2025 d’une contribution de solidarité fiscale de 255 M€ sur les « surplus profits » du secteur raffinage (rapport semestriel au 30 juin 2025), rappelant l’exposition politique des marges pétrolières en Union européenne. Dans le même paysage énergétique, des ONG comme Greenpeace Grèce ont récemment manifesté contre les investissements gaziers sur le territoire hellénique (Euronews) — signal environnemental général dont il faudrait torturer les données pour l’attribuer mot pour mot à Petroventure seule.
5. Positionnement stratégique
À la gouvernance, la déclaration du rapport annuel 2024 est signée Ioannis V. Vardinoyannis comme Chairman & CEO (rapport financier annuel 2024), ce qui cristallise la transition familiale au sommet du groupe coté. Sur le plan industriel, le rapport semestriel au 30 juin 2025 indique la remise en service de la CDU en août 2025 après des travaux de restauration majeurs : le deuxième semestre doit rejouer la partie « pleine cadence raffinage » face à des marges encore volatiles. Dans le décor Fit for 55, la stratégie affichée combine électrolyse, EnR à grande échelle et économie circulaire, tout en conservant le socle exportateur de produits pétroliers qui finance encore la transition affichée.
Verdict WattsElse
Petroventure incarne un verrou familial sur un acteur fossile en mutation : les 839 MW EnR et l’hydrogène vert subventionné font figure de contre-bruit stratégique, mais les comptes du premier semestre 2025 disent autrement — sans l’assurance, le récit du profit tient à un fil.
Sources : moh.gr · moh.gr · moh.gr · euronews.com · competition-cases.ec.europa.eu · ekathimerini.com
Données clés
Identifiants publics
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- Q22979849
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