Desh Energy
** Dans le sillage du Mohammadi Group, Desh Energy incarne l’IPP bangladais à la silhouette très « dispatchable » : un mastodonte de 200 MW au fioul lourd, un filet de gaz, un projet insulaire sur le papier des coûts — et, pour tout pilotage, une trésorerie tenue par des factures que l’État règle avec des mois de retard.
À propos de Desh Energy
1. Modèle économique
L’entité traitée — Desh Energy, visible sur le domaine .bd et rattachée au Mohammadi Group au Bangladesh — correspond au cas « production électrique » sectoriel sans ambiguïté d’homonyme majeur sur la base publique. Le groupe se présente comme producteur indépendant (IPP) contractant avec la Bangladesh Power Development Board (BPDB). La rente vient des accords d’achat d’électricité : pour Chandpur, la littérature de suivi infra cite un PPA de 15 ans, un tarif de 8,7 Tk/kWh et une échéance au 8 novembre 2033. Sur son état des centrales, l’opérateur affiche 200 MW (Chandpur), 10 MW gaz (Kumargaon, Sylhet) et 15 MW à Hatiya (Noakhali), en construction ; il rappelle aussi l’arrêt non renouvelé depuis avril 2021 d’une centrale diesel 100 MW à Siddhirganj. Pour Hatiya, la presse relève un bouquet contractuel de 1 396,85 crores de taka sur 15 ans et un tarif d’achat évoqué à 12,1 cents/kWh (ordre de grandeur 14–15 Tk/kWh dans l’article). Chiffre d’affaires publié, effectif ou capex détaillé : non trouvé dans des sources primaires ouvertes auditables au moment de la rédaction ; le modèle reste celui d’une exposition maximale à la contrepartie publique et au prix des carburants importés.
2. Impact réel
Le socle opérationnel est thermique fossile : HFO à Chandpur (12 groupes Wärtsilä pour 200 MW nets), gaz à Kumargaon, fioul en curseur à Hatiya — chantier avec trois Caterpillar et une capacité nette dératée mentionnée à 5 MW dans la base de données (écart important par rapport au 15 MW « papier »). Aucune capacité solaire ou éolienne n’apparaît dans les inventaires consultés pour cette filiale précise ; le profil carbone est donc aligné sur une intensité d’émissions élevée typique du thermique fixe hydrocarbures, sans série t CO₂/MWh publiée par l’opérateur sous la forme d’un reporting standard harmonisé accessible ici. Côté Europe, aucune fiche ADEME, Connaissance des Énergies ou ancrage PPE3 n’a été identifiée sur cette société ; le parallèle utile est structurel : les économies qui décabonent leur mix réduisent la place du kWh fossile importable — à comparer, pour le Bangladesh, aux coûts moyens de production diesel/HFO (22–25 Tk/unité) rapportés à des tarifs d’achat plus élevés, tension qui politise chaque nouvelle rallonge thermique.
3. Innovations / partenariats
Sur le vois « innovation », le dispositif est industriel classique : centrales à moteurs thermiques de grands fabricants (Wärtsilä, Caterpillar), gouvernées par des PPA avec la BPDB. Le partenariat capitalistique et stratégique visible est l’intégration au Mohammadi Group, qui revendique 310 MW de capacité cumulée (historique + actuel) dans sa branche électricité. On est loin des narratifs cleantech ; l’enjeu est d’ores et déjà la disponibilité brute sur un réseau qui continue d’acheter massivement du thermique privé.
4. Greenwashing / zones grises
Ce n’est pas tant le greenwashing que le décalage entre promesse d’« energy transition » globale et verrouillage local du fossile : nouvelle rallonge fioul à Hatiya là même où des analystes pointent des coûts de production hydrocarbures difficiles à tenir face aux tarifs publics. La zone grise chiffrée et datée est financière : en mai 2025, The Financial Express indique encore environ 130 milliards de taka d’arriérés dus aux producteurs privés ; dans le même temps, des enveloppes budgétaires massives ont été mobilisées pour stabiliser les paiements du secteur — dépendance étatique-assurance. Enfin, The Business Standard rapporte 249,75 crores Tk de pénalités pour défaut de fourniture sur des IPP, dans un contexte où des retards de paiement de six à sept mois pèsent sur la trésorerie : cocktail impayés + pénalités qui augmente le risque de friction contractuelle et d’opacité perçue vis-à-vis des producteurs thermiques.
5. Positionnement stratégique
Stratégiquement, Desh Energy mise sur la puissance utile immédiate — gros bloc Chandpur jusqu’en 2033, levier gaz modeste à Kumargaon, extension fioul sur un territoire insulaire (Hatiya) — plutôt que sur une courbe d’investissement EnR documentée. Le signal marché utile n’est pas un roadmap RSE introuvable : c’est la capacité du budget national à éponger les arriérés BPDB tout en maintenant les PPA qui structurent le cash des IPP**.
Verdict WattsElse
Desh Energy n’est pas un acteur de bascule climatique : c’est un relais fossile sous contrat, rentable ou étouffé selon la ponctualité du Trésor bangladais — une turbine à impayés, un PPA sous tension.
Sources : deshenergy.com.bd · mohammadigroup.com · deshenergy.com.bd · energytransitionbd.org · deshenergy.com.bd · tbsnews.net · thedailystar.net · energytransitionbd.org · energy.ec.europa.eu · thefinancialexpress.com.bd · thefinancialexpress.com.bd · tbsnews.net
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Sasol Infrachem
Le cœur chimique de Sasolburg ne se résume pas à des chaînes de production : il est tenu debout par des kilomètres de gazoducs, des contrats d’électricité et un feuilleton judiciaire sur la qualité de l’air du Highveld.
Voir la ficheArmor Group
Sous le nom ArmorGroup, il ne reste plus aujourd’hui qu’une marque fossile d’un capitalisme sécuritaire né dans les conflits post-11 septembre.
Voir la ficheXinjiang Dushanzi Petrochemical Co Ltd
Sous le nom Xinjiang Dushanzi Petrochemical Co Ltd, vous parlez du bras pétrochimique de PetroChina au Xinjiang — pas d’un producteur d’électricité « classique » français.
Voir la ficheMagnon Green Energy
Expert espagnol de la biomasse qui verdit avec autant de passion ses déchets agricoles que sa communication soigneusement calibrée.
Voir la ficheACWA Power Solafrica Bokpoort CSP Power Plant (Pty) Ltd
Le nom long ressemble à une ligne comptable : il désigne en réalité un outil rare — une centrale à concentration (CSP) de 50 MWe net avec stockage thermique record pour l’Afrique australe, accrochée au programme d’achats d’électricité renouvelable sud-africain et à un acheteur unique, Eskom.
Voir la ficheAGRICULTURAL UNIVERSITY OF ATHENS
Le campus mêle bibliothèque photovoltaïque, audits Erasmus+ et pilotes Horizon : l’Université agricole d’Athènes (ΓΠΑ) incarne un hub grec de la transition « agricole-douce ».
Voir la fichePamilo Oy
Pamilo n’est pas une start-up à pitch deck : c’est un socle d’infrastructure, à la frontière russophone finlandaise, que le groupe suédois d’État capitalise comme actif 100 % renouvelable, patrimoine compris.
Voir la ficheExxonMobil Refining and Supply Company
ExxonMobil Refining and Supply Company n’est pas une « startup climat » : c’est la charpente logistique du downstream du géant pétrolier — brut, flux inter-raffinerie, produits raffinés — dans un monde où la rentabilité du baril et les marges de crack tirent encore les comptes.
Voir la ficheNam Khot Hydropower JSC.
Petite cocotte du Nord-Ouest vietnamien, la centrale pilotée par Nam Khot Hydropower JSC (_Công ty cổ phần thủy điện Nậm Khốt_) incarne aussi le paradoxe d’une Électricité verte exportée alors que les villages tout proches peuvent encore rester en marge du réseau.
Voir la ficheEcotecnia - Los Pedreros
Ecotecnia – Los Pedreros désigne, dans les bases ouvertes, le parc éolien Los Pedreros (Fuente-Álamo, province d’Albacete, Castille-La Manche, Espagne), équipé de turbines Ecotecnia de 1,67 MW, pris dans la trajectoire d’hybridation solaire et de stockage pilotée par Naturgy.
Voir la ficheCleantech for France
Cleantech for France ne vend ni électrons ni ciment bas carbone: elle vend d’abord une bataille de cadrage politique.
Voir la ficheCVE (Changeons notre Vision de l'Énergie)
CVE avance avec une promesse séduisante: produire du solaire et du biogaz au plus près des territoires, puis vendre cette énergie en circuit court.
Voir la ficheKapar Energy Ventures Sdn Bhd
Kapar Energy Ventures Sdn Bhd pilote l’une des plus grosses masses électriques thermiques de la péninsule — avec un passé fossile assumé et un futur gaz–hydrogène mis en avant, tout en affichant des comptes 2024 dans le rouge et un parc vieillissant qui cristallise le coût de la transition.
Voir la ficheEMOCIÓN SOLAR, S.L.
Filiale opérationnelle d’un géant pétrogazier devenu promoteur ibérique du solaire, EMOCIÓN SOLAR, S.L.
Voir la ficheGia Lai Electricity JSC.
Le bilan 2025 de Gia Lai Electricity (GEG) ressemble à une démonstration de force : profits démultipliés, mix poussé au vent et au soleil, ambitions pour viser le gigawatt.
Voir la ficheGüriş Holding
** Derrière le label d’énergies renouvelables se joue une consolidation financière spectaculaire — mais aussi des ruptures de canalisations géothermiques et des jugements annulant des autorisations environnementales.
Voir la ficheCarlisle Ltd Partnership
Le libellé « Carlisle Ltd Partnership » prête à confusion : il recouvre en réalité une société en commandite ontarienne qui exploite deux centrales hydrauliques de rivière, dans l’orbite d’une société d’énergie municipale.
Voir la ficheEdincik enerji Üretim A. Ş.
Une pure player nordique sur des collines balnéatoires au sud de la mer de Marmara, Edincik Enerji Üretim A.Ş.
Voir la ficheAtem's Distributor
Distributeur né au cœur de l’Amazonie brésilienne, Atem s’est hissé parmi les géants nationaux du pétrole et du gaz sans quitter son ADN régional — ni l’œil du Trésor public.
Voir la ficheEdenor SA
** Trois millions et demi de compteurs, un cinquième de l’électricité argentine qui transite sur ses lignes : Edenor incarne le pari brutal du réseau au XXIe siècle — redressement par la tarification, investissements massifs, mais colère dans l’Agglomération quand le SAIDI s’allonge et que l’ardoise explose.
Voir la ficheConsumers Energy
Consumers Energy distribue depuis plus d’un siècle l’électricité et le gaz naturel aux habitants du Michigan ; l’accent sur la décennie 2025-2035 n’est pas seulement technologique, c’est un bras de fer sur la facture, entre milliards annoncés de capex climat-fiabilité et fronde politique contre des hausses jugées chroniques face à un régime public de…
Voir la ficheLukoil-Bulgaria
Sous pavillon russe mais ancrée dans l’économie bulgare, la filiale Lukoil-Bulgaria (Lukoil Bulgaria EOOD et l’écosystème Neftochim Burgas) incarne aujourd’hui le choc entre sécurité d’approvisionnement et géopolitique des sanctions.
Voir la ficheDatong Second Power Plant of Beijing Guodian Power Co Ltd
La « Datong Second Power Plant of Beijing Guodian Power Co Ltd » n’est pas une start-up en quête de storytelling : c’est un gigawatt-charbon sur la route de l’électricité vers le nord de la Chine, dans une filiale historique de Guodian devenue GD Power Development.
Voir la ficheForza Sole
Aucune « Forza Sole » ne ressort comme producteur indépendant d’envergure dans l’EnR tel que vous l’avez classée : ni cas publique majeur, ni chaîne de sources qui rattache ce nom exact au stockage ou au solaire à l’échelle européenne.
Voir la fiche