Dinh Binh Hydropower JSC
** À Bình Định, une centrale de 9,9 MW côtée UPCoM capitalise sur une rivière et une pluviométrie capricieuse.
À propos de Dinh Binh Hydropower JSC
1. Modèle économique
Dinh Binh Hydropower JSC (TDB) est un producteur indépendant d’électricité hydraulique sur le bassin de la rivière Kôn : selon son profil marché, la centrale d’environ 9,9 MW de capacité installée alimente le réseau national vietnamien, dont la valorisation passe par les cadres tarifaires d’Électricité du Viêt Nam (EVN) et ses filiales. L’actionnariat institutionnel inclut notamment EVNCPC (Central Power Corporation) pour environ 24 % et certains véhicules de place, dont Bao Viet Fund (~14 %), toujours selon la même fiche entreprise et agrégats boursiers. Les indicateurs financiers publiés sur Vietstock donnent pour 2024 un chiffre d’affaires d’environ 67 milliards de dôngs et un bénéfice net d’environ 32 milliards de dôngs, cadence qui a légèrement reculé par rapport à 2023 et reflète la sensibilité du filière « run-of-river / réservoir » à l’hydrologie annuelle ; la direction visait en revanche une reprise du CA en 2025 (ordre de +6 % par rapport à 2024, selon les mêmes séries). Le capital social est indiqué à 82,3 milliards de dôngs, la société est entrée sur UPCoM en 2017, et l’effectif apparaît très réduit : 23 salariés au 31/12/2025 dans un aperçu d’agence de notation. Côté rémunération des actionnaires, la presse spécialisée a suivi des acomptes de dividende à 15 % en 2025, portant le cumul annoncé à 30 % avant clôture d’exercice, dans la continuité d’une politique de distribution serrée documentée par Vietstock. La gouvernance de marché reste avec un rendez-vous d’assemblée fixé au 24 avril 2026, selon le calendrier sociétaire.
2. Impact réel
L’impact climat en exploitation d’un aménagement hydraulique se situe surtout en décennies : production d’électricité quasiment sans combustion, mais altération du régime hydrologique, piégeage des sédiments et, sur certains ouvrages, émissions de méthane résiduelles difficiles à chiffrer sans inventaire site par site — inventaire que nous n’avons pas identifié en langue internationale pour TDB. Pour le Viêt Nam, l’hydro reste une composante majeure du mix bas-carbone apparent ; inversement, pour un lecteur européen, le Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ou les fiches ADEME ne documentent pas cette filiale vietnamienne : le parallèle utile est conceptuel (sécurité d’approvisionnement / sensibilité climatique) et non chiffré à l’échelle de Bình Định. Sur le bassin, les autorités veillent au lissage entre retenues : un article de Báo Gia Lai décrit, fin 2024, un plan de niveau sous 75 m et un volume voisin de 214 millions de m³, soit ~94 % de la capacité de conception, dans une logique d’exploitation en cascade sur le Kôn.
3. Innovations / partenariats
Le récit technique public est celui d’un parc étagé : deux groupes de 3,3 MW en service depuis ~2004 puis une troisième unité de 3,3 MW ajoutée vers 2013, synthèse reprise par Vietstock. Les « innovations » sont plutôt d’ingénierie patrimoniale (extension, conduite en cascade) que de rupture technologique : pas de catalogue de brevets ni de communication R&D repérable en anglais/français. Le lien capitalistique avec le groupe public via EVNCPC structure l’accès au marché et à la régulation, sans qu’un partenariat privé signature récente apparaisse dans les sources consultées.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque n’est pas le slogan « renouvelable », mais le décalage entre discours bas-carbone et externalités territoriales. En novembre 2024, alors que le réservoir était en forte charge, la presse locale décrit des lâchers de crue à 600 m³/s et des inondations de 1 à 2 mètres dans des communes du district de Tuy Phuoc, avec villages isolés et transport par embarcations, épisode rapporté par Thanh Niên. Ce n’est pas un « greenwashing » comptable : c’est un conflit d’usages classique des barrages, où la protection de l’ouvrage et celle des plaines aval se disputent la fenêtre météo. Autre zone grise : l’opacité sur les indicateurs environnementaux détaillés (biodiversité, sédiments, consultation) dans les langues accessibles au lectorat français, alors même que la rentabilité évolue avec la pluie : le centre du pays a profité en 2025 d’une pluviométrie favorable relayée par la presse économique comme facteur de rebond des profits hydro, selon Nhà Đầu Tư. Enfin, la liquidité courante élevée (ordre de grandeur >4 en 2025 sur tableaux Vietstock) dessine une structure financière confortable, ce qui ne supprime pas l’exposition aux révisions tarifaires du cadre EVN.
5. Positionnement stratégique
TDB est une niche liquide : peu de têtes, dividendes substantiels, et un carnet d’actifs concentré sur un seul aménagement stratégique pour la province. La stratégie affichable côté marché se lit dans les objectifs de croissance prudents et la politique de distribution soutenue (Vietstock), tandis que le contexte sectoriel vietnamien pousse les hydrauliques régionales à surf ou plomb selon la mousson. Pour suivre l’trajectoire : tenir deux fils en parallèle — cours de l’eau et cours de l’action.
Verdict WattsElse
Les marées du bilan suivent les marées du ciel ; la politique du barrage, elle, se joue en mètres cubes par seconde et en litres de colère dans les basses terres.
Sources : finance.vietstock.vn · finance.vietstock.vn · info.creditriskmonitor.com · vietstock.vn · finance.vietstock.vn · ademe.fr · baogialai.com.vn · thanhnien.vn · nhadautu.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
UNIVERSIDAD DE ZARAGOZA
L’Universidad de Zaragoza incarne ce que l’Espagne sait faire de mieux en transition : industrialiser les renouvelables tout en cherchant à épargner le gaz là où les bâtiments vieillissants résistent.
Voir la ficheFortum Power & Heat OY
Filiale finlandaise tête de pont de Fortum Oyj, cette entité fait tourner une machine dont le « vert » électrique masque encore des chaînes encore « grises ».
Voir la ficheSEP
Une SPL capitalisée à 3,5 millions d’euros et bicéphale (Métropole + Département) promettant six mégawatts-crête supplémentaires chaque année et une régie ENR quasi directe.
Voir la ficheMGM Innova Capital Chile SpA
La MGM Innova Capital Chile SpA s’insère dans un groupe de finance et services sur l’efficacité énergétique et les EnR, piloté hors du pays par MGM Innova Capital (souvent associé à Miami selon les profils sectoriels).
Voir la ficheAGENCE LOCALE DE L'ENERGIE BORDEAUX
Ce n’est pas une « entreprise énergie » au sens boursier : l’Alec — Agence locale de l’énergie et du climat de la métropole bordelaise et de la Gironde — est une association (loi 1901, créée en 2007) qui conduit la transition côté bâtiments, réseaux et acteurs (portail officiel Alec · Métropole bordelaise et Gironde, profil aides-territoires).
Voir la ficheNetCom BW
Opérateur de télécommunications déployé sur la campagne du Bade-Wurtemberg et en Bavière voisine, NetCom BW incarne la fusion entre ambition « Gigabit » et dépendance aux cofinancements publics.
Voir la ficheEka Chile
L’entreprise que couvrent les registres officiels chiliens sous le nom Eka Chile S.A.
Voir la ficheÖnusberget Vind AB
En Norrbotten, à l’ouest de Piteå, Önusberget Vind AB porte un actif symbolique : selon le promoteur historique du cluster, jusqu’à 137 éoliennes et 753 MW de puissance installée sur une emprise vaste, au cœur de la phase 3 de Markbygden.
Voir la ficheSR Energy
** Érigée en tête de file de l’éolien terrestre en Suède, SR Energy a les chiffres de production pour s’en vanter — et les comptes d’une industrie qu’une brutale correction des cours ébranle.
Voir la ficheFUA
Le cache « Autres énergies » promet un acteur ; le référentiel ouvert livre un patronyme, pas un bilan.
Voir la ficheAfrica Power Ltd
Fournisseur de solutions solaires autonomes pour villages oubliés, entre innovation et défi rural.
Voir la ficheHanergy Pizhou Solar
Le promeneur qui cherche une « success story » de la transition lira vite la fiche technique : trente mégawatts au sol, dans le Jiangsu.
Voir la ficheMursal Enerji
** Pendant qu’Ankara desserre puis resserre les rouages du soutien aux renouvelables, un petit portefeuille éolien change deux fois de mains économiques.Mursal Enerji incarne cette fusion entre infrastructure physique — Karaçayır à Sivas, Bereketli à Tokat — et packaging financier : désormais une ligne dans un fonds d’infra piloté par la galaxie İş Bankası…
Voir la ficheMina Group
Dans vos recherches, « Mina Group » saute sur une page pétrole à Dubaï, une start-up VE rachetée à Londres ou un courtier américain sous le sceau du Pentagone.
Voir la ficheJyväskylän energiantuotanto
Filiale de production thermique dans l’orbite du groupe municipal Alva, Jyväskylän Energiantuotanto incarne la phase brutale de la transition des réseaux nordiques : sortie de combustibles « historiques », paris massifs sur le stockage et les pompes à chaleur, et comptes qui sautent dès que les marchés de l’électricité se déchaînent.
Voir la ficheNew Brunswick System Operator
Le titre « New Brunswick System Operator » apparaît encore dans des annexes contractuelles, mais la partie sérieuse vit dans le Transport et exploitation de réseau.
Voir la ficheBlack Stone Minerals
Ce n’est ni une major, ni un fonds : Black Stone Minerals, L.P.
Voir la ficheVindenergi i Badene AB
Ce n’est pas une « start-up climat », mais un cas d’école nordique : autour du toponyme Badene, en Suède, quelques mégawatts terrestres croisent des turbulences bien plus violentes que le vent — révocation de permis après construction, contentieux avec la défense et investissements massifs engagés sur la base d’hypothèses qui ont volé en éclats.
Voir la ficheRabigh Power Company
Elle vit dans l’ombre d’une ville-usine géante : Rabigh Power Company (RPC), spin-off d’O&M créée pour tenir bout à bout vapeur, courant et eau dessalée quand le chimiste client vacille.
Voir la ficheHINICIO
Conseil pointu sur l'hydrogène et la décarbonation, ou comment vendre du rêve durable sans oublier les complexités du réel.
Voir la ficheKarelita as
À Prague, une société au profil d’ « électricité » file un chiffre d’affaires de PME et une gouvernance minimaliste, sans vitrine ni traçabilité publique de ses MWh.
Voir la fichePT. Makasar Power (Alsons Power Holdings Corp + Toyota Tsusho Corp/Tomen + Singapore Power)
Sur le papier, c’est une société de distribution et de production électrique basée à Jakarta, active depuis 1996 ; sur le terrain, c’est surtout une centrale thermique au pétrole de 60 MW à Suppa–Parepare, dans le Sud de Sulawesi.
Voir la ficheEgyptian Natural Gas Company
** L’Egyptian Natural Gas Company (GASCO) n’est pas une « marque » de plus sur le marché gazier : c’est l’opérateur qui fait circuler le gaz dans une Égypte où l’électricité avale la majorité du flux, où l’été pousse la demande jusqu’aux plafonds, et où l’État joue serré entre import de GNL, production en baisse et factures impayées en amont.
Voir la ficheTopsoe
Le danois Topsoe capitalise des décennies de catalyse sur la chimie lourde et le raffinage, tout en pariant sur l’électrolyse solide-oxyde (SOEC) et les e-fuels.
Voir la fiche