ILOS Industrie Logistik Service s.r.o.
L’objet légal ILOS Industrie Logistik Service s.r.o.
À propos de ILOS Industrie Logistik Service s.r.o.
1. Modèle économique
ILOS vend de la capacité industrielle externalisée : montage manuel et semi-automatique, électromontage, finition (tampographie, laser), mousse PUR pour composants automobiles, traitement thermique des plastiques (soudage, ultrasons), contrôle qualité et chaîne logistique bout en bout, avec un entrepôt à haut niveau (« environ 2 500 emplacements palettes européennes » à Aš selon le site ILOS). Une deuxième localisation en Tchéquie est affirmée dans la communication du groupe pour la production, sans détailler la ventilation des volumes au-delà de cette promesse de « deux sites ». Le répertoire d’activités résume : montage de pièces pour l’auto (feux, panneaux radio), transmissions assemblées et testées, prestations logistiques. Côté chiffres publics agrégés, la fiche Chytrý rejstřík indique une fourchette de chiffre d’affaires entre 60 et 100 millions CZK (données CSU, 2024) et 100 à 199 salariés ; le profil EMIS actualisé en avril 2026 qualifie l’entreprise de fabrication de plastiques avec effectif 100–199 (2025) et signale une filiale/participation sur E.B.J.-Produkt s.r.o. (15 %). La gouvernance est concentrée : Götz-F. Landwehrmann est gérant depuis 2007 et actionnaire à 100 % du capital de 100 000 CZK (Chytrý rejstřík). Le lien opérationnel avec l’écosystème logistique allemand est structurant sur le papier : le modèle décrit par L.MAX (prestations logistiques, main-d’œuvre, entrepôt au forfait pièce) est voisin de ce qu’ILOS affiche côté externalisation.
2. Impact réel
Les opérations décrites sur ilos.cz — mousse polyuréthane, soudage, laquage de cartes électroniques, transport et stockage — placent l’impact carbone en amont de tout bilan public : aucun rapport d’émissions de GES, objectif science-based ou mix électrique n’a été trouvé en accès libre sur le corporate au moment de la rédaction. Les certifications ISO 9001:2015 et ISO 14001:2015 sont revocdiquées sur la page « Qualität », avec une politique qualité téléchargeable (PDF, avril 2024) : cela atteste d’un cadre de management, pas d’un niveau d’empreinte chiffrée transparence compatible CSRD. Pour une PME tchèque intégrée aux chaînes OEM, la pression climatique se lit surtout indirectement : les objectifs européens sur les véhicules neufs (transport routier et CO₂, Commission européenne) reconfigurent les volumes de pièces thermiques en faveur de l’électrique, donc les lignes de moulage/montage sous-traitées. Côté méthode, l’ADEME rappelle sur son portail « Agir pour la transition » l’intérêt des entreprises à structurer stratégie et adaptation climatique — un repère pour juger l’écart entre outils sectoriels disponibles en Europe et disclosure observable chez ce sous-traitant.
3. Innovations / partenariats
ILOS ne se positionne pas comme cleantech : l’argument commercial est la flexibilité de production et la proximité avec le process client (site ILOS). Les « innovations » visibles sont industrielles : robots de mousse, lignes de soudage, contrôle optique de masse, plateau logistique 2 500 palettes. Les références clients ne sont pas listées publiquement sur le site ; EMIS rapproche géographiquement ILOS d’équipements présents en Tchéquie (similar companies), ce qui décrit un écosystème plus qu’un carnet de commandes vérifiable en ligne. Côté ressources humaines, les partenariats « formation » évoqués dans la veille (ambassade d’Allemagne) n’ont pas été revalidés ici par capture directe ; on s’en tient aux faits Corporate : procuriste nommée en 2024 (Chytrý rejstřík) et ancrage Rhin-Ruhr de la direction.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal signal chiffré et daté venant d’une source secondaire consultable est financier, pas « ESG marketing » : sur l’exercice 2023, le même profil EMIS affiche une chute du chiffre d’affaires net de 19,47 %, un EBITDA en recul de 61,28 %, un résultat d’exploitation –74,06 % et un résultat net période –32,81 % (taux de marge nette en baisse de 1,05 point). Ce n’est pas une « accusation » : ce sont des agrégats publiés par l’agrégateur, mais ils dessinent une compression brutale de la rentabilité dans une industrie soumise aux plans de production OEM — tension bien plus parlante qu’un badge ISO affiché sans bilan GES public. Deuxième zone grise : le couple ISO 14001 affiché / absence de données carbone publiques alimente le risque, pour les donneurs d’ordre soumis à CSRD, de trous de visibilité sur la chaîne d’approvisionnement (scope 3) lorsqu’ils devront consolider. Troisième point : la concentration capitalistique et de pouvoir (actionnaire unique, gérant historique) dans un moment de dégradation des marges peut réduire la marge de manœuvre salariale et d’investissement bas-carbone — sujet de gouvernance, pas d’« écolo-washing », mais pertinent pour la résilience climatique du site.
5. Positionnement stratégique
Le positionnement affiché — qualité automotive à coûts maîtrisés sur deux sites tchèques avec couche logistique — correspond à la tentation classique des OEM : déplacer la valeur ajoutée hors Allemagne tout en gardant des standards VDA/ISO. Or la courbe 2023 vue sur EMIS indique que le modèle ne protège plus automatiquement la marge lorsque les volumes ou les prix du donneur d’ordres se contractent. Dans le même temps, le dérèglement climatique et les objectifs de décarbonisation du transport routier européen (Commission européenne, transport) continuent de réallouer les mix de pièces : ce qui structure votre avenir à Aš, ce n’est pas le qualificatif « Distribution » d’un annuaire, c’est la part de thermique encore sous-traitée demain. Le signal récent de gouvernance (procura Lidiia Kashyna depuis le 22 mai 2024, Chytrý rejstřík) s’inscrit dans une PME déjà sous le choc comptable 2023, et appelle prudence avant d’y lire une « transformation » annoncée.
Verdict WattsElse
ILOS incarne le sous-traitant frontalier dont la transition climatique se joue dans les carnets de commandes des grands donneurs — et, en 2023, dans une déflagration du EBITDA qui parle plus fort que toute page « qualité » : dans la chaîne automobile européenne, la mousse PUR ne flotte plus quand la marge coule.
Sources : chytryrejstrik.cz · ilos.cz · en.firmy.cz · emis.com · lmax.de · ilos.cz · climate.ec.europa.eu · ademe.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Electricity Supply Commission of Malawi
Le nom « Electricity Supply Commission » circule encore ; sur le terrain, c’est ESCOM Limited — Electricity Supply Corporation of Malawi — qui tient les manettes du transport et de la distribution, achète l’électricité auprès des producteurs et représente le pays dans le Southern African Power Pool.
Voir la ficheAlabama Power
Filiale de Southern Company et ex-monopole réglementé, Alabama Power alimente la majorité de l’État : promesse d’un réseau fiable, en pratique une facture politique.
Voir la ficheAREP
L'agence pluridisciplinaire qui tente de rendre la gare du futur aussi futuriste que ses ambitions énergétiques, entre béton et transition verte exprimée en jargon.
Voir la ficheAir Flow
Spécialiste du froid et de la pression, Air Flow incarne cette France qui équipe les chaînes de l’hydrogène…
Voir la ficheSingapore Petroleum Company
La Singapore Petroleum Company n’affiche plus les comptes d’une cotière : c’est l’opérateur de tête de pont de PetroChina à l’équateur maritime, raffinerie commune, stations-service, terminaux, avec un cœur toujours pétrolier.
Voir la ficheVT Vind AB
VT Vind AB incarne le profil discret d’un producteur d’électricité éolienne suédois : chiffres publics rares hors registre d’entreprises, bilan 2024 qui montre une stabilisation du chiffre d’affaires et un redressement des marges et de la solvabilité.
Voir la ficheKonya Şeker Enerji
** Branche énergétique d’un géant coopératif de l’agroalimentaire turc, Konya Şeker a bâti une production électrique massivement charbon / lignite — puis s’est retrouvé pris dans une spirale de créances publiques et de décisions ministérielles.
Voir la ficheJyreva Invest AB
Deux raisons sociales, un même pôle à Bålsta : Jyreva Invest AB apparaît dans les annuaires comme une coque d’investissement et de conseil, tandis que l’exposition vérifiable aux énergies renouvelables se lit surtout dans une filiale éolienne du groupe Jyreva.
Voir la ficheCanadian Gas and Electric
Canadian Gas & Electric Inc est la seule entité juridique repérable sous ce nom générique dans les bases « profil entreprise » accessibles en ligne : société créée en 2000, ligne d’activité décrite comme la production, la transmission et/ou la distribution d’électricité (profil Bloomberg).
Voir la ficheAecom (United Kingdom)
Branche britannique d’un géant américain du conseil en infrastructures, AECOM UK capitalise sur la modernisation massive du réseau électrique — tout en absorbant les chocs des méga-projets hors Europe et une restructuration sociale documentée dans la presse spécialisée.
Voir la ficheUNIBO
Elle porte un ticker de start-up et une timeline de cathédrale : UNIBO, c’est l’université de Bologne, pas un énergéticien — mais sa facture énergétique et son rayonnement recherche en font un acteur discret et massif de la transition, entre GO et fonds européens.
Voir la ficheOropesa Solar
Oropesa Solar n’est pas une « start-up solaire » : c’est une coquille juridique espagnole au service d’un géant européen de l’hydro et des EnR.
Voir la ficheKazakhmys plc
Le nom Kazakhmys plc renvoie encore à la grande holding cotée à Londres ; dans les faits, la suite industrielle est kazakhe, fragmentée, et l’électricité thermique y joue un rôle de colonne vertébrale — pas de gadget ESG.
Voir la ficheSalekhardenergo JSC
À Salekhard, capitale du district autonome de Iamalo-Nénètsie, Salekhardenergo ( ne joue pas dans l’amont pétrolier : vous tenez là un opérateur territorial multi-services — électricité, chaleur, eau — dont le site corporate fixe le décor d’une ville isolée où la…
Voir la ficheDaTang Xinjiang Power Generation Co. Ltd.
DaTang Xinjiang Power Generation Co.
Voir la ficheFUNDACJA SENDZIMIRA
Cracovie-Zielonki au téléobjectif européen : cette fondation n’assemble pas des centaines de MW dans une turbine — elle fabrique du levier institutionnel : formations, projets UE et corridors financements pour faire passer renouvelables et sobriété au niveau des communes.
Voir la ficheCentral Energy System
Le « Central Energy System » (CES) n’est pas une « scale-up » de la silicon valley : à Oulan-Bator et dans une bande industrielle stratégique, il capte une part massive de la demande et reste nourri au fossile comme une passoire électrique.
Voir la ficheAcciona Energy SA Global (Pty) Ltd
Filiale sud-africaine d’Acciona Energía, Acciona Energy SA Global incarne une tension classique des utilities vertes : liquider du cash-flow prévisible pour financer du nouveau MW, dans un pays où le réseau dicte les règles.
Voir la ficheIRPC Public Company Limited
IRPC ne joue pas dans la catégorie start-up climat : c’est une plate-forme intégrée raffinage–pétrochimie, calée sur les spreads et sur la politique énergétique thaïlandaise.
Voir la ficheState Power Investment Group GCL Binhai Power Generation Co Ltd
À Yancheng (Jiangsu), une coentreprise de State Power Investment et de GCL pousse la formule chinoise du moment : des blocs ultra-supercritiques enchaînés en 26 mois, dans un hub multi-énergies présenté comme sécurité d’approvisionnement.
Voir la ficheTECHNISCHE UNIVERSITAET CHEMNITZ
La Technische Universität Chemnitz (Allemagne, Saxe) n’est ni un gestionnaire de réseau ni un opérateur : c’est une université technique publique dont le cache « Réseaux & Distribution » renvoie surtout à une R&D partenariale (électrotechnique, stabilité de système, couplage sectoriel).
Voir la ficheHefei 2 Power Station
Centrale charbon et cogénération à Feidong, dans la métropole d’Hefei : elle incarne le paradoxe d’un actif rentabilisable mais « vieillissant », coincé entre une extension géante annoncée et une trajectoire nationale où la production thermique recule.
Voir la ficheIslands Energy Group
Sur le papier, Islands Energy Group veut devenir un modèle de transition insulaire.
Voir la ficheMICHELIN
Après un exercice 2025 sous le double choc des marchés de première monte et du climat commercial transatlantique, le groupe Michelin compense la vitesse du pneu par des polymères à haute valeur et un pilotage cash agressif ; sa coentreprise hydrogène Symbio, elle, illustre la brutalité d’une tech qui reste captative d’aides publiques.
Voir la fiche