ECOWISE
Quatre ans sans cotation, une bourse qui impose encore une Notice of Compliance, des auditeurs qui ont refusé d’opiner sur les comptes 2024 : ecoWise incarne la transition comme récupération industrielle à Singapour — et comme redressement comptable.
À propos de ECOWISE
1. Modèle économique
Le périmètre documenté est singapourien pour l’essentiel, avec un volet malaisien (valorisation du caoutchouc) et, jusqu’à une cession d’actifs récente, une présence en Chine qualifiée de non stratégique dans les communications aux investisseurs. Les revenus du groupe pour l’exercice FY2025 (12 mois clos le 30 avril 2025) s’établissent à 34,37 millions de dollars singapouriens, en croissance d’environ 9 % par rapport à 31,39 M$ S en FY2024. Après une perte nette de 1,3 M$ S en 2024, la ligne résultat net bascule en profit de 1,52 M$ S. La direction met en avant réduction des emprunts (43 % entre FY2024 et une base présentée à 8,3 M$ S, et 4,7 M$ S de dette au 30 avril 2025) et un trésor net porté à 7,3 M$ S contre 0,7 M$ S un an auparavant. La levée de capitaux d’avril 2025 (placement d’actions et bons de souscription) est annoncée pour 3,06 M$ S. L’activité énergétique repose sur deux sites de biomasse à Singapour (tri-génération à Gardens by the Bay, co-génération à Sungei Kadut) et sur des contrats de valorisation (ex. vapeur et coproduits agro-industriels). Nombre de salariés : non retrouvé dans les extraits publics consultés pour cette fiche — donnée à prendre directement dans les rapports PDF si besoin pour un comparatif précis.
2. Impact réel
Sur le volet climat, le groupe valorise une économie d’émissions associée à la logique biomasse / récupération : le rapport de durabilité 2024 mentionne 13 280 tonnes de CO₂ évitées par an via l’installation de Gardens by the Bay. Sur le site corporate, la même unité est décrite en tri-génération avec des ordres de grandeur de 0,93 MW électrique, 5,4 MW thermique et 675 kW de froid ; à Sungei Kadut, la fiche évoque 1 MW électrique et jusqu’à 15 tonnes de vapeur à l’heure (valorisation énergétique). Ces ordres de grandeur ne se substituent pas à une mesure d’empreinte cycle de vie ni à un critère unique de « durabilité » de la biomasse — mais ils rendent compte d’un service local concret (chaleur, vapeur, parfois froid) en lieu et place d’autres options. Pour un lecteur européen, l’intérêt comparatif avec les trajectoires PPE ou fiches ADEME reste limité : le cadre est singapourien (efficacité énergétique, réduction des déchets, Net Zero 2050 affiché côté pays), pas le découpage sectoriel français.
3. Innovations / partenariats
Outre la levée de fonds de 3,06 M$ S (annonce de résultats et documents SGX), le groupe a mis en avant un contrat de 2,79 M$ S (mars 2024) pour la fourniture de vapeur et le traitement de résidus de brasserie (communication trimestrielle). Les documents AGM 2025 évoquent aussi une unité de préparation de boues alimentaires en intrants pour méthanisation — filière qui prolonge la logique « déchets → énergie / intrants ». La présentation AGM 2025 relie explicitement la stratégie à la feuille de route climatique nationale et à une optimisation du portefeuille, après finalisation de ventes de filiales en Chine (présentation AGM 2025, résultats d’AGM).
4. Greenwashing / zones grises
La principale tension documentée est gouvernance et assurance : pour FY2024, l’auditeur Baker Tilly TFW a émis une impossibilité d’exprimer une opinion (« disclaimer of opinion ») sur les états financiers — signal d’incertitude matérielle traité dans le rapport annuel, pas une simple nuance de style. Elle s’inscrit dans un contexte de surveillance réglementaire : SGX RegCo a imposé une Notice of Compliance et une revue interne confiée à EY, dont une synthèse exécutive a été communiquée début 2024. Opérationnellement, côté « vert », la biomasse et la vapeur restent soumises aux débats classiques sur qualité du combustible, émissions locales et substitution réelle aux énergies fossiles — débats que ce dossier ne tranche pas sans données d’inventaire publiées au même niveau de détail qu’un bilan GES complet. Enfin, la reprise de cotation le 25 avril 2025 après près de quatre ans de suspension est factuelle et relayée par la presse locale (Singapore Business Review) et par l’écosystème boursier (Yahoo Finance) ; l’annonce SGX fixe le calendrier. Une fissure segmentaire apparaît dans les agrégats FY2025 : l’activité malaisienne de rechapage reste déficitaire, avec une perte d’environ 0,85 M$ S sur l’exercice selon les résultats publiés (résultats annuels FY2025) — le verdissement du groupe ne va pas de pair, chiffre à l’appui, avec la performance de toutes ses lignes.
5. Positionnement stratégique
ecoWise se présente comme un opérateur intégré de réponse aux déchets et de services énergétiques bas carbone à Singapour, calé sur la narration Net Zero 2050 et sur des actifs biométhane / biomasse amortis par des concessions longues (15 ans pour Gardens by the Bay, selon la fiche entreprise). Le désendettement et la trésorerie retrouvées matérialisent une phase de réparation financière plus qu’une simple communication RSE. Dans « Autres énergies » au sens WattsMonde, le cas illustre surtout la cogénération et la valorisation sectorielle plutôt que de la production renouvelable « pure » à très grande échelle.
Verdict WattsElse
ecoWise, ce n’est pas une start-up climat : c’est un équipementier urbain qui redevient lisible en Bourse après une crise d’autorité. Tant que l’empreinte des centrales biomasse n’est pas publiée avec la même rigueur que les remontées de cash, le vert restera ici argument opérationnel — et la comptabilité, l’arbitre.
Sources : ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · ecowise.com.sg · sbr.com.sg · sg.finance.yahoo.com · links.sgx.com
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Autres acteurs de l'écosystème
ONATEL
** Il vend du mobile, de la data et du transfert d’argent, pas des parcs éoliens : Onatel S.A., qui opère la marque Moov Africa au Burkina Faso, illustre le basculement du secteur « énergie-climat » vers l’infrastructure numérique alimentée au diesel…
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Dans le cache WattMonde (« Autres énergies », pays non précisé), l’ID Q21127657 désigne bien la société d’investissement du fonds de pension du secteur pétrolier iranien — en anglais souvent « Oil Pension Industry Fund Investment », commercialisée aussi sous Ahdaf Investment Co.
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À Bucarest depuis 1880, le groupe public CFR concentre l’infra ferroviaire nationale, les opérateurs de voyageurs et de fret…
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Dans l’incompressible des cimenteries, chaux et fours, la start-up rhônalpine Revcoo vend un pari : capter le CO₂ sans « éponge à amines », avec du cryogénique.
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Le nom « Strix » évoque tout sauf une usine : pourtant, sur les marchés, il désigne un groupe coté à Londres qui équipe des millions de bouilloires et d’armoires à eau, tout en poussant la filtration.
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Örbacken n’est pas une « start-up climat » : c’est un parc éolien terrestre opérationnel depuis plus d’une décennie à la frontière du comté d’Östergötland, rattaché aujourd’hui à SR Energy (ex-Stena Renewable).
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Le Queensland est devenu l’épicentre d’un pari industriel monumental : faire tenir ensemble sécurité d’approvisionnement, dividends des actionnaires et promesses climat pour 2050.
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La filiale norvégienne du groupe français Capgemini vit d’abus de cloud et de SAP au cœur d’un pays riche en barils — et affiche, sur le papier, une décarbonation de holding plus vertigineuse que celle de ses clients grands comptes.
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La holding héraultaise ne produit plus elle-même le biométhane : elle capitalise une trésorerie monumentale issue des cessions pour parier sur hydrogène, cryogénie et e-carburants — au prix de débats où la technique et la politique climatique s’affrontent frontalement.
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Le nom juridique long — Polat Elektrik Üretim İnşaat İthalat İhracat Anonim Şirketi — désigne bien, en langage courant turc du secteur, la Polat Elektrik Üretim A.Ş., soit la borne fossile compacte d’un géant en train de se réinventer côté renouvelables.
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À Wavre, le Réseau d'Énergies de Wavre ne joue pas dans la cour des géants.
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Valoriser les déchets pour produire de l’énergie, ou comment transformer nos poubelles en petites merveilles technologiques… avec un zeste d’optimisme industriel.
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Donghu voit flotter les panneaux ; derrière, le permis d’une phase II de deux unités ultra-supercritiques trace une autre courbe de charge.
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** La SEML Oktave incarne le pari du Grand Est : industrialiser l’accompagnement des rénovations lourdes quand l’État peine à payer ses aides à temps.
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Le nom français « Treinta y Siete » évoque Espagne avant tout : la Solar TI Treinta y Siete SpA actée par la Superintendencia de Electricidad y Combustibles (SEC) en 2024 est, selon les éléments publics disponibles, un véhicule chilien propriétaire du PMGD Aldebarán, pas une filiale ibérique générique au secteur renouvelable.
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Le siège officiel dit Vara, le parc nominal vit à Hyringa, dans la commune voisine de Grästorp : Hyringa Vind AB incarne cet éclairage très suédois où l’éolien se joue rue par rue, coopérative par coopérative, au moment où Stockholm tente de débloquer une étreinte réglementaire devenue nationale.
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Le consortium North Absheron Operating Company (NAOC) a voulu forcer l’ouverture des prospects Dan Ulduzu et Ashrafi au nord-ouest de la mer Caspienne ; il a refermé ses cahiers de charges en 2000, laissant la zone dans un entre-deux d’infrastructures et d’arbitrage prix/volume.
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Les éléments sont suffisants pour écrire une fiche solide: chiffres corporate, trajectoire RSE, virage stockage/batteries et un angle critique sur la dépendance au cycle des data centers, de l’électrification et des métaux.
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** Société née de la consolidation des filières thermiques de Tokyo Electric et Chubu Electric, JERA est devenu le premier producteur d’électricité du Japon.
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Derrière le panneau marketing « Noor Abu Dhabi », Sweihan PV Power Company incarne un modèle de finance project très rodé : cash-flow indexé sur un tarif long terme, dette verte jusqu’en 2049, actionnaires industriels et énergétiques lourdement engagés.
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Le traitement des déchets n’a jamais été un métier « sexy » ; Baudelet Environnement, fer de lance du Groupe Baudelet familial, le revendique comme socle d’un empire plus large — énergie, matériaux, parfois loisirs — calibré pour viser le doublement du chiffre d’affaires.
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Elle a commencé à produire en 2014 avec la promesse d’un tarif d’achat généreux ; en 2024, le mécanisme « Adder » s’éteint et la maison-mère cotée SPCG en paye le prix en salle des marchés.
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** La Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited (MRPL) — filiale publique sous le parapluie d’ONGC — brille en tableau de bord : dégraisse son bilan, enfle sa marge de raffinage et déploie ses stations-service comme un parapluie politique contre la volatilité du cours du baril.
Voir la fichePARQUE EOLICO CINSEIRO S.L.
Parque Eólico Cinseiro, c’est d’abord une radiation capitalistique prévisible absorbée dans Naturgy Renovables, alors que le parc nominal continue de faire tourner son bouquet de huit turbines sur le plateau ibérique.
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