Electra de Viesgo II, S.A.U.
Electra de Viesgo II, S.A.U.
À propos de Electra de Viesgo II, S.A.U.
1. Modèle économique
Selon les éléments publics consolidés post-transaction, l’ancien périmètre EnR de Viesgo repris par EDPR représentait environ 0,5 GW de capacité, majoritairement en Espagne et au Portugal, pour une valeur d’entreprise d’environ 565 M€ à la clôture annoncée en 2020 (clôture de l’acquisition des EnR Viesgo par EDPR). Le modèle est celui de l’producteur indépendant : vente d’électricité sur les marchés et contrats, exposition aux prix de marché (EDPR indiquait un prix moyen de 58,9 €/MWh en 2024, en baisse de 3 % sur un an) (rapport de résultats EDPR 2024). Au niveau groupe EDPR, le chiffre d’affaires a atteint 2 320 M€ en 2024 (+4 %), porté par la production (même source). Pour Electra de Viesgo II prise isolément, aucun compte annuel récent détaillé n’a été retrouvé dans les sources ouvertes utilisées ici : l’agrégat pertinent est désormais celui d’EDPR.
2. Impact réel
L’intégration à EDPR place l’héritage Viesgo dans une machine dont la production nette a frôlé les 36,6 TWh en 2024, en hausse de 6 %, avec 19 315 MW installés à fin d’exercice (rapport de résultats EDPR 2024). À l’échelle de la maison mère EDP, le rapport intégré 2024 affiche une trajectoire de décarbonation massive du mix de production du groupe — 97 % d’électricité renouvelable avec une feuille de route vers 100 % en 2030 et neutralité carbone en 2040 (rapport intégré EDP 2024). Côté Union européenne, la logique hydrogène développée par les opérateurs converge avec les leviers publics analysés en France, où l’ADEME rappelle l’enjeu de structurer une filière bas-carbone sous tension compétitive et d’approvisionnement (article ADEME sur l’hydrogène vert) — un rappel utile pour situer les projets espagnols dans un même écosystème industriel européen, même si les instruments sont nationaux (PERTE, IPCEI, etc.).
3. Innovations / partenariats
Sur le volet gaz vert, EDP met en avant à Los Barrios (Cadix) un investissement de l’ordre de 200 M€, une première phase à 130 MW d’électrolyse, et 78 M€ d’aides publiques via le dispositif PERTE sur 2022–2023 (communiqué EDP sur Los Barrios). En Asturies, le projet « Asturias H2 Valley » vise la reconversion d’infrastructures thermiques avec 150 MW d’électrolyse et un calendrier de mise en service début 2026 annoncé côté promoteur (page projet EDP). Au premier trimestre 2025, la dynamique opérationnelle du segment éolien et solaire d’EDPR se traduit par un EBITDA récurrent de 477 M€, en progression de 5 % (rapport de résultats EDP au 31 mars 2025).
4. Greenwashing / zones grises
Le récit « 100 % vert » heurte le réel des autorisations et des réseaux. En Galice, la presse internationale relève qu’environ 2 GW de projets éoliens sont bloqués par des recours au premier semestre 2025, avec une instruction judiciaire qui paralyse le déploiement sur le terrain (Reuters sur les recours anti-éolien en Galice). Dans un registre voisin — Viesgo Distribución, donc le réseau basse tension issu du même arbre historique plutôt que la holding de production — la CNMC a confirmé en février 2025 le refus de raccordement d’une installation de stockage de 40 MW à Siero, après débat technique sur la capacité disponible au poste (résolution CNMC sur le confrère d’accès Fragonia / Viesgo). Enfin, EDPR porte un risque de provisions majeur hors péninsule ibérique : la presse économique espagnole évoque un contentement autour de 700 M€ lié au retrait de projets en Colombie et à une bataille juridique en cours (El Español sur EDPR et la Colombie). Ces trois signaux n’« invalident » pas la transition ; ils bornent la promesse marketing par la procédure, le réseau et la géopolitique du droit.
5. Positionnement stratégique
Electra de Viesgo II n’est plus un repère boursier autonome : c’est une empreinte juridique dans une stratégie EDPR qui consolide l’Ibérie tout en pilotant des volets H2 lourds en capital et en subventions (communiqué EDP sur Los Barrios). La Commission européenne avait déjà autorisé l’opération EDP / Viesgo en octobre 2020 après examen concurrence (décision de phase I UE), ce qui ancien l’instant où le puzzle réseau + EnR a été redécoupé entre partenaires d’infrastructure et EDPR. Aujourd’hui, la marge se joue autant sur le GW comptabilisé que sur la capacité à faire passer les lignes et les jugements.
Verdict WattsElse
Electra de Viesgo II est désormais un nom de registre greffé sur une machine EDPR ; son aventure se lit au compteur du parc et au greffe des tribunaux, pas au slogan RSE. Le vent tourne ; c’est le droit qui freine — ou le réseau qui dit non.
Sources : edpr-investors.com · edpr-investors.com · edp.com · infos.ademe.fr · edp.com · edp.com · edp.com · reuters.com · cnmc.es · elespanol.com · commission.europa.eu
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Dana Petroleum
**Dana Petroleum n’est plus un « petit pétrolier indépendant» au sens boursier : c’est l’opérateur anglais de la Korea National Oil Corporation en mer du Nord, aux Pays-Bas et en Égypte.
Voir la ficheNEoT Capital
NEoT Capital (marque Neot) ne fabrique ni batteries ni autobus : elle empile fonds propres, dette senior et contrats de service pour faire disparaître le mur du CAPEX sur la mobilité lourde électrique.
Voir la fichePV El Picurio
Le parc « El Picurio » est un visage discret du boom solaire chilien : pas le désert d’Atacama, mais Chimbarongo, terre de fruits et de paniers en mimbre.
Voir la ficheEMPA
L’Empa n’est pas une entreprise énergétique classique : c’est un géant de la recherche sur les matériaux et les systèmes, calé dans le paysage suisse depuis 1880.
Voir la ficheROX Energy
Une filiale du conglomerat textile‑immobilier ROX Group a transformé trois parcs solaires en machine à cash nets…
Voir la ficheUltracargo
Ultracargo occupe une place centrale, et pourtant discrète, dans la chaîne énergétique brésilienne : sous la marque Ultra, aux côtés d’Ipiranga, Ultragaz, Oxiteno et Extrafarma, elle mutualise terminaux et kilomètres-cubes pour des flux qui mêlent dérivés pétroliers, chimie et, de plus en plus, biocarburants et huiles végétales.
Voir la ficheAWI-Ability With Innovation LLC
Le Pétrole & Gaz irakien repose sur une architecture de services : ingénierie, EPC, location d’équipements, main-d’œuvre locale.
Voir la ficheMOL Slovenija
À Murska Sobota, une filiale de quelques dizaines de salariés enregistre un chiffre d’affaires qui frôle les trois quarts de milliard d’euros : symptomatique du retail hydrocarbures intégré à un géant régional.
Voir la ficheHaminan Energia
Sous la marque Haminan Energia, c’est désormais un opérateur de réseaux calé sur la récupération de chaleur et des pompes à chaleur — porté par CapMan Infra depuis l’automne 2024.
Voir la ficheStorrun Vindkraft AB
** À quinze ans, le parc de Storrun — symbole de l’éolien de montagne suédois — ne se raconte plus seulement en mégawatts-heures.
Voir la ficheELKO
Le cache WattsMonde désigne une entité ELKO, sans lien documenté avec une société française ou internationale distincte sous ce nom exact.
Voir la ficheCông ty Nhiệt điện Na Dương
À Lạng Sơn, la Công ty Nhiệt điện Na Dương incarne la fusion minière et électrique du groupe Vinacomin Power (TKV) : une centrale au charbon qui alimente le réseau national tout en concentrant les griefs riverains sur les cendres et les poussières.
Voir la ficheFrançaise de Mécanique
Le rideau tombe sur la Française de Mécanique au moment où le Pas-de-Calais incarne la double vérité de la transition auto : des milliards engloutis dans l’électrique et une usine historique qui s’éteint au rythme des décisions du siège Stellantis.
Voir la ficheInstitut de Recerca Biomedica Catalunya Sud (IRBCatSud)
Catalogne Sud, 2026 : un institut se refait une identité à coup de millions pour la recherche clinique — sauf que le dossier que vous tenez le classe par erreur parmi les acteurs des énergies renouvelables.
Voir la ficheSPS Skhira Power Solar
La dénomination « SPS Skhira Power Solar » peine à apparaître telle quelle dans les bases « corporate » accessibles ; en revanche, le terrain parle : à Skhira (Sfax), une centrale pilote d’environ 1 MWc, 2 500 panneaux et 2 hectares, inaugurée en avril 2023, a été mise en avant comme une réalisation « 100 % tunisienne** ».
Voir la ficheImproveHeat (SAS)
Spécialiste des infrastructures publiques… parce que chauffer un pont, c’est presque une innovation.
Voir la ficheJSC Mittal Steel Temiratu
Le nom JSC Mittal Steel Temirtau désigne historiquement la société sidérurgique de Temirtau (Karaganda), devenue ArcelorMittal Temirtau puis, depuis décembre 2023, Qarmet après la vente au groupe étatique puis aux investisseurs actuels — pas une pure « productrice d’électricité », même si votre classement sectoriel colle au fait que le même périmètre…
Voir la ficheKvismardalens Vind Ek för
Une ekonomisk förening de plus de 200 cotisants tient trois éoliennes historiques au sud-est d’Örebro — et apprend sur le tas que la « petite production » peut valoir une facture brutale sous le même texte européen que les grands équilibristes du réseau.
Voir la ficheEnergy Infrastructure Investments Pty Ltd
Ce n’est pas une « petrol company » au sens strict : Energy Infrastructure Investments Pty Limited (EII) est une coentreprise qui tire ses cash-flows de réseaux gaziers et d’interconnexions électriques hyper encadrés par la régulation australienne.
Voir la ficheAluminum of Kazakhstan
Seul producteur kazakh d’alumine, Aluminium of Kazakhstan (filiale d’Eurasian Resources Group) intègre mine, raffinage et une centrale thermique—la CHPP-1—qui alimente l’outil industriel.
Voir la ficheParronal Energy
L’expression « Parronal Energy », sans précision de juridiction, renvoie en pratique à Parronal SpA, développeur d’EnR chilien associé au groupe espagnol Factor Energía (à distinguer des homonymes « Parronal » agro-industriels sur le même territoire).
Voir la fichePiller
Filiale allemande de la division « Power » de Langley, Piller ne vend pas du vent : elle en stocke, en kWh cinétique, et enchaîne les grands comptes de l’IA.
Voir la ficheJadranski naftovod
Le réseau croate Jadranski naftovod (JANAF) incarne une Europe encore accrochée au brut : terminaux, stockage, tarifs de transit — et une électricité solaire qui peine à changer l’ordre de grandeur du modèle.
Voir la fiche