Eólica de Radona
Une société à gouvernance de fonds fait tourner un site historique de 40 MW dans une province déjà saturée de dossiers EnR : extension solaire chiffrée, actionnariat rebrandé, et voisinage de gigawatts en construction.
À propos de Eólica de Radona
1. Modèle économique
Eólica de Radona S.L. est, selon les bases commerciales agrégées, une société unipersonnelle madrilène (siège avenue de Burgos) dont le capital social atteint 22,088 M€ selon le profil DatosCIF. L’activité déclarée est la production d’électricité d’origine éolien ; Empresia mentionne un chiffre d’affaires d’environ 2,5 M€ en 2023 et des comptes déposés au registre marchand de Madrid — ampleur cohérente avec une société d’actifs plutôt qu’avec un opérateur intégré de taille intermédiaire. Le parc éolien Cerros de Radona (40 MW, 16 turbines GE 2,5 MW) est l’actif opérationnel documenté ; son exploitation est rattachée au portefeuille espagnol de Nadara. La société promeut en parallèle une hybridation photovoltaïque : une annonce d’information publique décrit 42,9 MW installés (pic 43,99 MW) couplés à l’éolien existant, pour 21,812 M€ de budget d’exécution matérielle. L’effectif précis n’apparaît pas dans les extraits consultés ; la gouvernance reste celle d’un véhicule juridique d’actifs, avec mouvements d’administration signalés par Empresia et renommage de l’actionnaire unique vers Beta Participaciones Ibérica S.L. en août 2025 selon DatosCIF.
2. Impact réel
Sur le périmètre du site, l’effet climat repose sur la substitution de kWh fossiles par des kWh éoliens — et, si le volet PV est réalisé, par des kWh solaires complémentaires sur une même logique de raccordement. Le carbone évité propre à cette filiale isolée n’est pas publié ; en contrepoint, le rapport de durabilité Nadara 2024 indique 1,38 Mt CO₂eq d’émissions évitées au niveau groupe sur l’exercice, à mettre en perspective avec 208 066 t CO₂eq d’empreinte totale (scopes 1 à 3) déclarée pour la même structure. Côté cadre européen, l’hybridation cherche à augmenter le rendement des connexions existantes ; le bénéfice net pour le système dépend toutefois du réseau et des profils de production, pas seulement des MW installés.
3. Innovations / partenariats
L’innovation est d’abord réglementaire et d’ingénierie : empiler le solaire sur une ligne et un permis éoliens matures. Techniquement, le site repose sur des machines GE 2,5 XL selon The Wind Power. L’articulation industrielle notable est l’appartenance opérationnelle au réseau d’actifs espagnols décrit par Nadara, avec un agenda groupe d’hybridations très grandes tailles (chantier « Madrid A+B », mise en service visée décembre 2026 selon le communiqué Nadara 2025). Hors ces éléments, aucun accord ou brevet distinct attaché nominativement à « Eólica de Radona » n’a été mis en évidence dans la recherche ouverte.
4. Greenwashing / zones grises
La critique se cristallise sur le verrou territorial, pas sur une accroche morale vide : Desde Soria (juillet 2025) compte 18 projets actifs, plus de 600 M€ d’investissements et 1 400 MW cumulés dans la province — un écosystème où tout nouveau PV de 42,9 MW s’ajoute à une densité déjà extrême. Au niveau groupe, la promesse de 94 % de sites couverts par des programmes d’engagement communautaire (rapport Nadara 2024) peine à se traduire, dans l’espace public, en montants redistribués auditables commune par commune ; l’écart entre discours ESG — score GRESB préliminaire 98/100 en 2024 — et traçabilité locale alimente le soupçon de la parole verte sans contreparties chiffrées visibles. Enfin, l’annonce d’information publique mentionne l’entrée en procédure de déclaration d’impact environnemental pour le photovoltaïque : ce n’est pas un verdict judiciaire, mais la preuve que biodiversité et paysage sont des contraintes de permis, pas un argument marketing annexe.
5. Positionnement stratégique
Eólica de Radona incarne la phase II d’un actif éolien : densifier la même capacité de raccordement avec du PV, sous une table de capital marquée par des participations ibériques (voir DatosCIF) et une exploitation groupe à l’échelle nationale selon Nadara. Dans une Soria transformée en laboratoire du gigawatt, la société négocie son rôle entre concurrence d’autres promoteurs et montée en charge collective des EnR ; il convient de ne pas amalgamer avec le voisin Radona II porté par Iberdrola Renovables Castilla y León S.A. : autre entité, autres autorisations. Le signal immédiat reste un capex PV (21,8 M€) et une concertation environnementale ouverte.
Verdict WattsElse
Eólica de Radona ne « fait pas tourner les éoliennes » dans le vide institutionnel : elle valorise un droit de raccordement en y plaquant du soleil, au coeur d’une province où le MW se compte par milliers — et où la transition juste se joue aussi sur le foncier, pas sur le prospectus.
Sources : datoscif.es · empresia.es · thewindpower.net · nadara.com · derecho.com · nadara.report · nadara.com · desdesoria.es · derecho.com · mpt.gob.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Andes Solar SpA
Spécialiste chilien du solaire sous statut sociétaire type SpA dans la filière des énergies renouvelables, Andes Solar a bâti sa réputation sur les chantiers distribués, puis mise sur une montée en gamme industrielle digne des « grandes ligues » régionales.
Voir la ficheHaan
Dans votre base, « Haan » pointe vers le pétrole et le gaz — pas vers la commune de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Voir la ficheEg3 Combustibles S.A.
Selon les éléments disponibles après recherche dans les annuaires d’entreprises et la presse spécialisée, aucune société immatriculée sous la dénomination exacte « Eg3 Combustibles S.A.
Voir la ficheBangla Trac
Le groupe Bangladeshi fait tourner plusieurs centaines de MW de thermique sous contrat avec l'État tout en distribuant Caterpillar diesel et satellites Starlink dans un pays où les factures de l'État sont devenues stratosphériques ; le risque financier systémique précède toute narration « verte » corporate.
Voir la fichePollutec
Le salon Pollutec n’est pas une « entreprise verte » au sens où le Watt ou le CO₂ évité se mesureraient en ligne directe : c’est une place de marché — et, côté comptes, une vitrine extrêmement rentable pour son organisateur.
Voir la ficheEdesal SA
Le nom « Edesal SA » désigne deux distributeurs différents, chacun en réseau basse tension régulé mais sous juridictions et périmètres non comparables — et les tableaux financiers publiés en Argentine pour Edesal Holding ne peuvent sous aucun prétexte valoir pour une filiale salvadorienne baptisée de la même manière (profil Argentine BNamericas).
Voir la ficheSK Innovation
Sud-Coréenne, cotée à Séoul, SK Innovation incarne la tension brutale entre marges de raffinage qui financent encore tout et une division batteries sous tension américaine et comptable.
Voir la ficheCore Energy (Pty) Ltd
Une raison sociale discrète, un actif emblématique : sous le nom Core Energy (RF) Pty Ltd, la société de projet sud-africaine derrière Witkop Solar Park incarn cette Afrique du Sud où l’IPP solaire doit concilier prix long terme avec un réseau saturé et des règles qui bougent vite.
Voir la ficheJapan Energy
Japan Energy n’existe plus en nom de société : filiale de Nippon Mining, distributeur d’essence sous la marque JOMO, elle a été absorbée en 2010 dans la fusion qui a donné naissance au groupe JX, aujourd’hui ENEOS — le plus gros intégré pétrolier du Japon.
Voir la ficheBaywind Energy Co-operative
À Ulverston, dans le Lancashire anglais, elle s’appelle encore « Baywind » mais le souvenir des pales fait office de pedigree plus que de moteur.
Voir la ficheSistemas Energéticos el Valle, S.L.U.
Derrière un nom de bureau madrilène se cache l’exploitation d’un parc éolien historique dans la communauté forale de Navarre, aujourd’hui embarqué dans une hybridation photovoltaïque validée au plus haut niveau administratif.
Voir la ficheEquinor ASA
** Ce n’est ni une start-up climat ni un pure player renouvelable : Equinor ASA incarne l’équation brutale de l’Europe post-choc énergétique — gaz et pétrole pour la trésorerie, électricité et CCS pour l’image et le futur.
Voir la ficheNational Refinery
La National Refinery Limited (NRL) n’est ni un pari boursier de court terme ni un slogan de transition : c’est l’un des piliers pétroliers installés en zone industrielle côtière de Karachi, au sein du groupe pétrolier Attock.
Voir la ficheBM Consulting as
Le nom « BM Consulting » s’affiche à la fois sur une micro-société norvégienne ancrée dans l’offshore pétrolier et sur une marque ibérique de conseil d’affaires qui parle volontiers énergie.
Voir la ficheArcadia Generación Solar S.A.
En octobre 2023, Arcadia Generación Solar S.A.
Voir la ficheElectro Ucayali
Concessionnaire péruvien de réseaux moyenne tension placé sous supervision de FONAFE, Electro Ucayali S.A.
Voir la ficheRaj Lanka Power Company Limited
Une centrale au fioul lourd au nord du Bangladesh alimente le réseau depuis plus d’une décennie — mais son histoire récente se lit surtout dans les bilans d’un fonds coté à Colombo et dans les arriérés publiés par Dhaka.
Voir la ficheOntras
** Opérateur de transport de gaz à l’est de l’Allemagne, Ontras se joue en filiale de VNG mais tient des manettes continentales : réseau « H2-Startnetz », cœur du réseau hydrogène fédéral, biométhane, corridors nordiques.
Voir la ficheBASF
Les chiffres d’investisseurs prévoient encore des volumes en hausse en 2024, alors que les prix tombent : sous le tableau de maître de « chemistry company », BASF doit concilier géant de Ludwigshafen, objectifs Scope 2023 et exposition PFAS américaine sans filet purement narratif.
Voir la ficheKastlösavind Ek För
À Kastlösa, une coopérative économique suédoise gère depuis 1995 une unique éolienne de 490 kW — un modèle d’ancrage local qui contraste avec la tempête financière que traverse l’éolien suédois depuis 2024.
Voir la ficheJSC "Sinarskaya TPP"
La « Sinarskaya TPP » n’est pas un opérateur pétrogazier : sous le nom légal russophone d’AO « Синарская ТЭЦ », elle produit vapeur et eau chaude pour un pôle urbain où l’industrie tubularie sert aussi l’upstream.
Voir la ficheKovokon Popovice
Kovokon n’est pas une startup photovoltaïque : c’est une forge industrielle de précision, ancrée près de Zlín, dont le nom évoque un village voisin.
Voir la ficheENEA Wytwarzanie S.A.
La production électrique d’Enea bascule sous les projecteurs européens : géants blocs charbon, bridge gaz à plusieurs milliards de zlotys, EnR encore marginales dans les comptes du segment.
Voir la ficheTập đoàn Sao Mai
Le groupe vietnamien Sao Mai (ASM) a massivement investi dans le solaire domestique et projette un éolien transfrontalier au Laos — tout en publiant en 2025 un bilan financier qui ressemble à une sécheresse assénerée par les intérêts et le change.
Voir la fiche