LIQTECH INTERNATIONAL
Listed à New York, plants au Danemark : LiqTech International vend des membranes céramiques au carbure de silicium pour traiter eaux industrielles, ballasts et rejets marins — et mise gros sur le lithium et la sidérurgie pour décoller un CA encore modeste.
À propos de LIQTECH INTERNATIONAL
1. Modèle économique
L’entité visée ici est LiqTech International, Inc. (Nasdaq : LIQT), groupe dont les opérations industrialisées sont ancrées au Danemark (profil corporate), sans confusion avec d’éventuels homonymes hors secteur « autres énergies ». Le groupe commercialise filtres et systèmes clés en main : traitement des eaux liées aux scrubbers et aux moteurs marins, pétrole et gaz (unités mobiles notamment PureFlow), piscines commerciales, puis une niche lithium (prétraitement de saumure) et l’industrie lourde. Sur l’exercice clos fin 2025, le chiffre d’affaires annoncé atteint 16,5 millions de dollars, en hausse de 13 % par rapport aux 14,6 M$ de 2024 (résultats annuels 2025). Pour 2026, la direction vise un CA de 23 à 27 M$ et un EBITDA ajusté positif (communiqué Nasdaq). Au 31 décembre 2024, l’effectif déclaré dans les dépôts américains s’établit à 105 salariés (formulaire 10-K 2024) ; le niveau exact post-plan de réduction de 10 % des effectifs annoncé pour 2025 n’a pas été retrouvé dans les extraits consultés pour cette fiche.
2. Impact réel
L’argument environnemental est physico-chimique plus que climatique direct : séparer huiles, métaux lourds ou particules des effluents industriels et marins réduit la pollution locale des milieux aquatiques et soutient la conformité aux normes d’émissions — par exemple le cadre soufre de l’OMI (Annexe VI Marpol), sur lequel le volet « marine scrubbers » tire une partie de la demande (10-K 2024). Mesurer un « CO₂ évité » consolidé pour le groupe n’est pas documenté dans les sources ouvertes utilisées ici ; la lecture sectorielle invite à distinguer traitement en aval (indispensable mais souvent couplé aux chaînes fossiles) et décarbonation structurelle au sens PPE ou trajectoires nationales pilotées par des acteurs comme l’ADEME sur le périmètre français — sans lien public établi avec LiqTech dans les recherches menées pour cette note.
3. Innovations / partenariats
La société capitalise sur membranes SiC à forte résistance thermique et chimique, déclinées en produits et systèmes pour plusieurs verticaux. Côté chantiers récents : livraison record d’unités PureFlow pour le pétrole et gaz nord-américain au premier trimestre 2025 (résultats T1 2025), partenariat et JV avec JiTRI pour le marché marin chinois avec commandes immédiates (évoqué dans le même communiqué), déploiement d’unités pilotes lithium aux États-Unis en 2025 (annonce résultats 2024), et projet NorthStar BlueScope Steel pour des eaux usées huileuses en sidérurgie (reprise Yahoo Finance des résultats 2025). En gouvernance, une modification du conseil incluant Robert Wowk est détaillée dans le 10-K/A déposé fin février 2026 (publication SEC).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant le slogan « clean » que l’alignement commercial avec des cycles fossiles : la direction relie explicitement un retard de commande majeur dans l’oil & gas à un objectif de CA 2025 non atteint (résultats annuels 2025). La marge brute publiée pour 2025 (7,6 %) reste extrêmement serrée pour une équipementier (même source), cohérente avec une sous-utilisation des capacités au Danemark également évoquée dans les éléments financiers publics (via les communications résultats citées). La trésorerie affichée à 5,1 M$ au 31/12/2025 contre 10 M$ un an plus tôt (−49 % environ) réduit la marge de manœuvre opérationnelle et financière dans une phase où la guidance 2026 suppose une accélération forte du CA (résultats annuels 2025). Enfin, la division marine scrubbers revendique environ 14 % de part de marché mondiale sur les systèmes de traitement d’eau associés (10-K 2024), ce qui concentre le risque réglementaire sur l’évolution des contraintes SOx maritime — sans qu’un « assouplissement » soit documenté ici, mais avec une exposition structurelle lisible dans ce même dépôt. Aucun litige environnemental ou sanction judiciaire n’a été identifié dans le périmètre presse/autorité accessible durant cette veille.
5. Positionnement stratégique
La direction joue une montée en gamme verticale : piscines commerciales en forte traction (34 systèmes / ~2,6 M$ de CA en 2025, +116 % vs 2024 selon résultats annuels 2025), file d’attente marine dual-fuel (cinq systèmes attendus en 2026, même source), et diversification lithium / industrie pour lisser la dépendance aux cycles pétroliers. Le message investisseur pour 2026 est clair : passer un cap de taille (23–27 M$) tout en visant un EBITDA ajusté au vert (Nasdaq), après des années de pertes nettes (8,6 M$ en 2025 contre 10,3 M$ en 2024, résultats annuels 2025).
Verdict WattsElse
LiqTech sait monétiser la contrainte — maritime, industrielle, puis peut-être battery-grade — mais son récit « transition » reste hypothéqué tant que pétrole et mer dictent le tempo et que la trésorerie ne confirme pas la solidité du pivot : filtration utile, équité encore en burn.
Sources : liqtech.com · liqtech.com · liqtech.com · nasdaq.com · sec.gov · liqtech.com · liqtech.com · finance.yahoo.com · sec.gov
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