EOLICA MONTESINOS S.L.
En Castille-La Manche, sous un nom peu brandé mais bien documenté, EÓLICA MONTESINOS SL tient une mini-ligne comptable et un actif physique nettement au-dessus de sa taille d’entreprise : un parc éolien historique, désormais mâtiné par un volet solaire où se joue la granularité environnementale.
À propos de EOLICA MONTESINOS S.L.
1. Modèle économique
L’entreprise incarne une boutique industrielle espagnole : petite structure administrative autour de gros équipements d’production d’électricité verte. Son activité cadre avec le CNAE 3518 (production hydroélectrique et éolienne), selon Informa – Eólica Montesinos. Le siège est à Madrid (métr. Méndez Álvaro), pour piloter une filière largement hors de la capitale. Le capital social s’élève à 450 260 €, avec une détention attribuée à 100 % à Asterion Energies SL. Cette maison-mère fait partie du portefeuille Repsol depuis l’acquisition pour 560 M € (~7 700 MW de projets en développement) annoncée en communiqué Repsol (déc. 2022) et documentée également côté cédant Asterion Industrial. Au micro de l’entreprise, un chiffre d’affaires 2023 chiffré en fourchette entre 0,75 M € et 1,5 M € correspond à une microstructure (1 à 10 employés) : le modèle n’est pas la masse salariale, mais la valeur des actifs raccordés. Le classement sectoriel Économía Digital (282ᵉ rang éolien en Espagne pour 2023, avec une forte baisse d’une année sur l’autre) reflète surtout la rivalité dans un palmarès mouvant pour des sociétés “coquille vide” très dépendantes d’un périmètre de consolidation.
2. Impact réel
À l’échelle nationale, quelques pourcents dans un mix électrique ne se lisent pas sur un PDF Eólica Montesinos ; en revanche, l’empreinte géographique est lisible sans approximacion : environ 14,45 MW éoliens exploités au parc « El Romeral » province d’Albacete, soit 17 machines Gamesa G58/850, selon The Wind Power – El Romeral. Une couche photovoltaïque pré-construction (~10 MW nominaux)_solar_farm) vient densifier une architecture hybride sur périmètre partagé. Ce type de combiné éolien + solaire contribue mécaniquement à injecter davantage de production bas-carbone, dans une Europe qui fixe ses objectifs EnR pour 2030 (Commission européenne – cibles climat‑énergie 2030) — sans que l’on puisse extrapoler un bilan carbone précis sans bilans projet publics. Le débat qualitatif tient alors moins aux gigawatts annoncés en salle de marché que à la coexistence biodiversité / fermes locales, sur terrain castillan précisément cartographié par l’État autonome.
3. Innovations / partenariats
Il n’est pas attesté dans les sources disponibles de contrat public européen ni de communiqué de brevets nominalement portés par EÓLICA MONTESINOS elle-même. L’innovation ici reste institutionnelle : monter une extension PV derrière une infrastructure éolienne existante, en capitalisant sur la vacance foncière et la proximité d’éléments réseau. L’articulation capitalistique (fonds Asterion → Repsol → Asterion Energies → Eólica Montesinos) fonctionne comme un véhicule d’investissement infra ; GreenUnivers a souligné, au moment du deal, ce boulevard continental incluant même une petite part française dans le plateau global Asterion avant intégration chez Repsol. Techniquement, la liste des contreparties consultées dans le dossier régional — SAO ornithologique, Ecologistas en Acción locale, ADENA/WWF Madrid … — témoigne d’un dossier sérieusement exposé médiat‑associatif, comme le détaille le bulletin officiel régional Castille‑La Manche (DOCM mai 2023) pour le projet « PSF Híbrida El Romeral ».
4. Greenwashing / zones grises
Une société peut être structurellement verte en produit tout en figurant sous un parapluie fossile : le groupe Repsol reste avant tout valorisé comme intégré pétrolier‑gaziériste. Le risque dit de transition partielle, ou de captation narratives EnR, vient alors de cet échelon de holding, pas forcément du kilowattheure injecté depuis El Romeral. Sur le dossier précis hybridé, une tension factuelle, datée mai 2023 et explicitement pondérée est portée dans le même DOCM régional pour El Romeral (9,99 MW) : le texte rapporte une analyse selon laquelle de tels développements réduiraient la surface de pacage utilisée par les oiseaux protégés tout en créant un « effet barrière » lié au clôturage périmétrique environ ≈ 17,15 ha, obstacle au libre transit de la faune. La conclusion administrative est à un pronostic environnemental limité sous conditions de suivi, mais ce chiffrage d’empreinte périmétrique et la problématique avifaunistique constituent la zone grise la mieux vérifiable publiquement, au-delà de slogans verts. Dans un cadre plus macro encore, l’ADEME rappelle les enjeux d’accélération des renouvelables en Europe et en France voisine — utile comme boussole réglementaire pour suivre jusqu’où ces arguments de transition peuvent encore convaincre un investisseur sceptique climat‑policy.
5. Positionnement stratégique
EÓLICA MONTESINOS SL fonctionne comme un SOCAB : petit tableau de pilotage sous Repsol/Asterion pour achever ou porter localement une boucle techno‑foncière‑réseau. Le dossier régional cite la consultation multisectorielle jusqu’aux services nature de la Délégation de Développement durable à Albacete (avis du 22 mars 2023 signalé comme distinct dans le dossier environnemental), preuve que le risque de blocage ne vient pas seulement du marché mais de la relecture écologique locale. La concurrence éolienne espagnole compressée (voir palmarès Économía Digital) incite à consolider les actifs existants plutôt qu’à brandir un champion media consumer.
Verdict WattsElse
Eólica Montesinos n’est pas la vitrine marketing de Repsol : c’est l’architecture SPV de terrain, où quelques milliards euros de narration EnR mondiale se rabattent en réalité infra hyper locale sous examen environnemental. Le baromètre n’est pas le logo sur la lame, mais le grillage.
Sources : einforma.com · empresia.es · repsol.com · asterionindustrial.com · axesor.es · empresas.economiadigital.es · thewindpower.net · gem.wiki · commission.europa.eu · greenunivers.com · docm.jccm.es · ademe.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Digital Power & Associates Ltd.
Filiale « Power & Energy » du conglomérat bangladais Orion, Digital Power & Associates Ltd.
Voir la ficheEuroheat & Power
Euroheat & Power incarne la voix collective des réseaux de chaleur et de froid : un secteur en mutation rapide, coincé entre promesses de décarbonation et réalités du mix — biomasse, chaleur fatale, électrification — sous pression fiscale et réglementaire.
Voir la ficheToledo Solar SpA
Avant même le business plan, une alerte méthodologique : sous l’étiquette « Toledo Solar SpA », les bases ouvertes consultées en mai 2026 ne font pas apparaître une société italienne S.p.A.
Voir la ficheAzerbaijan International Operating Company
* L’Azerbaijan International Operating Company* (AIOC) n’est ni une start-up ni une marque de façade : c’est le consortium né du « contrat du siècle » de 1991994 pour le développement en partage de production (PSA) des champs Azeri, Chirag et de la Gunashli en mer Caspienne, opéré par bp et structuré autour de la SOCAR et de majors et partenaires…
Voir la ficheSkellefteå Kraft AB
À Skellefteå, l’électricité n’est pas qu’un marché : c’est aussi une manne pour la collectivité.
Voir la ficheAxelent Partners
Distributeur historique du photovoltaïque au Maroc, Axelent Partners incarne la chaîne courte entre modules chinois et chantiers locaux — au prix d’une forte dépendance importée et d’un environnement institutionnel que le dernier bilan de la Cour des comptes dessine plus rude que les courbes de capacité EnR ne le suggèrent.
Voir la fichePiet Retief Municipality
Les routes affichent encore « Piet Retief », mais sur les registres, c’est Mkhondo : une municipalité locale du Mpumalanga, coincée entre mines et lignes Eskom.
Voir la ficheHidrocantábrico Distribución Eléctrica, S.A.U.
La société Hidrocantábrico Distribución Eléctrica, S.A.U.
Voir la ficheReNew Power
ReNew Energy Global ne joue pas dans la catégorie des start-up solaires de comptoir : c’est l’un des plus gros producteurs d’électricité renouvelable en Inde, avec une story boursière à l’américaine et une réalité opérationnelle profondément indienne.
Voir la ficheSPC Power Corp
À Manille elle s’affiche comme utilitaire prudent : après des années sous le joug des prix du carburant et des contentieux fonciers autour du complexe thermique de Naga (Cebu), SPC Power a publié en 2025 des comptabilités où le résultat global bondit alors que le CA recule.
Voir la ficheIsabel Solar SpA
Sur les registres et dans la presse spécialisée des années 2024–2026, la société « Isabel Solar SpA » ne se dégage pas comme entité documentée sous cette orthographe exacte.
Voir la ficheEffy
Faciliter la rénovation énergétique pour tous… tout en surfant sur la vague de la levée de fonds.
Voir la ficheElektroprivreda Srbije Beograd AD
L’entreprise publique serbe Elektroprivreda Srbije Beograd AD (EPS) affiche des résultats qui feraient pâlir bien des utilités européennes — tout en restant accrochée au lignite et aux contentieux sur la qualité de l’air.
Voir la ficheHydro-Electric Corporation (Tasmania)
Sur les bases documentaires disponibles, l’« Hydro-Electric Corporation (Tasmania) » désignée en veille (« énergies renouvelables, pays non précisé ») correspond à la compagnie publique officiellement cotée Hydro-Electric Corporation — marque Hydro Tasmania dans la communication —, personne morale tenue depuis 1995 par la loi sur les entreprises publiques…
Voir la ficheBlock, Inc. (anciennement Square)
Maître du paiement fractionné et du cashless, Block excelle à faire tourner la roue du commerce… et des dettes.
Voir la ficheTryba
Tryba n’est plus seulement l’histoire des fenêtres en Alsace : le groupe français Atrya, longtemps centré sur l’industrie de la fermeture et le réseau de concessionnaires, a structuré un pôle ENR (Tryba Energy, résidentiel Tryba Solar) qui parle désormais en mégawatts et en autoconsommation — pendant que Dovista (famille Velux/VKR) avalise en 2025 le…
Voir la ficheBouygues Energies & Services
Bouygues Energies & Services n’est plus vraiment une entreprise autonome au sens classique: c’est une enseigne d’Equans France, elle-même filiale de Bouygues.
Voir la ficheAkaysha Energy
Akaysha n’est pas un « projet pilote », c’est un pari sur la batterie géante comme infra de réseau.
Voir la ficheVicTrack
** Propriétaire étatique du rail et du tram en Victoria, VicTrack gère un patrimoine colossal et des flux télécoms critiques.
Voir la ficheNav Bharat Buildcon Private Limited
** Trente ans de génie civil dans le Rajasthan, une vitrine qui ajoute les centrales PV aux routes et barrages, et des agrégats financiers qui clignotent en vert comme en orange : Nav Bharat Buildcon illustre la fusion BTP–EnR tant promue par l’Inde, mais encore peu lisible hors comptes fragmentés et marchés régionaux.
Voir la ficheKansas City Power and Light Company
La Kansas City Power and Light Company n’apparaît plus sur vos factures : absorbée avec Westar dans Evergy depuis 2018, elle poursuit toutefois sous le périmètre Evergy Metro une mission de desserte électrique de la métropole de Kansas City, entre ligne à haute tension pour la tech et dossiers réglementaires qui font exploser les enjeux de tarifs et de…
Voir la ficheKymin Voima
Kymin Voima Oy, filiale commune de Pohjolan Voima et de KSS Energia, incarne cette Finlande industrielle où le siège légal peut tenir deux personnes à Helsinki pendant que les mégawatts chauffent Kouvola sur le site UPM Kymi.
Voir la ficheSAUR
Double à deux chiffres en 2024 pendant que le groupe sécurise des marchés à l’export : le contraste saute aux yeux avec des usagers et des salariés qui, eux, mesurent la transition à l’aune de la facture et du bulletin de paie.
Voir la fiche