FVE 28
Le libellé « FVE 28 », tel qu’il circule dans certains dossiers projet, n’apparaît pas comme dénomination sociale dans les données ouvertes de l’Insee : sur le terrain administratif français, ce qui existe, c’est surtout VE SOLAIRE 28.
À propos de FVE 28
1. Modèle économique
Au registre national, VE SOLAIRE 28 (NAF 35.11Z – production d’électricité) est immatriculée depuis le 2 juin 2025, sans effectif répercuté et avec un statut typique des coquilles : développer ou détenir un actif PV, puis le construire ou l’acheter, puis le faire tourner. La maison mère Verso Energy est — elle — un producteur développeur intégré qui annonce désormais des effectifs au‑delà d’une cinquantaine de collaborateurs. En février 2025, le groupe a officialisé auprès de la presse spécialisée l’acquisition d’un portefeuille d’actifs photovoltaïques d’environ 400 MWc détenus auparavant par Neoen, avec l’ambition déclarée d’atteindre quelque 1 GW de capacité solaire française d’ici la fin 2027 — un signal capitalistique plus parlant pour le groupe que tout détail encore absent sur VE SOLAIRE 28 ; voir le détail dans PV Magazine France. Les données publiques les plus précises pour la filiale 28 passent encore par la fiche d’entreprise officielle, qui confirme le rattachement à Verso : Annuaire des Entreprises.
2. Impact réel
Tant que l’installation rattachée n’est pas identifiée (puissance nominale, zonage précis), on ne peut rattacher aucun bilan carbone évité audité au nom « F VE 28 ». En revanche le parcours standard du photovoltaïque — production d’électricité intermittente corrélée à l’ensoleillement, à comparer avec le résidu fossilé du système français — cadre mécaniquement la promesse industrielle : la fiche pédagogique Connaissance des Énergies résume encore la place du rayonnement dans le mix ; elle ne remplace pas un calcul amont/aval projet par projet mais fixe les benchmarks méthodo (« pourquoi c’est bas carbone *si* le cycle de vie du site reste circonscrit »).
3. Innovations / partenariats
Côté technologie VE SOLAIRE 28, pas de dossier R&D public identifié au printemps 2026 : elle reste juridiquement dans la lignée « VE Solaire n » inaugurée ces derniers trimestres. Là où Verso brille financièrement, c’est dans la consolidation de parc (transferts de développeurs historiques comme Neoen) et dans des annonces groupe sur l’hydrogène ou les carburants de synthèse, distinctes mais portées sous la même bannière. En février 2026, une lecture utile pour la boîte à outils nationale — dont dépendront les coûts d’investissement agrégés PV — reste la synthèse pédagogique des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (« PPE 3 »).
4. Greenwashing / zones grises
Opacité projetaire : rattacher automatiquement le label « FVE 28 » à un simple numéro de département (Eure‑et‑Loir) est désormais fragile, car le siège légal INSEE de la filiale est parisien ; le « 28 » reflète surtout la standardisation industrielle, pas forcément une géographie (cf. encore Annuaire des Entreprises). Tension nationale sur les surfaces : un rapport public de l’ADEME (édition juin 2023) chiffrait, selon différentes trajectoires *Transition(s) 2050*, le besoin d’75 000 à 125 000 hectares au sol pour la filière PV jusqu’à la neutralité carbone— ce qui crispe la concurrence usages sols / foncier dès qu’un nouveau parc sort de terre . Au niveau groupe (mais illustratif pour qui capitalise sous le même nom), le bilan de la concertation préalable ReStart documente pour été 2025 des questionnements publics sur la facturation Énergie (ordre de grandeur 450 MW évoquée pour besoins électriques industriels ) et le jugement carbone d’un projet e ‑ carburant — autant de stress‑tests démocratiques pour une entreprise qui capitalise aussi sur le « Verso next chapter ».
5. Positionnement stratégique
Sous cette nomenclature, Verso multiplie les véhicules ad hoc pour séparer financement, PPA implicites et gestion d’actif tout en poursuivant une scalabilité brute (« acheter vite, construire vite » ) illustrée par le méga‑deal 400 MWc avec Neoen via PV Magazine France. Parallèlement, la PPE 3 trace une trajectoire de forte expansion solaire nationale jusqu’aux années 2035 — synthèse Connaissance des Énergies : 48 GW en 2030 puis fourchette 55‑80 GW 2035.
Verdict WattsElse
F VE 28 est surtout un fantôme d’organisation jusqu’à ce qu’un dossier précis rattache trois points : géolocalisation, puissance crête et tutelle financière ; la mécanique Verso — 400 MWc transférés, GW visés — est déjà plus eloquente que toute étiquette interne encore muette au bilan .
Badge possible : « Une micro‑capsule juridique pour parc PV , coiffée par un géant parisien qui **achète en vague »
Sources : verso.energy · pv-magazine.fr · annuaire-entreprises.data.gouv.fr · connaissancedesenergies.org · economie.gouv.fr · inis.iaea.org · debatpublic.fr · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Uniross
Marque née au Royaume-Uni dans les années battantes de l’électronique domestique, Uniross incarne encore l’idée de « pouvoir portable » : accumulateurs, chargeurs, lampes — mais son ancrage industriel et financier ressemble aujourd’hui à un couloir étroit entre géants du retail, dépendance à la supply chain asiatique et procédures collectives côté France.
Voir la ficheSensawear
Avant toute chose, l’entité documentée sous le nom Sensawear avec le site sensawear.ch est une société suisse de MedTech (textile-capteur, prévention des escarres), basée à Berne, et non un opérateur de « Autres énergies ».
Voir la fichePetrocorp
Dès 1978, la Nouvelle-Zélande a parié sur le pétrole et le gaz d’État ; dix ans plus tard, le marché a tout racheté.
Voir la ficheInteris AG
Gestion fiduciaire chic pour sociétés suisses et internationales, avec une touche discrète de mystère bancaire.
Voir la ficheMetal cored arc welding
Metal cored arc welding (MCAW), en français soudage à l’arc avec fil fourré métallique, n’est pas une entreprise cotée ni une marque isolée : c’est un procédé de soudage industriel très productif, désormais central dans la fabrication de tuyauteries lourdes, de modules topside et d’équipements sous-marins pour l’hydrocarbure.
Voir la ficheGreenextreme AB
Cette société suédoise incarne le paradoxe d’un opérateur éolien qui produit encore de l’électricité, mais plus de chiffre d’affaires — du moins dans les comptes publiés.
Voir la ficheNho Que Bitexco JSC.
Le vietnamisme officiel dit Công ty cổ phần Bitexco – Nho Quế, JSC, filiale hydro du Bitexco Power.
Voir la ficheWanneng Tongling Power Generation Co Ltd
La filiale qui fait tourner une des plus grosses unités à charbon de l’Anhui vient de passer une année « dorée » côté comptes : prix du charbon plus dociles, turbines ultra-supercritiques à plein régime.
Voir la ficheCobre Las Cruces
Cobre Las Cruces n’est ni une startup ni une PME discrète : c’est le complex minier-metallurgical qu’envisagent des promoteurs comme pilier européen de métaux critiques près de la métropole andalouse.
Voir la ficheStadtwerke Köln GmbH (100% City of Cologne)
Le holding Stadtwerke Köln GmbH (SWK), détenu à 100 % par la ville de Cologne (Allemagne), est le cerveau financier d’un congloméral de services locaux — énergie, mobilité, déchets, logistique — dont le cœur « production / fourniture » bat surtout via RheinEnergie AG.
Voir la ficheCGE Distribución
Parmi les distributeurs latino-américains les plus massifs, CGE Distribución incarne le paradoxe du « bon SAIDI » et des infrastructures qui vieillissent mal.
Voir la ficheRoquette
Famille, céréales et fioles : Roquette vend du végétal transformé à l’échelle mondiale, mais son récit climatique se joue surtout sur la chaleur industrielle, la biomasse et l’électricité bas-carbone — là où la France peine à livrer des prix et des infrastructures stables.
Voir la ficheNovergie Grand Ouest et Centre
Ancien acteur clé de l'incinération de déchets, aujourd'hui plutôt une ombre sur le registre commercial.
Voir la ficheBritish American Oil Company
** La British American Oil Company ne signe plus de communiqués depuis 1969, mais son ADN pétrolier traverse le siècle jusqu’aux sables bitumineux et aux carnets de commande d’un major américain.
Voir la ficheMoser Baer Energy & Development Limited (MBEDL)
Le nom Moser Baer Energy & Development Limited (MBEDL) renvoie aujourd’hui à la lignée de sociétés du groupe de Ratul Puri, porté sur le marché sous la marque Hindustan Power — développeur indien actif sur la production, le commerce de l’électricité et des filières thermique, hydro, solaire et minière.
Voir la ficheMitsubishi Chemical Holdings
Le groupe né de la fusion chimie–pharma de 2005 affiche une trajectoire « carbone neutre 2050 » et des investissements massifs, tout en restant une machine à matières premières fossiles et à produits à haut risque réglementaire.
Voir la ficheAioliki Panachaikou
Le mont Panachaïko, au-dessus de Patras, résume le paradoxe des EnR en Méditerranée : des turbines vieilles de quinze ans, un repreneur institutionnel anglo-saxon, et un troisième acte — 41,3 MW annoncés au ministère — qui fuse déjà avec une mobilisation citoyenne à trois chiffres.
Voir la ficheLORIS ENR
Boulogne-Billancourt, une vingtaine de salariés, un compte d’exploitation dont le chiffre d’affaires s’inscrit en centaines de millions d’euros : AXIORIS (ex-LORIS ENR) brouille l’idée d’un bureau d’études tourné vers les mégawatts d’énergies renouvelables neufs.
Voir la ficheINDRESMAT
Scale-up hors des radars français mais bien ancrée dans l’outil industriel européen, INDRESMAT vend une promesse claire : faire du polyuréthane biosourcé une brique du renforcement de l’enveloppe (fenêtres, mousses, panneaux) pour mieux traiter rénovations et chauffages.
Voir la fichePerfesco
Spécialiste de l’ingénierie énergétique qui prétend sauver la planète en optimisant l’éclairage, avec un coup de pouce d’EDF pour la crédibilité.
Voir la ficheTeréga
Teréga ne vend pas du rêve: elle fait circuler du gaz, stocke des molécules et encaisse des revenus régulés.
Voir la ficheGodawari Green Energy Limited (GGEL)
À Jaisalmer, une centrale à concentration solaire de 50 MW alimente depuis plus d’une décennie un contrat d’achat long terme — mais une panne majeure sur un générateur Siemens en 2025 et le durcissement du cadre biodiversité sur l’Outarde rajasthanie replacent sous tension la résilience de ce joyau historique de la filière thermodynamique indienne.
Voir la ficheUHASSELT
L’UHasselt n’est pas une « startup climat », c’est une université néerlandophone belge fondée en 1971, basée au Limburg.
Voir la fiche