Su Enerjİ Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
De la rivière Simav aux panneaux de Roumanie, la filiale hydro Su Enerji porte l’étiquette « EnR » du groupe Enda — avec des agrégats industriels qui dépassent largement son actif de 4,6 MWe et des comptes 2024 qui brutaliser le récit lissé des opérations vertes.
À propos de Su Enerjİ Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
1. Modèle économique
Su Enerji Elektrik Üretim A.Ş. est une société turque de génération : détenue à 100 % par Egenda Ege Energy Production Co., elle exploite notamment la HPP Çaygören (4,6 MWe, capacité de production annuelle indiquée à 20 700 MWh, commercialisation depuis juin 2006, ventes sur le marché avec mécanisme de réconciliation « BRR »). Au niveau holding, Enda revendique 189,12 MWe 100 % renouvelables sur 13 installations et équilibre entre trading et livraison aux opérateurs ; le message du président sur le site de Su Enerji agrège ces chiffres groupe : 357 329 MWh produits en 2024 (+2,5 %), 411 492 MWh vendus (intraday et déséquilibres inclus), part ~0,10 % de la production nationale turque. L’introduction en Bourse concerne la cotation d’Enda Enerji Holding (février 2025, prix 17,44 TL l’action selon le récapitulatif boursier Ekonomist) ; les produits d’IPO sont présentés comme entièrement orientés vers de nouveaux investissements, dont un volet solaire en Roumanie évoqué dans la presse économique Ekonomi Gazetesi. Pour le chiffre d’affaires consolidé du holding, les comptes 2024 publiés via la KAP et repris par Rota Borsa font état de 1 229 538 733 TL de ventes sur l’exercice (contre 1 575 132 922 TL en 2023), soit −22 % — signal majeur de dépendance aux prix de marché et aux règles du cadre énergétique turc, dont le volet YEKDEM est rappelé dans les fiches d’halka arz.
2. Impact réel
Le mix installé du groupe est détaillé dans le holding overview (ordre de grandeur 2024 : ~55 % éolien, ~36 % hydro, ~5 % solaire, ~4 % géothermie) ; le même organe corporate annonce +8,94 MWe solaires ajoutés en 2024 — dont le volet Soma — consolidé dans le rapport d’activité Enda. L’impact climat « net » à l’échelle du pays reste modeste en part relative (~0,10 % de la production nationale, message du président). Aucune trajectoire sectorielle PPE3 française ni fiche ADEME n’a été trouvée pour cette entité : la lecture « objectifs européens » n’est pas transposable mécaniquement à un producteur extra‑UE, sauf à suivre ses expositions commerciales ou financières vers l’Union.
3. Innovations / partenariats
Le principal « partenariat » documenté est capitalistique : IPO de Enda Holding sur Borsa İstanbul en février 2025 (processus et prix relayés par Ekonomist), avec affectation annoncée des fonds au pipeline d’actifs, y compris solaire à l’étranger (Ekonomi Gazetesi). Côté durabilité, le groupe met en avant une première participation au CDP en 2024 (communiqué Su Enerji). Selon les éléments disponibles, pas de brevets ou de lab R&D mis en avant sur les pages corporate consultées ; l’ « innovation » est surtout financière et géographique (diversification hors Turquie).
4. Greenwashing / zones grises
Le discours « 100 % EnR » masque une volatilité financière brutale au niveau consolidé : sur 2024, Rota Borsa, citant la KAP, rapporte un résultat net de −710 367 425 TRY après un bénéfice de 92 226 124 TRY en 2023, parallèlement à la baisse de 22 % du chiffre d’affaires — angle mort pour tout récit exclusivement « vert bienfaisant ». La notation CDP « B » en première année (annonce Su Enerji) est honnête mais n’équivaut pas à une maturité maximale de transparence (Scope 3, alignement sectoriel détaillé) au sens où l’attendent désormais les investisseurs européens soumis au CSRD. Enfin, Su Enerji n’est pas citée dans les dossiers hydrauliques récents, mais le sous-secteur HES turc nourrit des contestations d’études d’impact : l’instruction sur le projet Çamlıca à Artvin illustre la pression judiciaire et une expertise sur site fixée au 30 mai 2025 (Sözcü), un risque de durcissement réglementaire et d’opinion qui peut gagner tout portefeuille hydro-dominated au sein d’Enda (~36 % de la capacité installée groupe, vue d’ensemble).
5. Positionnement stratégique
La donne est double : coter pour financer un creusement international (Roumanie, Ekonomi Gazetesi) et tenir un mix éolien-hydro-géothermie déjà opérationnel en Turquie (holding overview). Su Enerji reste le relai institutionnel d’une grappe d’actifs : son site corporate diffuse les KPI groupe plus que le bilan isolé d’un 4,6 MWe fluvial — ce qui commande prudence analytique pour tout classement « pure player » à l’échelle de la filiale seule.
Verdict WattsElse
Le vert du logo tient à un portefeuille EnR réel, mais la performance 2024 du holding rappelle que la transition énergétique turque se négocie autant en lires et en règles de marché qu’en tonnes de CO₂ évitées.
Sources : endaenerji.com.tr · suenerji.com.tr · ekonomist.com.tr · ekonomigazetesi.com · rotaborsa.com · unlumenkul.com · endaenerji.com.tr · endaenerji.com.tr · suenerji.com.tr · sozcu.com.tr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Merck Sharp & Dohme Latvija, SIA
Une filiale lettonne de taille artisanale sous la bannière d’un géant américain : peu d’empreinte industrielle locale, des comptes fiscaux qui sursautent, et l’ombre d’un différend européen sur le nom « Merck » qui rappelle que le capital-réputation se négocie aussi devant les tribunaux.
Voir la ficheEDES S.A.
À Bahía Blanca et dans le périmètre qui capte l’ombre portée du Polo Petroquímico sud, EDES distribue une électricité dont le prix et la physique ne coïncident plus depuis des années avec la facture présentée au client final.
Voir la ficheRingsjö-Energi
Ce que vos bases appellent encore « Ringsjö-Energi », c’est surtout une géographie : Eslöv, Höör et le bassin du Ringsjön, désormais pilotés sous la marque Kraftringen** par une filiale réseaux très rentable — mais prise en étau entre investissements obligatoires, biocombustibles volatils et colère sur la facture.
Voir la ficheICLEI EURO
ICLEI Europe n’est ni un producteur d’électricité ni une start-up climat : c’est le secrétariat européen d’ICLEI – Local Governments for Sustainability, opérant depuis Fribourg-en-Brisgau, au cœur d’un débat brûlant sur la transparence du financement des ONG européennes.
Voir la ficheSwiss Calorie SA
Swiss Calorie SA vend du confort thermique, pas un grand récit industriel.
Voir la ficheRégion Nouvelle-Aquitaine
Première région française du solaire, la Nouvelle-Aquitaine a verrouillé dans ses comptes 2026 une enveloppe conséquente pour la transition — tout en sérrant la vis des investissements hors transports.
Voir la ficheEllomay
Ellomay se vend comme développeur intégré d’activités renouvelables sous plusieurs juridictions, tout en tirant encore une partie essentielle de sa valeur du segment thermique et des arbitrages réglementaires.
Voir la fichePlanta Termoeléctrica de Electro Oriente
Le sujet n’est pas une start-up green : c’est le cœur fossile d’un système électrique isolé sur l’Amazone péruvienne.
Voir la ficheEramet
Minerai de manganèse, nickel indonésien, lithium argentin : Eramet incarne la France des chaînes critiques pour batteries et aciers.
Voir la ficheBKM Budapesti Közművek Nonprofit Zrt.
Une « Stadtwerke » à l’hongroise, fusionnée en 2021 et propriété à 100 % de la capitale : BKM concentre chauffage urbain, propreté, espaces verts et autres services.
Voir la ficheUrbaser
Urbaser ne vend pas du rêve vert, mais des contrats longs, des tonnes traitées et des mégawattheures tirés des déchets.
Voir la ficheHuecha Solar I, S.L.
Une SPV espagnole porte quatre parcs là où le mix fait parler tout le paysage rural : Pedrola, arrière-pays industrielle saragosse, est devenue un chantier où chaque cliché fait place à une traçabilité administrative chirurgicale.
Voir la ficheKolsin Vesivoimantuotanto Oy
Kolsin Vesivoimantuotanto Oy n’est pas une start-up verte : c’est la coque juridique d’un actif historique, la centrale de Kolsi sur la Kokemäenjoki, dans le sud-ouest de la Finlande.
Voir la ficheKorea District Heating
* Monopole de fait sur les quartiers les plus densément peuplés, la Korea District Heating Corporation porte depuis 1985 tout le chauffage collectif là où la Corée étale villas et tours.
Voir la ficheULHN
Le sigle ULHN fait aujourd’hui tilt côté « Réseaux & Distribution ».
Voir la ficheVaalco Energy
Indépendante cotée (NYSE/LSE, ticker EGY), calée sur le pétrole et le gaz, Vaalco a quitté le statut de « one-field story » pour viser 50 000 barils équivalent pétrole par jour d’ici la fin de la décennie — en misant intégralement sur les hydrocarbures, le cash opérationnel et le désendettement, alors que l’horizon climatique et fiscal se durcit en Europe.
Voir la ficheParque Solar Santa Laura SpA
SPV photovoltaïque de 2,99 MWp à Cabildo (Valparaíso), Parque Solar Santa Laura SpA incarne la manière dont Paris capitalise le « vivier » PMGD chilien : actif bâti en 2018, passé sous contrôle du groupe français Reden dès 2019, aujourd’hui pris en tenaille entre tapis de petites centrales et refonte du décret DS 88 qui encadre le prix stabilisé** — le…
Voir la fichePride Petroleum Services Ltd.
Producteur pétrolier canadien depuis 1999, oscillant entre héritage fossile et ambitions modernes, un peu comme un dinosaure avec un smartphone.
Voir la ficheDansk Shell
Sous cette appellation commune se cache avant tout une licence Shell exploitée au Danemark par DCC Energi.
Voir la fichePrimitiva Holdings
* Aucune traçabilité publique ne permet aujourd’hui de dire ce que Primitiva Holdings* produit, finance ou contrôle dans l’énergie.
Voir la ficheConsoneo
Simplifier la paperasse de la rénovation énergétique, pour que vos économies commencent... après avoir rempli les formulaires.
Voir la ficheGrupo San José
Le Grupo San José n’est pas un pure player des renouvelables : c’est un mastodonte de la construction et des concessions qui, en Espagne et au-delà, transforme les aéroports et l’industrie en chantiers photovoltaïques géants.
Voir la fiche