GEOLICA MAGALLON S.L.
* Sociedad limitada espagnole rattachée à l’écosystème General Eólica Aragonesa* (Geolica), Geolica Magallón incarne une production d’électricité propre…
À propos de GEOLICA MAGALLON S.L.
1. Modèle économique
Geolica Magallón S.L. est, selon les bases mercantiles et de presse économique publiques, une entité du secteur des énergies renouvelables, implantée en Aragon — le pays « non précisé » du brief correspond ici à l’Espagne. L’activité s’inscrit dans la chaîne de valeur classique d’un actif éolien : détention / animation d’un véhicule de projet autour d’actifs en exploitation et de flux de facturation d’électricité, au sein d’un groupe qui communique sur un portefeuille de 228 MW opérationnels et 10 MW « en projet immédiat » (site corporate Geolica). En parallèle, le parc Santo Cristo de Magallón est présenté par la marque Geolica comme une installation de 40 MW, 20 éoliennes Vestas V90 et une ligne d’évacuation vers du 220 kV (projet Santo Cristo de Magallón), chiffres cohérents avec une fiche technique spécialisée qui cite toutefois le développeur GEA Magallon II S.L. (The Wind Power) — signal d’éclatement en SPV fréquent dans l’éolien, qu’il convient de ne pas confondre mécaniquement avec la seule raison sociale *Geolica Magallón*.
Sur le plan financier déclaratif, les agrégateurs indiquent un chiffre d’affaires supérieur à 2,5 M€ sur les derniers comptes connus et un récent dépôt en 2024 (fiche Expansión) ; une autre base mentionne un ordre de grandeur 3–6 M€ « estimé » et un effectif déclaré nul en 2025 (profil Empresite). Le 23 mai 2024, le registre officiel enregistre une réduction de capital de 1,36 M€, ramenant le capital souscrit à 680 000 € après une société à 2,04 M€ de capital — soit une compression de deux tiers (publication BORME, reprise commentée par Empresia).
2. Impact réel
L’impact climat « direct » d’un parc de 40 MW est celui d’une production d’électricité bas-carbone en substitution de génération fossile sur le réseau espagnol ; la fiche du parc confirme le statut opérationnel et la technologie (Global Energy Monitor). En l’absence, à ce stade, de bilan GES ou de facteur de charge publié au nom précis de Geolica Magallón S.L., on reste sur un contribution qualitative : électrons renouvelables, effets paysagers et pressions sur la biodiversité à traiter au cas par cas — ce qui est précisément le nerf de la guerre juridique actuelle en Aragon (voir section suivante). Pour le lecteur français, l’éolien terrestre n’est pas « vert » au sens d’une absence totale d’impacts : sa valeur climatique se mesure au décumul d’émissions évité sur le mix — une lecture que les cadres publics européens et français sur l’éolien rappellent régulièrement côté cycle de vie et acceptabilité (fiche thématique ADEME — éolien) ; le parallèle avec les objectifs du PPE français reste indirect : il s’agit ici d’un actif ibérique, pas d’un opérateur soumis au détail du multiannuel tricolore.
3. Innovations / partenariats
Il ne s’agit pas d’un éditeur de technologie : les « innovations » visibles sont industrielles standard (Vestas V90) et organisationnelles (montage en filiale / cluster autour de la marque Geolica). Les bases mercantiles évoquent des liens capitalistiques (p.ex. présence de Collarada Energía S.L. et références historiques à EDP Renováveis dans certains profils) (Empresia) ; sans accès au registre des actionnaires annoté, ces éléments restent des indices de gouvernance, pas une trajectoire de partenariats contractuels documentés ligne à ligne. Aucun marché public européen catalogué « signature Geolica Magallón » n’a été isolé dans la fenêtre de recherche — situation fréquente pour des SPV d’actifs.
4. Greenwashing / zones grises
La « zone grise » la plus datée et vérifiable concerne la structure financière : -66,7 % de capital social en mai 2024 (BORME 30/05/2024), combinée à un recul de rang massivement mentionné par un observatoire de performance d’entreprise (−23 464 places au classement national 2023 selon Economía Digital). Ce n’est pas un « greenwashing » publicitaire, mais un risque de sous-capitalisation apparente ou de recomposition patrimoniale difficile à lire depuis l’extérieur — surtout avec un effectif déclaré à zéro en 2025 (Empresite), typique de la coiffe externalisée mais opaque pour un observateur local.
Côté droit de l’environnement, même si aucune décision identifiée ne cite nommément Geolica Magallón, le climat juridique aragonais se durcit : en avril 2026, la presse régionale relate une annulation de DIA par le TSJA dans un contentieux autour d’un parc éolien, avec enjeu avifaunistique (El Periódico de Aragón). Dans le même environnement territorial, des plaintes devant la Fiscalía Anticorrupción visant des autorisations de grands ensembles éoliens — cas Maestrazgo — alimentent une judiciarisation des autorisations en décembre 2025 (Heraldo de Aragón). Aucun de ces dossiers ne permet, à ce jour, d’attribuer à Geolica Magallón S.L. une accusation spécifique : il s’agit d’un contexte d’incertitude réglementaire pour tout producteur éolien régional.
5. Positionnement stratégique
Le groupe revendique une masse critique régionale (228 MW en service) et un petit pipeline (+10 MW « immédiat ») (Geolica) — positionnement de producteur consolidé plutôt que de start-up technologique. Pour Geolica Magallón S.L. à part entière, l’enjeu stratégique est inversement microscopique : résilience de bilan après réduction de capital 2024 (BORME), lisibilité opérationnelle (effectifs déclarés, liens entre SPV), et capacité à naviguer dans une Aragon où les recours environnementaux gagnent en prédictibilité contraire pour les extensions (El Periódico de Aragón, 2026).
Verdict WattsElse
Un actif au sol, une gouvernance en chiffres rouges : Geolica Magallón illustre l’écart entre production renouvelable réelle et fragilité de l’écorce juridico-financière qui l’enferme — en Aragon, le vent tourne aussi au tribunal.
Sources : geolica.es · geolica.es · thewindpower.net · expansion.com · empresite.eleconomista.es · boe.es · empresia.es · gem.wiki · ademe.fr · ecologie.gouv.fr · empresas.economiadigital.es · elperiodicodearagon.com · heraldo.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Oulun Energia
** Entre réseau de chaleur en forte décarbonation, électrification à la pelle et capex records, Oulun Energia incarne la transition « nordique » à marche forcée.
Voir la ficheAlkor Alüminyum
Alkor Alüminyum n’est pas une start-up de la « deeptech », c’est une usine : profilés, presses, stocks, export.
Voir la ficheSkala Fabrikk AS
Maître norvégien de l’acier inoxydable pour l'agroalimentaire, à la fois classique et un brin greenwashing bien ficelé.
Voir la ficheCapgemini (Netherlands)
** La filiale néerlandaise du géant du conseil en technologies aligne sa vitrine climat sur le groupe — électricité 100 % renouvelable, trajectoire SBTi — mais son empreinte locale se joue surtout sur la route et dans les avions.
Voir la ficheKenolKobil
Le nom KenolKobil a quasiment disparu des pylônes : sous Rubis Energy Kenya**, le distributeur rêve de stations « plus vertes », mais le compteur de litres dit autre chose.
Voir la ficheCentral Negros Electric Cooperative
Pendant près de cinquante ans, elle a distribué le courant sur Negros Occidental ; en juillet 2024, elle a disparu juridiquement au profit de Negros Power.
Voir la ficheVALORITZACIONS AGRORAMADERES LES GARRIGUES S.L.
Avec VALORITZACIONS AGRORAMADERES LES GARRIGUES S.L.
Voir la ficheGR Palma
On cherche une raison sociale nette ; on trouve surtout du bruit de fond — homonymes, grues, groupes multisectoriels sans cœur EnR — et, au centre, Palma, où le photovoltaïque grimpe vite mais où le gaz domine encore le bilan électrique.
Voir la ficheHydro-Congo
Monopole d’État, raffineries, stations-service : pendant près de trente ans, Hydro-Congo a incarné la prise de contrôle politique sur l’aval pétrolier à Brazzaville.
Voir la ficheEnerkey SpA
Après vérification croisée des sources publiques accessibles, aucune entité ne se dégage clairement sous la dénomination exacte « Enerkey SpA » avec une activité pétrole et gaz attestée : la fiche s’inscrit donc en identité ambiguë et doit impérativement être lue comme un avertissement anti-confusion, pas comme un portrait d’entreprise chiffré.
Voir la ficheCompagnie Thermique Savannah
Une cogénération industrielle dont l’économie carbure encore au charbon en dehors de la coupe sucrière, tout en servant de dossier stratégique pour la transition biomasse de l’île.
Voir la ficheSA Water
** Régie publique de l’eau en Australie-Méridionale, SA Water a bâti l’un des plus grands programmes d’autoconsommation solaire du secteur de l’eau : 154 MW, 242 GWh par an, batteries.
Voir la ficheRHEINISCHE FRIEDRICH-WILHELMS-UNIVERSITAT BONN
Une université allemande où l’« excellence » passe aussi par une image climat forte : électricité d’approvisionnement entièrement « verte » depuis cinq ans, pilotage énergétique à grande échelle, et classement QS environnement qui flirte avec le podium national.
Voir la ficheEBCO ENERGIA
Les photovoltaïques et le BESS poussent le déploiement en Valparaíso ; au sud, un mammouth éolien de 252 MW reste coincé quatre ans dans le SEA entre permisología, prix figés et désaccords avec des communautés mapuches — le rêvé « renouvelable pur » cogne le réel du territoire.
Voir la ficheKalmar Energi
Sur la côte sud-est de la Suède, Kalmar Energi incarne l’utilité locale à facettes : chaleur, courant, fibre, services.
Voir la ficheMinistry of Economic Affairs
Taïwan pilote une île industrielle sous tension énergétique.
Voir la ficheStadtwerke Brandenburg an der Havel GmbH
À Brandebourg-sur-Havel (Brandebourg, Allemagne), les Stadtwerke Brandenburg an der Havel, commercialisées sous StWB, incarne le Stadtwerk typique : même si le classement « Pétrole & Gaz » vise avant tout les réseaux et le commerce de gaz naturel, l’entreprise est un multi-service urbain qui tire aussi en partie ses revenus de l’électricité, de la chaleur…
Voir la ficheChambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie (AHK Frankreich)
Le couple Paris–Berlin ne se conjugue pas qu’aux sommets : il passe aussi par une porte d’entreprise à plusieurs centaines de mètres de la Seine.
Voir la ficheCovap
Le groupe franchit pour la deuxième année d’affilée le milliard d’euros de chiffre d’affaires tout en densifiant biogaz, biomasse et solaire autour de Pozoblanco.
Voir la ficheNational Refinery
La National Refinery Limited (NRL) n’est ni un pari boursier de court terme ni un slogan de transition : c’est l’un des piliers pétroliers installés en zone industrielle côtière de Karachi, au sein du groupe pétrolier Attock.
Voir la ficheAlmaty Power Stations
On vous demande d’y voir des « énergies renouvelables » : en réalité, l’opérateur historique des centrales d’Almaty, qui porte parfois l’anglais Almaty Power Stations, est d’abord un géant du couple électricité–chaleur, aujourd’hui pris en étau entre hydroélectricité (ailleurs classée EnR), thermique charbonnière historique et verrouillages gaziers financés…
Voir la fiche