NAZKA
Nazka ne produit ni watts ni tonnes de CO₂ : elle assemble la donnée pour ceux qui en décident.
À propos de NAZKA
1. Modèle économique
Le cœur de l’activité est le développement sur mesure d’applications cartographiques et d’outils web pour rendre parlantes des couches de données complexes — climat, mobilité, environnement (site officiel). Les références publiques mêlent clients institutionnels, projets européens et partenariats sectoriels ; le détail du chiffre d’affaires n’est pas communiqué dans les extraits bilan les plus cités : la fiche Companyweb retient en revanche une marge brute de 508 960 € en 2024 (+43 % sur un an) et un effectif de 6,8 équivalents temps plein (contre 6,4 en 2023). Le résultat net 2024 affiche un retour à l’équilibre symbolique : 1 955 € de bénéfice, après une perte de 112 916 € en 2023 (fiche Companyweb). Les capitaux propres s’établissent à 55 910 € au 31/12/2024, en recul d’environ 19 % sur douze mois (fiche Companyweb). En clair : une TPE dont la solidité comptable reste étroite, tout en engrangeant une marge brute en nette progression.
2. Impact réel
L’impact climat direct de Nazka — émissions propres, mix énergétique d’exploitation, objectifs carbone publiés — n’a pas été trouvé dans les pages consultées du site corporate ; rien non plus de type « % d’EnR » ou « tonnes de CO₂ évitées » attribuables à l’entreprise elle-même. En revanche, son effet d’appoint sur la décision est documenté par le type de livrables : cartographier le gisement éolien à l’échelle mondiale avec des partenaires comme la Banque mondiale et le DTU (annonce SDG Maps), outiller la résilience des villes au stress thermique (Climate Ready Barcelona), ou modéliser l’énergie des eaux de surface pour l’aquathermie en Colombie avec Extraqt (réalisation Extraqt). Ces chantiers s’inscrivent dans la logique de la planification énergétique et de l’adaptation — domaines où la France et l’UE fixent des trajectoires exigeantes (PPE, adaptation au changement climatique), mais sans permettre de rattacher à Nazka un quota chiffré d’émissions évitées : l’effet dépend des politiques publiques et des investisseurs qui utilisent ses cartes.
3. Innovations / partenariats
Nazka s’inscrit dans plusieurs consortiums Horizon Europe / Horizon 2020. Le projet BUILDSPACE (2023–2026) porte un coût total d’environ 2,97 M€, dont 2,63 M€ de contribution de l’UE, et vise des services spatiaux pour bâtiments efficaces et villes résilientes (fiche EUSPA) ; la fiche CORDIS reprend le même ordre de grandeur (projet CORDIS BUILDSPACE). Nazka met en avant un service d’analyse d’inondation urbaine dans ce cadre (réalisation BUILDSPACE). WIMBY (Wind In My BackYard) rassemble 15 partenaires jusqu’en 2025 autour de l’acceptabilité de l’éolien (projet CORDIS WIMBY). Côté produits antérieurs, la plateforme WindSider est présentée comme issue d’un financement Horizon 2020 (subvention 878788) pour des données éoliennes haute résolution (WindSider). En 2024, un accord avec MapTiler formalise l’intégration de fonds vectoriels performants (communiqué MapTiler). Début 2025, Nazka annonce la finalisation des versions bêta des applications liées à WIMBY et BUILDSPACE, en s’appuyant sur l’IA et les données satellitaires dans la continuité de la couverture Copernicus (actualité « modern maps »). Aucune levée de fonds récente n’a été identifiée dans cette veille.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque de greenwashing classique — promesse climat non étayée — n’est pas documenté par une enquête presse ou une décision d’autorité à ce stade ; en revanche, la structure économique pose une tension claire pour un discours à vocation « transition » : avec 55 910 € de capitaux propres et un bénéfice net quasi nul après une année 2023 très déficitaire, la marge de manœuvre interne demeure mince (fiche Companyweb). Dans le même temps, la diffusion des innovations passe massivement par des subventions européennes à budget millionnaire (BUILDSPACE, WIMBY, antérieurement WindSider) (fiche EUSPA, CORDIS WIMBY) : la persistance du modèle une fois les appels fermés n’est pas garantie. Avec 6,8 ETP, la capacité à tenir simultanément la production, le support et la gouvernance de consortiums reste un point de fragilité opérationnelle objectif, pas une opinion. Aucune analyse ADEME, article Connaissance des Énergies ou synthèse PPE3 centrée sur Nazka n’a été repérée dans cette recherche : l’entreprise reste sous le radar des grands dispositifs de communication nationaux français.
5. Positionnement stratégique
Nazka se positionne comme intermédiaire de confiance entre données brutes (satellite, modèles, jeux ouverts) et interfaces compréhensibles pour citoyens et décideurs — ligne directe avec les enjeux d’acceptabilité de l’éolien et de résilience urbaine. Le Global Wind Atlas et les partenariats à vocation climat renforcent la visibilité au-delà de la Belgique (annonce SDG Maps). Le signal récent le plus lisible reste technologique et communautaire (bêtas EU, Couche MapTiler, messages sur l’IA appliquée au SIG) plutôt que financier (actualité « modern maps »). Dans un marché européen des géodonnées où les géants cloud et les éditeurs de cartes accélèrent, Nazka mise sur la niche « impact » et les cadres projet plutôt que sur la volumétrie commerciale classique.
Verdict WattsElse
Nazka excelle là où la transition énergétique se joue dans la lecture collective des territoires — mais son moteur reste européen et subventionné, et son bilan tient encore sur une capitalisation de poche. Tant que les cartes ne se paient pas toutes seules après les accords Horizon, cette TPE aura l’élégance technique en plus du compte courant.
Sources : nazka.be · nazka.be · companyweb.be · nazka.be · nazka.be · nazka.be · euspa.europa.eu · cordis.europa.eu · nazka.be · cordis.europa.eu · nazka.be · nazka.be · nazka.be
Données clés
- Fondée
- 2012
Identifiants publics
- Wikidata
- Q122928687
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Se San Hydropower Development Company
Une filiale d’Etat peut être « 100 % hydro-solaire » et néanmoins tenir tout le jeu du réseau : production bas-carbone maximale, déficit colossal dans les comptes du groupe, hydrologie chauffée par le climat.
Voir la ficheBM Holding Enerji Grubu
Derrière le nom « BM Holding Enerji Grubu », il s’agit bien du bras énergétique du groupe turc BM Holding, ancré dans l’exploration et la production géothermiques — pas d’homonyme pertinent hors Turquie dans ce créneau.
Voir la ficheEgyptian General Petroleum Corporation
** Société nationale placée sous la tutelle du ministère du Pétrole, l’Egyptian General Petroleum Corporation pilote une filière immense — permis, production, raffinage, produits — alors que la courbe du gaz égyptien s’effondre et que l’État joue la carte du remboursement d’arriérés pour ne pas perdre ses partenaires internationaux.
Voir la ficheEDP LABELEC
EDP Labelec n’est ni une startup ni une filière marketing : filiale historique implantée au Portugal, elle vend de l’expertise d’ingénierie et des essais industriels sous accréditation, au service d’un géant européen en pleine mue vers les renouvelables…
Voir la ficheKRALUPOL
** Fille du crayon et du holding KOH-I-NOOR, Kralupol incarne le couple « sécurité énergétique » / « carburant abordable » que le marché tchèque du GPL sait vendre aux ménages, au transport et à l’industrie.
Voir la ficheFVE Jevišovka
FVE Jevišovka n’est ni une startup ni une vitrine techno : depuis 2009, c’est avant tout une coquille juridique tchèque qui tient ouvert une tranche précise du mix solaire nationale.
Voir la ficheFINNISH ENVIRONMENT INSTITUTE
Suomen ympäristökeskus — l’Institut finlandais de l’environnement, connu sous le sigle Syke — incarne le bras long de l’État sur l’eau, le climat et la biodiversité : ce n’est pas un producteur d’électricité renouvelable, mais un pilier invisible des arbitrages qui façonnent éolien, bioéconomie et neutralité carbone.
Voir la ficheHernádvíz Kft.
Une société hongroise exploite l’un des grands ouvrages hydrauliques historiques du nord-est du pays…
Voir la fichePirttiselkä Tuulipuisto Oy
Douze ans après sa mise en ligne sur la bande côtière nord de la Finlande, ce petit parc éolien incarne la deuxième vie des actifs matures : vendu par un fonds basé à Zurich, il entre dans la mécanique nordique des plateformes intégrant production renouvelable et stockage.
Voir la ficheBritish American Oil Company
** La British American Oil Company ne signe plus de communiqués depuis 1969, mais son ADN pétrolier traverse le siècle jusqu’aux sables bitumineux et aux carnets de commande d’un major américain.
Voir la ficheTEAL Mobility
Coentreprise lancée en 2024 par deux poids lourds de l’énergie, TEAL Mobility incarne l’enjeu brut du fret décarboné : verrouiller les corridors avant le camion, tout en sachant que l’infrastructure, le crédit et l’argent public avancent en premier.
Voir la ficheRoslags Energi
Roslagsenergi se présente comme un opérateur suédois des solutions « vertes » du nord d’Uppland : biomasse locale, plaquettes et énergies renouvelables au service du chauffage et de la production locale d’électricité.
Voir la ficheSapphire Electric Company Limited
Producteur indépendant pakistanais accroché au RLNG et aux paiements publics, Sapphire Electric incarne la friction entre sécurité d’approvisionnement et facture de la transition.
Voir la ficheGmt Pvt ltd
Le libellé « Gmt Pvt ltd », sans pays, se heurte à un piège d’homonymie : *on ne parle pas ici de GMT Mining and Power Private Limited (Inde, filière minière/énergie fossile, société distincte et sans lien opérationnel avéré avec le biométhane).
Voir la ficheHEXANA
Hexana est la start-up française issue du CEA qui veut industrialiser un SMR à neutrons rapides refroidis au sodium, combiné au stockage thermique, avant la fin de cette décennie.
Voir la ficheIPI Packers
Créée dans l’Ouest australien, IPI Packers incarne une équipe d’équipementiers sous-traitants pour les prestataires de services : pas de barils à leur nom, mais les joints techniques sans lesquels ni forage ni abandonment ne tiennent la route.
Voir la ficheShanxi Xingneng Power Generation Co Ltd
Le charbonnier ne disparaît pas du paysage chinois : pour une partie du Grand Taiyuan, il se chauffe littéralement sur la vapeur qui sort de cette machine de 3 120 MW pilotée depuis la vallée houillère du Shanxi.
Voir la ficheJiangsu Xinhai Power Generation Co Ltd
Du benchmark national au port de la mer Jaune, la filiale de Jiangsu Guoxin affiche une productivité thermique au garde-à-vous.
Voir la ficheQ Energy France
Producteur d’énergie renouvelable qui joue à l’équilibriste entre soleil, vent et hydrogène, sans jamais tomber... en tout cas, on espère.
Voir la ficheHIDISA
** Trois barrages, 388 MW, un cinquième du mix électrique provincial qui passe par ce couloir : HIDISA incarne l’hydro argentin de plateau — et le piège politique d’un actif vert cantonné à des tarifs hérités alors que le marché wholesale se réforme.
Voir la ficheGL Africa Energy
Production indépendante (IPP), pilotée depuis Nairobi sous l’égide britannique de GL Africa Energy, filiale du Janus Continental Group : tel est le tableau cohérent avec le cache WattsMonde « Autres énergies » (mix thermique / gaz projeté / solaire), sans homonymie sectorielle perturbante identifiable.
Voir la ficheIin Energia
Iin Energia, filiale à 100 % de la municipalité d’Ii, joue sur deux tableaux : vendeur d’électricité « verte » certifiée et opérateur de réseau de distribution — le cocktail classique d’une utility locale nordique, mais poussé jusqu’à un résultat 2023 exceptionnel…
Voir la ficheUBE
Le groupe japonais UBE Corporation incarne une transition industrielle brutale : il parie l’avenir sur la chimie de spécialité pour batteries et sur des briques « gaz nettoyé », tout en retirant des actifs qu’on ne sait plus déf endre face au carbone et à la concurrence.
Voir la fichePetro Rabigh
Petro Rabigh ne raconte pas une transition: il raconte d’abord un sauvetage.
Voir la fiche