GEPIC Jinchang Power Station
Sous l’étiquette GEPIC Jinchang, on décroche une centrale : pas une startup ni une PME, mais un actif charbon cogénération dans le Gansu, porté par l’investisseur public que l’on résume trop souvent en « GEPIC ».
À propos de GEPIC Jinchang Power Station
1. Modèle économique
La Jinchang power station (金昌热电厂) est une centrale charbon d’au moins 660 MW (2 × 330 MW), classée CHPl (chaleur + électricité), à Hexipu, Yongchang, dans la ville-préfecture de Jinchang, province du Gansu (fiche centrale). Le site est désigné côté mandarin comme 甘肃电投金昌发电公司 (filiale de Gansu Electric Power Investment, souvent abrégée GEPIC en anglais), avec une structure capitalistique GEPIC 75 % / China Datang 25 % selon la même source — distinction utile pour ne pas confondre l’actif avec tout autre « Jinchang » homonyme.
Les revenus de la centrale ne sont pas isolés dans les états financiers publics consultables depuis l’Europe ; en revanche, la cote Shenzhen 000791 de GEPIC Energy Development donne le tempo du groupe coté : 9,065 milliards de CNY de chiffre d’affaires en 2025 (+4,26 %) et 2,051 milliards de CNY de bénéfice net (+24,77 %), avec un EPS à 0,63 CNY contre 0,53 l’année précédente (dépêche résultats 2025). Le bouclier commercial, c’est la vente d’électricité à des tarifs régulés, le soutien réseau lors des intempéries d’éolien et de solaire, et, pour ce site, la facturation de la chaleur : 8 millions de m² de surface chauffée dans la zone économique de Jinchang (intrants techniques et chauffage).
2. Impact réel
L’impact climat direct est celui d’une grosse source bas-carbone au sens chimique — le charbon : émissions CO₂ liées à la combustion, plus polluants atmosphériques et empreinte eau propres au refroidissement et aux boucles industrielles. À l’échelle de la ville, le discours public met en avant un mix local où le « New Energy » représenterait 54,73 % de la production au 19 août 2024 (China Daily), dans un contexte chinois où la construction de nouvelles unités charbon continue de heurter les objectifs climatiques globaux (synthèse AFP via Connaissance des Énergies). Rien à voir avec la PPE3 française : la lecture utile, ici, est comparative — entre trajectoire européenne et verrouillage technologique chinois —, pas normative.
3. Innovations / partenariats
Le « deal » matériel reste industriel : co-investissement avec China Datang sur les tranches 330 MW (gouvernance du projet) ; montée en puissance EnR à proximité, avec des parcs photovoltaïques de très grande taille dont certains profils sectoriels attribuent l’exploitation à l’écosystème GEPIC aux abords de Jinchang (fiche parc Jintai 200 MW). Côté marché de l’électricité « verte », des opérations de green power trading à l’échelle locale — 888 800 kWh échangés pour six entreprises en avril 2026 (communiqué State Grid Jinchang) — traduisent une instrumentation comptable du bas-carbone, distincte du stock d’actifs thermiques.
4. Greenwashing / zones grises
La tension n’est pas méditative : elle est chiffrée. Un projet séparé, Jinchang Tengger, vise 2 × 1 000 MW ultra-supercritiques, présenté comme soutien à la base EnR du désert de Tengger (fiche projet Tengger) : soit 2 GW de charbon additionnel dans le même paysage énergétique qu’une centrale de 660 MW déjà en service (fiche centrale historique). Parallèlement, le groupe GEPIC a obtenu l’approbation régulate pour monter à 66 % dans Changle Thermal Power pour environ 7,6 milliards de CNY (ordre de grandeur 1 milliard de dollars) en 2024 (Yicai Global) : consolidation explicite du thermique. Du côté finance carbone, une exposition charbon importante au sein du groupe est documentée par le suivi NGO, avec des financements bancaires listés (dont CCB et ICBC, 55 millions USD chacun en 2024 selon cette base) (fiche groupe GEPIC). Enfin, l’historique environnemental du site inclut une sanction provinciale pour installation insuffisante de traitement des eaux usées et rejet dans un bassin non conforme après mise en service (même fiche GEM) — utile pour ancrer le propos hors rhétorique « vert ».
5. Positionnement stratégique
La stratégie publique à Jinchang mêle objectif de base EnR autour de 10 GW (China Daily) et rôle réseau de pic pour absorber l’intermittence — logique nationale désormais familière aux observateurs du paradoxe charbon–EnR (analyse Connaissance des Énergies). Pour la filiale cotée, les résultats 2025 publiés en mars 2026 montrent une rentabilité en net rebond (dépêche résultats 2025), ce qui renforce, froidement, l’allocation de capital vers le thermique là où la régulation l’autorise.
Verdict WattsElse
GEPIC Jinchang n’est pas une « success story » interchangeable : c’est un point d’ancrage fossile au cœur d’une vitrine EnR, avec, sur la même grille, la promesse de gigawatts supplémentaires justifiés par la météo du vent et du soleil — la politique énergétique en version contrappunto : la mélodie verte tient la une, le soufflet thermique tient la mesure.
Sources : gem.wiki · moomoo.com · global.chinadaily.com.cn · connaissancedesenergies.org · power-technology.com · en.prnasia.com · gem.wiki · yicaiglobal.com · stillbankingoncoal.org · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Madosa Tekstil A.Ş.
Ce n’est pas un producteur d’EnR : Madosa Tekstil A.Ş.
Voir la ficheDaio Paper Company
Le libellé « Pétrole & Gaz » fait ici figure de mal-étiquetage : l’entité documentée est Daio Paper Corporation (大王製紙), groupe japonais du papier, du carton et de l’hygiène, pas un opérateur pétrolier classique.
Voir la ficheWindpol
Le nom promet le vent et la politique énergétique ; les bases ouvertes, elles, vous renvoient tantôt vers une revue de botanique de 1956, tantôt vers un importateur de fenêtres en Irlande.
Voir la ficheEOLICA DEL MONCAYO S.L.U.
Mini-structure juridique alcobendienne dans la chaîne Forestalia, Eólica del Moncayo S.L.U.
Voir la ficheWSK Rzeszów
À Rzeszów, le nom WSK Rzeszów renvoie surtout à une lignée industrielle née en 1937 — usine historique devenu pilier européen des composants de turbomachines, désormais sous la marque Pratt & Whitney Rzeszów — alors que la connexion au réseau électrique passe par une autre société, la fonderie Zakład Metalurgiczny « WSK Rzeszów » : deux registres juridiques…
Voir la ficheEurus Misaki Solar Park
Ce n’est pas une start-up affichant une courbe de levée : c’est une centrale au sol de 10 MW qui tourne depuis novembre 2013 dans la préfecture d’Osaka, au Japon.
Voir la ficheChina Huadian Ningxia Lingwu Electric POWER Co Ltd
À Lingwu, dans le Ningxia, une filiale historique de Huadian assure encore une masse critique de charbon et de chaleur urbaine — tandis que, à quelques kilomètres de là, un autre géant public exploite déjà plusieurs gigawatts de photovoltaïque sur terrains d’affaissement minier.
Voir la ficheViesgo Distribución
Viesgo Distribución incarne au quotidien l’architecture invisible du chantier européen : des milliers de kilomètres de câbles, des centaines de milliers de compteurs, et une ligne de front avec le régulateur dès que le réseau devient goulot pour le stockage ou les fonds de relance.
Voir la fichePetrosalam
Petrosalam n’est pas un « petit pétrolier anonyme » : c’est une coentreprise égyptienne ancée dans la sphère EGPC, donc dans la logique de revenus de l’État et des cycles brutalement sensibles au prix du baril.
Voir la ficheTürkiye Elektrik İletim A.Ş.
Sous ses sigles officiels (Türkiye Elektrik İletim A.Ş.), elle est bien la gestionnaire monopoly du réseau de transport d’électricité en République de Türkiye : pas une homonymie occidentale, pas un acteur distribué, mais le socle physique reliant centrales et consommation depuis Ankara.
Voir la ficheNorthland Power
Producteur canadien global, Northland Power enchaîne records de production en mer du Nord et chantiers XXL en Europe et à Taïwan, tout en encaissant la facture d’un marché électrique qui se durcit et d’accidents majeurs sur Hai Long.
Voir la ficheHuaibei Coal Mining (Group) Co Ltd
Le géant anhuiiste vient de subir une décote brutale sur ses marges alors même qu’il cimente son pivot « mine + centrale ».
Voir la ficheSISTEMAS ENERGÉTICOS ALTO DO SEIXAL, S.A.U.
Derrière une dénomination technique à consonance espagnole se cache un actif éolien historique de 30 MW à Lugo, sorti de terre sous la bannière Gamesa Energía selon le BOE.
Voir la ficheBaywind Energy Co-operative
À Ulverston, dans le Lancashire anglais, elle s’appelle encore « Baywind » mais le souvenir des pales fait office de pedigree plus que de moteur.
Voir la ficheMARINE SOUTH EAST LIMITED
Elle fait à peine mouche sur les registres : garantie sans capital action, jargon de projet public et site « MSE International ».
Voir la ficheISINNOVA
L’entreprise que pointe WattElse (Brescia, fondée en 2014, secteur Autres énergies) n’est pas un bloc unique : elle se lit comme un couple Rome / Brescia — coopérative de recherche très branchée européenne d’un côté, Sarl industrielle très petite de l’autre — avec un chantier médical/industriel qui alimente autant la notoriété que la transition gaz.
Voir la ficheIran-Japan petrochemical
C’est l’histoire d’un partenariat nippon-iranien n dans les années 1970, aujourd’hui rattrapé par la fiche d’usine d’une superpuissance pétrochimique.
Voir la ficheVALDELAGUA WIND POWER, SL
Ce n’est pas une « startup climat » qui tape dans les métaux rares : c’est une coquille juridique madrilène, Valdelagua Wind Power, SL, qui transforme un site photovoltaïque existant en plateforme hybride et tire les fils du géant Titán.
Voir la ficheFVE 12
Le silence des petites sociétés « FVE » tchèques n’est pas anodin : derrière l’acronyme (fotovoltaická elektrárna) se cache souvent une SPV au bilan étroit et au destin dicté par la fusion-absorption.
Voir la ficheCapgemini (Italy)
Filiale du groupe français Capgemini, l’entité italienne vend conseil, ingénierie et « Intelligent Industry » à une industrie sous pression carbone.
Voir la ficheSui Southern Gas Company
Le sud du Pakistan dépend d’un distributeur public dont les comptes oscillent entre redressement technique et impasse financière.
Voir la fichePJSC "TGC-2"
Le producteur combiné russophile fait la navette entre comptes en convalescence, plan de désendettement auprès de Gazprom et turbulences d’actionnariat.
Voir la ficheCông ty cổ phần Đức Thành Mũi Né
La société Công ty cổ phần Đức Thành Mũi Né incarne la première vague du solaire vietnamien : une centrale de 40 MWp inaugurée à la précipitation du boom FIT, puis coincée entre contrats de long terme et retards de paiement massifs de l’acheteur public.
Voir la fiche7 PARTNERS GROUPE EPSA
La partie « Energy » de l’historique 7Partners ne vend plus une étiquette isolée : depuis février 2026, elle s’affiche sous la bannière commune EPSA Energy, aux côtés d’Enoptea et d’Energiency.
Voir la fiche