GREEN NAVY
Green Navy vend un rêve propre — un catamaran à piles à combustible pour désenclaver les liaisons côtières — mais le fils du conte est une PME accrochée aux subventions et à une maison-mère aérienne secouée par des procédures.
À propos de GREEN NAVY
1. Modèle économique
Green Navy se positionne comme concepteur-promoteur de navires passagers « zéro émission locale » au gaz hydrogène, avec un premier prototype PROMETEO destiné au transport de passagers (liaisons inter-îles, urbaines ou touristiques), puis à des formules d’affrètement coque nue ou de vente aux armateurs et collectivités (Mer et Marine). L’entreprise comptait 10 salariés fin 2025 ; son chiffre d’affaires n’est pas rendu public dans la presse spécialisée (accord SECO Marine). Le financeur public majeur identifié est la Région Bretagne, avec 1,5 million d’euros annoncés début 2025 pour débloquer la suite industrielle (soutien régional), relayé dans la presse maritime française (Mer et Marine). La direction évoque aussi réinvestissement du groupe Vallair et cofinancements bancaires pour boucler le cycle (Mer et Marine). Aucun contrat d’exploitation commerciale chiffré n’est public à ce stade au-delà des « nombreux contacts » cités par l’entreprise auprès des collectivités (Mer et Marine).
2. Impact réel
À la navigation, l’architecture vise des émissions locales de CO₂ nulles en mode pile : deux piles à combustible EODev REXH2 (2 × 70 kW, technologie PEM Toyota, certifiées Bureau Veritas), un parc batteries tampon de 16 × 42 kWh, deux moteurs électriques de 130 kW (Mer et Marine) ; le promoteur vise jusqu’à 200 passagers sur 24 m de long (Power Progress). Pour l’autonomie, la littérature spécialisée cite environ 160 milles à 8,3 nœuds en configuration « zero emission » (Multihulls World). L’impact climat global dépend pourtant du mix de production de l’hydrogène (renouvelable ou non) et de la chaîne d’avitaillement : des ordres de grandeur d’émissions évitées comparés aux ferrys diesel ne sont pas publiés par l’entreprise dans les sources consultées. Le positionnement s’inscrit dans la logique française et européenne de décarbonation du transport maritime courte distance, esquissée dans les trajectoires énergé-climat (cadre PPE / objectifs Fit for 55), sans que Green Navy soit à ce jour citée dans des rapports ADEME ou Connaissance des Énergies repérés dans cette veille.
3. Innovations / partenariats
Le verrou réglementaire est traité comme un produit : lancement du niveau 2 d’Approval in Principle (AiP) avec Bureau Veritas, avec une échéance annoncée en juin 2026 pour clôturer cette phase avant commande des équipements hydrogène (Power Progress). Sur le chantier, la coque aluminium est pensée avec des éco-responsabilités de matériau mis en avant par la communication du groupe mère sur le recyclage des flottes aériennes (argumentaire « circular economy ») — lecture à faire tourner avec le cœur de cible « naval ». Côté industriels, un accord exclusif de long terme avec SECO Marine (intégration des systèmes jusqu’à 30 m) vise à industrialiser l’ingénierie et la mise en service (Journal des Entreprises) ; les partenaires chantier Merré, CIB Brest et G-Sea Design structurent la construction (Mer et Marine). Calendrier : essais en mer visés début 2026 à Brest, exploitation commerciale désormais évoquée en 2027 dans la presse économique contre une « saison 2026 » plus tôt annoncée côté maritime (Journal des Entreprises ; Mer et Marine).
4. Greenwashing / zones grises
La dépendance au public n’est pas un détail d’impôt : 1,5 M€ de Région Bretagne en 2025 arrivent après des retards « notamment liés à des questions de financement » qui ont failli rayer la suite du chantier (Mer et Marine) — tension datée et chiffrée, pas une généralité. En aval, la maison-mère Vallair Group SA (Luxembourg) apparaît dans les publications de gref avec un jugement de réorganisation judiciaire et prorogation de délais de paiement (dossier société) : gouvernance et signal de contreparties pour une filiale qui vit d’aval bancaire promis. Au plan discours, l’aviation commerciale mature (leasing, MRO) demeure le socle du groupe Vallair (témoignage direction MRO 2025) — risque de collision d’image entre « Green Navy » et un groupe dont le cœur d’activité reste les narrowbody kérosène, même si la légitimité technique du démonstrateur naval est indépendante de cette narration.
*(Correction : Vallair URL might be typo - user had mro-management-2025-review-2026-outlook - I used wrong URL in last paragraph - check: vallair.aero/news/mro-management-2025-review-2026-outlook-circular-economy-in-modern-aircraft-retirement)*
Also for judicial reorganisation - North Data page links to "Judgement - Judicial reorganisation" - good.
Fix typo in Vallair link in section 4.
Also fix: I accidentally used wrong vallair URL in section 4 - `2025-review-2025-outlook` should be `2025-review-2026-outlook`
Correction d’un lien Vallair erroné et retrait du renvoi ambigu au « 95 % » aéronautique pour la coque navale.
Hydrogène en Bretagne, trésorerie en tempête
Green Navy vend un rêve propre — un catamaran à piles à combustible pour désenclaver les liaisons côtières — mais le fils du conte est une PME accrochée aux subventions et à une maison-mère aérienne secouée par des procédures. Le calendrier glisse, la technique avance : c’est précisément ce décalage qui fait l’histoire.
1. Modèle économique
Green Navy se positionne comme concepteur-promoteur de navires passagers « zéro émission locale » au gaz hydrogène, avec un premier prototype PROMETEO destiné au transport de passagers (liaisons inter-îles, urbaines ou touristiques), puis à des formules d’affrètement coque nue ou de vente aux armateurs et collectivités (Mer et Marine). L’entreprise comptait 10 salariés fin 2025 ; son chiffre d’affaires n’est pas rendu public dans la presse spécialisée (accord SECO Marine). Le financeur public majeur identifié est la Région Bretagne, avec 1,5 million d’euros annoncés début 2025 pour débloquer la suite industrielle (Hydrogen Monitor), en cohérence avec les relais francophones (Mer et Marine). La direction évoque aussi réinvestissement du groupe Vallair et cofinancements bancaires pour boucler le cycle (Mer et Marine). Aucun contrat d’exploitation commerciale chiffré n’est public à ce stade au-delà des « nombreux contacts » cités auprès des collectivités (Mer et Marine).
2. Impact réel
À la navigation, l’architecture vise des émissions locales de CO₂ nulles en mode pile : deux piles à combustible EODev REXH2 (2 × 70 kW, technologie PEM Toyota, certifiées Bureau Veritas), un parc batteries tampon de 16 × 42 kWh, deux moteurs électriques de 130 kW (Mer et Marine) ; le promoteur vise jusqu’à 200 passagers sur 24 m de long (Power Progress). Pour l’autonomie, la presse spécialisée cite environ 160 milles à 8,3 nœuds en configuration « zero emission » (Multihulls World). L’impact climat global dépend pourtant du mix de production de l’hydrogène et de la logistique d’avitaillement ; des bilans d’émissions évitées comparés à un ferry diesel ne figurent pas dans les sources consultées. Le positionnement rhyme avec la décarbonation du transport maritime de courte distance dans les trajectoires UE (Fit for 55) et la planification énergétique nationale, sans qu’une fiche ADEME ou un article Connaissance des Énergies dédié à Green Navy ait été repéré dans cette passe.
3. Innovations / partenariats
Le verrou réglementaire est traité comme un produit : Approval in Principle (AiP) niveau 2 avec Bureau Veritas, avec une échéance annoncée en juin 2026 avant la commande des équipements hydrogène (Power Progress). Industriellement, un accord exclusif de long terme avec SECO Marine (intégration des systèmes jusqu’à 30 m) vise à industrialiser ingénierie, installation et maintenance (Journal des Entreprises) ; Merré, CIB Brest et G-Sea Design portent la réalisation de coque et structures (Mer et Marine). Calendrier : essais en mer visés début 2026 à Brest, alors que l’exploitation commerciale est reportée à 2027 dans la presse économique (Mer et Marine ; Journal des Entreprises).
4. Greenwashing / zones grises
La dépendance au public n’est pas un détail : 1,5 M€ versés par la Région Bretagne en 2025 arrivent après des retards « notamment liés à des questions de financement » ayant menacé la poursuite du projet (Mer et Marine). En amont capitalistique, Vallair Group SA apparaît dans un dossier de publications incluant un jugement de réorganisation judiciaire et une prorogation de délais de paiement (fiche registre) : contrôle et discipline financière des banques deviennent un risque systémique pour la filiale. Discours, le groupe Vallair reste ancré dans l’aviation commerciale mature (cycles MRO / leasing), avec des signaux 2025 de marché difficiles côté transitions de contrats de location (retour d’expérience direction commerciale) — dissonance possible entre le vert affiché par Green Navy et le cœur kérosène du holding, même si le démonstrateur naval reste techniquement distinct.
5. Positionnement stratégique
Green Navy capitalise sur un écosystème breton (Région, chantiers, classification) pour verrouiller un premier navire certifiable avant la montée en charge d’une flotte déclinable. Le partenariat SECO et la voie AiP Bureau Veritas envoient un signal B2G/B2B aux collectivités et armateurs cherchant des options RPF hors diesel sur le cabotage. À court terme, la fenêtre est réglementaire et financière autant que technologique : preuve en mer en 2026, service payant repoussé à 2027 (Journal des Entreprises).
Verdict WattsElse
PROMETEO est un pari français crédible sur la chaîne H₂ maritime, mais la solidité du récit dépend d’une épaule publique et d’une maison-mère sous procédure : l’hydrogène monte, la trésorerie du groupe impose le rythme.
Sources : meretmarine.com · lejournaldesentreprises.com · hydrogen-monitor.com · powerprogress.com · multihulls-world.com · vallair.aero · northdata.com · vallair.aero
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Lundaslättens Vindfabrik AB
** Société anonyme suédoise immatriculée à Malmö en 2002, Lundaslättens Vindfabrik AB incarne l’éolien terrestre skånois : utile climatiquement, étroit dans ses obligations de transparence publique, et coincé entre volatilité des prix et crispations territoriales.
Voir la ficheConocoPhillips
À Houston, le groupe trace une ligne claire : plus de barils, plus de dividende, et un projet Willow en Alaska qui incarne à la fois le jackpot et le front judiciaire.
Voir la ficheSPV P4 SpA
Société de projet photovoltaïque née dans la manne du corporate PPAs et du régime des petites installations, SPV P4 SpA incarne la génération distribuée chilienne à l’heure où l’État veut financer des subventions électricité en pressant les producteurs.
Voir la ficheBureau Veritas Solutions La Réunion
Bureau Veritas n’apparaît jamais qu’à la marge d’un dossier : au cœur du mix « zéro charbon, zéro fioul lourd » de l’île, c’est l’arbitrage de la filière, la conformité RED et, parfois, la controverse.
Voir la ficheP. Eolica La Union
Les registres espagnols alignent la dénomination « P.
Voir la ficheMVM Zöld Generáció KFT.
Filiale verte de l’électricien d’État magyar MVM, MVM Zöld Generáció incarne à la fois l’accélération solaire (et un peu éolienne) orchestrée depuis Budapest…
Voir la ficheÅsele Kraft AB
Åsele Kraft AB est la petite filiale « production » d’un écosystème communal bien identifiable : électricité d’origine hydraulique, réseau local, et arbitrages budgétaires avec une commune propriétaire sous tension.
Voir la ficheElvolt
Elvolt incarne une couche très concrète mais rarement mise en avant de la transition : le négoce et l’intégration d’accumulateurs, pas le gigawatt médiatisé du parc français.
Voir la fichePolskie Sieci Elektroenergetyczne
Polskie Sieci Elektroenergetyczne (PSE S.A.) est le gestionnaire de réseau de transport (TSO) polonais : le propriétaire d’infrastructure, le maître d’ouvrage des investissements, et l’arbitre technique du raccordement et de l’équilibrage.
Voir la ficheBert Energy GmbH
** Bert Energy GmbH ne « construit » pas vos méthaniseurs : elle cède marque, brevets et gabarits, puis laisse des partenaires monter des unités au pas de course, du lisier porcin aux conteneurs Bert Mobil.
Voir la ficheAntero Resources
Producteur américain de gaz et de liquides issue du schiste, Antero Resources enchaîne en 2025-2026 records de guidance et méga-acquisition tout en régularisant devant la justice fédérale des manquements passés sur les émissions atmosphériques.
Voir la ficheExillon Energy
** Cotée en premium à Londres jusqu’en 2020, Exillon Energy s’est construite sur du brut sibérien et timan-péchorien.
Voir la ficheCS Energy Ltd
Il ne s’agit pas d’un fournisseur « tout vert » européen, mais bien de CS Energy Ltd : groupe public du Queensland dont le cœur de métier reste l’électricité charbonné et échangée dans le marché spot australien (NEM).
Voir la ficheDynapower
Dynapower vend de la conversion de puissance pour le stockage, l’hydrogène et l’industrie : onduleurs, redresseurs, transformateurs, services sur site.
Voir la ficheMedcem Çimento
Cimentier intégré sur la côte méditerranéenne, Medcem sort des cartes « transition » pour une raison très matérielle : l’électricité qu’il produit ou maîtrise, et le CO₂ qu’il évite en récupérant la chaleur de ses fours, deviennent des variables de P&L dès lors que l’Europe taxe le carbone à la frontière.
Voir la ficheSır Enerji Üretim
Elle incarne le « vert » comptable d’un géant turc de la production électrique : centrale au barrage de Sır (Kahramanmaraş), Sır Enerji Üretim porte le nom d’un actif hydroélectrique intégré au périmètre d’Enerjisa Üretim, co-détenu par Sabancı et E.ON.
Voir la ficheInnergex Énergie Renouvelable Inc.
Producteur indépendant d’électricité (IPP) bâti autour d’éolien, solaire, hydroélectricité et stockage, Innergex affiche l’ADN d’un intégrateur transcontinental—Canada, États-Unis, France, Chili—qui combine réconciliation avec des nations autochtones, gros appels d’offres miniers et recycle d’actifs pour nourrir un pipeline gonflé à l’énergie renouvelable.
Voir la ficheFrontier Oil
Le nom Frontier Oil fait figure de relique boursière : elle a disparu après sa fusion avec Holly en 2011, elle habite désormais l’empreinte géographique du raffinage Rocky Mountains…
Voir la ficheUEA
Point d’identité d’abord : le sigle « UEA » prête ici à confusion (UFE, universités anglophones, groupes homonymes à l’étranger).
Voir la ficheHefei 2 Power Station
Centrale charbon et cogénération à Feidong, dans la métropole d’Hefei : elle incarne le paradoxe d’un actif rentabilisable mais « vieillissant », coincé entre une extension géante annoncée et une trajectoire nationale où la production thermique recule.
Voir la ficheEmerson (China)
Emerson (China) n’est pas une « autre » Emerson : c’est le déploiement chinois d’Emerson Electric, géant américain de l’automatisation industrielle.
Voir la ficheGaelectric
Gaelectric, ce développeur irlandais d’énergies renouvelables devenu symbole d’une bulle financière mal assumée, ne rassure pas : liquidation prolongée au pays d’origine, dossiers géants aux États-Unis, juridictions et réseaux en litige permanent.
Voir la ficheSerenySun Energies
Pionniers de l’autoconsommation collective : produire local, consommer entre voisins, et rêver d’un futur moins carboné, tout en jonglant avec les multiples parties prenantes.
Voir la fiche