GreenHy
** Fille d’Enerlis, GreenHy vend une chaîne complète — étude, PV, électrolyse, distribution, tiers-investissement — pour la mobilité lourde et l’industrie.
À propos de GreenHy
1. Modèle économique
GreenHy se positionne comme opérateur d’une offre intégrée : dimensionnement, construction et exploitation d’infrastructures de production et de distribution d’hydrogène, complétées par des parcs photovoltaïques en autoconsommation pour l’alimentation des électrolyseurs, fourniture de l’H₂ comprimé, et option de tiers-investissement (financement des équipements et travaux, construction, gestion). La manœuvre repose sur l’ingénierie financière d’Enerlis pour monter les dossiers d’aides — notamment piles à combustible et infrastructures — et sur des contrats de long terme à la performance, dans la continuité des mécanismes déjà déployés par le groupe en efficacité énergétique (autoconsommation collective en tiers-investissement, 2024). Le chiffre d’affaires et l’effectif propres à GreenHy ne sont pas publiés séparément dans les documents consultés ; le groupe Enerlis indiquait 110 millions d’euros de CA en 2023 et environ une centaine de collaborateurs (Salon des maires, novembre 2024). La marge de GreenHy dépend donc fortement du portefeuille projets du groupe, de la tenue des subventions et de la capacité à industrialiser sans gonfler la structure.
2. Impact réel
L’argumentaire public insiste sur la décarbonation des transports (la présidente d’Enerlis cite en 2021 une part de près de 38 % des émissions nationales de CO₂ liées aux transports, communiqué Enerlis) et sur une production « bas carbone » par électrolyse alimentée par une électricité « très majoritairement décarbonée », avec produit conforme à la norme SAE J2719 (Enerlis). L’impact climatique ultime se lit au contenu carbone réel du kilogramme livré (mix électrique, fuites, transport) — données granulaires non trouvées au niveau GreenHy dans les sources utilisées. À l’échelle nationale, la stratégie hydrogène décarboné vise 6,5 GW d’électrolyseurs d’ici 2030 et des investissements massifs ; GreenHy s’inscrit dans cette dynamique de « bassins » industriels et de mobilité lourde, sans qu’un volume de CO₂ évité ou un pourcentage d’EnR au périmètre du client soit chiffré publiquement pour la marque.
3. Innovations / partenariats
Le lancement de GreenHy by Enerlis date de mars 2021 (article Enerlis), avec communication d’une filière locale et de la télésurveillance des stations. La société est déclarée membre de France Hydrogène (ex AFHYPAC) en 2021 (Enerlis). Côté groupe, la création de Powesco en 2025 et l’écosystème Girasole illustrent une diversification des modèles de financement et d’intégration (présentation du groupe). Les supports GreenHy pointent encore vers des documents de 2021 (étude de cas PDF, communiqué de lancement sur le site) : signal d’une documentation « produit » peu renouvelée en ligne, non d’absence d’activité terrain.
4. Greenwashing / zones grises
Le secteur de l’hydrogène « vert » reste structurellement plus cher que l’hydrogène fossile : ordre de grandeur 5 à 6 €/kg pour le vert contre 3 à 5 €/kg pour le gris, selon la synthèse Connaissance des Énergies (2024) — tout modèle promettant un carburant décarboné à coût compétitif sans mécanisme de soutien ou volume industriel est donc exposé. En juillet 2024, la Cour des comptes européenne juge « irréalistes » les volumes visés par le plan européen REPowerEU pour 2030 (même synthèse CDE), ce qui pèse sur la trajectoire des subventions dont dépend aussi le tiers-investissement. À titre de stress-test sectoriel comparable, pas de GreenHy : Lhyfe affiche une perte nette de 51 millions d’euros pour 2025 malgré un CA de 9,8 millions d’euros et une forte hausse d’activité (H2 Mobile, 2026) — rappel que l’hydrogène bas carbone n’est pas une ligne profitable par simple vertu technologique. L’articulation « bas carbone » / « circuits courts » chez Enerlis doit être lue avec le même sceptisme de bon aloi : l’empreinte finale se mesure audit après audit.
5. Positionnement stratégique
GreenHy capitalise sur la credibilité financière et institutionnelle d’Enerlis dans un marché où l’adhésion réglementaire (décrets tertiaire, ambitions collectivités) pousse aux investissements bas-carbone sous contrainte budgétaire (Salon des maires). Le positionnement « opérateur global » — déjà validé sur le solaire et l’efficacité — se transpose à l’H₂ avec le pari que les financements tiers absorberont le risque d’activation des projets plus vite que les producteurs purs ne stabilisent leurs pertes (contexte marché dans CDE). Dans ce paysage, GreenHy fait office de bras armé « filière française » tant que France Hydrogène et les aides nationales européennes restent mobilisées.
Verdict WattsElse
GreenHy incarne la tentative française de rendre achetable l’hydrogène en déplaçant le risque — technique, financier, administratif — vers un intégrateur financé comme un ESCO à l’échelle moléculaire. Tant que le secteur affiche des pertes records chez les leaders, le « tout-en-un sans effort » ressemble au bon pari stratégique autant qu’à un passage à niveau forcé sous pression budgétaire : la vertu décarbonée se paie encore en cash ou en garantie d’État.
Sources : greenhy.com · salondesmaires.com · enerlis.fr · connaissancedesenergies.org · afhypac.org · enerlis.fr · h2-mobile.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Solar Energy Power SARL
Installateur ivoirien de « Distribution & installation » — profil Solar Energy Power SARL —, l’entité documentée en ligne ne se situe pas à Valence (Espagne) : son point de contact public est Marcory, Abidjan, entre le foyer des jeunes et l’allocodrome, via le site SEP.
Voir la ficheFormosa Chemicals & Fibers
Formosa Chemicals & Fibre incarne la double vérité d’un géant pétrochimique qui finance solaire, hydro et LFP — tout en portant un projet américain de 9,4 milliards de dollars coincé entre normes PM2.5 et mobilisations judiciaires.
Voir la ficheXXVI Holdings
Dans l’empilement juridique d’Alphabet, XXVI Holdings n’est pas un logo public : c’est la pièce qui rattache Google et les filiales historiques.
Voir la fichePembina Pipeline
Calgary ne bluffe pas sur les volumes : en 2025, Pembina enregistre des records d’écoulement dans l’Ouest canadien tout en verrouillant Cedar LNG, son saut vers l’export de GNL.
Voir la ficheWartsila Voyage doo
Sous l’étiquette « EnR », Wartsila Voyage d.o.o.
Voir la ficheAppolo Solar Development Pakistan Limited
Derrière Appolo Solar Development Pakistan Limited — orthographe retenue dans les bases sectorielles, parfois « Apollo » dans les fiches anglophones — se cache l’une des tranches historiques du Quaid-e-Azam Solar Park : 100 MW au sol, un PPA long, et un tarif devenu variable politique dans la crise des paiements de capacité.
Voir la ficheGR Tineo
Les bases de données publiques ne font pas état d’une société éponyme « GR Tineo » ; elles désignent clairement le même couple lieu-secteur par la forme juridique Energygreen Gas Tineo S.L., mise en avant sous la marque commerciale NatureBioGas.
Voir la ficheMahanagar Gas
C’est l’un des grands noms indiens du city gas : raccordements au millier, stations GNC à la chaîne, rentabilité encore élevée — et pourtant une marge qui se referme, des gaz d’achat de plus en plus chers, des incidents réseau qui rappent la confiance des usagers.
Voir la ficheOlserödsvind ek för
Coopérative à l’échelle d’un village, Olserödsvind ek för incarne l’éolien citoyen suédois sans en faire une comédie de croissance.
Voir la ficheALCO Controls
La marque ALCO Controls ne vit plus en start-up agitée : elle est une ligne de catalogue au sein de Copeland, maison rachetée par Blackstone après le démantèlement total du lien avec Emerson.
Voir la ficheDistrocuyo
Transporteur électrique historique du Cuyo, Distrocuyo S.A.** taille les antennes des parcs solaires et éoliens tout en restant collée au pas cadencé de l’ENRE — et au soupçon, côté pétrole, de servir aussi l’extractif.
Voir la ficheUNIABDN
Une université d’élite fait monter la cote hydrogène, CCUS et éolien en mer — avec le parapluie des majors du pétrole.
Voir la ficheAlbatros Energy Mali
La première IPP du Mali incarne mieux une dépendance électrique critique qu’un modèle résilient.
Voir la ficheWaga Energy
Waga Energy ne part pas d’un gisement glamour, mais d’un passif bien réel: le gaz qui s’échappe des décharges.
Voir la ficheGuoneng Shanxi Hequ Power Generation Co Ltd
À Hequ, dans le Shanxi, une filiale de China Energy tourne déjà à plein régime sur 2,4 GW de charbon — et offre au pays une vitrine d’efficacité énergétique tout en préparant 1,32 GW de plus.
Voir la ficheTasNetworks
Le seul opérateur « pôles et fils » de la Tasmanie est passé pour beaucoup d’habitants avant la météo.
Voir la fichePFA
Le sigle « PFA » fait exploser les résultats de recherche : développeur américain de méthanisation, géant danois des retraites dont les actifs nourrissent les infrastructures vertes, ou encore « PFA » entendu à la française comme Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ou comme échos dans les financements de transition.
Voir la ficheS3D Ingénierie
Bureau d’études devenue fer de lance du modèle « agricole raisonnable », S3D Ingénierie vit l’instant où l’État, la Cour des comptes et la cinquième PPE redessinent la trajectoire du biogaz.
Voir la ficheTriventus Power Generation AB
Le nom Triventus Power Generation AB ne correspond pas, dans les bases publiques consultées, à une société distincte : l’activité éolienne du groupe suédois Triventus AB se matérialise surtout dans Triventus Wind Power AB, à Laholm.
Voir la ficheMitteldeut Braunkohl (Mibrag)
Entre mines à ciel ouvert et parcs solaires sur terrils, MIBRAG incarne le double jeu industriel de l’Allemagne de l’Est : moderniser le réseau d’actifs au charbon brun tout en empaquetant les énergies renouvelables pour rassurer actionnaires et régions.
Voir la ficheLENS
Ici, « Lens » n’est pas la commune du Pas-de-Calais ni un opérateur d’énergie : c’est la marque Lens, plateforme mondiale d’analytique et de données chez Wood Mackenzie, utilisée par investisseurs, industriels et cabinets pour modéliser l’énergie, le réseau, l’amont fossile et les filières « transition ».
Voir la ficheRio Tinto Alcan
Le nom « Alcan » s’est effacé des façades, pas des comptes climatiques : la filière aluminium de Rio Tinto reste un géant de la métallurgie dont la stratégie passe par la récupération massive d’électricité renouvelable — hydro au Québec, PPAs solaires et batteries en Australie — tout en traînant sur le Saguenay un dossier de rejets récurrents devant les…
Voir la ficheUMA
À entendre trois lettres, vous pensez filière verte ; à lire la presse française de fin 2025, vous tombez sur une startup d’« intelligence robotique » sortie du stealth le 1er décembre 2025.
Voir la ficheTaiwan Power Company
Taipower ne vend pas du “vert” : elle tient debout un archipel industrialisé en important quasiment tout ce qui brûle.
Voir la fiche