HIDROELECTRICA DEL GIESTA SRL
Hidroeléctrica del Giesta n’est pas une start-up verte : c’est une filiale historique du groupe coté Ecoener, accrochée aux rivières galiciennes, coincée entre la fièvre de croissance du groupe et un corset bancaire qui se resserre.
À propos de HIDROELECTRICA DEL GIESTA SRL
1. Modèle économique
La société exploite pour le groupe un parc hydroélectrique de faible/moyenne taille en Galice, avec des actifs décrits publiquement sur le site d’Ecoener : installations comme Cierves (8,1 MW), Peneda (10 MW) et Arnoya (10 MW), auxquels s’ajoute la centrale San Bartolomé dans la comptabilisation des actifs du groupe (portefeuille hydro). L’ensemble porté par la filiale est couramment rapporté autour de 38 MW pour quatre centrales. Les revenus spécifiques de la filiale ne sont pas isolés dans les états financiers consolidés d’Ecoener : une fiche marché indique une fourchette de chiffre d’affaires de l’ordre de 3 à 50 M€ et un effectif inférieur à 10 salariés (profil société Axesor), chiffres à manier comme estimation de marché, pas comme résultat publié. À l’échelle groupe, Ecoener affiche en 2025 un CA de 85 M€, un EBITDA de 42,3 M€ et 680 MW en exploitation selon son rapport de rés annuel (résultats 2025 Ecoener) ; la dynamique de croissance et d’internationalisation (une part très lourde hors Espagne au niveau consolidé) structure la stratégie de la maison mère et donc, indirectement, le devenir des actifs espagnols.
2. Impact réel
La production hydro de la filiale injecte de l’électricité renouvelable dans le réseau espagnol ; elle apparaît dans les inventaires régionaux de mini-hydro galiciens publiés par les autorités compétentes (recensement centrales, Inega). Mesure agrégée : le groupe Ecoener indique avoir généré environ 935 GWh en 2025, en hausse de 33 % sur un an, avec une marge d’EBITDA de 50 % au global (communiqué Ecoener). Aucun inventaire carbone “scope 3” ni facteur d’évitement de CO₂ n’est attribuable de façon fiable à Hidroeléctrica del Giesta seule dans l’espace public : l’impact climat se lit au niveau du groupe, pas au prorata par filiale. Côté France, comparer l’actif à la PPE3 ou aux fiches ADEME n’aurait guère de sens méthodologique : la contrainte nationale qui joue ici est espagnole/européenne (NECP, cadre EnR UE), pas le stack législatif français.
3. Innovations / partenariats
La stratégie d’Ecoener met l’accent sur un pipeline international : une note d’analystes évoque 332 MW “ready-to-build” en 2026 (Roumanie, Colombie, Guatemala) (note MORAM Capital). Côté image et diplomatie, Ecoener a accueilli l’ambassadeur du Canada sur ses centrales galiciennes, dans la foulée de projets éoliens outre-Atlantique (visite à Galice) — un couplage narratif entre showcase hydro local et expansion résolument globale. Innovation technologique propre à la filiale : rien de documenté publiquement qui la distinguerait d’un exploitant hydro classique ; la valeur ajoutée financière du catalogue groupe est plutôt dans le mix éolien/solaire et l’échelle MW hors Péninsule.
4. Greenwashing / zones grises
Le paradoxe est brut : électricité “verte”, profil de risque “ BB-” avec perspective “ Evolving ”. EthiFinance a abaissé la note d’Ecoener le 26 septembre 2025, en pointant un apalancamiento supérieur aux attentes et une nécessité de refinancement (pagarés, dette syndiquée) pour éviter des tensions de liquidité (page de notation EthiFinance) ; le même texte chiffre la dette nette à 547,2 M€ fin 2024 (+71,3 % en glissement annuel), porte le ratio DFN/EBITDA à 15,8× (contre 9,6× en 2023) et la couverture des intérêts à 2,3× (3× en 2023) (même source). Deuxième zone grise, juridique et patrimoniale : dans les informations publiques de marché, la concession de San Bartolomé porte une échéance au 9 janvier 2025 ; l’état actuel du renouvellement ou du sort de l’actif n’est pas explicité dans les extraits accessibles ici de la même manière qu’un arrêté — d’où un vide informationnel lourd pour une filiale dont le modèle vit de droits d’eau. Troisième signal, réglementaire : en avril 2026, la presse régionale rapporte que le ministère pour la Transition écologique a fait capoter « une treintaine » de grands parcs éoliens en Galice pour impact environnemental (Faro de Vigo) — pas l’hydraulique en tant que telle, mais un thermomètre de la pression administrative sur les EnR dans la même région**.
5. Positionnement stratégique
Ecoener tire la stratégie vers les mégawatts hors Espagne et un profil de marge élevé au consolidé ; la filiale galicienne reste un socle patrimonial mais soumis au droit des concessions et à la solidité du bilan groupe. Un classement médiatique la cite en 11ᵉ producteur hydro espagnol en 2024 avec une progression spectaculaire au ranking national (Economía Digital) — indicateur de visibilité, pas de rentabilité. Conclusion d’étape : la conjoncture (taux, refinancement, politique environnementale galicienne) pèse plus, à court terme, que tout storytelling RSE ; rapport CSRD détaillé au niveau filiale : non trouvé dans les sources consultées.
Verdict WattsElse
L’eau coule toujours ; la marge de manœuvre financière, elle, stagne sous la note BB- — Hidroeléctrica del Giesta incarne ce décalage : actif “renouvelable”, risque corporate qui sent le marché obligataire et l’échéance de concession.
Sources : ecoener.es · axesor.es · ecoener.es · inega.gal · moramcapital.com · ecoener.es · ethifinance.com · farodevigo.es · empresas.economiadigital.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
MOCATERO SOLAR, S.L.
Branche opérationnelle d’un cluster Aragon où le solaire existant croise trois éoliennes de six mégawatts, Mocatero Solar incarne la logique « hybrider pour mutualiser le réseau » — mais aussi le bras de fer entre urgence climatique et biodiversité sur le Maestrazgo.
Voir la ficheWSL
Le sigle WSL tombe sur trois mondes sans lien : un sous-système Windows pour Linux, des installateurs solaires français/canadiens, et un négociant pétrolier estonien qui se présente en carburants durables.
Voir la ficheALTERNA ENERGIE
Poitiers monte en puissance : filiale du groupe Sorégies, Alterna énergie vise le sommet des fournisseurs « verts » en volume, avec un rachat historique et un plan d’investissement maison-mère qui dessinent la suite de la transition côté territoires.
Voir la ficheFPM
Le logo dit « énergie », les métadonnées du site parlent encore « pièces de rechange militaires » : chez FPM, la transition affichée passe par le stockage et des conteneurs mobiles, au‑dessus d’un négoce historiquement orienté défense et maintenance industrielle.
Voir la ficheCOALA CI
Distributeur abidjanais d’électroménager et, dans son objet social, d’énergies renouvelables (avis de constitution 2017), la société Coala CI n’est pas l’adresse de la transition giga-watt que portent les grands acteurs de production ou le réseau.
Voir la ficheMIXCYCLING SRL
La Mixcycling Srl Società Benefit incarne cette Italie industrielle qui tente de refondre déchet agricole et polymère sous un même granulé.
Voir la ficheUSP
Dès l’abord, un avertissement utile : derrière « USP », plusieurs mondes coexistent.
Voir la ficheNASAP
Une SARL tchèque de taille XS, épinglée au coin de l’Europe centrale par un IČO et un NACE « électricité renouvelable », dans un pays qui accélère sur le stockage et le biométhane : NASAP incarne ce moment où la révolution énergétique devient aussi une affaire de cadre réglementaire et de financements publics — avant même qu’une entreprise sorte une…
Voir la ficheKorea East West Power
Une filiale de production de KEPCO née au tournant des années 2000, Korea East-West Power (EWP, Hanwha-dae style : siège Ulsan, fondée 2001) incarne une Corée encore calée sur thermique : géants à charbon comme à Dangjin, renouvelable annoncé comme voie de sortie mais marginal au compteur.
Voir la ficheAperam
Aperam vend un récit séduisant: celui d’un sidérurgiste déjà plus circulaire que la moyenne, mieux placé que ses pairs pour verdir l’inox.
Voir la ficheBackavind AB
La dénomination « Backavind AB » ne ressort d’aucun registre ou signal médiatique vérifiable en 2024‑2026 : selon les éléments disponibles, il s’agit très probablement d’une coquille ou d’une entité projet non dénommée ainsi.
Voir la ficheTotalErg
Ce n’est pas TotalEnergies : TotalErg était une coentreprise italienne (Total 49 %, ERG 51 %), née en 2010 pour fusionner raffinage-marketing et réseau de stations.
Voir la ficheDe Aar Solar Power
À quelques kilomètres de De Aar, 167 580 panneaux étalés sur une centaine d’hectares injectent dans Eskom une production annuelle de l’ordre de 85 GWh — soit l’équivalent électrique de plus de 19 000 foyers sud-africains selon la présentation du projet.
Voir la ficheOlivya
Olivya ne vend pas des mégawatts, mais de la promesse d’efficacité: automatiser une partie du support client des opérateurs télécoms grâce à des agents IA.
Voir la ficheHOKKAIDO ELECTRIC POWER CO INC
HEPCO (Hokkaido Electric Power Co., Inc.) n’est pas un pure player EnR issu d’une fintech solaire : c’est l’opérateur historique du réseau nord-japonais, avec des milliards de yens de chiffre d’affaires et un destin politique coincé entre un surplus d’électricité renouvelable sur Hokkaido, un goulet d’étranglement interrégional jusqu’en 2028 et un pari…
Voir la fichePelequen Sur SpA
En l’absence de fiche d’identité publique pour la graphie « Pelequen Sur SpA », les bases sectorielles et les dossiers de projet identifient surtout Sonnedix Pelequén Solar SpA**, filiale chilienne de Sonnedix, titulaire du parc solaire Pelequén (O’Higgins).
Voir la ficheFECTO
Le nom FECTO renvoie à plusieurs tables : à écarter d’emblée l’homonyme biologique (Fectola, parfois confondu avec « Fecto » dans certaines bases), sans aucun rapport avec l’énergie.
Voir la ficheHF Power Limited
HF Power Limited, filiale du Hosaf Group, exploite au Noakhali une centrale 100 % fioul lourd de 113 MW nets, raccordée en 132 kV et couverte par un PPA de quinze ans avec le BPDB jusqu’en 2034.
Voir la ficheSeven Seas Petroleum
Le groupe d’équipementiers et d’ingénierie que forme Seven Seas Petroleum incarne une stratégie double reconnue sur la place : densifier les services (joints, automatisme, digital) pour PDO ou Occidental, tout en conservant une participation minoritaire dans un permis amont dont le cadre contractuel court encore sur vingt ans.
Voir la ficheBlack Point Solar Farm
Black Point Solar Farm n’est pas une « start-up solaire » : c’est un actif d’infrastructure inscrit dans la course à l’EnR d’Aotearoa, avec une empreinte massive et une procédure qui divise.
Voir la ficheKovokon Popovice
Kovokon n’est pas une startup photovoltaïque : c’est une forge industrielle de précision, ancrée près de Zlín, dont le nom évoque un village voisin.
Voir la ficheAGGREKO ARGENTINA SRL
La filiale argentine d’Aggreko capte le boom de Vaca Muerta en vendant de la fiabilité — mais derrière l’hybride batterie-gaz, le cœur du modèle reste la combustion d’hydrocarbures quand le réseau faiblit.
Voir la fichePSYCTOTHERM
Pirée comme atelier, les labos européens comme accélérateur : le fabricant grec fait le pari d’une R&D ambitieuse entre bâtiment et mer.
Voir la ficheSC Solar Energy Park M & S SRL
Une société roumaine à l’anse « SC » (« société commerciale »), Solar Energy Park M & S SRL (CUI 30896299), est immatriculée depuis 2012 à Târgu Mureș, județ de Mureș.
Voir la fiche