HIDROELECTRICA LAS MADERAS
Hydro du nord-ouest argentin : une centrale au nom évocateur, coincée entre irrigation massive et turbulences de concession.
À propos de HIDROELECTRICA LAS MADERAS
1. Modèle économique
La centrale s’inscrit dans le Marché électrique national argentin : rémunération via le cadre de génération-contrats du pays — évoqué par le gestionnaire de Holdec comme combinant énergie produite et dimensionnement en puissance (article local sur la concession). Selon la même source, la province de Jujuy a attribué une concession de 20 ans à Holdec Inversora S.A., avec augmentation prévue du « canon » perçu par l’État provincial (46,5 % mensuel indiqué dans le même article). La puissance installée communément citée pour le site est d’environ 30,6 MW (compte rendu sur la procédure Comahue). Chiffre d’affaires consolidé, effectifs précis et capex annuel de l’entité « Hidroeléctrica Las Maderas » en tant que société isolée : non retrouvés dans les extraits publics accessibles ; le périmène économique pertinent est celui de la Holdec / groupe IPS Renewal, traité dans la presse sectorielle plutôt que sous une ligne comptable dédiée à cette seule centrale.
2. Impact réel
Comme tout hydro à réservoir, l’impact climat direct de la génération est bas en intensité carbone par kWh par rapport au thermique — avec les réserves habituelles sur les impacts amont (inondation du bassin). Le réservoir Las Maderas est présenté avec une capacité de 270 hm³ et une cote maximale opérationnelle de 1166 msnm, dans un système qui régule les rivières Perico et Grande (presse officielle de la province). Environ 32 000 hectares de surfaces irriguées dépendent du complexe — usage prioritaire concurrent de l’électricité en période de tension hydrique (même source). Les objectifs PPE ou fiches ADEME français ne s’appliquent pas à cet actif : aucune donnée pertinente trouvée dans ces corpus pour cette infrastructure précise ; la lecture climat reste locale et nationale (Argentine).
3. Innovations / partenariats
Pas de catalogue public de brevets ou de « breakthrough » tech attaché au nom « Hidroelélectrica Las Maderas » dans les sources analysées. Le fichier notable est gouvernemental : attribution à Holdec Inversora S.A. après une licitation nationale, avec annonce d’un plan d’investissements pour remonter la production vers le potentiel de l’ordre de 30 MW alors que l’exploitation antérieure était décrite autour de 17 MW (El Submarino Jujuy). Sur un autre dossier national, la même galaxie (IPS Renewal, contrôle décrit comme guatémaltèque dans la presse) est apparue dans la reprivatisation des barrages du Comahue — sans rapport géographique direct avec Jujuy mais révélatrice du positionnement du groupe (EconoJournal).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant le « verdissement » de communication que la fragilité de traçabilité réglementaire. Historiquement, la concession a fait l’objet de révocations et de nouvelles procédures dans les bulletins provinciaux (historique réservable aux archives officielles de Jujuy ; tensions soulignées dans votre veille). Tension documentée et datée récente : en novembre 2025, la commission évaluant les offres pour les represas del Comahue a exclu IPS Renewal du processus, au motif que l’expérience démontrée via Holdec sur Las Maderas (30,6 MW), Tucumán (51,6 MW) et Río Hondo (19,5 MW) ne répondait pas au critère d’au moins 100 MW sur une seule centrale (dictamen décrit par EconoJournal). Ce jugement sur la crédibilité technique du groupe, même porté sur un autre appel d’offres, éclaire le débat sur la robustesse opérationnelle attendue sur des barrages critiques.
5. Positionnement stratégique
Pour la province, Las Maderas est à la fois outil hydraulique agricole et point de production dans une matrice où l’hydro reste structurante au niveau national ; la pression politique sur les reconcessions et la valeur des actifs publics s’est intensifiée en 2025 autour des grands complexes (toujours selon la couverture EconoJournal sur le volet Comahue). Pour Holdec / IPS Renewal, Las Maderas sert de carte de puissance dans un marché où les critères d’éligibilité aux méga-appels d’offres nationaux peuvent exclure des acteurs qui maîtrisent pourtant des dizaines de MW éparpillés.
Verdict WattsElse
Une étiquette « renouvelable » ne suffit pas quand l’eau irrigue 32 000 ha et que les turbines dépendent du même niveau de réservoir : à Las Maderas, le climat se joue sur la jauge du barrage ; la stratégie du groupe, elle, se joue sur les seuils des appels d’offres argentins — dont au moins un a fermé la porte à 100 MW près, au 19 novembre 2025 (EconoJournal).
Sources : bnamericas.com · elsubmarinojujuy.com.ar · econojournal.com.ar · prensa.jujuy.gob.ar
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