Himna Energi AB
Petite structure de conseil en génie civil sans chiffre d’affaires apparent, Himna Energi AB incarne sur le papier le volet « énergie » du groupe familial Flodström — alors que le risque photovoltaïque a été porté par une filiale désormais en faillite.
À propos de Himna Energi AB
1. Modèle économique
Himna Energi AB (immatriculée en 2017, siège à Himna près de Linghem en Östergötland, Suède) est classée en conseil technique pour la construction et le génie civil (code SNI proche de 71121 selon les bases grand public) et affiche des comptes d’« entreprise dormante » : chiffre d’affaires 0 SEK, résultat −1 000 SEK, 0 salarié — ordre de grandeur repris par les annuaires financiers agrégés (Allabolag). Elle ne constitue donc pas, à elle seule, une plateforme industrielle EnR au sens où l’entend un lecteur de WattsElse.
Le volet opérationnel documenté sur les marchés du solaire résidentiel était porté par Himna Solkraft AB : environ 3,45 M SEK de CA en 2023 pour 1 employé, avec une étiquette sectorielle « commerce de gros de composants électroniques » (SNI 46502) qui peut masquer une activité mixte installation/fourniture (Syna). La croissance du CA entre 2022 et 2023 — +638 % selon une agrégation de données d’entreprise (Vainu) — précède pourtant une faillite prononcée le 23 décembre 2024 (Konkurs.nu). La gouvernance publique relie Bo Mattias Flodström et Daniel Jonas Flodström à la sphère « Himna » (Merinfo).
2. Impact réel
Mesurer l’impact climatique agrégé de Himna Energi AB en tonnes de CO₂ évitées est impossible à partir des données publiques disponibles : l’entité ne publie pas de bilan carbone ni de volume d’électricité produite. L’impact résidentiel potentiel passait par Himna Solkraft AB, référencée comme installatrice de panneaux pour les particuliers en Suède (SolcellsGuide), mais aucun inventaire certifié des kilowattheures injectés n’a été retrouvé dans les sources citées.
À l’échelle nationale, le segment résidentiel suédois a fortement ralenti en 2024 par rapport au pic de 2023 (baisse de l’ordre de 47 % des mégawatts ajoutés selon le rapport national PV 2024 — voir la synthèse et données consolidées dans le National Survey Report Sweden 2024 (IEA PVPS)). Ce contexte structurel éclaire la vulnérabilité des micro-acteurs sans coussin de marge : sans lien documenté avec les trajectoires PPE ou les fiches ADEME pour cette société précise.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles, aucun brevet majeur, aucune levée de fonds annoncée et aucun marché public attribué « Himna Energi » n’apparaît dans les bases consultées. Les annuaires sectoriels décrivent une offre d’installation standard pour particuliers (SolcellsGuide) sans signal R&D ou industrialisation de composants. La dynamique repose sur la croissance commerciale rapide puis l’arrêt judiciaire (Newsworthy).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est documentée et chiffrée : en 2023, Himna Solkraft AB aurait réalisé environ 3,5 M SEK de CA pour un bénéfice net de 25 000 SEK, soit une marge d’environ 0,7 % — une structure incapable d’absorber un retournement de trésorerie ou une commande en défaut (Newsworthy). Ensuite, la faillite du 23 décembre 2024 expose les clients à un risque réel de rupture de garanties et de suivi post-installation : les procédures de liquidation sont publiques (Konkurs.nu), et des mentions de solvabilité sont suivies dans les fichiers de créance (Kreditrapporten).
Un écart « signalétique » mérite la prudence du lecteur : le code SNI 46502 (gros composants électroniques) peut ne pas refléter pleinement l’activité visible sur le terrain (Syna) — pas un greenwashing au sens marketing avéré, mais un flou comptable qui complique l’analyse pour un observateur EnR.
Enfin, la politique publique suédoise durcit le contexte des micro-producteurs : projet de baisse des aides et réformes fiscales sur la micro-production signalées en 2024 (PV Magazine), en echo avec la contraction résidentielle décrite par IEA PVPS.
5. Positionnement stratégique
Pour une rédaction qui classe Himna Energi AB dans les énergies renouvelables, le paradoxe est frontal : la société nominalement « Energi » reste une coquille à bilan nul (Allabolag), tandis que l’ambition photovoltaïque s’est brisée sur une structure à effetif minimal et à capital initial modeste (25 000 SEK à la création en 2022, selon les synthèses juridiques relayées par Kreditrapporten). Le signal marché est celui d’une consolidation implicite au profit des acteurs mieux capitalisés lorsque les volumes résidentiels retombent.
Verdict WattsElse
La transition passe aussi par la micro-installation — mais lorsque la marge nette avoisine 0,7 % sur 3,5 M SEK de CA (Newsworthy), la « révolution solaire » ressemble à une course contre la montre qui s’est arrêtée au tribunal le 23 décembre 2024 (Konkurs.nu).
Sources : allabolag.se · upplysningar.syna.se · vainu.io · konkurs.nu · merinfo.se · solcellsguide.se · iea-pvps.org · newsworthy.se · kreditrapporten.se · pv-magazine.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Slitevind AB
Slitevind n’est plus une « petite» story boursière : depuis 2022, cette enseigne née sur l’île de Gotland incarne le cœur éolien d’Orrön Energy.
Voir la ficheHydro Tasmania Wind Operations Pty Ltd
Filiale du groupe Hydro Tasmania, Hydro Tasmania Wind Operations Pty Ltd incarne la face vent du « Battery of the Nation » australien — mais en FY2024-25 le tableau financier du groupe parent ressemble à une alerte rouge : résultat opérationnel avant ajustements quasi effondré et dividende d’État payé à coups d’emprunt.
Voir la ficheBixia Gryningsvind AB
Trois bailleurs publics et un industriel régional ont capitalisé le vent.
Voir la ficheMalakoff Corporation Bhd
À Kuala Lumpur, le plus grand producteur indépendant électrique malaisien avance un discours de transition crédible en surface — EnR qui explosent à la marge absolue, biomassa en co-combustion, pas de nouveau charbon.
Voir la ficheSogeti
Sogeti incarne une filière « Production » très concrète : services numériques pour l’industrie et les infrastructures critiques.
Voir la ficheTotalEnergies Marketing Suisse SA
Filiale de distribution helvétique d’un géant intégré, elle déplace sièges et lignes de compte sous les yeux des régulateurs et du tribunal de Paris.
Voir la ficheSeaboard International
Derrière son image de conglomérat discret, Seaboard avance sur deux jambes qui tirent dans des directions opposées: les biocarburants d’un côté, le thermique fossile de l’autre.
Voir la ficheUNAB
Attention à l’ambiguïté : « UNAB » n’est pas une entreprise d’« autres énergies » au sens d’un pure player commercial européen.
Voir la ficheVirtuo Asset Management
Partenaire logistique d’AXA qui investit dans des plateformes industrielles tout en rêvant d’être un héros de la transition écologique.
Voir la ficheHospital Germans Trias i Pujol
En Catalogne, l’Hospital Universitari Germans Trias i Pujol n’est pas une « boîte Éole » : il est piloté par l’Institut Català de la Salut (ICS) et doit maintenir 24 h/24 des blocs critiques — tout en servant de chantier grandeur nature pour le « sans gaz », le solaire et l’hydrogène vert.
Voir la ficheForsmarks Kraftgrupp
Le spectre ne se limite plus à la fission : il s’étire sur 500 mètres sous la mer du Bothnie.
Voir la ficheO-I Glass, Inc.
O-I Glass facture des milliards en bouteilles et bocaux pour l’agroalimentaire ; c’est le premier producteur mondial de verre contenant sur plusieurs continents.
Voir la ficheSmåkraft
Småkraft veut incarner une électricité « verte » distribuée sur des centaines de rivières, avec un pied en Norvège et en Suède.
Voir la ficheAUDI Mexico
Un milliard d’euros pour transformer Puebla en avant-poste des Q8 e-tron ; à côté, un parc solaire de 4,2 MW qui peine à livrer toute sa promesse sans friction avec l’administration.
Voir la ficheEver Power IPP Co., Ltd.
Filiale taïwanaise d’un groupe singapourien, Ever Power IPP Co., Ltd.
Voir la ficheMagellan Midstream Partners
Magellan Midstream Partners n’a plus son ticker à elle : après des décennies d’MPL-bruit sur les cours du brut raffiné, l’entreprise américaine fondée à Tulsa, spécialiste du transport-stockage distribué, a disparu comme entité cotée dans l’agrégateur ONEOK.
Voir la ficheChina Guodian Corporation
Le nom China Guodian Corporation résume encore une saga d’État : producteur électrique né en 2002 à Pékin, avalé cinq ans plus tard dans le plus grand rapprochement du secteur.
Voir la ficheMILITARY UNIVERSITY OF TECHNOLOGY
La Wojskowa Akademia Techniczna n’est ni une start-up ni un opérateur d’EnR : c’est le plexus scientifique où la Pologne relie budgets européens de défense, filières énergétiques et besoins des forces armées.
Voir la ficheBKW
BKW ne se raconte plus comme un simple électricien suisse.
Voir la ficheNational Power Company Ukrenergo
Gestionnaire unique du transport électrique haute tension, la PJSC « National Power Company » Ukrenergo est le cœur technique de la synchronisation avec l’Europe.
Voir la ficheExxonmobil Exploration Argentina S.R.L.
Exxonmobil Exploration Argentina S.R.L.
Voir la ficheMukesh Gupta group
Le nom « Mukesh Gupta group » pointe, dans les documents publics, vers la sphère Lloyds Metals and Energy Limited (LMEL) et son chairman Mukesh Gupta — chaîne intégrée mines–sidérurgie–électricité dans le Maharashtra, loin de tout homonyme type GAIL / Deepak Gupta.
Voir la ficheBERHY
** Dans le Berry historique, l’association BERHY incarne depuis plus d’une décennie la posture de « faiseur de filière » autour de l’hydrogène : sensibiliser, agréger, parfois prendre parti dans une gouvernance régionale très surveillée.
Voir la ficheCatalyze B.V.
Même nom, mêmes mots-clés « transition », budgets publics et rayonnement international : pourtant Catalyze B.V.
Voir la fiche