Ho-Ping Power Co
** À Heping (Hualien), deux blocs de 660 MW tiennent encore une partie du réseau sous tension contractuelle avec Taipower, pendant que la maison mère cimentière étale transition « sociale » et maintenance high-tech.
À propos de Ho-Ping Power Co
1. Modèle économique
Ho-Ping Power Co est un producteur indépendant d’électricité centré sur une centrale thermique charbon : 1 320 MW (2 × 660 MW), mise en service en 2002 selon la fiche CLP, avec contrat d’achat (PPA) de 25 ans auprès de Taipower. Les revenus au niveau de la société holding locale ne sont pas détaillés publiquement de façon isolée ; en revanche le groupe TCC Group affiche pour 2024 un chiffre d’affaires consolidé de 154,6 milliards de TWD (+41,4 %) et un bénéfice net de 11,26 Md TWD (+40,8 %), enveloppe dans laquelle s’inscrivent aussi ciment et activités connexes. La structure capitalistique fait généralement état d’une majorité TCC et d’une participation minoritaire via OneEnergy — CLP détient 20 % dans cette joint-venture. Le modèle repose donc sur un prix régulé par contrat public long terme et sur une intensité d’actifs très concentrée sur le fossile.
2. Impact réel
L’impact climat direct est celui d’un parc charbon opérationnel classé parmi les plus puissants à l’est de Taïwan. Une synthèse accessible en ligne recense environ 7,69 Mt de CO₂ pour 2015 pour l’installation — chiffre à manier comme ordre de grandeur historique documenté en ligne, pas comme audit carbone certifié. À l’échelle nationale, le mix reste très charbon : Eco-Business rapporte pour 2025 environ 35,4 % de charbon pour 30 % visés, et 13,1 % d’énergies renouvelables pour une cible 20 %. Ce décor cadre la dépendance structurelle aux centrales thermiques analysée côté français dans Connaissance des Énergies (approvisionnement et vulnérabilité), sans équivalent direct avec la PPE française : Taïwan joue une partition nationale distincte, mais la tension « charbon vs trajectoire bas-carbone » est la même famille de problème.
3. Innovations / partenariats
Le discours groupe classe Ho-Ping dans une catégorie « Social Transition Energy » dans le rapport durabilité TCC 2024, avec mise en avant de maintenance assistée par drones et scénarios prédictifs IA pour vieillir « proprement » un parc thermique. Après le séisme de Hualien en avril 2024, CLP indique une reprise à pleine puissance en mai 2024. Côté agenda corporate récent, TCC annonce vouloir engager un renouvellement contractuel après 2027 avec Taipower tout en planifiant le déclassement charbon à horizon 2040 — calendrier à lire comme signal aux investisseurs autant qu’aux régulateurs.
4. Greenwashing / zones grises
La fin des nouveaux contrats charbon russe en août 2024 et les dernières livraisons attendues jusqu’en octobre 2024 sont documentées dans le statement d’approvisionnement Hoping 2024 — après des mois où CREA et la presse relayaient pressions et chiffres sur les importations russes. La même note TCC expose la contradiction technique-politique : normes EIA locales sur les cendres (<12 %) et le soufre (<1 %) ayant justifié historiquement des mélanges incluant du charbon russe, avec demande de révision réglementaire vers une limite de cendres à 20 % pour élargir les sources — levier industriel pouvant fragiliser la lecture « transition » si la maille reste thermique. Sur le plan financier opérationnel, le rapport d’activité 2024 mentionne un coût de maintenance majeure du bloc 1 ayant pesé environ −200 M TWD sur le résultat au premier trimestre 2025 — rappel brut que la « transition narrative » cohabite avec volatilité technique et capex de maintien en vie du charbon.
5. Positionnement stratégique
Le scénario GEM situe l’échéance du PPA vers 2025–2027 et rappelle la piste parlementaire de 2016 favorable à une conversion gaz avant renouvellement — friction majeure avec un actif charbon encore présenté comme pivot de stabilité réseau dans la communication TCC 2025. Dans un pays où les EnR peinent encore à tenir la cadence nationale affichée, Ho-Ping demeure un argument de firm power au prix d’un verrouillage carbone résiduel.
Verdict WattsElse
Ho-Ping n’est pas une énigme technique : c’est une machine à cashflows régulés par État dont la durée dépendra moins des drones que du texte qui suivra le PPA — « charbon ultra-maintenu jusqu’à ce que le contrat dise non ».
Sources : wikidata.org · clpgroup.com · media.taiwancement.com · gem.wiki · grokipedia.com · eco-business.com · connaissancedesenergies.org · ecologie.gouv.fr · tccgroupholdings.com · clpgroup.com · tccgroupholdings.com · tccgroupholdings.com · energyandcleanair.org · taiwannews.com.tw
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Beacon Oil
Le nom « Beacon Oil » renvoie d’abord à une société américaine du XXᵉ siècle, absorbée par la filière Esso — pas à un acteur unique aujourd’hui.
Voir la ficheEMPRESA ELECTRICA LA ARENA SPA
Ce n’est ni une licorne ni un géant des marchés : une mini-centrale au fil de l’eau, coincée à l’extrémité sud du système interconnecté chilien.
Voir la ficheTermotasajero
Termotasajero incarne le dilemme d’une Colombie qui a besoin de tension électrique fiable — y compris sous El Niño — tout en traçant, sur le papier, une trajectoire de sortie du charbon.
Voir la ficheToyota
Toyota vit une contradiction brutalement profitable : la transition énergétique lui rapporte des marges record sur les ventes « électrifiées », tout en laissant ouverte la question du décarbonage réel des kilomètres parcourus.
Voir la ficheEVIMA
Le nom « EVIMA » prête à équivoque pour quiconque croise avant tout des bases documentaires mêlant personnes physiques et sociétés.
Voir la ficheSperlingsholms gods AB
Un domaine familial du sud de la Suède accélère la production d’électricité renouvelable sur ses terres — mais la formule « agro + EnR » bascule au tribunal et dans l’opinion quand l’arbitage se lit en hectares, en couronnes et en gisements alimentaires.
Voir la ficheSOBREN
Petite structure, grand sujet: SOBREN vend moins des kilowattheures que de la capacité à déverrouiller des dossiers.
Voir la ficheJapan Atomic Power Co.
Depuis 2011, la Japan Atomic Power Company (JAPC) incarne un paradoxe brutal : une pionnière du nucléaire civil nippon dont les deux derniers réacteurs — Tsuruga-2 et Tokai Daini — peinent à sortir de l’ombre, entre rejet historique de la NRA et travaux qui s’éternisent sur la côte du Pacifique.
Voir la ficheHZB
Rien à voir avec une formule chimique isolée : HZB, c’est le Helmholtz-Zentrum Berlin für Materialien und Energie, pilier public de la recherche sur les matériaux pour l’énergie, entre Adlershof et Wannsee.
Voir la ficheNASA
La NASA n’est ni un producteur d’électricité « classique » ni une entreprise cotée : c’est l’agence civile spatiale des États-Unis, dont le cache WattsMonde « production électrique » recouvre surtout la conception de systèmes de puissance (fission, solaire au sol) pour Artemis et Mars.
Voir la ficheVerve Energy
Verve Energy n’est plus une marque sur le marché : c’était la filiale publique chargée de la production sur le réseau isolé du Sud-Ouest australien (SWIS), absorbée au 1ᵉʳ janvier 2014 par la vente au détail Synergy, sous l’entité juridique Electricity Generation and Retail Corporation (décision de fusion).
Voir la ficheENERGY CLUSTER DENMARK
Ce n’est pas une « scale-up » californienne : Energy Cluster Denmark fait office de plaque tournante nationale de l’innovation énergétique danoise, avec un portefeuille de projets qui flirtait avec plus de 3 milliards de couronnes au printemps 2025 — au moment où l’État a aussi réécrit les priorités de subvention, hydrogène en tête de liste.
Voir la fichePrenassi
Le nom figure dans votre nomenclature, pas dans les annuaires des opérateurs de réseaux.
Voir la ficheSynthos Dwory 7
Sur le périmètre polonais de Synthos, « Dwory » n’est pas un slogan : c’est l’ancrage industriel d’une usine‑chimie qui produit aussi de l’électricité et de la chaleur à grande échelle.
Voir la ficheAlstom Technology
Le ferroviaire n’est pas une start-up : quand un géant du rail affiche un carnet de commandes au-delà de 100 milliards d’euros et des prises de commandes records, on attend surtout une machine à livrer — pas une surprise en séance de clôture.
Voir la ficheToledo Solar SpA
Avant même le business plan, une alerte méthodologique : sous l’étiquette « Toledo Solar SpA », les bases ouvertes consultées en mai 2026 ne font pas apparaître une société italienne S.p.A.
Voir la ficheSICHUAN GUANG'AN POWER Co Ltd
À Guang’an (Sichuan), six groupes carburent au charbon sur 2,4 GW.
Voir la ficheLORIS ENR
Boulogne-Billancourt, une vingtaine de salariés, un compte d’exploitation dont le chiffre d’affaires s’inscrit en centaines de millions d’euros : AXIORIS (ex-LORIS ENR) brouille l’idée d’un bureau d’études tourné vers les mégawatts d’énergies renouvelables neufs.
Voir la ficheTurun Seudun Energiantuotanto Oy
Après le tir de barrage sur la torréfaction, TSET boucle un siècle d’énergie fossile sur le golfe de Finlande.
Voir la ficheFiji Electricity Authority
Ce n’est pas une start-up EnR européenne : la Fiji Electricity Authority, ancêtre directe d’Energy Fiji Limited** (EFL), incarne une utility insulaire où l’ambition « au moins 90 % de renouvelables d’ici 2035 » côtoie une facture carburant qui se compte en centaines de millions de dollars fidjiens et une bataille tarifaire explosive avec les entreprises.
Voir la ficheÉnergie 2030
Coopérative belge qui veut verdir le monde de l’énergie mais a laissé tomber la fourniture en 2022 – merci, au revoir, et faites chauffer le solaire !
Voir la ficheGeorg-August-Universität Göttingen Stiftung Öffentlichen Rechts
Ce n’est pas un groupe pétrolier : la Georg-August-Universität Göttingen Stiftung Öffentlichen Rechts est la fondation de droit public qui pilote l’université de Göttingen (Basse-Saxe).
Voir la ficheWhite Owl Capital AG
Pour un investisseur, c’est du vent et du soleil pour de vrais ; pour d’autres, c’est l’histoire d’une promesse de « rendement durable » restée coincée dans la turbine des honoraires et des procédures.
Voir la ficheEGEBCI SARL
Spécialiste ivoirien de l’électricité industrielle et publique, avec la haute tension en cadeau – il faut bien éclairer la Côte d'Ivoire, même sans étincelle d'innovation majeure.
Voir la fiche