Los Castríos
Une rivière espagnole s'appelle « Los Castrios », mais le Castrios SA qui intéresse l'énergie, c’est une petite société de Burgos pendue à son parc Made des Merindades.
À propos de Los Castríos
1. Modèle économique
`Castrios SA`, immatriculée en juillet 2003 (CIF A09416603) et implantée rue Condestable à Burgos, vit de l’exploitation d’un unique actif: le parc Los Castrios, à Espinosa de los Monteros. Son activité est classiquement résumée comme la mise en valeur d’énergies renouvelables et la gestion ou la sous-traitance d’O&M sur les MADE AE‑61 (contrat trois ans annoncé en mai 2020). La structure est minimalistique: `un seul salarié` déclaré dans les fichiers commercaux cités par Empresia.
Le flux de cash dépend quasi exclusivement du négoce de l’électricité verte déversée au réseau. Les agrégateurs de comptes publics donnent une fourchette de chiffres d’affaires autour du million et demi à deux millions et demi d’euros, avec une chute brutal des ventes : ‑43,48 % en 2024 après ‑48,41 % en 2023, et un résultat net négatif selon le classement CASTRIOS d’Economía Digital. Dans ce décor, Siroco Capital détient 20 % du capital depuis novembre 2018. La gouvernance publique liste notamment `Juan Ángel Parés Boj` comme président sur Empresia.
2. Impact réel
Fiche technique The Wind Power: 31,68 MW, 24 aérogénérateurs Made AE‑61 de 1,32 MW chacun, diamètre de rotor 61 m — un parc terrestre opérationnel qui injecte de l’électricité bas-carbone dans un pays dont l’horizon 2030 vise jusqu’à 81 % de renouvelables dans la production, rappelle Connaissance des énergies.
À l’échelle micro, Castrios ne publie pas d’indicateurs publics « tonnes de CO₂ évitées » ou de rapport CSRD : tout impact climat doit donc passer par la valeur brute de la production verte (~32 MW nominaux vieillissants) et la valeur évité par substitution marginalement au gaz et au charbon du mix espagnol. Aucune estimation chiffrée d’effacement carbone au nom précis du parc Los Castrios n’a été retrouvée dans les sources ouvertes consultées ; elle relèverait d’un bilan carbone propriétaire non divulgué.
3. Innovations / partenariats
Le parc est un témoin de la première vague éolienne ibérique (turbines MADE des années 2000), loin des machines actuelles de 6‑7 MW. L’ « innovation » documentée est surtout financière et contractuelle: entrée de Siroco Capital à 20 % sur un actif déjà en service, et externalisation de l’exploitation technique via TAMOIN (annonce de contrat O&M en 2020).
Pas de brevet, pas de start-up adjacente, pas de levée récente identifiée publiquement pour Castrios ; tout investissement capex nouveau serait soit confiné aux comptes non détaillés, soit dilué dans la petite taille bilan.
4. Greenwashing / zones grises
À Espagne, l’éolien territorial n’est pas seulement un levier climat : à Burgos il cohabite avec des balances funestes pour les oiseaux — `1 012 oiseaux morts contre des éoliennes entre 2021 et 2023`, soit « la première cause » d’admission cadavérique au centre de soins fauna d’Albillos, selon BURGOSConecta (octobre 2024). Castrios n’est pas nommé ligne par ligne, mais ses AE‑61 contribuent mécaniquement à ce capital éoliennne provinciale ultra-dense, que la presse locale qualifie de chef de filière nationale.
Enjeu géopolitique immédiat: le géoprojet voisin `Briesa` (≈ 90 MW, TESERA Energía) déclenche une solidarité d’hostilité régionale. La plateforme opposante recueille plus de 5 100 allégations contre Briesa ; `le gouvernement de Cantabria a rendu fin octobre 2025 des avis environnementaux défavorables, invoquant une « barrière continue » pour l’avifaune et une atteinte au Parque Natural de Los Collados de Asón, selon El Diario Montañés.
Finance: le BORME du 30 juin 2025 acte une réduction de capital de `1 000 000 €` pour `rembourser les actionnaires`, ramen le capital social à `1 220 000 €` (10 000 actions × 122 € de nominal contre 222 € avant). Ce n’est pas du greenwashing, mais un signal d’extractivité capitalistique: la société distribue du cash sans annoncer ouvertement un repowering — rupture stratégique pour un actif techniquement amorti.
5. Positionnement stratégique
Coincée dans sa Las Merindades, Castrios incarne une captation de valeur historique fragile: la valeur nominale des anciennes machines doit affronter prix de marché de l’électricité volatile et charges fixes alors que les ventes s’écroulent encore en 2024 et que la Rue demande désormais d’autres critères d’acceptable sociale‑environnementale ; la rue d’Espinosa brandit le slogan « Renovables sí, pero no así » lors de marches contre Briesa.
Le pari pour un actionnaire minoritaire comme Siroco est un rendement concessif tant que le parc tourne ; inversement l’accumulation réglementaire d’averses sur les méga‑-extensions façonne aussi le clair de lune politique pour tout porteur d’éolienne locale, même hérité.
Verdict WattsElse
Castrios livre encore des kilowatheures verts, mais sa géométrie économique et juridico‑financière ressemble en 2025 à un retrait maîtrisé plutôt qu’à une conquête technologique : l’éolien n’est vert que si le territoire et la finance le valident — et les deux tests grondent à Burgos.
Sources : boe.es · empresia.es · tamoin.com · empresas.economiadigital.es · sirococapital.es · thewindpower.net · connaissancedesenergies.org · burgosconecta.es · eldiario.es · eldiariomontanes.es · elcorreodeburgos.com
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q95622211
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Petroleum-Maatschappij 'Moesi-Ilir'
Ce n’est pas une start-up climat, ni une coque boursière à suivre en direct : la Petroleum-Maatschappij « Moesi-Ilir » est une pièce d’archives du pétrole colonial autour du Musi (Moesi), absorbée très tôt dans l’orbite de ce qui deviendra Shell.
Voir la ficheBalam Fund
Le fonds se présente comme pionnier du financement privé des renouvelables au Mexique, mais son récit se joue autant en salle des marchés qu’à Juchitán : refinancer trois parcs photovoltaïques en 2025 ne suffit pas à effacer un bras de fer foncier autour d’un éolien géant et une décennie d’incertitude publique sur les règles du jeu.
Voir la ficheWaymo
Waymo incarne ce paradoxe américain : une filiale d’Alphabet qui promet routes plus sûres et kilomètres sans émissions au pot d’échappement…
Voir la ficheEARLHAM INSTITUTE
L’Earlham Institute, cet institut de biosciences du Norfolk né en 2009 sous l’ancien nom TGAC (le site tgac.ac.uk redirige aujourd’hui vers l’Earlham), n’est pas un producteur d’énergie : c’est une « usine à données » du vivant.
Voir la ficheMarhult Vind AB
Le parc Marhult tient une chronologie à deux vitesses : des recours qui ont forgé des garde-fous stricts sur le bruit, puis une montée en puissance expéditive côté chantier.
Voir la ficheSolar Power (Khon Kaen 1) Company Limited
Sixième centrale d’une vague de projets solaires au sol lancée voilà plus d’une décennie, Solar Power (Khon Kaen 1) Company Limited incarne la filiale tête-de-pont : électricité vendue au réseau, promesse « verte » sur le papier, et aujourd’hui un compte de résultats qui raconte surtout la fin d’un mécanisme public.
Voir la ficheIIT
Le réseau des Indian Institutes of Technology, fleurons publics de l’ingénierie en Inde, forme élites et infrastructures — et alimente en parallèle la boîte à outils de la neutralité carbone affichée pour 2070.
Voir la ficheBernhardt
Face au verrou réglementaire de l’UE sur l’emballage, BERNHARDT Packaging & Process — PME française des films et machines de conditionnement, distincte du mobilier Bernhardt outre-Atlantique — accélère l’écoconception et l’absorption de sa filiale Deltasacs.
Voir la ficheEnami Solar SpA
La forme SpA et le nom Enami évoquent presque mécaniquement le Chili, où l’Empresa Nacional de Minería (ENAMI) signe des PPA avec des producteurs d’EnR tandis que ses fonderies restent sous le feu des autorités environnementales.
Voir la ficheAcciona
Derrière la promesse de "sustainable infrastructure", Acciona aligne des chiffres qui pèsent: énergie renouvelable, eau, transports, concessions, immobilier.
Voir la fichePorvoon Energia Oy
Le comble du paradoxe finlandais : une ville-capitale régionale peut afficher une vente d’électricité sans CO₂ tout en pilotant un chauffage urbain encore structuré par la biomasse et la cogénération — juste quand les prix de l’électricité tordent le modèle économique des centrales chaleur‑électricité.
Voir la ficheDesh Energy Chandpur Power Company Limited
Le brief indiquait le pays comme « non précisé », mais les sources ouvertes convergent : Desh Energy Chandpur Power Company Limited est la société projet de 200 MW au fioul lourd (HFO) dans le district de Chandpur, raccordée au réseau du BPDB.
Voir la ficheTenaga Nasional Bhd
Tenaga Nasional Berhad est le groupe d’électricité malaisien qui concentre la transition du pays : il a besoin de milliards en réseaux, de parcs solaires et d’une stratégie climat ambitieuse, tout en gardant la lumière allumée sur des marchés mondiaux du charbon et du gaz encore volatils.
Voir la ficheACENSI
Conseiller IT indépendant qui joue à l’équilibriste entre numérique durable et croissance effrénée.
Voir la ficheZhuhai Special Economic Zone Guangzhu Power Generation Co Ltd
Zhuhai Special Economic Zone Guangzhu Power Generation Co., Ltd.
Voir la ficheGunnestorps Miljö Energi AB
Une poignée de pales tourne encore à Gunnestorp ; derrière cette image d’installation « verte », les comptes publics montrent une PME nordique où le cash-flow se joue au millimètre après une rupture brutale du chiffre d’affaires en 2024.
Voir la ficheSucrogen (Kalamia) Pty Ltd
Wilmar Sugar (Kalamia) Pty Ltd — ancienne Sucrogen (Kalamia) Pty Ltd selon le registre australien des entreprises — est l’entité juridique qui exploite le moulin de Kalamia dans le Burdekin (Queensland).
Voir la ficheEsso
Esso n’est pas une « entreprise » au sens d’une société cotée unique : c’est surtout une enseigne commerciale du groupe ExxonMobil, héritée de l’ancien Standard Oil of New Jersey après l’éclatement de 1911.
Voir la ficheBiovent Energía Eólica SA
Biovent est le nom mercantile espagnol d’une production éolienne déjà ancienne, que le groupe veut désormais surmultiplier en photovoltaïque.
Voir la ficheB.Grimm Power
Producteur indépendant coté à Bangkok, B.Grimm Power incarne la tension d’une utility asiatique prise entre des contrats longs avec l’État et la nécessité de diversifier hors gaz.
Voir la ficheSvenska Petroleum Exploration AB
Svenska Petroleum Exploration AB n’est plus vraiment une promesse d’exploration: c’est un portefeuille pétrolier ouest-africain absorbé par plus gros que lui.
Voir la ficheMc Shiohama Energy Service Co
Sur le littoral de la baie d’Ise, une petite société porte un nom qui trompe : MC Shiohama Energy Service Co n’est pas un « service » quelconque, mais le propriitaire-exploitant d’une unité charbon de 34 MW qui cimente l’approvisionnement du complexe Mitsubishi Chemical.
Voir la ficheUWC
L’entrée WattsMonde disait « 1959 » et pointait Wikidata vers une université sud-africaine : mise en garde d’homonymie.
Voir la ficheWhite Owl Capital AG
Pour un investisseur, c’est du vent et du soleil pour de vrais ; pour d’autres, c’est l’histoire d’une promesse de « rendement durable » restée coincée dans la turbine des honoraires et des procédures.
Voir la fiche