Manglam Cement ltd
Mangalam Cement Limited (souvent orthographié « Manglam Cement ») est un cimentier indien coté à Bombay, pas un producteur électrique « pur » : le classement « production électrique » du cache WattsMonde décrit surtout son parc captif (thermique, récupération de chaleur, éolien).
À propos de Manglam Cement ltd
1. Modèle économique
L’activité cœur est la fabrication et la commercialisation de ciment sur deux piliers industriels (Morak au Rajasthan, Aligarh en Uttar Pradesh), avec une capacité annuelle de l’ordre de 3,25 MTPA selon une synthèse sectorielle (Fortune India). Pour l’exercice clos mars 2025, le chiffre d’affaires est rapporté à environ 1 681 crores INR — soit un recul d’environ 2,6 % en glissement annuel — pour un EBITDA voisin de 158 crores INR (rapport des administrateurs 2025) ; une lecture complète des comptes fait aussi état d’une marge opérationnelle autour de 9,4 % et d’une baisse du résultat net d’environ 24,5 % sur un an (analyse EquityMaster FY25). Côté bilan au 31 mars 2025, on mentionne environ 2 166 crores INR d’actifs totaux et une dette long terme ramenée à ~194 crores INR contre ~245 crores INR l’exercice précédent (bilan LiveMint). L’effectif déclaré tourne autour de 1 418 salariés (fiche société The Company Check). Au troisième trimestre FY26, des agrégateurs indiquent un chiffre d’affaires d’environ 421 crores INR pour un bénéfice après impôts d’environ 11 crores INR et une marge opérationnelle proche de 11 % (note Eduinvesting).
2. Impact réel
Sur le plan strictement électrique captif, les documents de marché agrègent un mix d’environ 35 MW thermiques, 13,65 MW éoliens, 11 MW de récupération de chaleur (WHR) et 0,5 MW solaire (rapport des administrateurs 2025). Pour FY25, les mêmes sources chiffrent grosso modo 136 GWh issus de la centrale thermique, 12,2 GWh d’éolien à Jaisalmer et 70,6 GWh issus du WHR, avec en outre 9 113 tonnes de biomasse introduites dans le bouquet thermique (rapport des administrateurs 2025). Le site corporate revendique 22 700 tonnes de CO₂ évitées par an grâce au parc éolien (énergies renouvelables Mangalam). Les déclarations environnementales publient des concentrations mesurées de poussières et de SO₂ sur des rejets industriels (déclaration environnementale 2023-24). Pour le grand équilibre climatique d’une cimenterie, l’enjeu reste moins l’électricité achetée que la combustion de procédé et le clinker : la documentation française sur la filière insiste sur une trajectoire industrielle exigeante, sans équivalent mécanique exportable fichier par fichier depuis l’Inde vers l’Europe (plan de transition ciment ADEME) ; la mutation de masse évoquée dans la filière bâtiment donne l’échelle d’ambition (Connaissance des énergies).
3. Innovations / partenariats
Le WHR 11 MW à Morak est le levier technico-économique le plus lisible : il transforme la chaleur fatale du four en électricité utile et en baisse de facture (énergies renouvelables Mangalam). Le parc éolien de 13,65 MW complète une stratégie de tarifs d’énergie maîtrisés, au Rajasthan comme ailleurs. Côté capex récent, le rapport des administrateurs 2025 évoque le projet d’un système de broyage de briquettes visant à réduire la facture charbon de la centrale thermique (rapport des administrateurs 2025) — innovation d’exploitation plus que rupture R&D, mais symptomatique d’une course aux coûts combustible dans un secteur hypercyclique.
4. Greenwashing / zones grises
Nuance nette : le discours « vert » tient par le WHR et l’éolien ; le bilan électrique captif reste dominé par le thermique quand on compare les 136 GWh thermiques aux 12,2 GWh éoliens sur les chiffres FY25 (rapport des administrateurs 2025). Au T3 FY26, une analyse de résultats relève que 47,11 % du profit avant impôts proviendrait de revenus divers (hors cœur opérationnel), avec un ratio de couverture des intérêts à 1,93× contre 2,5× en 2024 — séquence où le résultat apparent peut masquer une fragilité opérationnelle (analyse MarketsMojo T3 FY26). Sur la liquidité, la lecture FY25 d’une marge opérationnelle sous les 10 % coexiste avec un ratio de liquidité générale à 0,8× (analyse EquityMaster FY25). Enfin, la société est partie prenante d’un contentieux sur la taxe d’électricité (« Electricity Duty ») avec l’État du Rajasthan, une dimension réglementaire rarement intégrée aux slides RSE mais structurante pour le coût du kilowattheure industriel (dossier Legitquest 2024).
5. Positionnement stratégique
Mangalam joue la carte d’une cimenterie instrumentée : énergie captive, substitution partielle par biomasse, WHR et mix renouvelable pour colmater la volatilité du charbon (rapport des administrateurs 2025). La réduction de dette long terme visible au bilan est un signal managerial de désendettement prudential dans un contexte de marge sous tension (bilan LiveMint). Pour un lecteur européen, le filet de sens rejoint les trajectoires ciment évoquées sur le Vieux Continent — efficacité, bas-carbone procédé, équation énergétique — même si les instruments publics diffèrent (plan de transition ciment ADEME).
Verdict WattsElse
Mangalam ne vend pas de l’électricité au même titre qu’un producteur indépendant : elle fabrique du ciment et fabrique surtout ses kWh pour survivre aux cycles. La partition est donc classique mais instructive : le WHR et l’éolien habillent le bilan, le thermique tient la mesure, et les derniers trimestres rappellent que la finance peut chanter plus fort que le four si les revenus exceptionnels prennent le dessus (analyse MarketsMojo T3 FY26).
Sources : fortuneindia.com · indiainfoline.com · equitymaster.com · livemint.com · thecompanycheck.com · eduinvesting.in · mangalamcement.com · mangalamcement.com · librairie.ademe.fr · connaissancedesenergies.org · marketsmojo.com · legitquest.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
SZALONTAI Rendszerintegrátor Kft.
Intégrateur hongrois à l’ADN très « engineering », Szalontai enchaîne des parcs photovoltaïques et des équipements réseau au moment où Budapest densifie les filets pour absorber l’éolien et le solaire domestique.
Voir la ficheLIONIX INTERNATIONAL BV
Une fonderie de photonique néerlandaise qui porte une industrie européenne d’avatars « verts », mais dont la pérennité s’est jouée au tribunal en été 2024.
Voir la ficheFP Lux Wind Bröcklingberget AB
Société de projet sans équipe sur la fiche : FP Lux Wind Bröcklingberget AB porte un parc éolien suédois de taille respectable, mais ses résultats 2024 et le climat politique local racontent une autre histoire — celle d’un actif coincé entre un contrat long terme et un paysage social devenu miné.
Voir la ficheUKE
L’acronyme UKE désigne avant tout l’Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf, l’un des centres hospitalo-universitaires européens les plus volumineux, pas une entreprise française ou allemande dont le métier principal serait l’« énergies renouvelables ».
Voir la ficheMetsä Board Oyj
Métamorphosée en chantier de l’emballage « fossile-free », Metsä Board affiche des tableaux climat qui font pâlir beaucoup de l’industrie lourde.
Voir la ficheEnbatı Elektrik Üretim San. ve Tic. A.Ş.
Enbatı Elektrik Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş.
Voir la ficheGRAND ACCELERATEUR NATIONAL D'IONS LOURDS
Le GANIL n’est pas une « entreprise énergie » classique : c’est l’un des plus grands équipements français de physique nucléaire, où s’entrechoquent fondamental, irradiation et applications (dont médecine).
Voir la ficheTshwane Electricity
Le bras « électricité » de la municipalité de Tshwane incarne le paradoxe des distributeurs urbains sud-africains : facturer pour survivre dans un système national à bout de souffle, tout en annonçant un saut de gigawatt via des centrales municipales vieillissantes.
Voir la ficheYorkshire Electricity Board
Ce n’est pas une « productrice » au sens du parc : l’ancien Yorkshire Electricity Board incarne la distribution, ces milliers de kilomètres et de postes qui conditionnent ce que le système peut absorber en EnR et en véhicules électriques.
Voir la fiched.light Design
d.light n’est plus seulement une marque de kits solaires : c’est l’un des géants mondiaux du pay-as-you-go (PayGo) pour foyers à faible revenu, avec un siège en Californie et des opérations massives en Afrique subsaharienne et en Inde.
Voir la ficheEramet
Minerai de manganèse, nickel indonésien, lithium argentin : Eramet incarne la France des chaînes critiques pour batteries et aciers.
Voir la ficheNLS FGI
« NLS FGI » désigne, dans son sens institutionnel principal, le couple National Land Survey of Finland (NLS) et Finnish Geospatial Research Institute (FGI) : un pilier public finlandais des données de localisation, sans lien capitalistique avec une SARL « NLS » d’installateur photovoltaïque en France ni avec The NLS Group, prestataire foncier américain.
Voir la ficheAtacama Solar S. A.
Mise en service en 2021, « Atacama Solar » n’est plus une filiale isolée de développeur : en janvier 2025, l’actif de 171 MWp change de mains pour entrer dans la machine industrielle d’AES Chile, avec un pari clair sur les batteries pour survivre à un réseau nordique saturé.
Voir la ficheNuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation
Elle ne vend ni kilowattheure ni uranium : elle tire les ficelles de l’après-accident.
Voir la ficheOrège SA
Orège vend du « sans Capex » sur les boues et les digesteurs, avec une techno propriétaire qui promet plus de gaz et moins de polymères.
Voir la ficheMaple Leaf Power
Ce n’est pas un producteur indépendant : Maple Leaf Power Limited (MLPL) alimente la filière cimentière Maple Leaf Cement, au Pakistan, avec un bouquet captif où le charbon tient encore la barre.
Voir la ficheMandinga Solar SpA
Selon les éléments disponibles en ligne au printemps 2026, aucune base publique indexée ne permet d’attribuer sans ambiguïté la dénomination « Mandinga Solar SpA » à une société dotée d’un site corporate, de comptes consolidés ou d’un récit médiatique autonome.
Voir la ficheExplotaciones Eólicas Escucha, S.A.
Explotaciones Eólicas de Escucha S.A.
Voir la ficheSoleq Private Limited
Soleq, c’est le nom d’une plateforme solaire singapourienne sortie du giron Equis : aujourd’hui rangée sous la marque Vena Energy, elle incarne la manière dont un véhicule de projet peut grossir jusqu’à peser des milliards sur une désinflation régionale…
Voir la ficheAreva T&D
Areva T&D n’existe plus comme entreprise autonome : l’activité a été cédée le 7 juin 2010, avec la branche transmission reprise par Alstom, la distribution par Schneider Electric via le même closing, pour 2,29 milliards d’euros de titres et 0,89 milliard de dette nette, après feu vert de la Commission européenne ; la fiche Wikipedia la classe d’ailleurs…
Voir la ficheGREEN LIBERTY
** Derrière un nom qui circule sur trois continents, une petite structure du Queensland en fait la démonstration la plus nets-friendly : accrocher la transition à six familles technologiques sans lithium.
Voir la ficheGAS SUR S.A.
Sans pays dans le titre WattsMonde, le nom invite à clarifier avant tout : vous parlez bien de Gas Sur S.A.
Voir la ficheCEET
Le paradoxe saute aux yeux : la demande grimpe, l’accès au réseau progresse, et pourtant la CEET reste coincée entre dettes régionales, pertes techniques et un mix encore très dépendant du thermique importé et local.
Voir la fiche