Merck Sharp & Dohme, UAB
Ce n’est pas une usine, c’est une société à responsabilité limitée lituanienne (UAB) : MERCK SHARP & DOHME, UAB incarne le maillon commercial du groupe Merck & Co.
À propos de Merck Sharp & Dohme, UAB
1. Modèle économique
MERCK SHARP & DOHME, UAB est immatriculée à Vilnius (code 111834114), avec un historique public d’environ 22 ans et un actionnaire unique personne morale selon les données agrégées du registre lituanien relayées par Rekvizitai. L’activité déclarée relève grosso modo du commerce de gros de spécialités pharmaceutiques et matériel médical (catégories « pharmacy, medical materials » sur la même fiche) : revenus surtout liés à la distribution, pas à une ligne de production locale de principe actif. Selon l’historique du chiffre d’affaires publié par le même agrégateur, le CA est passé d’environ 2,7 M€ en 2020 à ~5,7 M€ en 2024, avec un résultat net 2024 d’environ 457 k€ (marge nette ~8 %). L’effectif déclaré tourne autour de 29 personnes assurées (Rekvizitai, données Sodra). La combinaison « gros effectif modeste / CA en forte croissance » est typique d’une filiale de groupe qui capitalise sur le catalogue et la gouvernance du siège américain, tout en pilotant stocks, crédit client et contrats locaux. Le document corporate conditions générales MSD Lituanie cite explicitement Merck Sharp & Dohme UAB, Vilnius, comme partie contractante — ce qui verrouille l’identité par rapport à d’éventuels homonymes « Merck » en Europe (notamment Merck KGaA, Darmstadt, société distincte).
2. Impact réel
À l’échelle de cette UAB, les données Scopes 1–3 publiées ne sont pas ventilées : on ne confondra pas le bilan carbone d’un grossiste de ~30 salariés avec celui des sites de fabrication du groupe. En revanche, la maison mère MSD publie des engagements chiffrés : neutralité nette Scopes 1, 2 et 3 d’ici 2045 validés dans la logique SBTi, -46 % sur Scopes 1 et 2 d’ici 2030 (base 2019), -30 % sur le Scope 3 sur la même échéance, et objectif de 100 % d’électricité achetée renouvelable d’ici 2025 (durabilité environnementale MSD, rapport d’impact PDF). Pour contextualiser côté transition industrielle telle que la lit la sphère publique française, la démarche générique de décarbonation de l’industrie portée par l’ADEME vise précisément à réduire l’empreinte des filières — pharmaceutique comprise — via efficacité énergétique, achats d’électricité bas-carbone et traçabilité fournisseurs ; ce n’est pas un auto-contrat MSD-Lituanie, mais le cadre réglementaire et méthodologique dans lequel les grands groupes cadrent leurs objectifs. Sur le territoire lituanien, l’empreinte directe de l’UAB se lit plutôt dans la logistique (la fiche signale par exemple une flotte automobile importante pour la taille, 17 véhicules loués/lésés selon Rekvizitai), pivot des émissions locales de transport et de Scope 3 amont pour le groupe.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » visibles publiquement pour la cellule lituanienne relèvent surtout de la conformité transparence : des documents EFPIA / divulgations de transferts de valeur hébergés sur le site msd.lt mentionnent Merck Sharp & Dohme UAB dans le périmètre de reporting pays (exemple de méthodologie EFPIA). Côté pipeline médical et R&D, c’est le moteur américain MSD qui tire la charge : la fiche lituanienne est l’interface marché, pas le laboratoire. Les partenariats industriels de rupture (vaccins, oncology, etc.) s’analysent donc au niveau groupe via les communications globales MSD, pas via les seuls comptes locaux.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque de greenwashing pour MSD (et, par ricochet, pour sa marque « Merck Sharp & Dohme ») ne se joue pas dans la cour des petits comptes lituaniens, mais dans la cohérence entre discours climat de groupe et pratiques concurrentielles documentées. Sanction chiffrée et datée : le 25 octobre 2022, la CNMC a infligé 38 934 000 € d’amende à Merck Sharp and Dohme (MSD) pour abus de position dominante sur le marché espagnol des anneaux contraceptifs vaginaux, au motif notamment d’une stratégie de contentieux ayant retardé l’entrée d’un concurrent (communiqué PDF CNMC, synthèse Reuters). Autre tension documentée : en octobre 2023, un tribunal fédéral américain a approuvé un règlement de 70 millions de dollars dans une affaire antitrust accusant Merck & Co. et Glenmark de retard illicite du générique du Zetia (Reuters). Ces épisodes ne préjugent pas d’infractions en Lituanie, mais rappellent que la réputation ESG d’un labo se heurte aussi aux autorités de concurrence — pas seulement aux bilans carbone.
5. Positionnement stratégique
Pour MSD, maintenir une UAB à Vilnius, c’est sécuriser présence réglementaire, fiscalité locale et chaîne d’approvisionnement sur un marché UE périphérique mais intégré au marché unique. Le bond de CA 2020 → 2024 (Rekvizitai) pointe soit un réétiquetage commercial (mix produits, contrats groupe), soit une dynamique portefeuille — à nuancer sans accès au détail du management report. Dans le grand jeu pharmaceutique européen, cette unité reste tactique : son potentiel de levier climatique est indirect, via l’adhésion aux standards fournisseurs du groupe (attentes fournisseurs MSD), plus que via une transformation visible sur site.
Verdict WattsElse
MERCK SHARP & DOHME, UAB n’est pas l’usine qui fabrique la molécule : c’est la succursale lituanienne qui monétise la puissance industrielle mondiale de MSD avec quelques millions d’euros et une poignée de salariés — assez pour peser sur l’approvisionnement local, pas assez pour porter seule la transition bas-carbone d’une filière sous le feu des montants d’amendes à huit chiffres lorsqu’elle bute sur la concurrence.
Sources : rekvizitai.vz.lt · rekvizitai.vz.lt · msd.com · msd.com · msd.com · agirpourlatransition.ademe.fr · msd.lt · cnmc.es · reuters.com · reuters.com
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Công ty CP Thủy điện Bắc Hà
L’énergie « verte » d’un barrage ne vaut que ce que vaut la confiance dans ses opérateurs, surtout quand la pluie et la réglementation décident autant du compte de résultat que la courbe de charge.
Voir la ficheVantaan Energia Sähköverkot Oy
Vantaa (Finlande) — Filiale du groupe municipal Vantaan Energia, Vantaan Energia Sähköverkot Oy n’est ni un producteur grand public ni une start-up : c’est le gestionnaire de réseau de distribution qui tient la « prise » de la ville-région de Vantaa.
Voir la ficheLa Manga Energy SpA
Le nom sonne comme une filiale « energy » scellée au coin ibérique et latino-américain des SpA — sauf qu’il ne colle à aucune personne morale clairement identifiable dans l’espace public.
Voir la ficheGulf Canada
Marque historique du paysage canadien, Gulf Canada n’existe plus en tant que société cotée depuis 2001 : elle a été avalée par Conoco, puis absorbée dans ConocoPhillips.
Voir la ficheShri Malaprabha ssk
À première vue, une SSK (Sahakari Sakkare Karkhane, coopérative sucrière) évoque surtout la canne et le marché du sucre.
Voir la ficheHolvind AB
Aucun annuaire économique ni article de presse indexé ne sort, aujourd’hui, un dossier vérifiable pour « Holvind AB » rangé dans les énergies renouvelables avec pays non précisé : les courbes de CA et d’effectif restent un point d’interrogation, pas une courbe.
Voir la ficheGujarat State Petroleum Corporation
Le Gujarat vient de faire entrer Gujarat State Petroleum Corporation (GSPC / GSPCL) dans une fusion à trois voies qui redessine le gaz indien : trading, transport et city gas sous une même bannière, avec une démolition juridique de l’entité historique née en 1979.
Voir la ficheUludağ Elektrik A.Ş.
Le distributeur qui alimente Bursa, Balıkesir, Çanakkale et Yalova enfonce l’accélérateur des investissements réseau en 2025, sous un actionnariat qui vient encore de changer de mains.
Voir la ficheKnöbbens Vind AB
Une société qui porte le suffixe AB et le vocable Vind ressemble, vu de Stockholm comme vu de Paris, à ces véhicules juridiques qui tiennent un parc éolien derrière des lignes comptables — pas une « marque » médiatique.
Voir la ficheHerrberga Vind AB
Petite société suédoise derrière trois éoliennes et une dizaine de gigawattheures annuelles — le genre d’acteur discret qui incarne pourtant un paradoxe nordique : la production tourne, le territoire est saturé, et la marge nette peut rester à plat.
Voir la ficheEmpresas públicas de Pereira
Le distributeur de l’Eje cafetero affiche solidité locale et symbolique verte, tout en traîne derrière lui la tempête Air-e : liquidation, pertes qui s’alourdissent sous gestion publique et recours devant les tribunaux.
Voir la ficheMBF Czech
Le nom MBF Czech ne correspond à aucune entité EnR repérable dans la presse spécialisée ou les annonces publiques récentes : gare à l’homonymie avec MBF Group en Pologne, cotée et tournée vers la distribution industrielle — pas le biométhane.
Voir la ficheOngc Gas corp
Oil and Natural Gas Corporation Limited (ONGC, Inde) est la désignation légale de ce que l’on nomme souvent abusivement une « corp » gaz : il n’existe pas à notre connaissance de raison sociale distincte nommée exactement « Ongc Gas corp » ; tout le marché publique-et-financière aligne ces activités gaz et pétrole sur le groupe coté Bombay (ONGC), pilier…
Voir la ficheQUALISTEO
Mesurer votre énergie comme un espion high-tech, mais pour vous faire économiser, c’est la spécialité de cette PME niçoise.
Voir la ficheGreen Solar
Green Solar se présente comme un producteur indépendant d’électricité photovoltaïque, actif outre-mer et en Europe — un segment où l’ambition climatique heurte la réalité des raccordements.
Voir la ficheMinistry of Irrigation
Le ministère que vous cherchez n’est plus un simple label : né en 1982 pour structurer l’eau agricole, il a porté des décennies de grands ouvrages ; aujourd’hui, la Syrie mise sur le pompage solaire comme cheville ouvrière contre des barrages et des lignes sous tension.
Voir la ficheATEA BUREAU D'ETUDE
Une micro-structure nantaise cotait la nucléaire et l’éolien depuis les années 1990, puis elle a cessé ses activités : le fil ne tient pas qu’aux décibels, aussi à la santé capitalistique du bureau d’études.
Voir la ficheChester Solar IV SpA
Chester Solar IV SpA apparaît surtout là où les infrastructures renouvelables laissent une trace administrative : droits de l’eau, registres d’avis légaux, chaîne de véhicules « Chester Solar I / IV » typique du verrouillage juridique des centrales au Chili.
Voir la ficheCECODHAS
Ce n’est pas une entreprise « EnR » au sens industriel : sous l’ancien sigle CECODHAS, Housing Europe incarne depuis 1988 la voix du logement public, coopératif et social à Bruxelles — avec une densité rare sur l’énergie et le climat, là où le chauffage et l’isolation décident du CO₂ réel des ménages.
Voir la ficheFoxtrot International LDC SA
Foxtrot International n’est ni une “tech” ni un symbole parisien : c’est l’infrastructure d’un pays qui brûle du gaz pour tourner, entre deux plateformes, des centaines de kilomètres de conduites et un agenda de forages qui tient toute l’arene politique.
Voir la ficheCHARITE - UNIVERSITAETSMEDIZIN BERLIN
Hôpital universitaire et vitrine de la médecine allemande, la Charité – Universitätsmedizin Berlin aligne bâtiments historiques et objectifs climat du Land pendant que ses comptes restent dans le rouge et que le renouvellement du système d’information devient un casse-tête financier.
Voir la fichePV Los Patos
Petite centrale, grand système : au Maule, ce parc de 3 MW incarne la vague des PMGD sur le réseau central inter connecté — rentable sur le papier, vulnérable à la congestion quand le silo médiatique confond « Los Patos » et « Pato Solar » castillan.
Voir la ficheHuanggang Dabieshan Power Co Ltd
Le complexe de Dabieshan envoie du lourd sur le réseau au prix d’une dépendance structurelle au charbon — et d’un troisième acte industriel à 2 GW qui redessine le bilan carbone du site pour des décennies.
Voir la ficheSolkompaniet
Solkompaniet ne joue plus la carte du pur acteur anonyme du nord de l’Europe : la marque pilier d’un solaire et stockage à flux tendus file désormais sous Alstra Energy, après une fusion avec EnergiEngagemang et une injection de capital par la sphère Axel Johnson.
Voir la fiche