Mo' Del
Derrière l’étiquette agro de WattMonde (“Distribution”, ville Stow) se profile presque sûrement la MO.DEL girondine et sa marque Viti-Tunnel — couverture rétractable, gros capteurs solaires sur le linéaire, promesse de pesticides quasi nuls.
À propos de Mo' Del
*Note d’identité :* les registres publics (fiche MO.DEL) placent le siège au Haillan (33), code 7219Z (R&D autres sciences physiques et naturelles), capital 755 448 € — pas “Stow”, et pas du “retail” classique : le cache secteur Distribution est à reprendre côté base WattsMonde pour éviter les homonymies.
1. Modèle économique
La société MO.DEL monétise une ingénierie de protection des cultures : vente et déploiement du Viti-Tunnel (bâche motorisée, déclinaisons “smart” ou manuelles), fabrication revendiquée au Haillan (présentation produit). Le cœur du revenu est capital intensif côté client (investissement linéaire par rang) et project-based côté MO.DEL (installation, maintenance). En septembre 2025, Le Journal des Entreprises indiquait 14 salariés, 400 000 € de CA depuis début 2024, une levée cible 1,5 M€ dont un tiers participatif via Sowefund, dans un marché français estoqué à 1,5 milliard d’euros — chiffre rapporté par la presse spécialisée, à manier comme ordre de grandeur déclaré (article JDE). En janvier 2026, la même source boucle finalement 2 M€ avec Parnass, Crédit Agricole Aquitaine Expansion, Sowefund, Demea (Demeter) et les fondateurs, pour une structure alors comptée à la douzaine de collaborateurs et 7 km de dispositifs en propriétés “de prestige” (dépêche JDE). Les comptes annuels sont confidentiels au greffe (extrait Societe.com) : l’analyste externe reste dépendant des communiqués et de la presse.
2. Impact réel
L’argument climat-environnement est moins le kWh épargné au vignoble que la réduction d’intrants : la société revendique plus de 80 % de baisse des pesticides et des images “sans traitement” comparatives (site Viti-Tunnel) ; Le Journal des Entreprises reprend la fourchette >80 % comme revendication commerciale (JDE). La motorisation est présentée comme alimentée par panneaux en bout de rang sur les fiches “smart” du site (Smart Protect) — logique autoconsommation locale, pas un bilan électrique annuel public. Aucun bilan carbone consolidé ni tonne CO₂ évitée certifiée n’apparaît dans les bases consultées ; l’alignement PPE/UE se lit surtout par effet pesticides et résilience des cultures, pas via une métrique énergétique publiée.
3. Innovations / partenariats
Trois brevets déposés en 2023 pour la version industrialisable, validation IFV de la preuve de concept (gel, maladies, grêle) et cadre INAO étendu en juin 2025 (expérimentation allégée, jusqu’à 20 ans) — chronologie officielle (page “La société”). Côté argent public, la même page détaille des subventions FranceAgriMer, Région NA, Bpifrance (France 2030) sur des montants datés (ex. 180 000 € Bpifrance, aides régionales 40–150 k€, etc.). Partenariats terrain cités par la presse : tests framboises avec Andros (JDE 09/2025) ; galerie Petrus, Lafite-Rothschild, Hennessy dans la dépêche levée 2026 (JDE).
4. Greenwashing / zones grises
Écart cash / narration : 400 000 € de CA depuis début 2024 (JDE sept. 2025) pour une PME qui annonce des enjeux industriels et boucle 2 M€ trois mois plus tard (JDE janv. 2026) : le burn ou le besoin de tours successifs peut masquer une rentabilité encore fragile — ce n’est pas une accusation d’irrégularité, mais un risque de sur-interprétation des “success stories” agrotech. Transparence financière : comptes sous confidentialité (Societe.com) alors que l’on sollicite le grand public via Sowefund : friction classique marché crowdfunding / data room. Réduction >80 % pesticides : indicateur auto-déclaré, non standardisé dans l’article ; l’INAO a assoupli un cadre d’expérimentation (historique corporate) — utile, mais ce n’est pas une vérité unique sur toutes les AOC. Fin de vie plastique / acier : le site met en avant durabilité de structure et bâche ; pas de fiche cycle de vie publique retrouvée ici : le risque “techno-fix matériaux” reste documentairement ouvert.
5. Positionnement stratégique
La trajectoire est double : *premium viticole* (déploiement km, noms château) et refuge diversification (maraîchage, fruits rouges) face à la pression économique vignoble bordelais/cognaçais explicitée par Le Journal des Entreprises (même article). Report d’usine maison à ~2027 au profit d’un local loué “face aux bureaux” : signe de prudence capex compatible avec une phase de preuve de volume hors vin. Le levier réglementaire INAO/IFV est à la fois levier commercial et plafond de déploiement si le dispositif reste perçu comme altérant le paysage ou le modèle AOC.
Verdict WattsElse
Mo’ Del vend du clos-couvert motorisé comme antidote aux pesticides et au climat : la traction viticole haut de gamme est réelle, mais le P&L publié reste mince face aux millions levés — la suite se jouera au hectare diversifié, pas juste au kilomètre de grands crus.
Sources : societe.com · viti-tunnel.fr · lejournaldesentreprises.com · lejournaldesentreprises.com · viti-tunnel.com · viti-tunnel.com
Données clés
- Fondée
- 1938
- Siège
- Stow, United States ↗
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
UNIRI
** Dans les bases de données, « UNIRI » sonne comme un sigle corporate ; dans la réalité, c’est l’Université de Rijeka : une machine à diplômes et à projets, pas à chiffre d’affaires.
Voir la ficheResearch Institute of Petroleum Industry
Le Research Institute of Petroleum Industry (RIPI), bras R&D de la National Iranian Oil Company, incarne une tension rarement assumée : publier sur l’hydrogène vert et le stockage solaire tout en servant d’abord à extraire, raffiner et exporter davantage d’hydrocarbures.
Voir la ficheProfire Energy
Spécialiste des systèmes de gestion de brûleurs (BMS) et de l’infrastructure de combustion pétrolière, Profire a signé le trimestre le plus riche de son histoire juste avant de disparaître de la cote, absorbée par un industriel classé côté « solutions environnementales ».
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Bắc Hà
L’énergie « verte » d’un barrage ne vaut que ce que vaut la confiance dans ses opérateurs, surtout quand la pluie et la réglementation décident autant du compte de résultat que la courbe de charge.
Voir la ficheOOO Vorkuta Thermal Power Station
À Vorkouta, la Vorkoutinskaïa TETs-2 sert de colonne vertébrale à un couple électricité–chaleur pensé pour tenir l’hiver arctique : la conversion charbon–gaz, bouclée fin 2021, a déplacé le débat de la fumeé charbon vers le gaz et les réserves combustibles liquides.
Voir la ficheLysekils Energi Vind AB
Régie du bout du monde côtier suédois, Lysekils Energi Vind incarne l’éolien « maison » dans une commune où la puissance éolienne totale n’a pas bougé depuis des années.
Voir la ficheTHE QUEEN'S UNIVERSITY OF BELFAST
Queen’s University Belfast joue la carte du leadership durable à l’échelle du Royaume-Uni — certification, rankings, électricité « verte » — tout en assenant des chiffres qui rappellent une autre vérité : le gaz structure encore le campus, et le Scope 3 domine le bilan carbone.
Voir la ficheEnergiMidt
Née du regroupement de fournisseurs danois en 2002, EnergiMidt incarne l’ancienne génération des coopératives de réseau du Jutland central : électricité, puis fibre et services voisins, dans une logique de mutualisation.
Voir la ficheSATT TTT (Toulouse Tech Transfer)
La SATT toulousaine accélère brevets, licences et maturations — dont une flèche vers l’efficacité énergétique des data centers — mais son chiffre d’affaires « transfert » recule en 2025.
Voir la ficheRovakaira
Le nom ne dit rien à un lecteur francophone ; le métier, lui, est totalement stratégique : un opérateur de réseau de distribution qui tient une part de Finlande aussi vaste qu’exigeante.
Voir la ficheULHN
Le sigle ULHN fait aujourd’hui tilt côté « Réseaux & Distribution ».
Voir la ficheLocri Inversiones, S. L.
** À Pájara (Fuerteventura), Locri Inversiones incarne le visage « sous-holding » du solaire aux Canaries : un actif photovoltaïque de 2 MW, chiffré dans les comptes comme ceux d’une petite SPV.
Voir la ficheApir
Le nom Apir ne renvoie pas, dans les bases ouvertes consultées, à un opérateur listé « Pétrole & gaz » sous cette graphie exacte — l’homonyme encyclopédique renvoie aux éventails maranao (article encyclopédique).
Voir la ficheKinesis Enerji
Kinesis Enerji n’est ni la fintech homonyme du marché des métaux précieux, ni un fournisseur logiciel : c’est, selon les documents de marché et la communication du groupe, un investisseur-développeur d’actifs solaire, éolien et stockage, ancré en Turquie et actif en Italie et Espagne via des véhicules européens.
Voir la ficheIberdrola
Iberdrola ne vend plus seulement des mégawatts: il vend de plus en plus des kilomètres de réseau, des contrats longs et une promesse d’électrification massive.
Voir la ficheEgis Rail
Au cœur des grands métros automatiques français et européens, Egis Rail vit de la même chose que le réseau ferré : projets pluriannuels, appels d’offres étatiques et une image « rail vert » nourrie par les objectifs climat du groupe mère — tout en gardant attaché au flanc un dossier géopolitique que des ONG suivent pied à pied depuis des années.
Voir la ficheELECTRICA VENTANAS
Pour 5 millions de dollars, AES a cédé en janvier 2025 un bloc de 537 MW au cœur du système chilien.
Voir la ficheHIS
Le dossier confond parfois la commune française His et un code métier « Autres énergies » : ici, il s’agit du groupe japonais H.I.S.
Voir la ficheStatkraft;Holmen Energi
** D’un côté, Statkraft taille sa carte comme une major de l’électricité verte : records de production, gros contrats industriels, recentrage capitalistique agressif.
Voir la ficheJOHANNES GUTENBERG-UNIVERSITAT MAINZ
Une Cour des comptes sur le dos, une ville qui vise la neutralité climatique à l’horizon 2035, et un accélérateur qui bouffe un quart du courant : la Johannes Gutenberg-Universität Mainz (JGU), université d’État fondée en 1477, incarne le choc frontal entre recherche « hardware-heavy » et décarbonation territoriale.
Voir la ficheFirestone Trading Private Limited
Le nom promet le panache ; les registres, eux, parlent commerce de gros, adresse au cœur du quartier des diamants et une fiscalité GST sous tension.
Voir la ficheOrazul Energy
Le groupe ne vend pas une promesse “tech” : il enferme dans des actifs critiques de génération et de transport tout en désendettant agressivement.
Voir la ficheAgence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
Le gendarme international de l’atome, diplomate entre paix et risques radioactifs, à cheval entre supervision et tension géopolitique.
Voir la ficheChiahui Power Corporation
Filiale d’Asia Cement (historiquement co-développée avec l’Electric Power Development Company, rachat des parts de J-Power en 2020), Chiahui Power Corporation est l’un des gros producteurs indépendants d’électricité (IPP) de l’île, campé près de Minxiong, dans le comté de Chiayi.
Voir la fiche