Moncayo Forestal, SL
Filiale d’exploitation énergétique ancrée à Saragosse, Moncayo Forestal SL incarne l’Aragon « projet par projet » : comptes en Baisse, groupons en fusion — et batailles autour des crêtes.
À propos de Moncayo Forestal, SL
1. Modèle économique
Moncayo Forestal SL (fiche registrale) est une société à associé unique (JORGE ENERGY SL au capital, avec entrée de la forme unipersonnelle en mars 2025 selon le BORME), dont l’activité visée est la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables (CNAE 3518, confirmé par le même registre commercial). Créée en 2007 sous le nom « Sociedad Fotovoltaica del Moncayo 52 SL », elle porte aujourd’hui un capital social de 1,2 million d’euros (DatosCIF). Les revenus ne sont pas détaillés ligne à ligne dans la fiche publique, mais un agrégateur économique fait état d’une chute des ventes supérieure à 40 % sur le dernier exercice publié (classement Economía Digital), tandis qu’Iberinform situe le chiffre d’affaires dans une fourchette indicatives 3–6 millions d’euros (profil Iberinform) — ordre de grandeur à manier avec prudence, car il s’agit d’estimations tiers. L’effectif précis de la SL n’apparaît pas dans les extraits consultés ; l’essentiel du levier industriel et financier repose sur la holding Jorge Energy, qui pilotait en 2024 225 MW en service, dont 173 MW éoliens et 52 MW photovoltaïques, avec 489 GWh produits par l’éolien et 98 GWh par le solaire (présentation Jorge Energy). Moncayo Forestal fonctionne donc comme tuile d’une mosaïque patrimoniale plus large que sa seule raison sociale.
2. Impact réel
Au niveau du groupe mère, le mix annoncé est majoritairement éolien (≈ 77 % des MW) et complété par du solaire (même source), ce qui traduit mécaniquement une décarbonation relative de l’approvisionnement électrique espagnol, dans la logique des objectifs européens de pénétration des EnR — sans qu’une ventilation par filiale permette d’attribuer à Moncayo Forestal un « CO₂ évité » propre au centime près. Sur le terrain, la société a poussé l’hybridation autour d’un parc existant : le projet photovoltaïque hybride de Pedrola (ordre 9,9–10 MW selon les actes), dans la comarque de Ribera Alta del Ebro, a obtenu en septembre 2024 l’autorisation administrative de construction du module PV (BOA Aragón, résolution du 6 septembre 2024, PDF). Ce type d’opération maximise l’usage des infrastructures d’évacuation déjà présentes, mais alimente aussi le débat sur la densification énergétique dans les paysages déjà équipés d’éoliennes. Aucun rapport CSRD dédié à Moncayo Forestal n’a été repéré dans les bases consultées ; la transparence reste celle d’une PME/SPV intégrée à un groupe familial, pas celles d’une société cotée.
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » la plus documentée pour Moncayo Forestal récente est opérationnelle : rapprocher photovoltaïque et éolien sur un même site et mutualiser la sous-station (détail d’implantation hybride, BOA). Côté groupe, Jorge Energy SL a procédé fin 2024–début 2025 à une fusion-absorption de quinze filiales (socétés « Jorge Energy VII–XVIII », Solavanti, co-traitant d’éolien, etc.), acte publié au BORME et inscrit à Saragosse le 22 janvier 2025 selon les bases mercantiles (fiche grupo) — une simplification de holding classique avant ou après cessions d’actifs, qui vise à réduire coats administratifs et points de contrôle. Aucun partenariat R&D avec un grand équipementier ou une levée de fonds récente ne ressort des sources ouvertes pour la SL elle-même.
4. Greenwashing / zones grises
Ce n’est pas tant le discours « vert » que la capacité à transformer du vent en gigawattheures qui pose question, mais la cohabitation avec des conflits d’usage et des refus d’autorisation. Le 10 septembre 2024, la Direction générale de la politique énergétique et des mines a rejeté la demande d’autorisation administrative préalable du parc éolien Jalón 2050 (100 MW), promu par Jorge Energy X SL dans la province de Saragosse (résolution BOE) : même si le demandeur n’est pas Moncayo Forestal à la ligne « promotor », il s’agit d’une contre-attaque réglementaire majeure dans l’écosystème Jorge Energy, qui fragilise le narratif de croissance « sans casse ». Sur le plan politique, en juin 2025, le député Jorge Pueyo (Chunta Aragonesista) a porté au Congrès une demande de gel des projets éoliens autour du parc naturel du Moncayo, dénonçant une « spéculation éolienne » (reportage Hoy Aragón), rejoignant une mobilisation citoyenne documentée par la presse associative sur les « macro-projets » (enquête AraInfo). Enfin, la contradiction financière est criante au niveau de la filiale : Economía Digital relève une chute d’environ 41,57 % du chiffre d’affaires sur l’exercice récent — tension chiffrée qui n’infère pas « greenwashing », mais risque de surendettement ou de fin de contrat tarifaire masqué derrière l’étiquette EnR.
5. Positionnement stratégique
Moncayo Forestal se situe au carrefour d’une filière mature : l’Espagne continue d’installer du renouvelable pour tenir la Période nationale et les mécanismes communautaires, alors que l’Aragon devient un laboratoire de contestation (perception du paysage, corridors faunistiques). La fusion des filiales Jorge Energy en early 2025 (BORME) tout en conservant des raisons sociales locales traduit une rationalisation patrimoniale plus qu’une diversification verticale. Le pari hybride à Pedrola (BOA) montre qu’on mise sur l’optimisation du réseau existant lorsque les grands vertsfields peinent au ministère (dossier Jalón 2050).
Verdict WattsElse
Moncayo Forestal n’est pas une « success story » lisse : c’est une carte d’actifs dans une bataille réglementaire et démocratique où le vent favorable se mesure aussi en gigawattheures acceptées sur le terrain. Quand le registre commercial applaudît une fusion tandis que le BOE enterre 100 MW de projet frère et que les ventes chutent de plus de 40 %, l’éolien cesse d’être une ligne comptable abstraite.
Sources : datoscif.es · datoscif.es · boe.es · empresas.economiadigital.es · iberinform.es · jorgesl.com · boa.aragon.es · boe.es · boe.es · hoyaragon.es · arainfo.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Halİç Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Halİç Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ désigne, avec très forte probabilité, une société anonyme turque (Halıç Elektrik Üretim A.Ş.) dont la présence publique documentée passe avant tout par l’ancienne vague d’ozelleştirme des barrages de l’opérateur public EÜAŞ.
Voir la ficheFalbygdens Energi AB
Sous la marque Falbygdens Energi, ce qui transpire le plus dans l’open data suédois, ce n’est pas une « pure player » EnR mais une filiale de réseau électrique, Falbygdens Energi Nät AB, à Falköping, détenue par le groupe Nordion Energi.
Voir la ficheAtaseven Enerji
Ataseven Enerji est le bras producteur d’électricité renouvelable d’un groupe familial turc ancré depuis 1992, alors qu’elle déploie en 2025 près de 160 MW d’extensions éoliennes et vise le solaire stocké.
Voir la ficheChint Solar (Jinta)
Au Gansu, le patronyme « Jinta » ne désigne pas seulement une ville : dans la documentation carbone ancienne et les bases projet, une entité Chint Solar (Jinta) Co., Ltd.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Dakr’tih
Le redressement des comptes et la montée au capital de SHP masquent mal un dossier social qui, lui, ne se recompte pas en législation comptable : centrales cascadées sur un cours d’eau des plateaux, bénéfices en hausse en 2025, mais zone de relogement qualifiée de fantôme par la presse locale.
Voir la ficheFrotorp Vind AB
Le registre commercial suédois et les bases sectorielles convergent : Frotorp Vind AB n’est pas une « licorne » des EnR, mais une micro-société qui porte un parc éolien terrestre mature à proximité de la ligne Hallsberg–Örebro.
Voir la ficheUAIC
Pour un radar « Réseaux & Distribution », l’initiale UAIC évoque vite un opérateur de distribution ; en réalité, à Iași et depuis 1860, elle désigne quasi exclusivement une université publique roumaine — celles‑ci ne pilotent pas le compteur d’un territoire.
Voir la ficheEmpresa Provincial de Energía de Cordoba
L’Empresa Provincial de Energía de Córdoba incarne l’Argentine des concessions provinciales : un opérateur historiquement hydraulique et désormais hybride, qui empile contrats solaires, biométhane et smart grids tout en restant accroché aux thermiques et aux arbitrages de Buenos Aires.
Voir la ficheNEoT Capital
NEoT Capital (marque Neot) ne fabrique ni batteries ni autobus : elle empile fonds propres, dette senior et contrats de service pour faire disparaître le mur du CAPEX sur la mobilité lourde électrique.
Voir la ficheHalliburton
Halliburton n’est ni une start-up climat ni un opérateur coté en Bourse à Houston par hasard : c’est l’un des plus gros intégrateurs de services pétroliers et gaziers au monde, avec une partie du discours tournée vers la « transition » et une part du chiffre d’affaires toujours accrochée aux complets et à la stimulation de puits.
Voir la ficheAtomki
L’institut que les Hongrois appellent Atommagkutató Intézet n’est pas une start-up de la transition : c’est une infrastructure de recherche fondamentale et appliquée autour du noyau atomique, ancrée dans un pays qui parie à la fois sur le nucléaire civil et sur un réseau public, HUN-REN, de plus en plus « piloté » par des indicateurs.
Voir la ficheGrupo Inversor Frali
La Banderita a prouvé qu’on pouvait produire du vent au cœur de la La Pampa avec un rendement qui fait taire les clichés sur l’Amérique latine instable — mais ce parc vit au bord du réseau et d’une famille-actionnaire dont le mastodonte retail tangue brutalement depuis fin 2025.
Voir la ficheWater Corporation
Western Australia mise sur elle pour faire tourner désalinisation et réseaux : Water Corporation joue désormais le rôle d’un acteur majeur du mix renouvelable local, alors que la presse économique locale et les autorités lui reprochent simultanément d’écraser ses marges financières sur des profits records sans financer une maintenance jugée indispensable.
Voir la ficheStyra Vind AB
Le petit opérateur Styra Vind AB incarne l’éolien suédois « de proximité » : chiffre d’affaires en dent de scie, bilans serrés, et un paysage institutionnel où 2024 a fonctionné comme un coupe-circuit pour les nouveaux projets.
Voir la fichePohjolan Voima
Pohjolan Voima n’est pas une « startup verte » : c’est un pilier de l’électricité industrielle en Finlande, avec un modèle d’actionnariat industriel et un mix où le nucléaire tire la grosse clémentine.
Voir la ficheTIMMERFABRIEK WEBO
Chez WEBO, la transition énergétique ne se joue pas dans un parc éolien mais sur la ligne de production et sur les chantiers : toiture photovoltaïque massée, préfabrication bois et argumentaire « bâtiment bas carbone » qui heurte, aux Pays-Bas, un mur réglementaire et financier — l’azote — et un second mur physique — le réseau électrique saturé.
Voir la ficheSafran (United Kingdom)
Après des décennies d’implantation et une série de croissances externes, Safran joue au Royaume-Uni une carte double : volume industriel et tout dernier laboratoire de recherche hors France.
Voir la ficheAgronergy
Chauffage biomasse clé en main, parce que vous aimez que vos écoquartiers aient la chaleur du passé… sans la facture carbone du siècle dernier.
Voir la ficheMAVIR;MÁV
Le sigle MAVIR désigne le gestionnaire du réseau de transport d’électricité hongrois, filiale du groupe public MVM.
Voir la ficheGul Ahmed Energy Limited
Gul Ahmed Energy Limited ne joue pas dans l’abstrait des conférences climat : c’est une IPP du Sindh, accrochée à la corde sensible de l’électricité pakistanaise — vent à Jhimpir, fioul lourd à Korangi, créances étouffées par la dette circulaire.
Voir la ficheAdani Green Energy Limited
Adani Green Energy Limited n’est pas une start-up solaire en lévitation, mais une machine industrielle.
Voir la ficheuni.lu
L’Université de Luxembourg incarne tout le paradoxe d’un géant invisible : budget de l’ordre du quart de milliard d’euros, milliers de personnes mobilisées, et une parole « climat » portée jusqu’aux conventions ministérielles — tout en traversant une tempête médiatique sur l’allocation d’argent public à la recherche.
Voir la ficheParque Solar Luna del Norte SPA.
Le nom Parque Solar Luna del Norte SpA circule dans certaines bases commerciales latino-américaines comme une entrée homophone du véhicule juridique du grand solaire Luz del Norte, dans le désert d’Atacama au Chili ; selon les éléments disponibles, vous parlez très probablement de cette SpA productrice et de son empilement financier sous la plateforme…
Voir la fiche