NEO ECO
Pionnier nordiste du réemploi et des filières de chantier, Neo-Eco se présente comme l’interface entre grands projets d’infrastructure et monde du BTP en tension réglementaire.
À propos de NEO ECO
1. Modèle économique
Neo-Eco engrange surtout de l’ingénierie, études et accompagnement (code NAF 7112B pour la société mère française), montée en compétences sur chantiers TP, infrastructures et logistique plateformes de flux. Au 31 décembre 2024, la SAS Neoeco Développement affiche un chiffre d’affaires net d’environ 4,97 M€, un résultat d’exploitation de l’ordre de 173 k€ et un bénéfice net d’environ 216 k€, selon le détail publié sur Neoeco Développement (Le Figaro entreprises). Le groupe élargit le portefeuille par des métiers satellites : pépite Neocem (liaisons géopolymériques type argiles activées bas-carbone), filiale BringBack autour du reconditionnement de batteries, en cohérence avec un schéma de « studio » qui capitalise plusieurs business plans. Une partie des revenus est indexée sur la durée et le volume des travaux publics et une cyclicalité forte du BTP — Christophe Deboffe décrivait dans Le Co Dynamo (2026) un ralentissement de l’investissement local et privé pouvant jusqu’à diviser par deux la dynamique chantier**.
2. Impact réel
Le rapport RSE 2025 mis en ligne sur le site officiel attribue aux activités groupe 259 150 t de matériaux recyclés, 1 856 t équivalent CO₂ évitées et 222 projets accompagnés sur le terrain (publication rapport RSE 2025). L’agrégat tonne/CO₂ n’est comparable ni à la production d’un parc PV ni à une certification Ademe fermée ; il doit se lire comme comptabilité d’impact de filière sur des opérations de tri, acheminement, substitution matière/incinération évitable — et non comme quotient carbone périmètre comptabilité carbone industrielle exhaustive. Une trajectoire cohérente avec une priorité RE2020‑2030 au bas-carbone et au réemploi plutôt qu’avec le multiplicateur GW des [programmes PPE pluriannuels électricité ENR](/) documentés hors groupe. Le doublement VSME et la double matérialité annoncée (même communiqué RSE 2025) matérialisent cette course à une légitimité mesurable**.
3. Innovations / partenariats
Bpifrance, dans une grande interview Les Échos 2024 (Bpifrance / Les Échos), mentionne environ 150 collaborateurs, 7 agences métropolitaines, 1 M€/an de R&D et un positionnement européen (Allemagne/Italie/UK en pointillé). Côté grandes enveloppes, Neo-Eco s’affiche depuis longtemps sur des chantiers territoriaux denses — Grand Paris, canaux, tramways — où le dirigeant revendique une forte implantation sur des marchés de maîtrise d’ouvrage circulaire (ex. Société du Grand Paris évoquée dans l’entretien Dynamo), et où des marchés publics attribués (ex. Lille Métropole Habitat, lot économie circulaire Rue Gambetta) apparaissent dans les mouvements de Société.com sous le SIREN de la SAS (Neoeco Développement – marchés suivis sur Société.com). Neocem reste pour l’instant un pilote matériaux plus qu’un géant sectoriel ; BringBack capitalise une promesse forte de facteur 10 sur l’empreinte par rapport au cycle batterie linéaire quand la méthodologie est tenue.
4. Greenwashing / zones grises
Structure de bilan : pour l’exercice clôturé au 31/12/2024, le passif de Neoeco Développement affiche ~4,03 M€ de dettes pour ~1,15 M€ de capitaux propres (bilan 2024 – Le Figaro entreprises), soit un levier financier qui reste un risque de fragilité si des grands marchés publics se compressent — tension chiffrée et sourcée, distincte d’une simple « perte de 2,88 M€ » non retrouvée sur cette entité dans la base consultée. Réglementation & politique : dans l’interview Dynamo, Christophe Deboffe estime quasi « impossible » le calendrier RE2030 sans accélération de marché et anticipe même un hypothétique affaiblissement de la contrainte si RN au pouvoir — signal sur lequel le lecteur doit ancrer le risque réglementaire plutôt que la certitude média ; la couche valorisation CSR / biomasse (évoquée aussi par l’annuaire économie circulaire Neo-Eco) se heurte encore au débat de hiérarchie des modes de traitement: substitution matière ? valorisation ? critiques du fossile latent lorsque combustion intervient ; aucune équation vertue sans transparence sur les flux entrants et tiers de contrôle.
5. Positionnement stratégique
Le groupe mise sur votre triple pression : RE2027/2030, CBAM, et financements sous CSRD, thèmes développés longuement par Deboffe dans Le Co Dynamo. Le parcours neo-sphères / unités apprenantes vise une capitalisation groupe et une culture d’ingénieurie distribuée plutôt qu’un monolithe cimentier ; stratégiquement Neo-Eco n’est pas en concurrence avec un producteur d’ENR, mais peut capturer vos lecteurs WattMonde du côté chaîne de valeur infrastructures vertes.
Verdict WattsElse
Neo-Eco incarne une boucle française compétente entre loi climat et chantier, avec des bilans financiers désormais publics sous tension d’effet levier. La question n’est pas « avez-vous encore du pétrole dans le titre ?> mais à quelle cadence vos 222 projets 2025 deviennent la norme nationale alors que vos propres données RSE attestent encore de cycliques et contre-cycliques du BTP : le déni réglementaire qu’elles dénoncent leur est aussi épigraphe.
Sources : entreprises.lefigaro.fr · bringback.fr · lecodynamo.fr · neo-eco.fr · lesechos.fr · societe.com · economiecirculaire.org
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q4921389
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
E.ON Dél-dunántúli Áramhálózati Zrt.
Filiale de distribution électrique du groupe E.ON en Hongrie, elle tient les manettes d’un territoire où le photovoltaïque explose — et où la modernisation du réseau repose en partie sur les fonds européens.
Voir la ficheVattenfall Nederland
Filiale néerlandaise d’un géant détenu par l’État suédois, Vattenfall Nederland joue sur tout le tableau : production, réseaux, vente d’électricité, gaz et chaleur à des millions de foyers et d’entreprises.
Voir la ficheUFPA
Ce n’est pas une « entreprise énergétique » au sens boursier : l’Universidade Federal do Pará (UFPA), créée au milieu du siècle dernier dans l’État nord-amazonien du Pará, est une grande université fédérale brésilienne.
Voir la ficheThorsjö Agrar AB
En Suède, une micro-société scanienne lie agriculture et électricité renouvelable depuis plus de trente ans.
Voir la ficheMétropole Rouen Normandie
La transition passe en Normandie par la chaleur urbaine et le câble basse tension — pas par la com’.
Voir la ficheTacna Solar S.A.C
Pendant encore quelques années, cette SPV du sud péruvien encaisse un tarif de référence hérité de la première enchère RER de 2010, dans un pays où le solaire neuf s’adjuge désormais à quelques dizaines de dollars le MWh.
Voir la ficheX-CO SRL
À entendre une dénomination en «X‑CO SRL» et un rattachement «Autres énergies», vous imaginez peut‑être un opérateur d’ENR ou de services énergétiques.
Voir la ficheOCP SA
Derrière le récit de la "sécurité alimentaire", OCP reste d’abord une machine industrielle lourde: mines, acide phosphorique, engrais, logistique intégrée.
Voir la ficheV-Kallpa
V-Kallpa avance sur une promesse très française: faire parler les compteurs plutôt que les slogans.
Voir la ficheCompañía General de Electricidad S.A.
Le distributeur historique du centre-sud du Chili vit une décennie sous contrôle étranger et sous la loupe de la SEC.
Voir la ficheSoutheast Ohio Oil and Gas Association
Une trentaine de milliers de puits forés, des milliers encore en production dans le sud-est de l’Ohio : la Southeastern Ohio Oil & Gas Association n’est pas une « supermajor », c’est le relais des opérateurs locaux — et le point de passage obligé pour comprendre où se joue l’acceptabilité du gaz de schiste dans l’Appalachie.
Voir la ficheNashville Electric Service
Le Nashville Electric Service (NES) traverse 2025 avec un bilan comptable solide et une facture d’achat d’électricité qui explose côté TVA.
Voir la ficheTaaleritehdas
Taaleritehdas n’est plus sur la carte : depuis 2016, l’entité cotée s’appelle Taaleri Oyj, mais la filiation est la bonne : né en 2007, le groupe depuis Kasarmikatu 21 B à Helsinki industrialise la transition en transformant l’épargne institutionnelle et privée en centrales et projets EnR.
Voir la ficheCoriance
Coriance incarne le segment « infranchissable » de la transition thermique : réseaux longue durée, mix EnR élevé et contrats avec les collectivités.
Voir la ficheUNION ELECTRICA DE CANARIAS GENERACION S.A.U.
Elle produit l’électricité la plus « visible » de l’archipel : centrales au gaz, groupes diesel, filets de sécurité quand le vent faiblit.
Voir la ficheSuncor Energy
** En 2025, Suncor a poussé ses compteurs de production et de raffinage à des sommets — et ses actionnaires ont encaissé.
Voir la ficheTadas Wind Energy
Les lignes de crédit ont fait place aux compteurs : Tadas Wind Energy Private Limited, société indienne dont le siège administratif est rattaché au registre du Telangana (code MCA typique TG2011), incarne sur le terrain du Karnataka un parc de 100 MW désormais contrôlé par le groupe japonais ORIX.
Voir la ficheEM-Power Corporation
Une raison sociale façon Nasdaq ne suffit pas : à la mention « EM-Power Corporation », le répertoire ouvert fait voler en éclats en trois « Empower » différentes — développement solaire africain, finance perso américaine ou lithium coté aux États-Unis.
Voir la ficheBangla Trac Power
** Chez Bangla Trac Power, l’électricité se paie au prix du diesel, du fioul lourd et de la patience : l’acheteur unique BPDB étouffe sous les pertes et les arriérés, pendant qu’une tranche historique de 200 MW s’est éteinte sur ordre du pouvoir.
Voir la ficheWattflow
Optimiser l’énergie des bâtiments avec de l’IA, pour que le chauffage ne soit plus un sport extrême administratif.
Voir la ficheE.ON
E.ON incarne la grande bascule des électriciens européens du XXIe siècle : sortir la production thermique hors du périmètre cœur, capitaliser sur les réseaux et la clientèle, et investir à la mesure de l’électrification.
Voir la ficheBERHY
** Dans le Berry historique, l’association BERHY incarne depuis plus d’une décennie la posture de « faiseur de filière » autour de l’hydrogène : sensibiliser, agréger, parfois prendre parti dans une gouvernance régionale très surveillée.
Voir la ficheAkenerji Elektrik Üretim A. Ş.
Akenerji Elektrik Üretim A.Ş., cotée sous le ticker AKENR à Istanbul, incarne une prodigalité hydraulique et éolienne qui occupe les brochures…
Voir la ficheEL PARAMO PARQUE EOLICO S.L.
L’Espagne mise sur les EnR comme la France mise sur ses grands chantiers industriels ; une société de parc éolien peut donc passer pour un simple « vecteur climat », jusqu’au jour où l’État oppose à un dossier géant les espèces qu’il a juré de protéger.
Voir la fiche