Nollen Group
Le nom Nollen Group sonne comme un cabinet de conseil financier des années 2000 ; depuis 2024, la vitrine publique bascule vers Circular Investment, véhicule d’investissement « boutique » dans l’économie circulaire, la biodiversité et des actifs proches des énergies renouvelables et de la bioéconomie.
À propos de Nollen Group
1. Modèle économique
L’entité présentée ici est celle liée à Bart Nollen, qui a dirigé le Nollen Group avant de porter le projet sous la bannière Circular Investment ; le site affiche explicitement que Nollen Group is now Circular Investment. Le modèle n’est pas celui d’un producteur d’électricité renouvelable classique : c’est un gestionnaire/investisseur qui capitalise des sociétés à impact (Dayrize, Flash Forest, filières biobasées, etc.), dans une logique de tickets limités et de rythme projet par projet — d’où un levier sectoriel sur la transition, mais une empreinte industrielle indirecte.
Sur le plan comptable public, les agrégateurs donnent pour Nollen Group un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 5,2 M$ et une tête de pont de 2 à 6 personnes (estimation sectorielle agrégée) : à prendre comme ordre de grandeur, non comme comptes certifiés audités. Aucun pays d’implantation unique n’est tranché par des données officielles consolidées ; la gouvernance est internationale (présence Nord-Amérique / Europe évoquée sur les supports du groupe).
Les revenus reposent sur la performance des participations (revente, dividendes, honoraires de structuration selon les deals) plutôt que sur un parc d’actifs EnR amortissables.
2. Impact réel
L’impact carbone et forêt le plus documenté publiquement passe par Flash Forest : 686 147 arbres plantés en 2025 sur 429 hectares, avec un potentiel d’absorption plaqué à 301 904 tCO₂ sur 100 ans (méthodologie et périmètre détaillés dans le rapport d’impact 2025). Côté emploi local, le même document mentionne 457 heures générées pour la Première nation Oujé-Bougoumou Cree en 2025.
Pour une opérateur éolien ou photovoltaïque, on comparerait habituellement au mix, aux GWh et aux objectifs PPE ; ici, l’ancrage EnR est plutôt transversal (bioéconomie, services carbone forestiers, logiciels de durabilité) et non réductible à un pourcentage de production renouvelable du groupe — pas de ratio EnR consolidé trouvé dans les sources consultées.
3. Innovations / partenariats
Dayrize, outil de scoring ESG destiné à l’accélération des cycles de reporting (y compris dans un contexte CSRD évoqué par les conseils en transaction), a levé 3,5 M£ auprès de Gresham House Ventures en mai 2023 (communiqué PwC Raise, détail Gresham House Ventures).
Flash Forest incarne la deep tech terrain : drones, collecte de graines à grande échelle (8,5 millions de graines de pin gris au Québec en conditions extrêmes début 2025 selon le rapport d’impact 2025), et annonce d’une hausse ×10 de capacité de production après déménagement du hub à Calgary en 2025 (même source).
Aucune mention repérée, dans les bases françaises consultées pour cette échéance (ADEME, Connaissance des Énergies, fil RSS type GreenUnivers), d’un dossier public spécifique sur Nollen Group ; l’actualité repose surtout sur l’écosystème anglophone et les rapports d’investisseurs britanniques.
4. Greenwashing / zones grises
La tension la plus nette — avec chiffre et document d’autorité — concerne Dayrize : dans le rapport annuel 2024 de The Income & Growth VCT (Gresham House, publié 2025), la participation Dayrize B.V. subit une décote de valorisation de 0,66 M£ sur l’exercice, tandis qu’un suivi de trésorerie de 0,16 M£ est versé ; le rapport note explicitement des sociétés en « tougher trading », citant Dayrize parmi elles, avec des besoins de cash supérieurs aux prévisions.
Pour Flash Forest, le rapport 2025 met en avant des volumes plantés et un potentiel d’absorption : sans lien direct établi dans cet échange entre ces indicateurs et la biomasse carbone réellement pérennisée, le risque de surinterprétation des grands nombres demeure — un débat méthodologique sur régénération assistée par UAV existant dans la littérature (revue scientifique sur l’usage des drones en restauration forestière).
Aucun signalement trouvé dans la presse consultée de litige environnemental ou de condamnation ciblant Nollen Group sous ce nom précis sur la période récente ; on reste donc sur des zones grises de gouvernance et de transparence (agrégats type RocketReach, absence de comptes publics DAS France pour cette entité).
5. Positionnement stratégique
Circular Investment capitalise sur deux vagues : saaS ESG (régulation européenne CSRD comme vent de dos) et infrastructure verte « légère » (carbone forestier, biomatériaux). La structure réduite et le modèle « un projet majeur tous les deux ans » (tel que décrit dans les supports de Circular Investment / sphère LinkedIn) maximisent la sélectivité, mais bornent l’influence industrielle directe sur la production d’EnR en Europe.
Le signal récent le plus brutal pour le narratif « impact » reste la décote Dayrize dans un rapport VCT : la promesse logicielle doit montrer un chemin vers la profitabilité à la hauteur des storytelling climatiques.
Verdict WattsElse
Nollen Group a quitté la robe de pure conseil pour endosser celle du capital « nature tech », mais son arbitrage se joue autant dans Excel que sous les canopées : tant que Dayrize patine en B2B et que Flash Forest vend du carbone potentiel, le groupe reste exposé au risque de disconnect entre valorisation financière et forêts adultes**.
Sources : circular-investment.com · circular-investment.com · rocketreach.co · flashforest.com · pwc.co.uk · greshamhouseventures.com · connaissancedesenergies.org · greshamhouse.com · mdpi.com
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