Nord Hydro JSC
L’АО «Норд Гидро» — connue à l’international sous l’étiquette Nord Hydro JSC — incarne la petite hydro russe : quelques centrales en service en République de Carélie, un projet massivement financé par la BAD indienne et la Banque eurasiatique de développement pour pousser la puissance installée, et une santé financière qui repasse au vert en 2025 tout en…
À propos de Nord Hydro JSC
1. Modèle économique
Le cœur du métier est la production d’électricité par petites centrales hydroélectriques et la maintenance des ouvrages, avec une exposition directe au cadre tarifaire russe des énergies renouvelables et aux renégociations annuelles que reflète la rubrique tarifs du site corporate. Sur le parc opérationnel, la société met en avant cinq micro-centrales (Lyaskelya, Ryumyakoski, Kalliookoski, Shilkaya, Maksyutinskaya) pour environ 9,4 MW cumulés, dans une structure qui se présente aussi comme gestionnaire d’un portefeuille plus large de sites à petite hydro (site Nord Hydro).
Les agrégats comptables disponibles en ligne — compilés à partir des déclarations statistiques — donnent pour 2025 une valeur de production (выручка) d’environ 210,3 millions de roubles, en hausse d’environ +20 % après un creux à 175,3 millions en 2024, et un résultat net positif d’environ 15,9 millions de roubles contre une perte d’environ 31,5 millions en 2024 (fiche Synapse). La même base fait état d’un bilan total en milliers de roubles autour de 612 millions pour 2025 — grandeur patrimoniale, pas le chiffre d’affaires (fiche Synapse). L’effectif déclaré côté registre est de l’ordre de 37 salariés pour une « petite entreprise » (fiche Synapse), ce qui laisse une partie du travail d’ingénierie et de chantier externalisée — une volumétrie de ≈70 ingénieurs et une cadence de projets est évoquée dans les profils de développement international (fiche Devex).
Le projet Belï Porog / Beloporozhskaya 1 & 2 vise 49,8 MW additionnels et a été présenté par la New Development Bank comme un financement de 100 millions USD, avec un argumentaire climatique chiffré ; la Banque eurasiatique de développement et la Banque internationale d’investissement ont annoncé une ligne de 8,15 milliards de roubles sur douze ans pour cette enveloppe (communiqué BAD euro-asiatique). Ce montage transforme le profil de risque : la rentabilité opérationnelle dépend du combo « tarifs verts » et du service de la dette longue.
2. Impact réel
Sur le papier d’investissement multilatéral, le duo Beloporozhskaya est censé éviter de l’ordre de 48 000 tonnes de CO₂ par an lorsque la puissance est pleinement en jeu (projet Beliy Porog (NDB)). À mettre en perspective : ces ordres de grandeur sont ceux du dossier de projet banquier et non un bilan carbone vérifié tierce partie accessible publiquement dans nos recherches.
Côté biodiversité et milieux, la petite hydro reste une technologie à impacts localisés (fragmentation, variations de débit, ouvrages) ; sans rapport carbone détaillé publié par la société, la lecture « climat » repose surtout sur le déplacement marginal supposé de générateurs thermiques sur le réseau régional. Aucune fiche ADEME, ni analyse PPE3 française ne porte spécifiquement sur cet acteur carélien dans les sources ouvertes consultées : la grille française de la programmation pluriannuelle de l’énergie ou les indicateurs de l’ADEME illustrent surtout la trajectoire nationale, pas le mécanisme tarifaire russe.
3. Innovations / partenariats
La valeur ajoutée technique revient moins à la rupture technologique qu’au montage industriel et financier : consortium international sur Belï Porog, ligne EDB–IIB dédiée, et présence dans les circuits de grands projets d’infrastructure hydraulique listés par les bailleurs (communiqué BAD euro-asiatique, projet Beliy Porog (NDB)). Le site corporate souligne un pedigree réglementaire ancien — première qualification « EnR » russe pour une petite centrale en 2011 (rubrique corporate) — et actualise un programme d’investissement révisé jusqu’en 2026 (programme d’investissement).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant le slogan marketing que la dépendance structurelle aux mécanismes de soutien : lorsque la marge nette redevient positive après une année rouge, mais que la liquidité courante affiche 0,36 et l’« autosuffisance des capitaux propres » environ −11,4 % en 2025, la structure reste vulnable à tout durcissement tarifaire ou à un aléa sur les échéances (fiche Synapse).
Sur le terrain réglementaire, les données agrégées signalent quatre procédures où la société figure comme défenderesse et un événement daté du 30 septembre 2024 : dossier n° A26-8692/2024 avec le ministère des ressources naturels et de l’écologie de Carélie comme demandeur (fiche Synapse). Au registre des « alertes digues », une consultation pour géoradar urgent sur la digue de la centrale Kalliookoski est répertoriée 17 avril 2026 (fiche Synapse) — signal matériel d’exposition aux risques de sureté des ouvrages, distinct du narratif carbone des bailleurs.
5. Positionnement stratégique
Nord Hydro joue la carte du pionnier national de la petite hydro avec un siège d’exploitation ancré en Carélie et une stratégie de mise à l’échelle via Belï Porog ; la combinaison capital tiers + tarification réglementée dessine un profil de « utility miniature » très exposé au cycle politique énergétique russe (site Nord Hydro, projet Beliy Porog (NDB)). Le regain de profitabilité 2025 après 2024 déficitaire peut marquer une stabilisation — ou une embellie avant échéances de projet — selon la lecture des comptes consolidés à venir (fiche Synapse).
Verdict WattsElse
Les spreadsheets vertes du projet Belï Porog contrastent avec un tableau de bord rouge côté liquidités et contentieux environnemental carélien : Nord Hydro progresse, mais sur du verglas réglementaire. Une petite hydro puissante sur les dossiers bancaires, encore fragile sur son bilan et ses digues.
Sources : nord-hydro.ru · nord-hydro.ru · synapsenet.ru · devex.com · ndb.int · eabr.org · ademe.fr · eabr.org · nord-hydro.ru · nord-hydro.ru
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Uni-Mar Enerji
Uni-Mar Enerji, c’est d’abord une date : le 5 juin 2019, quand une des premières grandes centrales BOT (« build–operate–transfer ») gaz de Turquie bascule chez EÜAŞ.
Voir la ficheAnaheim Public Utilities
La ville d’Anaheim, en Californie, tire une part centrale de sa manœuvre énergétique d’un service public intégré : Anaheim Public Utilities (APU), utilité municipale électricité-eau, au cœur d’un moment où la fin du charbon cède la place au gaz en attendant stockage et éolien.
Voir la ficheMVM Zöld Generáció KFT.
Filiale verte de l’électricien d’État magyar MVM, MVM Zöld Generáció incarne à la fois l’accélération solaire (et un peu éolienne) orchestrée depuis Budapest…
Voir la ficheAcciona Energy SA Global (Pty) Ltd
Filiale sud-africaine d’Acciona Energía, Acciona Energy SA Global incarne une tension classique des utilities vertes : liquider du cash-flow prévisible pour financer du nouveau MW, dans un pays où le réseau dicte les règles.
Voir la ficheBIOREF LABORATORIO COLABORATIVO PARA AS BIORREFINARIES
Le CoLAB BIOREF n’est pas une start-up qui « vend du vert » : c’est l’interface industrielle et académique par laquelle le Portugal fait monter en gamme les filières biomasse et gaz renouvelables, avec un pilote à Tondela et des budgets Horizon Europe comptés en millions.
Voir la ficheNysäter Wind AB
Après des années de chantier et de procédures, Nysäter incarne à la fois la puissance de l’éolien nordique et les failles d’un modèle très endetté : le compte de résultat 2024 crie « cash d’exploitation » pendant que la structure de capital murmure « dépendance aux actionnaires ».
Voir la ficheAPF Athabasca
Sous la dénomination réglementaire APF Athabasca, l’Alberta liste un des plus forts dossiers nord-américains de bioélectricité industrielle : cogénération aux résidus de scierie et de pâte, pas pétrole.
Voir la fichePFM
L’intitulé « PFM » prêtait à écraser l’énergie et la culture sur la même page : côté spectacle, le sigle renvoie à une légende du rock progressif italien, dont le site officiel est…
Voir la ficheSC Complexul Energetic Craiova
La dénomination Complexul Energetic Craiova renvoie à l’ancien complexe énergétique entré en 2012 dans la fusion ayant créé Complexul Energetic Oltenia ; le producteur qui assure aujourd’hui la centrale de cogénération de Craiova II est la Societatea Electrocentrale Craiova SA, constituée en septembre 2022 par scission partielle du groupe minier-électrique…
Voir la ficheVindpark Lunna AB
Le nom « Vindpark Lunna AB » évoque une société cotée ; sur le terrain, il s’agit surtout d’un actif éolien terrestre dans la commune d’Askersund (Suède), entré en service en 2017, dont la valeur économique dépend d’une chaîne KGAL–Eolus plus lisible que la micro-structure juridique locale.
Voir la ficheOlvondo Technology
Petite société norvégienne, Olvondo Technology attaque un angle mort de la décarbonation industrielle: la chaleur de procédé au-dessus de 150°C, là où beaucoup de promesses s’arrêtent.
Voir la fichePTML
L’acronyme PTML n’est pas une licorne digitale du photovoltaïque : dans la filière solaire thermique, il désigne des collecteurs à plaques que fabrique un équipementier italien né au milieu des années 1970, loin des homonymes télécoms ou portuaires.
Voir la ficheUNAM
Une université nationale n’est pas une « entreprise des autres énergies » : l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), né en 1910 et ancrée à Mexico (avec la Ciudad Universitaria au contact de bourgs comme Coyoacán), joue toutefois un rôle disproportionné dans la recherche et la démonstration de vecteurs hors fossile.
Voir la ficheKesko Oyj
Kesko Oyj n’est pas un producteur d’électricité : c’est l’un des plus gros acteurs nordiques du commerce alimentaire, du BTP et de l’automobile, avec un pari massif sur K-Lataus et la logistique électrique.
Voir la ficheSABA Wind Oy Ab
* Là où la mode est au repowering* et aux portfolios de centaines de mégawatts, SABA Wind Oy Ab incarne l’autre réalité du vent nordique : un parc pionnier de 8 MW, plus de vingt ans au compteur, et des comptes 2024 dans le rouge.
Voir la ficheManh Nam Pressure Mechanical JSC
Une raison sociale en anglais, un statut « JSC » et une spécialité « pression » évoquent en priorité une coentreprise vietnamienne de conception ou de fabrication de matériel sous pression.
Voir la ficheHung Hai Lai Chau Construction Co. Ltd
Dans les montagnes du Nord-Ouest vietnamien, Công ty TNHH Xây dựng Hưng Hải — la forme vietnamienne de ce que vous listez sous Hung Hai Lai Chau Construction Co.
Voir la ficheEIMS
Le nom EIMS prête à confusion : hors secteur EnR, il désigne tout sauf un parc photovoltaïque.
Voir la ficheBarbat Recyclage
À Blois, Barbat Recyclage n’est pas une licorne verte: c’est une PME industrielle qui vit de tonnes, de bennes, de ferrailles et de marges serrées.
Voir la ficheUNI KASSEL
Sur les toits, c’est déjà une centrale : une jeune université publique — créée en 1971 — qui visait un mégawatt photovoltaïque avec une fondation privée l’a atteint plus vite que prévu, et fixe maintenant le cap 2030 sans injection réseau.
Voir la ficheUNIROMA3
L’Università degli Studi Roma Tre (UniRoma3) n’est pas une « boîte » de l’énergie : c’est un ateneo public romain, créé en 1992, qui tire l’essentiel de ses moyens des financements publics et des programmes européens, tout en transformant son campus en laboratoire vivant de production renouvelable et d’efficacité.
Voir la ficheCNX Resources
CNX Resources a bâti l’un des grands comptes du gaz de schiste états-unien, avec une assise à Pittsburgh et un maillage de collecte massif.
Voir la ficheSeparative
Sous l’étiquette « Separative » dans WattsMonde, les bases ouvertes ne font pas apparaître de personne morale ni de site corporate à ce nom exact : selon les éléments disponibles en ligne, il s’agit vraisemblablement d’une variante orthographique ou d’un alias pointant vers Separatic, deep-tech issue de l’Université de Fribourg et positionnée sur la…
Voir la ficheSamsung Electronics
Géant de l’électronique et des semi-conducteurs, Samsung Electronics tire les filières de la transition numérique — smartphones, écrans, mémoire, fonderies.
Voir la fiche