Énergies renouvelables

PARQUE EOLICO LA BOGA S.L.

Une SPV madrilène baptisée d’un parc de Castille-et-Léón, anciennement Nord « Northsea », aujourd’hui reliée aux filiales européennes de China Three Gorges : peu de façade publique, beaucoup d’argent patrimonial en jeu.

SPV madrilène turbines castillanes cash‑flows dictés hors frontières.

À propos de PARQUE EOLICO LA BOGA S.L.

1. Modèle économique

PARQUE EOLICO LA BOGA S.L., identifiée par le CIF espagnol B86274701, est société anonyme/unipersonnelle de projet consacrée au CNAE 3518 (production éolienne). Sa raison sociale couvre aussi la détention d’éléments techniques et financiers : classique gabarit d’entreprise projet pour capter puis rémunérer la production sur un ou plusieurs périmètres. Les agrégateurs INFORMA, relayés via Empresite, indiquent pour 2024 un descensement de 25 % du chiffre d’affaires, de 31 % de l’EBITDA et de 49 % du résultat net par rapport à 2023, dans un mouvement de perte massive de rangs dans le classement national (de la 5233ᵉ à la 7398ᵉ), ce qui peut refléter autant une baisse de volumes ou de prix de marché qu’un réajustement comptable lié aux actifs figurant encore à quelque 151,7 M€ d’actif total dans les bases Ranking Economista pour 2024 (référencées sur le tableau de bord financier agrégé). Aucune photoline « corporate » française avec effectifs département-par-département n’a été repérée ; dans ce segment, une SL ne publie généralement qu’un minimum homologable au registre. Le contact courriel communiqué côté annuaires pointe déjà vers l’[écosystème europe CTG](mailto:clara_ortega@ctgeu.com) figurant sur la fiche Empresite, signalant une intégration dans la sphère China Three Gorges.

2. Impact réel

D’un point de vue climat‑énergie, l’entreprise prend sens via l’exploitation opérationnelle du champ « El Perul » (50 MW, entré en commercialisation en 2005 sur Villadiego/Burgos, Castille-et‑Léón) : la fiche Global Energy Monitor classifie bien ce site comme éolien terrestre en exploitation, soit à l’échelle française l’équivalent d’un petit groupe d’anciennes fermes équipées de turbines de ≤ 2 MW chacune, typiques du premier cycle industriel européen. La valorisation française des gains carbone précisément attribués à cette SL nécessiterait des bilans vérifiables non trouvés en open data ; on reste donc sur un jugement physique : chaque gigawattheure injectée déplace structurellement du gaz ou du charbon hors du périmètre synchronisés ibériques tant que le système fonctionne ; parallèlement, la vélocité d’atteinte des volumétriques renewables fixés par les plans espagnols de déploiement (équivalent PNIEC ibérique) — dont les lignes générales rejoignent le doublement européen d’EnR prôné jusqu’aux mandats européens — passe par la modernisation‑repowering : un parc inauguré sous Jacques Chirac / José Luis Zapatero n’a pas le même coefficient de capacité qu’un parc équipé d’IEC Classe II.

3. Innovations / partenariats

La base The Wind Power, toujours indicielle, rattache trois intitulations El Perul, Lodoso et La Lastra au développeur appelé PE La Boga S.L. ; côté matériel, la page dédiée à El Perul détaille des machines Ecotecnia 74 de ~1,67 MW, donc peu de « deep tech » au sens start‑ups 2026. La véritable nouvelle industrielle, c’est la prise de participation unique (socio único) au 21 mars 2025 par CHINA THREE GORGES (SPAIN) S.L. inscrite au bulletins du registre madrilène, corroborée par la chaîne `@ctgeu.com` ; la mission d’audit enregistrée chez Deloitte intervient sur la même ligne temporelle, marqueurs classiques des roll‑ups d’assets par une holding nationale. Séparément, la Banque européenne d’investissement a historiquement couvert jusqu’à 100 M€ une extension sous le titre « La Boga II » en Castille‑et‑Léón ; toutefois la fiche BEI désigne comme promoteurs ERA & Inverduero, pas forcément cette SL précise — il convient de ne pas court‑circuiter deux personnes morales différentes.

4. Greenwashing / zones grises

Sans accuser hors preuve, plusieurs zones de vigilance réglementaires apparaissent : premièrement, les fourchettes financières 2024 d’INFORMA citées ci‑dessus (−25 % ventes ; −31 % EBITDA ; −49 % bénéfice net par rapport à 2023) posent une question de pérennité des cash‑flows garantissant un service énergétique vert sur 20 ans au moment précis où l’Espagne poursuit ses appels à la capitalisation européenne du secteur. Deuxièmement, selon GEM, l’ownership revient encore à « Exus Partners (100 %) » tandis que l’« Operator » est donnée comme PE La Boga — double couche financière : lorsque propriété et gérance divergent, transparence RSE‑CSRD, tracabilité environnement‑social et exposition au finance­ment garanti européen deviennent plus difficiles à lire depuis l’extérieur. Troisièmement, un agrégateur registral liste la société « EXTINGUIDA » tandis qu’un autre l’« entre vivante » (extrait DatosCif vs Empresite « Estado : viva »), signalant soit erreur métadonnées, soit opération juridique non explicitée au grand public ; vous ne méritez aucune fiction: il faut donc croiser encore le bulletin officiel BORME avant d’attribuer valeur probante à l’un contre l’autre. Au total, pas de dossier environnement‑paysager à jour documenté par une URL indépendante pour cette SL précise après vérifications : les articles relais sur refus Burgos très médiatisés retrouvaient jusqu’à une datation 2009 sur la plateforme miroir sans démontrer automatiquement le même contentieux ; pour ne pas extrapoler hors faits vérifiables, on le note explicitement.

5. Positionnement stratégique

Intégrer PARQUE EOLICO LA BOGA dans China Three Gorges (Spain) s’aligne sur la stratégie de boucles actifs EnR amortis mais cash‑ générateurs, utiles lorsque la guerre tarifaire mondiale fait pression sur les prix des écrans voltaïques ; paradoxalement, alors que la même source INFORMA indique gain d’une place sectorielle (passage 11 → 10 en 2024), (Empresite 2025), dans le CNAE 3518, les positions nationales provincialisées se sont effondrées, ce qui ressemble davantage à concentration de la valeur hors chiffres d’affaires visibles. Les investisseurs publics européens, via BEI puis instruments REPowerEU suivants, doivent donc suivre ces transactions transcontinentales.

Verdict WattsElse

Quand même la couleur verte est garantie, le vert comptable peut rougir vite : les chiffres 2024 donnent le tournis et le capital actionnarial vient désormais d’Asie — votre transition énergétique espagnole passe aussi par ces entreprises projet à peine nommées qui capitalisent l’empreinte du siècle dernier.

Sources : empresite.eleconomista.es · ranking-empresas.eleconomista.es · gem.wiki · thewindpower.net · thewindpower.net · datoscif.es · eib.org

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