Énergies renouvelables

P. E. DE MALPICA SA(PEMALSA

Un SPV galicien né dans les années 1990, P.

« SPV galicien : éolien repotencié batterie cofinancée comptes au merci du marché »

À propos de P. E. DE MALPICA SA(PEMALSA

1. Modèle économique

PEMALSA est la société titulaire du parc de Malpica (Galice, Espagne), aujourd’hui exploité dans l’écosystème Statkraft après la finalisation du rachat d’Enerfín annoncée en 2024 — transaction née d’un accord 2023 sur la filiale d’Elecnor équivalent à environ 1,8 milliard d’euros d’enterprise value selon la communication officielle du groupe. Le modèle est classique pour un actif merchant : revenus tirés de la vente d’électricité et des services système possibles une fois la batterie en service, avec actionnariat minoritaire public historique (ordre de grandeur IDAE / Xunta) rappelé sur la fiche projet Statkraft. La gouvernance a basculé : Statkraft Spain SL est enregistrée comme administrateur unique à partir du 16 septembre 2025 selon le profil d’entreprise DatosCIF. Sur le volet « taille », les agrégateurs institutionnels placent souvent PEMALSA dans une fourchette 1–10 salariés ; le capital social de 8 001 120 € est repris par des fiches de synthèse commerciales (2025) — données à prendre comme indicateurs de dépôt, pas comme bilan de mission. Côté comptes, le classement El Economista relève une chute de chiffre d’affaires de 59,33 % en 2023 par rapport à 2022, signalant une exposition brutale aux conditions de marché ; le détail exact des mécanismes contractuels (hedging, CfD résiduels) n’est pas public dans les extraits usuels.

2. Impact réel

Le site Malpica est présenté comme 16,5 MW (sept turbines Vestas 2,35 MW après repowering en 2017), avec une production annuelle indiquée à 65,9 GWh, soit l’équivalent de 18 000 foyers, et ≈ 18 000 tonnes CO₂ évitées / an selon la même documentation opérateur — ordres de grandeur bruts (facteurs de charge, méthode d’attribution des émissions évitées : non détaillée dans l’extrait). Le prochain bloc de stockage (7,75 MW / 15,5 MWh, lithium-ion) vise à lisser la production et à valoriser la flexibilité ; Statkraft et ICEX chiffrent l’investissement autour de 4,9 M€ dans leurs communications de 2025 sur l’hybridation en Espagne. Pour le cadage français du débat, le rôle du stockage comme levier de flexibilité (et ses limites) est posé clairement par l’ADEME et par la fiche « Stockage d’énergie » de Connaissance des Énergies — utile pour ne pas confondre MWh installés et bénéfice climatique net (ACV matières, fin de vie).

3. Innovations / partenariats

L’innovation, ici, est réglementaire-financière autant que technologique : obtenir l’autorisation environnementale galicienne pour cofinancement batterie + éolien. Statkaft présente Malpica comme son premier projet d’hybridation batterie en Galice (2025), en ligne avec une grappe de projets similaires en Espagne suivis par Renewables Now. Côté partenaires « ancienne école », Elecnor via Enerfín a laissé place au groupe norvégien ; le verrouillage contractuel précis post-closing relève des communiqués Statkraft plutôt que d’un reporting dédié « PEMALSA » grand public.

4. Greenwashing / zones grises

Le premier signal n’est pas vert mais rouge comptable : -59,33 % de CA en 2023 selon le classement El Economista — tension chiffrée sur la rentabilité d’un actif sans filet tarifaire évident dans les extraits publics. Le second est public et politique : la presse régionale indique ≈ 1,2 M€ d’aide IDAE sur un projet à 4,9 M€, soit environ un quart du ticket pour la batterie, selon La Voz de Galicia (2025) : pas de « greenwashing » puro, mais une dépendance aux enveloppes pour tenir le CAPEX storage. Enfin, le contexte judicio-politique des repowerings en Galice (2024) rappelle que « renouvelable » ≠ « apaisé » : même repotencié, l’actif reste dans un écosystème de permis sous tension — sans que des condamnations ou sanctions spécifiques à PEMALSA aient été identifiées dans les extraits consultés.

5. Positionnement stratégique

PEMALSA n’est pas une licorne ; c’est un véhicule d’actif que Statkraft rationalise (gouvernance mono-administrateur, voir DatosCIF) pour pousser l’hybridation là où le réseau et le marché la rémunèrent. Le pari 2025–2026 : transformer 16,5 MW d’éolien + 7,75 MW de batterie en package mieux arbitré sur les marchés de gros espagnols et les services — alors que l’UE continue de durcir les exigences de flexibilité du mix (ADEME sur le stockage et la flexibilité). Si la CSRD ou un rapport RSE standalone au nom exact de PEMALSA n’est pas apparu dans les sources ouvertes citées, c’est la matrice Statkraft qui porte la storyline ESG — ce qui opaque les impacts amont/aval propres au projet batterie.

Verdict WattsElse

PEMALSA, c’est l’éolien espagnol qui a déjà changé deux fois de peau et apprend une troisième leçon : sur un marché électricité, les éoliennes tournent, mais ce sont souvent les prix — et les subventions — qui fixent le tempo.

Sources : statkraft.com · statkraft.com · statkraft.com · datoscif.es · axesor.es · ranking-empresas.eleconomista.es · statkraft.es · investinspain.org · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · statkraft.es · renewablesnow.com · lavozdegalicia.es · economiadigital.es

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