EOLICAS PARAMO DE POZA S.A.
Eolicas Páramo de Poza S.A.
À propos de EOLICAS PARAMO DE POZA S.A.
1. Modèle économique
La société fonctionne comme véhicule d’exploitation éolienne terrestre : son cœur de métier est la production-vendition d’électricité dans la nomenclature d’activité espagnole (CNAE 3512), avec un siège récemment ancré à Madrid après des mutations sociétaires (profil entreprise). L’échelle « opérationnelle visible » se lit surtout dans l’équipement et les MWh, pas dans un grand état-major salarié déclaré : les bases de données grand public situent l’effectif à zéro en 2024, schéma classique de holding/SPV avec services externalisés au sein d’un groupe (fiche financière agrégée).
Le grand mouvement de capital récent est la cession d’Enerfín à Statkraft, finalisée en mai 2024, dans une opération de 1,56 milliard d’euros de valeur d’entreprise présentée dans les publications de résultats Elecnor et reprises par la presse financière (communiqué de groupe Elecnor, synthèse MarketScreener) : on passe d’une patrie actionnariale ibérique à une têtière européenne de développeur-producteur. Sur l’exercice 2024, les agrégats publiés pour la société pointent une chute des ventes d’environ 52 % et un recul d’environ 41 % de l’EBITDA — brutalement compatible avec une phase de recomposition autour de la transaction plutôt qu’avec une histoire de croissance douce au compte de résultat (fiche financière agrégée).
2. Impact réel
L’impact climat se mesure ici en production nette : Statkraft quantifie l’ordre de grandeur des parcs Páramo de Poza à 145,4 GWh par an (fiche d’actif Statkraft), soit une contribution matérielle au déplacement du fossile sur un réseau encore sensible aux marges thermiques. Les inventaires sectoriels détaillent une capacité supérieure à 50 MW côté opérateur, avec un Paramo de Poza II autour de 50,25 MW et une indérivable empreinte technique d’une génération antérieure de machines (souvent citées vers 750 kW) (inventaire exploitant).
Comparé aux objectifs européens de déploiement des EnR — et, côté lecteur français, aux débats autour de la programmation pluriannuelle, sans qu’une ligne « France » alimente directement cette SPV — ce type d’actif incarne la réalité industrielle d’un pays (l’Espagne) qui a industrialisé l’éolien tôt : le climato-politique espagnol prime sur le sloganing parisien. Aucune fiche ADEME, Connaissance des énergies ou article GreenUnivers / Énergie & Stratégie ne nous est apparu centré spécifiquement sur cette société anonyme ; pour le CO₂ évité, nous ne citons pas de chiffre non publié par une source primaire : seule la physique du GWh est solide ici (fiche d’actif Statkraft, GEM — localisation Castille-et-Léon).
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » documentée n’est pas un laboratoire de composites ni une appli de monitoring : c’est l’intégration capitaliste dans Statkraft après la vente d’Enerfín (communiqué de groupe Elecnor). Côté technique, le parc porte le fardage des premières grandes vagues d’éolien espagnol ; l’avenir plausible se lit davantage en repowering, maintenance groupée et optimisation financière de portefeuille qu’en narrative « deep tech » — ce que reflète d’ailleurs un inventaire machines volontiers détaillé mais peu start-up (inventaire exploitant). Côté partenariat « étatique », on trouve plutôt une aide MITECO mentionnée dans des profils d’entreprise agrégateurs (rapport de scoring Axesor) que des contrats publics mis en lumière par une communication corporate introuvable sur un site dédié à cette SPV.
4. Greenwashing / zones grises
La critique utile commence par ne pas mélanger les cartes : janvier 2026, l’administration notifie le rejet définitif de parcs « El Páramo » attribués à Repsol dans une autre géographie (Bierzo), pour des motifs biodiversité (ours brun, grand tétras) — ce n’est pas Poza de la Sal, mais le chevauchement lexical crée un risque de narration sale pour toute entité dont le nom contient « Páramo » (dépêche InfoBierzo 2026). À cela s’ajoute une pression économique datée : sur 2024, les ventes accusent environ −52 % et l’EBITDA environ −41 % selon agrégats publiés — ce qui exige de dissocier l’argument « bas-carbone » d’un résultat d’exploitation en turbulence (fiche financière agrégée). Enfin, la dépendance aux aides ressort dans des bases qui mentionnent une subvention recensée sous l’égide du ministère de la Transition écologique (MITECO) en 2025 (rapport de scoring Axesor) : légitime dans un secteur régulé, mais test politique pour toute lecture « marché pur ».
5. Positionnement stratégique
Statkraft affiche explicitement les parcs Páramo de Poza dans son périmètre espagnol (fiche d’actif Statkraft) : l’ambition n’est pas locale, elle est d’agrégation d’actifs dans un portefeuille européen forgé au prix de cessions-concentrations post-2020. Côté gouvernance, la densité des mouvements (administrateurs, siège à Madrid acté en 2026 dans les notifications publiques) ressemble plus à une phase de normalisation juridique post-acquisition qu’à une start-up qui « itère » sur le produit (profil entreprise). Dans un secteur où l’éolien mature se joue sur le coût du capital et l’acceptabilité, ce cas illustre la double lecture des EnR : infrastructure bas-carbone et papier de société sous tension.
Verdict WattsElse
Au bilan, cette SPV est un argue électrique massif — et un cas d’école de ce que la transition fait aux lignes comptables quand l’actionnariat change de capitale. Comme le vent, le récit tourne : vérifiez le nom du Páramo avant de crier victoire.
Sources : datoscif.es · empresite.eleconomista.es · grupoelecnor.com · marketscreener.com · statkraft.com · thewindpower.net · gem.wiki · axesor.es · infobierzo.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
CENTRE FOR RESEARCH AND TECHNOLOGY HELLAS CERTH
Le Centre for Research and Technology Hellas n’est pas une start-up verte : c’est une machine à projets européennes qui structure la recherche nationale sur les chaînes d’hydrogène, la bioconversion ou les réseaux électriques.
Voir la ficheKopparstaden AB
Kopparstaden AB n’est ni un producteur d’électricité renouvelable ni un pure player industriel : c’est le bailleur social municipal de Falun (Suède), né en 1947, dont le classement « énergies renouvelables » dans WattsMonde recouvre surtout chauffage urbain, efficacité énergétique et construction bas carbone — autant de leviers qui se jouent aujourd’hui au…
Voir la ficheEnedis
Enedis ne vend pas d’électricité: elle vend la possibilité même d’électrifier la France.
Voir la ficheEIFER
L’European Institute for Energy Research n’est pas une « start-up climat » : c’est un GEIE né en 2002 entre EDF et le KIT, ancré à Karlsruhe, avec une feuille de route qui mêle hydrogène, réseaux multi‑énergies et chimie de synthèse pour le maritime.
Voir la ficheShree Sugars ltd
Dans votre fichier elle s’appelle « Shree Sugars », mais les marchés et les régulateurs parlent de Shree Renuka Sugars : un mastodonte du sucre qui a fait de l’éthanol et de la co-génération bagasse son laboratoire de « transition » — avec, au bilan, une dette lourde et des décisions fiscales qui rappellent que le vert indien ne se joue pas seulement à la…
Voir la ficheSaipem
Saipem sait raconter l’avenir: éolien flottant, hydrogène, capture du CO2, biocarburants.
Voir la ficheER-KE Enerji
Derrière l’étiquette « ER-KE Enerji », vous croisez en réalité plusieurs marques « ERKE » : un EPC solaire-géothermie basé aux États-Unis, une consultance bâtiment durable très active en Turquie, et un volet moteurs-variateurs qui parle aussi à l’industrie lourde.
Voir la ficheMetro Power Company Limited
Metro Power Company Limited incarne la première vague des IPP éoliens au Pakistan : des machines qui tournent, une disponibilité affichée à deux chiffres après la virgule, et un État qui recompose brutalement les contrats d’achat pour coller à une facture nationale hors de contrôle.
Voir la fiche52°North GmbH
Institut géospatial allemand sous statut sans but lucratif, 52°North ne pilote aucun parc éolien : elle façonne les couches de données et les plateformes qui permettent aux régions de visualiser leurs potentiels renouvelables et d’outiller l’adaptation au climat.
Voir la ficheIgnite Energy Access
Fournisseur africain d’énergie solaire qui allie défi électrique local et ambition globale, souvent entre espoir et bureau détaché à Abu Dhabi.
Voir la ficheLas Palomas
Las Palomas apparaît dans les bases ouvertes comme une localité américaine, pas comme un opérateur d’énergies renouvelables documenté sous ce libellé exact — d’où un cas d’école pour vos bases « secteur / pays » : sans SIREN, ISIN, site corporate ou communiqué identifiable, le risque est grand de remplir une fiche avec la mauvaise entité.
Voir la ficheExplotaciones Eólicas El Puerto, S.A.
Elle ne fait pas une une des cabinets d’investissement : Explotaciones Eólicas El Puerto, S.A.
Voir la ficheLong Vindpark AB
Face au brutal décrochage des prix spot nordiques en 2024, le petit parc éolien Long incarne la fracture entre actifs renouvelables réels et rentabilité marchande : trois turbines, une consolidation capitalistique sous la bannière d’un groupe listé, et une exposition financière qui se lit davantage dans les comptes de la holding que dans une communication…
Voir la ficheRégion Normandie
Le nord-ouest français ne se contente plus d’alimenter le pays : il en trace la trajectoire — éolien en mer, filière hydrogène, nucléaire voisin, importations de gaz.
Voir la ficheSuncor Energy
** En 2025, Suncor a poussé ses compteurs de production et de raffinage à des sommets — et ses actionnaires ont encaissé.
Voir la ficheUNIVERSITY COLLEGE LONDON
Ce n’est pas une utility ni un développeur d’éoliennes : UCL est une méga-université dont la trajectoire climatique devient un cas d’école — objectifs ambitieux, chiffres audités, mais friction ouverte avec une partie des étudiants sur les carrières fossiles.
Voir la ficheExxonmobil Exploration Argentina S.R.L.
Exxonmobil Exploration Argentina S.R.L.
Voir la ficheSmåkraft
Småkraft veut incarner une électricité « verte » distribuée sur des centaines de rivières, avec un pied en Norvège et en Suède.
Voir la ficheOrites Wind Farm
À première vue, Orites coche toutes les cases du bon élève de la transition: un grand parc éolien, une île très dépendante au pétrole, un contrat long terme et un actionnaire infrastructure rompu au récit ESG.
Voir la ficheThelia (plateforme e-commerce)
Une plateforme française de création e-commerce sur-mesure, qui vend du rêve numérique customisé, sans garantie à vie.
Voir la ficheSapp Bros.
Opérateur de « travel centers » et grossiste pétrolier dans le Midwest et l’Ouest américain, Sapp Bros incarne la tension brute du transport routier lourd : marges tirées du gazole et des lubrifiants, vitrine « famille » et hospitalité, et une couche d’offres « bas carbone » — GNV, biodiesel, bornes — qui sert autant le climat qu’à verrouiller le flux de…
Voir la ficheBME
Bordeaux Métropole Énergies tire la structure vers le photovoltaïque, les réseaux de chaleur et la rénovation, avec une manne de dette longue à la BEI.
Voir la ficheCorp. Energía Hidroeléctrica De Navarra, S.A.
EHN n’est plus une promesse de rivières : c’est un carré comptable que le groupe Acciona vide à coups de milliards.
Voir la ficheOrion Power Sonargaon Limited
Orion Power Sonargaon Limited (OPSL) n’est pas un « géant mondial du gaz » quelconque : il s’agit, selon les éléments vérifiables, d’un producteur indépendant (IPP) bangladais, véhicule ad hoc du groupe Orion, qui exploite à Meghnaghat une centrale aux moteurs alternatifs exclusivement tirés au fioul lourd (HFO) jusqu’à concurrence de 104 MW nets après…
Voir la fiche