PARQUE EOLICO ALTO DEL COTEREJON S.L.
Une société projet sans effectif qui capte encore les flux du vent à Castille-et-León, mais dont la destinée financière et politique se joue désormais à Madrid et dans la holding China Three Gorges (Spain) SL.
À propos de PARQUE EOLICO ALTO DEL COTEREJON S.L.
1. Modèle économique
Structure typique « société d’actif » : peu ou pas de salariés en propre, revenus liés à la production et à la commercialisation de l’électricité éolienne, et comptabilité consolidate via la holding. Pour la SL elle-même, les annuaires combinent un effectif très réduit ou nul, un chiffre d’affaires de l’ordre de quelques millions d’euros annuels (fourchettes publiées autour de 2,5 à plus de 3 M€ selon les fichiers)[](https://www.empresia.es/empresa/parque-eolico-alto-del-coterejon/)[](https://www.informa.es/directorio-empresas/Empresa_PARQUE-EOLICO-ALTO-COTEREJON.html)[](https://ranking-empresas.eleconomista.es/PARQUE-EOLICO-ALTO-COTEREJON.html), ce qui cadre avec un petit parc exploitant : 18 MW nominaux, phase unique, onshore depuis 2009.
Le jeu de chaîne industrielle récent passe par l’intégration au groupe étatique chinois CTG. Le profil Empresia décrit une prise à 100 % par China Three Gorges (Spain) SL en mars 2025, faisant de la SL une entité détenue sans coactionnaire minoritaire. Au niveau « porte‑feuille », CTG España multiplie acquisitions et fusions : NorthData%20SL,%20Madrid/NIF%20B02731693) et le BORME/BOE tracent une consolidation régulière par absorption de filiales ; stratégiquement, la presse spécialisée comme Forbes España ou IndustriAmbiente mentionne un enveloppe d’investissement de l’ordre de 2 000 M€ et une montée en puissance visant jusqu’à 6 GW de capacités renouvelables en Espagne d’ici 2030, Madrid servant de pivot européen.
2. Impact réel
18 MW à full load factor ne « décarbonent » pas un pays entier, mais participent, à la marge, au creusement de la part d’éolien dans un mix espagnol déjà densément éolien et solaire. La fiche Global Energy Monitor localise clairement l’actif à Ávila, Castille-et-León ; le comparatif à l’échelle nationale apparaît dans le rapport GEM sur la trajectoire EnR espagnole vers 2030, qui insiste sur la nécessité d’accélérer le déploiement pour tenir les objectifs nationaux.
Pour le lecteur français, le cadre décisionnel public ne se lit pas dans la PPE d’un actif ibérique, mais les objectifs européens de part d’EnR à l’horizon 2030 constituent la toile de fond ; une synthèse pédagogique en langue française est disponible chez Connaissance des Énergies. Côté ordre de grandeur « impact carbone du mode de production », l’ADEME rappelle que l’éolien terrestre affiche, sur le cycle de vie, une empreinte carbone faible par kWh produit : utile pour contextualiser, sans substituer à une ACV spécifique du parc El Coterejón (donnée non trouvée en open data à ce stade).
3. Innovations / partenariats
Pas de promesse de rupture technologique visible pour cette coquille juridique : l’« innovation » est financière et organisationnelle. Outre le rachat par CTG Spain documenté sur Empresia, la trajectoire du groupe s’inscrit dans les fusions BORME et la feuille de route 2 000 M€ / 6 GW portée par Forbes et reprise par la presse IndustriAmbiente. Historiquement, la fiche GEM mentionne des opérateurs/propriétaires antérieurs au rapprochement CTG ; aucun communiqué RSE ou rapport CSRD spécifique à cette SL n’a été identifié dans les sources consultées.
4. Greenwashing / zones grises
Tension chiffrée (holding, 2024, source vérifiable) : sur la même holding China Three Gorges (Spain), la base eInforma indique une rentabilité économique négative de −3,34 % pour l’exercice 2024, alors que la stratégie médiatisée mise sur une Montée massive de capacités ; l’écart invite à distinguer narratif croissance GW et performance économique comptable à date.
Zone géopolitique : un commentaire The Geopolitical Economist explicite le rôle‑clus « hub » européen des investissements EnR chinois via l’Espagne, avec les questions de contrôle capitalistique afférentes aux mécanismes de filtrage des IDE européens sur des actifs critiques (énergie, réseaux, technologies sensibles)—sans que cet actif précis soit la cible nommée d’une décision européenne identifiée ici**.
Cadre environnemental et permis espagnols : la presse régionale rapporte une dureté accrue des dossiers environnementaux et des motifs liés au cumul et à la « saturation » sous le sceau du ministère (ex : Faro de Vigo, avril 2026)—épisode géographiquement galicien, mais illustratif du risque réglementaire pour toute stratégie d’extensions/repowering similaire hors Castille. Aucun litige, condamnation ou campagne associative formelle contre Parque Eólico Alto del Coterejón SL n’a été recensé dans le périmètre de cette recherche.
5. Positionnement stratégique
Pour CTG Spain, cet actif incarne une dent de l’orchestre : petite unité bien ancrée et cash‑generative plausible à l’échelle du single‑asset SPV, absorbable sans friction capitalistique après la prise Empresia, mars 2025. Dans le grand tableau européen des EnR (CdE : paysage à 2030) et vu depuis la France (cadrage officiel sur la programmation pluriannuelle de l’énergie), cet investissement hors frontières rappelle la boucle fermée : capitaux hors‑Europe, electrons produits sous droit européen, régulation locale qui durcit.
Verdict WattsElse
Un kite surf sur la route des vents de la Meseta : petite puissance nominale, grosse symbolique chino‑européenne — et un rappel que la vérité industrielle du parc, c’est désormais le livre CTG España, où les milliards projetés peuvent masquer, par moments, une rentabilité de holding qui clignote au rouge (−3,34 % en 2024).
Sources : gem.wiki · empresia.es · northdata.com · boe.es · forbes.es · industriambiente.com · globalenergymonitor.org · connaissancedesenergies.org · agirpourlatransition.ademe.fr · einforma.com · medium.com · farodevigo.es · ecologie.gouv.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hellvi Vind AB
Le libellé « Hellvi Vind AB » ne renvoie, selon les éléments disponibles, à aucune personne morale clairement identifiable dans l’espace public suédois : il s’agit très probablement d’un projet local ou d’une confusion avec l’aire Rute-Hellvi, longtemps citée comme site potentiel d’éolien à Gotland.
Voir la fichePARQUE EOLICO LEBU-TORO SPA
Le Parque Eólico Lebu-Toro n’est pas un producteur indépendant qui « vend le vent » sur le marché : c’est l’outil d’électricité renouvelable d’une industrie lourde, la verrerie Cristoro, calée au bord du Pacifique dans le Biobío.
Voir la ficheNaft Company
Dans les bases « pétrole & gaz », l’intitulé Naft Company n’épingle aucune raison sociale unique : c’est souvent un raccourci pour l’univers naft (le pétrole, en ukrainien comme ailleurs).
Voir la ficheNGO FORZA
ONG basée à Oujhorod, NGO FORZA incarne une autre « transition » : pas de bilan carbone flamboyant ni de gigafactory, mais des projets de territoire sur l’efficacité énergétique, la biomasse forestière et l’éclairage intelligent, cousus avec des programmes européens.
Voir la ficheUkrainian Wind Energy Association
L’Ukrainian Wind Energy Association (UWEA) n’est pas un producteur : c’est le porte-voix structurant de l’éolien terrestre ukrainien, coincé entre une reprise technique spectaculaire en 2025 et une crise de confiance alimentée par des milliards d’impayés d’État.
Voir la ficheİçdaş Çelİk Enerjİ Tersane Ve Ulaşim Sanayİ Anonİm Şİrketİ
İçdaş Çelik Enerji Tersane ve Ulaşım Sanayi A.Ş.
Voir la ficheImerys (Austria)
Imerys en Autriche n’extrait aucune vapeur géothermale ni ne couple sa production à un doublet géologique : Villach‑Landskron, héritage Treibacher, demeure un site d’abrasifs et de réfractaires à très haute température pour filières acier mondiales.
Voir la ficheJ-W Energy Company
Filiale historique du groupe fondé au Texas dans les années 1960 par deux ingénieurs dont les initiales ont fait fortune (historique du groupe), J-W Energy Company incarne jusqu’à son absorption ce que l’upstream américain nomme encore sans détour un pure-player du gaz : louer des compresseurs, en vendre et les entretenir — tout pour faire circuler des…
Voir la ficheHidromedia
Société anonyme fondée en 1992 et domiciliée à Madrid, Hidromedia SA incarne une Espagne des EnR où la « petite hydro » tient encore une place de rang — mais où la finance du groupe et la réalité opérationnelle se séparent souvent entre holdings et filiales.
Voir la ficheAldwych International Ltd
La société britannique fondée en 2004 sous le nom d’Aldwych International Ltd ne vend pas du courant à Shepherd’s Bush : elle pilote, depuis la City, un portefeuille d’actifs de production en Afrique subsaharienne.
Voir la ficheDH Energy as
« DH Energy as » ne correspond pas, dans les bases ouvertes consultées, à une raison sociale identifiable dans les énergies renouvelables ; en revanche, DH2 Energy España S.L.
Voir la fichePEOT
Le péruvien PEOT désigne avant tout un grand projet public régional : transfert hydrique interbassins, redistribution vers l’agriculture et articulation hydroélectrique, pas une « entreprise classique ».
Voir la ficheAstranna Vind AB
** Astranna Vind AB n’a pas fait la une des dossiers géants de l’éolien nordique : elle apparaît surtout comme opératrice suédoise d’un périmètre minuscule, aux chiffres d’entreprise quasi absents du débat public.
Voir la ficheKenya Power and Lighting Company
Monopole de la distribution, plus de 10 millions de clients, des pertes de réseau qui descendent enfin—mais des coupures qui font encore la une.
Voir la ficheCORPORACION ACCIONA EOLICA S.L.U
Filiale espagnole à vocation exclusivement éolienne, Corporación Acciona Eólica S.L.
Voir la ficheLarika AB
Une turbine à Laholm, un CA qui tient en six chiffres : Larika AB incarne la France (ici la Suède) des tout petits producteurs d’électricité renouvelable — là où la météo des prix et l’âge des machines décident plus vite que n’importe quelle communication « verte ».
Voir la ficheULIEGE
Belgique ; aucune ambiguïté : sous ULIEGE et le secteur Autres énergies, nous parlons bien de l’Université de Liège, université publique wallonne créée en 1817 — pas d’entreprise cotée ou de label homonyme.
Voir la ficheUNIVERSIDAD DE MURCIA
L’Universidad de Murcia capitalise sur trente ans d’efficacité énergétique et un plan climat ambitieux à l’échelle locale.
Voir la ficheNui Coc Lake Hydropower JSC.
Petite centrale « fait-maison » au pied d’un réservoir national, la JSC hydro du lac Núi Cốc incarne une filière renouvelable…
Voir la ficheBİlgİn Güç Santrallerİ Enerjİ Üretİm Anonİm Şİrketİ
Le producteur turc affiche un mix dominé par l'hydro et l'éolien, mais une part décisive au gaz et une participation de 20 % dans un opérateur pétrogazier du Nord de l'Irak placent le « pionnier des EnR » au cœur des frictions géopolitiques et foncières.
Voir la fichePowerGen Lanka
PowerGen Lanka incarne au Sri Lanka une filiale 100 % dédiée à l’éolien et au solaire, portée par le producteur coté WindForce PLC.
Voir la ficheOJSC "Nogliki GTES"
Au nord de Sakhaline, une centrale au gaz historique de 48 MW bascule vers une première tranche de 67,5 MW, pendant que les comptes 2025 hurlement l’arbitrage brutal entre investissement, prix du gaz et marge opérationnelle.
Voir la ficheEnergy Developments LFG (Victoria) Pty Ltd
La filiale qui opère le gaz de décharge en Victoria ne fait pas la une des médias généralistes : pourtant, elle illustre la logique industrielle du landfill gas-to-power et les bascules juridiques que le marché carbone impose quand un actif passe d’un opérateur historique à un véhicule dédié.
Voir la fiche