Perdana Karya Perkasa
Côté ticker PKPK, l’histoire est claire : anciennement orientée services pétroliers, la société a basculé massivement vers le charbon et les activités extractives, avec une croissance du chiffre d’affaires qui défie l’échelle habituelle d’une PME de services.
À propos de Perdana Karya Perkasa
1. Modèle économique
La société cotée à l’IDX sous le code PKPK opère désormais sous la raison sociale PT Paragon Karya Perkasa Tbk, après changement de nom depuis PT Perdana Karya Perkasa Tbk — formulation reprise par Reuters. Son périmètre couvre extraction minière, équipements, préparation de terrains et construction, avec une ligne charbon destinée notamment à des marchés d’export en Asie du Sud-Est et à Taïwan, et des services liés au pétrole et au gaz (location d’équipements, maintenance, pièces pour véhicules légers et lourds), activités calibrées autour du Kalimantan selon la même source.
Les comptes consolidés publiés chez Reuters font apparaître un chiffre d’affaires d’environ 749,4 milliards IDR en 2025 contre 244,8 milliards en 2024 et 57,8 milliards en 2023, soit une hypercroissance portée par l’intégration du volet minier et la remontée des volumes — avec un résultat net d’environ 38,6 milliards IDR en 2025 contre 6,6 milliards en 2024 et une perte d’environ 6,1 milliards en 2023. Une analyse de marché sur l’exercice 2024 soulignait déjà une hausse du CA de +323 % sur un an, une marge brute de 38,1 %, un EBITDA positif à 27,1 milliards IDR et un ratio Dette/Fonds propres de 1,36 au quatrième trimestre 2024, avec une trésorerie de l’ordre de 47,5 milliards IDR en fin d’année (IndoPremier). Ce pivot s’appuie sur une opération de consolidation majeure : fin 2023, annonce d’un rachat de 99,94 % de PT Bhakti Harapan Sentosa pour 165 milliards IDR, avec indirectement une licence sur une grande surface minière (Indonesia Miner). L’annuaire sectoriel évoque encore un ancrage à Samarinda et une expertise mécanique, électrique et tuyauterie. Une base The Company Check mentionne 44 salariés fin 2024 — chiffre qui, confronté au niveau des revenus, dessine un groupe à forte externalisation ou à structure holding opérationnelle plutôt qu’une masse salariale industrielle classique.
2. Impact réel
L’empreinte climat du modèle est avant tout celle du charbon extrait et vendu : sans données publiques de facteur d’émission ou de SCOPE 3 consolidées pour PKPK dans les sources consultées, l’impact réel se lit au travers du volume commercialisé et du mix fossile. Selon les éléments disponibles, aucune fiche ADEME, aucune entrée PPE3 ni article dédié dans les bases françaises type Connaissance des Énergies n’a été trouvé pour cette valeur — ce qui est attendu pour une mid-cap indonésienne. En revanche, le cadre national impose de situer l’entreprise dans une Indonésie encore très dépendante du charbon pour l’électricité et l’industrie, où les discussions sur moratoires, charbon captif et JETP structurent la tension entre exportations fossiles et trajectoire « net zero » à l’horizon 2060 (Ember ; Direction générale du Trésor). PKPK n’est pas un acteur de la décarbonation : elle monétise la chaîne fossile, du service pétrolier au minerai.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » visibles sont financières et juridiques plutôt que technologiques : montées au capital et acquisition du bloc minier via BHS, avec un actionnaire historique du secteur batubara — Deli Pratama Batubara — déjà présenté comme majoritaire sur la période des annonces de marché (Emiten News). Côté valorisation boursière, une synthèse-type Simply Wall St mentionnait au printemps 2026 une capitalisation de l’ordre de 2 270 milliards IDR et des revenus TTM élevés — à rapprocher des séries Reuters ci-dessus pour cohérence. Aucun programme RSE ou rapport CSRD n’a été identifié dans les sources ouvertes pour cette société ; le site PKPK publie surtout des états financiers et avertissements légaux.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque réputationnel n’est pas le greenwashing au sens « slogan vert », mais la discontinuité narrative : passer des services de soutien pétrolier à un pôle minier charbon via une transaction avec un actionnaire lié invite à scruter le prix, la justification économique et les flux intra-groupe (Emiten News ; Indonesia Miner). La volatilité des revenus (quelques milliards IDR en 2021 à des centaines de milliards quelques années plus tard, selon les tableaux PKPK et Reuters) renforce la dépendance à quelques actifs et à la conjuncture du charbon. Le nom « Paragon » adopté en 2025 peut paraître cosmétique tant que la composition du bilan reste dominée par les combustibles fossiles.
5. Positionnement stratégique
La stratégie affichée par les faits est celle d’un vertige de croissance : maximiser la captation de valeur sur le charbon et les services extractifs, avec une liquidité et un effet de levier qui ont accompagné la phase d’investissement (IndoPremier). Dans un marché Oil & Gas au pas de tirage sur le scope Services, PKPK se positionne comme hybride fossile — entre contracteur et mineur — à l’intersection des exportations régionales de charbon et des services sur le terrain kalimantanais. Le signal récent est celui de comptes 2025 qui installent durablement la société dans une autre ligue de taille (Reuters).
Verdict WattsElse
PKPK illustre une trajectoire où la croissance financière et l’empreinte climat avancent dans le même mouvement — vers le bas-carbone, mais pour les clients, pas pour la planète. Chez WattsElse, on retient une formule simple : « Paragon » à la couleur du bilan, pas du ciel.
Sources : idx.co.id · reuters.com · indopremier.com · indonesiaminer.com · daftarperusahaan.com · thecompanycheck.com · ember-energy.org · tresor.economie.gouv.fr · emitennews.com · simplywall.st · pkpk-tbk.co.id
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q96100556
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Ausgrid
** Sous pavillon partiellement public, Ausgrid engrange une année financière tonitruante au 30 juin 2025 — mais le filet de sécurité tarifaire se referme : l’autorité a refusé de lui faire passer la facture d’un cyclone.
Voir la ficheBrainBox AI
Derrière le vernis de la climate tech, BrainBox AI s’attaque à un angle mort très concret: les systèmes CVC des bâtiments existants, gros consommateurs d’énergie et gros émetteurs quand ils tournent au gaz.
Voir la ficheCanadian Oil Companies
Une intégrée historique sous drapeaux canadiens, absorbée au profit de Shell en 1962-1963, incarne encore le débat : maître chez soi avec le pétrole, ou partie prenante d’un empire qui, en avril 2026, mise des dizaines de milliards sur le gaz de schiste et la chaîne gaz–GNL.
Voir la ficheAlphabet Inc.
La holding californienne qui pilote Google joue dans la cour des hyperscalers mondiaux : elle empile records de PPAs et premiers deals nucléaires tout en voyant son bilan « ambition-based » gonfler sous le poids du Scope 3 et de l’IA.
Voir la ficheUNIVERSITY OF CHEMICAL TECHNOLOGY AND METALLURGY UTCM
Face au mix bulgare encore lourd en fossiles et nucléaire, l’Université de technologie chimique et de métallurgie de Sofia ne joue pas le startup tape-à-l’œil : elle empile financements européens, métallurgie et matériaux avancés.
Voir la ficheTransend Networks
Bâtie sur une transmission publique qui a porté l’île pendant quinze ans, Transend Networks ne vit plus que dans les archives : depuis 2014, le réseau tasmanien est passé sous la bannière TasNetworks, au cœur d’un projet continental, Marinus Link, qui promet l’export d’hydro-éolien…
Voir la ficheALPIQ ENERGIA ESPANA S.A.U.
Filiale espagnole du groupe suisse Alpiq, elle vit du cycle combiné gaz de Tarragone et du négoce.
Voir la ficheLotos Group
Grupa LOTOS n’existe plus en tant que groupe coté autonome depuis la fusion avec PKN Orlen (août 2022) ; son histoire se lit désormais dans les comptes consolidés d’Orlen et dans les archives publiées par le groupe d’État.
Voir la ficheCooperativa Eléctrica de Punta Alta
Née sous forme coopérative le 25 septembre 1927 à Punta Alta, province de Buenos Aires, elle distribue encore aujourd’hui l’électricité au pas de bras de concession — pas une « climate tech », mais une co‑distribution provinciale où la facturation, les aides tarifaires et la météorologie se disputent les priorités budgétaires.
Voir la ficheFVE Klenovka
Rarement médiatisée hors registres, FVE Klenovka incarne la filière « boom » de 2010 : une centrale d’environ 8,4 MWp greffée sur un site précis (Klenovka), portée par une SPV juridiquement ancrée à Prague, désormais ballottée entre consolidation financière et durcissement fiscal-réglementaire à partir de 2025.
Voir la ficheIBERDROLA ENERGIAS RENOVABLES S.A.U.
Identité (à lire avant le reste).
Voir la ficheWORLDGBC EUROPE
Le réseau européen du WorldGBC transpose l’urgence carbone du bâti en influence à Bruxelles — entre labels verts, politiques d’efficacité et cadrage financier.
Voir la ficheGPPI EV THINK TANK FUR GLOBALE POLITIK
Le sigle brut « GPPI e.V., think tank für globale Politik » recoupe le Global Public Policy Institute (GPPi), Verein à but non lucratif basé à Berlin — pas WPPI aux États-Unis, pas une filiale de réseau.
Voir la fichePFV Los Jotes SpA
Derrière un nom de société opaque, PFV Los Jotes SpA témoigne du déploiement à marche forcée des PMGD au Chili — et de la sophistication des montages bancaires qui les financent.
Voir la ficheGislövs Vind AB
Gislövs Vind AB incarne l’éolien suédois des premières générations : peu de puissance au compteur, des turbines d’une autre époque, et un territoire — Trelleborg — où la capacité recule plutôt qu’elle ne s’étend.
Voir la ficheGeoSouthern Energy
À The Woodlands, au nord de Houston, cette compagnie d’exploration-production incarne une Amérique encore pilotée au gaz et au pétrole non conventionnels.
Voir la ficheGislaved Energi
Acteur suédois d’origine communale, Gislaved Energi vend de l’électricité certifiée renouvelable, exploite un réseau local quasi entièrement souterrain et pousse la biomasse et le solaire dans le Jönköpings län — avec un projet-phare, Energipark, pris entre innovation récompensée et turbulence financière où la presse locale décrit pertes, auditeurs inquiets…
Voir la ficheFirestone Trading Private Limited
Le nom promet le panache ; les registres, eux, parlent commerce de gros, adresse au cœur du quartier des diamants et une fiscalité GST sous tension.
Voir la ficheDK Holding Investments
Holding tchèque dans l’ombre d’ENERGO-PRO, DK Holding Investments (DKHI) capitalise sur l’eau et les réseaux en Europe et au-delà — avec un paradoxe brutal en 2025 : plus de production, moins de marge.
Voir la ficheVästraby Vindpark AB
Ce n’est pas une licorne tech : un petit opérateur scanien rattaché à un parc entré en service à la fin des années 2010, puis englobé dans la mécanique de consolidation nordique de Vardar.
Voir la ficheOAO "Yuzhno-Kuzbasskaya GRES"
Derrière la sigle administrative OAO « Yuzhno-Kuzbasskaya GRES » se profile une centrale thermique charbon devenu symbole du fossile « intégré » au bassin du Kouzbass : chaleur pour deux villes, électricité pour l’arc minier, et une trajectoire 2023 marquée par une contraction brutale de l’output.
Voir la ficheParque Eólico Cabo Leones S.A.
Le désert d’Atacama porte l’un des plus grands complexes éoliens du Chili — jusqu’à 613 MW évoqués par les autorités —, mais la carte juridique éclate en plusieurs filiales : Ibereólica Cabo Leones I S.A., Ibereólica Cabo Leones II S.A., PE Cabo Leones III SpA et Línea de Transmisión Cabo Leones S.A.
Voir la fiche