Petrolera San Miguel S.A.
À General Roca, une S.A.
À propos de Petrolera San Miguel S.A.
1. Modèle économique
Le cœur déclaré de l’activité est l’extraction de pétrole brut (CUIT 33-70738782-9, siège à General Roca, province de Río Negro). Les revenus dépendent donc quasi exclusivement de champs conventionnels matures et de la valorisation du baril, sans chaîne de raffinage visible publiquement. Selon le profil sectoriel, la société détient des participations sur plusieurs permis (CAN_113, CAN_111, MLO_122, MLO_119, La Vía I/II, Picún Leufú II, etc.), ce qui confirme un modèle de « petit opérateur » patagonien plutôt qu’intégré. La fiche fiscale mentionne aussi, depuis 2021, une activité secondaire de « fabrication de machines et équipements à usage spécial », signal d’une diversification technique possible hors baril, sans volume d’affaires publié. Chiffre d’affaires consolidé, effectif et capex : non retrouvés dans des sources ouvertes vérifiables au printemps 2026 — profil typique d’une structure privée peu exposée aux marchés obligataires.
2. Impact réel
L’impact climat se lit d’abord au compteur de production : en avril–mai 2023, l’opérateur « PETROLERA SAN MIGUEL S.A. » affichait 3 puis 4 m³/j de pétrole et 0 Mm³/j de gaz, avec une part nationale arrondie à 0,00 % dans le tableau « production par opérateur » de l’IAPG. À cette échelle, les émissions de scope 1 liées au torchage ou au moteur de pompage restent faibles en volume absolu, mais chaque baril extrait alimente la combustion finale : les ordres de grandeur de facteurs d’émission pour liquides fossiles restent ceux documentés pour la comptabilité carbone (voir la documentation « combustibles » de la Base Carbone, gérée par l’ADEME). Aucun mix EnR, objectif de neutralité ou inventaire GES public n’a été identifié pour cette entité ; le « manque d’empreinte apparente » tient surtout à la petitesse des flux, pas à une stratégie bas-carbone démontrée.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » visibles tiennent au maillage permis patagonien et, accessoirement, à l’enregistrement d’activités industrielles spécialisées sur la fiche CUIT — pas à des brevets ou spin-offs documentés en ligne. Aucun partenariat R&D, levée de fonds ou coentreprise « bas carbone » n’a été trouvé dans l’échantillon de presse et de bases ouvertes consulté. L’entreprise ne figure pas dans le panorama médiatique des vingt opérateurs les plus actifs sur Vaca Muerta en 2026 : le signal d’investissement non conventionnel reste donc faible à nul au regard de ce classement.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque n’est pas un discours ESG surfait — il n’y en a guère — mais l’opacité de traçabilité : sans rapports de durabilité ni données financières détaillées, la société échappe aux critères CSRD européens et complique toute veille comparée. Sur le plan factuel chiffré, la pression concurrentielle apparaît dans les statistiques : fin 2023, la production ressort à 4 m³/j pour une part nationale 0,00 % (IAPG, mai 2023), ce qui place l’actif au bord de l’extinction économique si les coûts fixes ne sont pas absorbés ailleurs. Côté gaz, l’exposition réglementaire est tangible : le Boletín Oficial publie en mars 2026 la Resolución 54/2026 prolongeant de 180 jours le calendrier d’adhésion aux ajustements du Plan Gas.Ar — les producteurs concernés doivent caler leurs cessions contractuelles avant la fenêtre qui se referme vers septembre 2026, selon le commentaire de la presse spécialisée (BAE Negocios). Enfin, l’homonymie sectorielle impose la prudence : il faut la distinguer de l’opérateur de stations-service San Miguel Combustibles S.A. pour ne pas attribuer chiffres ou image à la mauvaise entité.
5. Positionnement stratégique
Le positionnement est celui d’un résiduel amont : portefeuille de blocs conventionnels dans l’ombre de Neuquén–Río Negro, sans levier visible sur le hors-champ non conventionnel qui concentre aujourd’hui capitaux et pipelines. La présence sur les données ouvertes du registre amont (jeu « producción por pozo ») confirme l’ancrage administratif, pas la taille industrielle. La variable décisive pour les prochains mois sera réglementaire : la manière dont le producteur négocie — ou non — le nouvel équilibre contractuel du gaz dans le cadre du Plan Gas.Ar.
Verdict WattsElse
Petrolera San Miguel S.A. illustre la « longue traîne » fossile : une existence juridique et permise, une production statistiquement invisible, et un avenir qui se joue plus au registre des contrats qu’au compteur climatique.
Sources : cuitonline.com · bnamericas.com · iapg.org.ar · prod-basecarbonesolo.ademe-dri.fr · minutoneuquen.com · boletinoficial.gob.ar · baenegocios.com.ar · dateas.com · datos.gob.ar
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Maxol
** Groupe familial irlandais centenaire, Maxol transforme ses stations en « destinations retail » : café, lavage, food, alliances distributeurs.
Voir la ficheVaalco Energy
Indépendante cotée (NYSE/LSE, ticker EGY), calée sur le pétrole et le gaz, Vaalco a quitté le statut de « one-field story » pour viser 50 000 barils équivalent pétrole par jour d’ici la fin de la décennie — en misant intégralement sur les hydrocarbures, le cash opérationnel et le désendettement, alors que l’horizon climatique et fiscal se durcit en Europe.
Voir la ficheIndustry Funds Management
Industry Funds Management n’est plus qu’un nom d’archives : la structure juridique australienne a pris la marque IFM Investors en 2013 (Money Management Australia), et l’investisseur institutionnel ainsi désigné n’est pas une major « intégrée » : c’est un gestionnaire d’actifs pour fonds de pension détenant des lignes dans l’infrastructure, la dette, le…
Voir la ficheKyocera Chemical Corporation
Le rattachement « Kyocera Chemical Corporation » à la rubrique Énergies renouvelables mérite une mise au point nette : ce périmètre renvoie surtout aux matériaux organiques industriels du groupe Kyocera (résines époxy pour semi-conducteurs, pâtes de liaison, résines industrielles), pas à un pure-player éolien ou photovoltaïque.
Voir la ficheGrupo Negratín
Le champion andalou du solaire enchaîne les contrats EPC et bascule en producteur d’électricité, porté par des fonds et par un marché latino-américain en ébullienon.
Voir la ficheAn Khanh Electricity Jsc
** Producteur privé ancré dans le charbon, An Khanh Electricity incarne la fracture entre les annonces de « transition » et la réalité de contrats, de paiements et de grands projets suspendus au financement.
Voir la ficheMaple Leaf Power
Ce n’est pas un producteur indépendant : Maple Leaf Power Limited (MLPL) alimente la filière cimentière Maple Leaf Cement, au Pakistan, avec un bouquet captif où le charbon tient encore la barre.
Voir la ficheCETMA
Derrière l’entête « CETMA » du cache WattMonde se profile en réalité CETMAR, la fondation publique vigie de la mer, née en 2001, qui coordonne la recherche et la planification maritime.
Voir la ficheTangail Palli Power Generation Limited
** Petite centrale rurale au fioul, grosse dépendance à l’État : TPPGL incarne l’IPP bangladaise coincée entre contrat de quinze ans et trésorerie de la Bangladesh Power Development Board.
Voir la ficheValla Säteri
Quand une exploitation maraîchère d’Östergötland aligne deux éoliennes et du photovoltaïque, le bilan technique peut faire rêver ; en parallèle, le marché suédois de l’électricité et les mécanismes de soutien racontent une autre histoire, plus rude.
Voir la ficheSociété du pipeline sud-européen
Le pétrole arrive encore par mer, mais l’avenir se dessine en CO₂ sous pression : la Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE) opère l’infrastructure qui relie Fos-sur-Mer au couloir rhénan, et parie sur un maillon clé du projet Rhône Décarbonation.
Voir la ficheDünya Enerji
Le point Wikidata « Dünya Enerji » est une coquille sémantique : il décrit le stock et les flux d’énergie à l’échelle planétaire, pas une société anonyme au bilan unique.
Voir la ficheENERGIES REUNION
Énergies Réunion est bien la SPL (société publique locale) « agence régionale de l’énergie et du climat » de La Réunion (France, département et région d’outre-mer), et non une homonyme étrangère : siège à Saint-Leu (974), créée en 2013, missions de conseil et pilotage territorial (page de présentation du BER 2024).
Voir la ficheMEDIZINISCHE UNIVERSITAET WIEN
L’Université médicale de Vienne (MedUni Wien), autonome depuis 2004 entre Länder et Ville dans un géant sanitaire mondial (AKH ), profite comme peu d’un tissu urbain chauffée–froid déjà très investi pour refroidir des milliers de m² neuves tout en poursuivant une course au label vert.
Voir la ficheMVM Balance
À la centrale à gaz de Bakony, près d’Ajka, MVM Balance mise sur un stockage lithium-ion de 57 MW / 57 MWh financé pour 10,4 milliards HUF, dont une part substantielle sous forme de subvention européenne.
Voir la ficheExxonMobil Chemical
Division produits chimiques au sein du pétrogant américain Exxon Mobil Corporation (siège près de Houston au Texas), ExxonMobil Chemical n’est pas une entité juridique isolée : ces activités agrègent pétrachimie, polymères pour plastiques, élastomères et produits assimilés sous le segment « Chemical Products ».
Voir la ficheUkrtatnafta
La plus grosse raffinerie d’Ukraine n’est plus une affaire de bilan : c’est un enjeu de guerre, de souveraineté pétrolière et de procès qui remontent jusqu’à Paris.
Voir la ficheGreen Vision Seven
Green Vision Seven porte un des plus grands parcs photovoltaïques de Roumanie, mais ses comptes et son actionnariat racontent une autre histoire : celle d’une véhicule léger à la tête lourde, accrochée à des banques et à des groupes chinois secoués par Bourse et régulateur.
Voir la ficheEkoRE Enerji
En Turquie, EkoRE Enerji vend depuis plus d’une décennie des projets solaires, éoliens et biogaz en mode développement et EPC — et rêve d’industrialiser la chaîne PV en heterojonction.
Voir la ficheLegrand
Record de chiffre d’affaires en 2025, moteurs « transition » et numérique dans le bilan…
Voir la ficheElectra Iturmayor S.L
Micro-productrice sur la Ega, Electra Iturmayor incarne le revers des petites centrales : des marges qui s’évaporent tandis que la région parie sur la renaturalisation des cours d’eau.
Voir la ficheSaga Petroleum LLC
Le nom « Saga Petroleum » porte le souvenir d’un pétrolier intégré norvégien des années 1970-1990 ; l’entité aujourd’hui suivie sous l’appellation Saga Petroleum LLC (souvent enregistrée of Colorado) est, elle, un opérateur indépendant américain, calibré pour gratter des barils et des MCF sur des actifs matures.
Voir la ficheRC DEVELOPMENT DESET RO SRL
Fiche rédigée sous contrainte d’identité : à la date des recherches, aucune page de registre roumain ou article de presse ne reprend exactement la raison sociale RC DEVELOPMENT DESET RO SRL dans les index accessibles ; on ne peut donc ni lui coller un CUI, ni un bilan, ni la confondre avec d’autres « RC DEVELOPMENT …
Voir la ficheKorea Midland Power Company
Filiale de KEPCO ancrée en Chungcheongnam-do (aire de Boryeong), Korea Midland Power Company (KOMIPO) incarne un paradoxe fréquent en Asie de l’Est : accélérer l’éolien en mer tout en tirant encore l’essentiel de ses revenus d’un parc thermique hérité du charbon et du gaz.
Voir la fiche