R.PELEC
Une PME d’installation électrique qui brandit Haute tension, métallerie et IRVE n’est pas un start-up façon tableau de pitch : c’est une base industrielle indispensable, au moment où réseaux, normes SF6 et exig clients retail se croisent.
À propos de R.PELEC
1. Modèle économique
Le cœur de l’activité affichée est celui du courant fort, de la Haute tension soumise au Tarif Vert pour clients industriels ou commerciaux, complété par le Courant faible, la métallerie (département créé en 2018 selon la rubrique Société), et une montée logique dans l’IRVE (qualification).
Les références projets montrent une forte dépendance au retail et aux grands comptes (Carrefour, Auchan) et aux sites industriels (Renault, Sepur, Délimood…) listés sur la page HTA. Le périmètre géographique est explicitement Île‑de‑France avec interventions nationales ponctuelles (même source).
Côté légal‑financier, la société relève bien de l’électricité BTP au sens NAF 43.21. Le capital social est porté à 200 000 € au RCS Versailles ; les comptes récents sont déposés avec confidentialité partielle du chiffre d’affaires au sens de l’article L. 232‑25 du Code de commerce. En revanche des agrégats extraits du dépôt apparaissent sur le même tableau public : résultat net environ 290 000 € en 2025, 194 000 € en 2024, 310 000 € en 2023 (attention : PAS le CA, rétabli après confidentialité). L’effectif légal était encadré entre 20 et 49 salariés en 2022, cohérent avec les « 30 experts » mis en avant corporate (rubrique Société). Un exemple de diversification du carnet passe par les marchés publics : marché d’« électricité » à Gargenville notifié en juillet 2023 pour 162 575 €, selon synthèse Pappers construite à partir du portail des données économiques.
2. Impact réel
R. PELEC n’est pas « productrice » d’énergie bas carbone : son effet indirect ressort de la façon dont elle équipe ou maintient l’infra électrique (postes HTA, IRVE conformes qualifications Qualifelec).
L’entreprise contribue ainsi à deux dynamiques européennes de fond : densifier la charge utile tout en gardant réseaux et protections fiables, et accompagner l’aire de recharge professionnelle (label IRVE 2 / IRVEP 2 communiqués). Ces leviers s’insertent sans chiffres publics d’empreinte directe ; ils se lisent mieux contre le tableau PPE3 et la vulnérabilité climatique des réseaux, dont l’outil public ADEME documente régulièrement les enjeux d’usage et d’efficacité sans attribuer ces gains à un installateur précis — d’où l’honnesteté : aucun % EnR ou tonne CO₂ évitées n’a été retrouvé publié sous le nom de R. PELEC.
Sur le registre environnement‑management, elle revendique le badge EcoVadis « Committed » obtenu en 2024 — signal de mise en mouvement RSE mais pas encore un score métal comme preuve d’impact physico‑chimique autonome.
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » WattMonde tient davantage aux spécialisations qualifiées (HTA NFC‑13100 diagnostics diélectriques : services HT) et à l’association élec + métal (serrurerie‑métallerie) qui réduit interférences entre corps de métiers lors de réamenagements d’hypers ou d’ateliers Renault.
Récemment, la donnée territoriale forte est résolument industrielle : Frédéric Robert (associé jusqu’à des mouvements de gouvernance listés) apparaît sur le tableau du Groupement des Industriels de la Vallée de Seine comme nouveau CA en juillet 2024 — vecteur networking B2B. Parallèle structurel : évolution capitalistique / présidence via entitéholding signalée Bodacc 2025 (« FR Invest », présidence ; Pascal Robert directeur général), à suivre aussi pour lisibilité gouvernementale petite taille familiale agrandie capital.
Pas de catalogue de brevets ni de levées tech identifiées sur les registres agrégés.
4. Greenwashing / zones grises
D’abord la homonymie assumée : confondre R. PELEC IDF (r-pelec.fr) avec RPELEC Saint‑Priest reviendrait à greffer un business PV sur un installateur HTA — erreur classique d’onglet Google.
Ensuite l’exposition réglementaire structurelle pour toute la filière HTA : le règlement (UE) 2024/573 encadre la sortie progressive du SF6 dans certains équipements neufs ; la FFIE rappelle un PRG officiel à 24 300 × CO₂ sur 100 ans et une durée résiduelle de l’ordre de 3 200 ans pour contextualiser pourquoi l’installer qui remplace encore des organes anciens navigue vite entre valeur technique réelle et narration « verte ».
Enfin : le duo retail Auchan/Carrefour cité comme vitrine clients (liste HT) peut devenir vecteur cyclique ; la grande distribution française continue de recycler son parc physique (ex : plans de cession / locations‑gérance mobilisant des dizaines d’hyper et super jusqu’à 2024 suivant plusieurs titres comme Challenges) — sans accuser R. PELEC d’impayés, la pression sur investissements électriques chez ces enseignes est un risque de commandes secondaires.
Un détail de crédibilité corporate : la page Société affiche encore des blocs « Lorem ipsum » pour certains profils opérationnels en 2026 — faible signal ESG mais fort signal de maturité éditoriale numérique.
5. Positionnement stratégique
R. PELEC capitalise sur compétences rares (HTA Tarif Vert, qualification IRVE, package métal) au moment où l’électrification des usages rencontre des coûts matières (cuivre, acier) et des délais d’approvisionnement appareillage.
La combinaison locale Yvelines (Nézel‑Épône) + ancrage GIR + trajectoire RSE EcoVadis Committed 2024 donne un positionnement « PME crédible pour grands donneurs d’ordre » à condition d’anticiper la vague SF6 et la complexification des appels d’offres IRVE.
Verdict WattsElse
R. PELEC incarne l’infrastructure électrique discret qui tient debout la grande distribution et l’industrie francilienne — une solidité de résultat net publié par agrégation (Pappers 2023‑2025) masque un chiffre d’affaires toujours voilé, exactement là où le lecteur cherche la preuve de taille critique ; la prochaine décennie se jouera moins sur un badge RSE qu’on la rapidité à basculer vers matériels faible GES quand le calendrier européen SF6 frappe les tableaux des donneurs d’ordre.
Sources : r-pelec.fr · pappers.fr · rpelec.fr · r-pelec.fr · r-pelec.fr · r-pelec.fr · prosmaison.fr · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · r-pelec.fr · gir-vds.fr · eur-lex.europa.eu · ffie.fr · challenges.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
IDER
IDER n’est ni le duo londonien indexé sur Wikipédia (fr.wikipedia.org/wiki/IDER), ni la localité d’Alabama que confond parfois l’open data (wikidata.org/wiki/Q68426).
Voir la fichePic Mobert Hydro Inc
Sous le nom sec d’une « Inc », Pic Mobert Hydro Inc cache un modèle rare en Amérique du Nord : l’électricité comme levier de revenus communautaires, mais aussi comme terrain d’arbitrage permanent entre production, poisson et titre des Premières Nations.
Voir la ficheSobre Energie
J’ai maintenant assez d’éléments sourcés pour une fiche solide: activité, métriques d’exploitation, acquisition par Deepki, partenariat SOFIAC, éléments RSE et contexte ADEME/Connaissance des Énergies.
Voir la ficheNaturgas
Naturgas porte un nom qui prête à confusion avec l’espagnol Naturgy, mais il s’agit d’un autre univers : celui d’une organisation professionnelle qui cristallise, à Bogota et dans les régions, la voix d’une filière sous tension entre accès à l’énergie, importations et promesse de « transition ».
Voir la ficheHengtong Chemical Co.Ltd.
Derrière le nom « Hengtong Chemical », il ne faut pas confondre deux mondes industriels chinois : ici, l’enjeu « production électrique » vise Shandong Yangmei Hengtong Chemical et équipe son complexe chimique d’une centrale captives à charbon, à Tancheng, Linyi (Shandong).
Voir la ficheCORDIA AE
Le dossier « CORDIA AE » (pays non précisé, secteur énergies renouvelables) recoupe, selon les éléments publics disponibles, surtout Cordia Energy — opérateur américain d’énergie urbaine (chauffage, vapeur, froid), ex-branche thermique Clearway Community Energy, rachetée par KKR pour 1,9 milliard de dollars en 2022.
Voir la ficheAthemis Énergie
Accompagnateur zélé pour acheter moins cher et consommer mieux, avec un soupçon de solaire thermique pour donner bonne conscience.
Voir la ficheAlternative Energies and Atomic Energy Commission
Le CEA incarne depuis 1945 la contradiction productive de la politique énergétique française : armes, réacteurs, recherche fondamentale, microélectronique, hydrogène, photovoltaïque — le tout financé très majoritairement par l’argent public.
Voir la ficheCông ty Thủy điện Trị An
Pendant qu’EVN multiplie les contrats pour porter la centrale à 600 MW d’ici fin 2027, le réservoir raconte une autre histoire — celle d’une sécheresse extrême qui a mis la production au tapis et forcé les arbitrages entre courant, eau brute et littoral.
Voir la ficheTihama Power Generation Company
Une coentreprise ENGIE–Rakiza produit environ 1 612 MW d’électricité et quelque 2 869 t/h de vapeur pour quatre sites industriels du géant Saudi Aramco : elle incarne une cogénération « efficace »…
Voir la ficheSTEG
À la croisée du service universel électrique, des achats régionaux d’hydrocarbures et d’un agenda interconnecté Tunisie‑Italie, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) reste l’articulation technique et politique du pays — entre universel marchand et déséquilibre structurel qui ne passe pas sous les mers aussi vite qu’un câble.
Voir la ficheENPENSA
Précision d’identité (obligatoire) : une prospection web des années 2024-2026 ne fait apparaître aucune entité pérenne indexée sous le nom exact « ENPENSA » dans le secteur pétrole & gaz.
Voir la ficheTri An Hydro Power Company
Le sud du Vietnam compte sur cette retenue soviétique des années 1990 pour tenir le réseau ; en 2025, la centrale a battu son plan de production.
Voir la ficheHelio Atacama Tres
** Helio Atacama Tres n’est pas un opérateur de distribution « grand public » : c’est la coquille juridique du parc photovoltaïque Bolero (146 MWp), dans le désert d’Atacama, avalé par AES Andes puis embarqué dans une plateforme avec GIP.
Voir la ficheLVL9
Le slug « LVL9 » renvoie dans vos bases à l’identifiant Wikidata Q62103040, soit LVL99 Holdings Limited, société britannique immatriculée à Wembley en 2019.
Voir la ficheTrigu Energy
** Ingénierie, audit et EPC « full package » pour moteurs diesel et gaz : Trigu Energy vend de la puissance fossile là où le réseau crie famine.
Voir la ficheSojitz Corporation;ENEOS Australia Pty Ltd
Deux géants japonais plantent leur drapeau EnR dans le Queensland : une centrale solaire géante en coentreprise, un pilote d’hydrogène vert banké sur Tokyo.
Voir la ficheEgyptian Natural Gas Company
** L’Egyptian Natural Gas Company (GASCO) n’est pas une « marque » de plus sur le marché gazier : c’est l’opérateur qui fait circuler le gaz dans une Égypte où l’électricité avale la majorité du flux, où l’été pousse la demande jusqu’aux plafonds, et où l’État joue serré entre import de GNL, production en baisse et factures impayées en amont.
Voir la ficheSDIC Huajing Power Holdings Co Ltd
Une filiale électrique cotée du géant d’État chinois SDIC affiche fin 2024 un mix à plus des deux tiers d’« énergies propres » et un parc de production massif selon ses propres données ; mais des investissements hydroélectriques sensibles hors Chine reconnectent tout de suite cette transition à des permis, des garanties souveraines et des contentieux…
Voir la ficheBereket Enerji
Bereket Enerji n’existe plus sur la carte boursière des labels : depuis la tempête financière turque de 2019, le nom qui compte pour la production « verte » cotée est Aydem Yenilenebilir Enerji, filiale du groupe Aydem Enerji (ex-Bereket), pilotée depuis Denizli.
Voir la ficheWallenstam Vindkraft Köjkeberget AB
Ce n’est pas une « pure player » : c’est une coquille suédoise suspendue à un promoteur immobilier qui a fait de l’électricité renouvelable un pilier d’image — et un parc de Dalarna de 6 MW au bilan depuis quinze ans.
Voir la ficheSuntec Industries France
Point d’attention immédiat : l’entité traitée ici est SUNTEC INDUSTRIES FRANCE (SIREN 330508268), SAS de pompes et compresseurs implantée à Longvic (Côte-d’Or), ZI Dijon Sud — ce que confirment aussi le dépôt d’accord d’entreprise 2025 et la fiche bilans.
Voir la ficheSociedad Eólica y Ecológica Aragonesa 53 SL - Villar Mir Energía
Filiale technique du groupe espagnol Villar Mir Energía, Sociedad Eólica y Ecológica Aragonesa 53 SL porte un actif raconté en chiffres modestes mais lisibles : 15 MW d’éolien « Sotillo » à Lumpiaque (province de Saragosse), désormais doté d’un volet photovoltaïque en hybridation administrative en 2024.
Voir la fichePremium Energies (Cabinet de conseil, Paris)
Expert en bonnes affaires énergétiques pour entreprises, ou comment réduire sa facture sans se brûler les ailes.
Voir la fiche