Reysalde S.L.
Reysalde S.L.
À propos de Reysalde S.L.
1. Modèle économique
L’entité visée est bien Reysalde S.L., immatriculée en Navarre, dont l’objet social explicite est la production et la vente d’énergie hydroélectrique (code CNAE 3515 selon les annuaires Empresite). Créée le 27 mai 2003, elle prend la forme d’une société limitée unipersonnelle et se situerait sur un périmètre géographique autour du complexe hydroélectrique de Gorráiz / Palacio de Gorraiz à Egüés, ce qui aligne siège exploitation et bassin potentiel sans ambiguïté d’homonymie sectorielle ou géographique. Le chiffre d’affaires n’est pas publié ligne par ligne dans l’agrégateur consulté mais est qualifié de « petite entreprise », avec une fourchette de chiffre d’affaires annuelle donnée dans une autre base (ordre de grandeur 250 001 € – 750 000 € selon cet intermédiaire). L’effectif déclaré dans les fichiers disponibles demeure inférieur à dix salariés. Le modèle est donc classique pour une petite unité « run-of-the-river » ou assimilée : revenus liés quasi exclusivement aux ventes d’électricité sur le marché et aux mécanismes de rémunération applicables aux installations anciennes ou réglementées ; sans diversification annoncée publiquement, la dépendance à un nombre très limité d’actifs est structurelle.
2. Impact réel
Conçue comme productrice d’électricité renouvelable, Reysalde évite intrinsèquement, à l’instant de la production, la combustion directe de combustibles fossiles — le principe physique est rappelé en pédagogie dans la fiche sur l’hydroélectricité de Connaissance des énergies, distincte toutefois du contexte espagnol. Sans publication de production en GWh ni de puissance installée en MW pour cette société précise, il est impossible de traduire l’impact en tonnes de CO₂ évitées ou en pourcentage du mix : toute métrique carbone serait une extrapolation. Sur le plan hydrologique, le contexte régional peut être relié aux systèmes de bassin documentés pour l’hydrologie publique comme le réseau Arga–Aragón en Navarra (Confederación Hidrográfica del Ebro). En somme : l’impact climat à la loupe passe par le curseur débit/production ; à l’échelle monde-lisible, nous n’avons pas retrouvé d’instrument de reporting environnemental propre à l’entreprise (CSRD/RSE hors champ à ce jour).
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles en ligne au printemps 2026, aucune annonce vérifiable de levée de fonds, joint-venture industrielle ou brevet attribuée à cette dénomination n’apparaît dans la presse spécialisée ni dans les registres agrégés consultés. Pas de site « corporate » structuré identifié pour porter une story R&D. L’innovation, s’il y en a, se joue à l’échelle de l’exploitation (maintenance, rendement turbine, gestion de réseau) et reste invisible au grand public.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal signal documenté n’est pas la communication « verte » mais la résilience financière : la base Economía Digital / eInforma fait état d’une baisse des ventes de –54,16 % sur l’année 2023 puis de –16,98 % sur 2024, avec un résultat toujours qualifié de positif mais une facturation catégorisée en fourchette « petite » et un recul de 14 places au 89e rang national du sous-secteur hydroélectrique. Ce n’est pas du greenwashing au sens marketing : c’est un risque de décrochage compétitif face à des filières solaires et éoliennes qui captent aujourd’hui l’essentiel des nouveaux investissements EnR en Europe. Sur le volet réglementaire historique, un dossier CNMC (R/AJ/0230/14) atteste qu’à la suite d’un litige espagnol sur la liquidation définitive des primes et incitations EnR relatives à l’exercice 2013, le Conseil a tranché au stade procédural en déclarant le recours de Reysalde S.L. non recevable — un rappel que la valeur économique d’une petite hydro dépend encore fortement du cadage tarifaire, et non seulement de la couleur « renouvelable » de l’électron. Aucune campagne de communication environnementale de la société n’a été repérée pour la contredire ou l’amplifier ; l’« opacité actif », faute de données techniques publiques (MW, GWh), complique toute lecture indépendante de la performance réelle versus le discours sectoriel générique « bas carbone ».
5. Positionnement stratégique
Reysalde se situe mathématiquement dans la longue traîne des producteurs hydroélectriques espagnols : 89e position sectorielle et 275 968e rang national d’entreprise selon le même tableau de bord agrégé, avec une chute brute de plusieurs dizaines de milliers de places au classement général qui traduit avant tout une compression des revenus sur fond de marché de l’électricité nerveux depuis 2022. Dans le jeu européen, la directive européenne sur les énergies renouvelables pousse encore la part des EnR, mais avantage surtout les technologies modulaires évolutives : la micro-hydro historique doit compter sur optimisation d’actif ou restructuration capitalistique sans qu’aucun signal récent public ne le documente pour Reysalde. Côté veille française, ni l’ADEME ni une lecture PPE/CSRD française ne couvre spécifiquement cette SL : le lecture international reste nationale.
Verdict WattsElse
Hydro tout court ne suffit plus à garantir pérenniité : lorsque deux années de données publiques affichent −54 % puis −17 % de ventes, la « transition » se lit d’abord au compteur comptable. Reysalde, c’est l’EnR qui ne paye pas de pub — parce qu’elle n’en a peut-être plus les moyens.
Sources : empresas.economiadigital.es · empresite.eleconomista.es · axesor.es · expansion.com · servicios.diariodenavarra.es · connaissancedesenergies.org · chebro.es · cnmc.es · energy.ec.europa.eu
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
EPI Études et Projets Industriels
Fiche centrée sur EPI Études Projets Industriels (SIREN 394 557 292), bureaux d’études multisectoriels où l’on croise BIM, gaz, industriels et chantiers critiques.
Voir la ficheÖssjö Vind AB
L’étiquette « Össjö Vind AB » sonne comme une société par actions (AB) suédoise dédiée au vent — logique toponymique (Össjö, Skåne), mais curieusement absente des annuaires ouverts au même titre que d’autres Vind AB nordiques.
Voir la ficheMadalena Energy Argentina Srl
Elle était encore une filiale pétrolière et gazière quand Centaurus l’a cédée pour le prix d’une voiture d’occasion, dettes comprises.
Voir la ficheZarza M Solar
** À Madrid, Zarza M Solar SL ne vend pas du « vert » sur une landing page : elle encaisse l’électricité d’une installation photovoltaïque inscrite dans le paysage ultra-régulé espagnol.
Voir la ficheJämtkraft AB
Jämtkraft traverse le paradoxe classique des producteurs 100 % renouvelables en zone nordique : l’électricité y est propre, mais le marché l’a rendue si bon marché que la rentabilité s’effrite — le bénéfice 2025 chute brutalement par rapport à 2024.
Voir la ficheCEEZ - Cooperativa de Provisión de Energía Eléctrica, Viviendas y Servicios Públicos Ltda
À Zapala (Neuquén), la « CEEZ » n’est pas un sigle cosmétique : c’est une coopérative de distribution qui rattache plusieurs milliers d’adhérents au réseau, mais aussi une structure au passif colossal vis-à-vis de l’Ente Provincial de Energía.
Voir la ficheConocoPhillips Alaska
Filiale d’ConocoPhillips ancrée à Anchorage, l’entité concentre l’essentiel de sa proposition sur l’exploitation pétrolière et gazière de la North Slope, avec le méga-projet Willow pour cadrer un relèvement de revenu — et un « first oil » visé autour du début 2029, selon le rapport annuel 2025 du groupe.
Voir la ficheEV INBO
Ce n’est ni une scale-up ni un opérateur d’énergie au sens marché : EV INBO (Eigen Vermogen van het Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek) est la structure juridique qui permet à l’Institut de recherche sur la Nature et la Forêt (INBO, organe de recherche du gouvernement flamand) de porter des projets financés hors budget de base — surtout européens et…
Voir la ficheRueda Sur Solar 3, SL
Le nom Rueda Sur Solar 3, SL ne se décline pas dans les répertoires usuels : vous croisez Solar 1, Solar 2 et Wind 3, pas une troisième coque solaire.
Voir la fichePanelian Voima Oy
La dénomination demandée — « Panelian Voima Oy » — ne renvoie pas, selon les registres et bases ouverts consultés, à une personne morale distincte connue : elle recouvre très probablement Paneliankosken Voima Oy (PKV), la petite entreprise finlandaise du fleuve Eurajoki qui exploite notamment la « Panelian voimalaitos » et signe ses communications «…
Voir la ficheSolferino
Le mot « Solferino » désigne avant tout une commune des Landes ; on y trouve aussi une petite structure de production d’électricité renouvelable.
Voir la ficheChampion Energy
Branche commerciale d’une machine à produire de l’électricité américaine, Champion Energy vend surtout des contrats et de la facturation — pas des lignes.
Voir la ficheGroupe SNEF
Le groupe affiche en 2024 un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros et un carnet de commandes qui couvre près de deux ans d’activité — puis voit, en février 2025, une partie de ses équipes dénoncer le même écran de fumée que tant d’industriels : profits en hausse, partage salarial contesté.
Voir la ficheKokusai CzechSol Two (2)
Il y a plus de quinze ans, une société pragoise au nom japonais annonçait une PV sur l’ancien empire du sucre à Němčice nad Hanou : six hectares, un maillage avec la commune, l’ombre d’actionnaires lointains.
Voir la fichePlain Energy CZ
Une filiale qui disparaît du registre, des parcs toujours raccordés au réseau, un site groupe figé comme un album 2016 : Plain Energy incarne cette génération d’investisseurs solaires européens nés après les feed-in tchèques, désormais pris entre rentabilité cible — au moins 9 % de ROI projet — et effacement juridique de l’échelon tchèque.
Voir la ficheJet
JET n’est pas un sigle lunaire de la tech : c’est l’enseigne d’un des plus gros détaillants d’hydrocarbures en Allemagne et en Autriche, propulsé vers une gouvernance d’infrastructures par un deal à 2,5 milliards d’euros en fin 2025.
Voir la ficheAvin International S.A.
Armement familial grec intégré à la logistique d’un grand groupe pétrolier, Avin International incarne l’hybride dominant du transport maritime fossile : flotte ultra-moderne et discours « vert », mais activité 100 % carbone et, fin 2024, lourd rappel américain sur la conformité réelle en mer.
Voir la ficheFortum
Producteur intégré d’électricité, de chaleur et de services à quelque 2 millions de clients en Europe du Nord, Fortum facture 4,99 milliards d’euros de ventes 2025 en reculant face à 2024, tout en s’appuyant sur un portefeuille de production parmi les moins émissifs d’Europe.
Voir la ficheRabbalshede Kraft
Le producteur suédois Rabbalshede Kraft incarnait le pur éolien « made in Sweden » ; sous pavillon d’investisseurs infrastructure, il pousse déjà des parcs hybrides, du solaire finlandais subventionné et une première batterie au réseau.
Voir la ficheEGEMSA
Le sigle EGEMSA évoque souvent, à tort, les hydrocarbures : dans les bases ouvertes, il désigne surtout une génération électrique d’État dans les Andes.
Voir la fiche