Sahakarmaharshi Bhausaheb thor
De sucrerie à minicentre de puissance : au Maharashtra, une coopérative historique transforme la bagasse en flux financiers sur le réseau, pendant que le sucre peine à couvrir ses coûts.
À propos de Sahakarmaharshi Bhausaheb thor
1. Modèle économique
La Sahakarmaharshi Bhausaheb Thorat Sahakari Sakhar Karkhana Ltd. est une coopérative sucrière implantée près de Sangamner (Amrutnager, district d’Ahilyanagar, Maharashtra, Inde). Son cœur traditionnel reste le broyage de canne, le sucre et les coproduits ; l’activité « énergies renouvelables » telle que la reclasse WattsMonde tient surtout à la cogénération biomasse (bagasse) et, dans une moindre mesure, à la filière éthanol / alcool, pilier de la politique énergétique indienne sans être ici consolidée au bilan. Selon la fiche reproduite dans l’annuaire sucrier, l’outil broie jusqu’à 5 509 tonnes de canne par jour, avec une distillerie annoncée à 80 KLPD et une capacité alcoolique de l’ordre de 24 000 KL/an (répertoire usine Sangamner). La puissance installée en cogénération est régulièrement citée à 30 MW en presse agricole maharashtraise, en lien avec la reconnaissance nationale de la filière (prix national cogénération 2024). Pour la campagne décrite par cette même source, la coopérative aurait produit 78,9 millions d’unités (kWh) et injecté 52,8 millions dans le réseau, avec un bénéfice net d’environ 38,71 crores ₹ attribué à l’export d’électricité (performance électrique) — équivalent ordre de grandeur 4 M€ selon le change. Chiffre d’affaires consolidé, effectifs précis et capex détaillé : non retrouvés dans les sources publiques ouvertes mobilisées ; le modèle reste saisonnier, sensible au prix de la canne et au tarif d’achat du distributeur.
2. Impact réel
L’effet climat direct de la cogénération bagasse est celui d’une valorisation énergétique d’un résidu : vapeur et électricité sans combustible fossile dédié sur l’îlot, ce qui évite en principe le gaspillage du coproduit — sans effacer le bilan agricole-eau-transport du complexe sucrier-éthanol. Le ratio export/production (par exemple 52,8 millions d’unités vendues pour 78,9 produites, selon la même traque presse) indique une contribution mesurable au parc maharashtrien dans le contexte d’un sous-continent où la biomasse et le charbon structurent encore l’approvisionnement (AIE sur l’Inde, vue par CdE). Équivalence directe avec la PPE3 : non opérante ; en revanche, l’expérience européenne du pilotage de la ressource biomasse rappelle qu’un renouvelable « agrégé » bute vite sur les limites physiques de la biomasse mobilisable (filière biomasse, ADEME Fonds Chaleur).
3. Innovations / partenariats
Le signal dominant est réglementaire et d’exploitation : prix national de cogénération 2024 pour performance soutenue (communiqué agricole), soit une reconnaissance industrie, pas un coup de com tech. Brevets, levée de fonds, contrat international identifiable : non trouvés dans le périmètre consulté ; l’extension éthanol repose sur des capacités chiffrées dans l’annuaire (80 KLPD) plutôt que sur une story « deal » documentée ici.
4. Greenwashing / zones grises
Le sujet n’est pas le slogan « énergie verte » mais le biais de survie : *Frontline* rapporte pour le Maharashtra un coût de production du sucre à 4 029 ₹ le quintal et une dette bancaire sectorielle de l’ordre de 8 315 crores ₹, dans un contexte où la cogénération sert de contre-vent comptable au cristal déficitaire (enquête Frontline 2025). Par ailleurs, la presse de filière indique des arriérés FRP massifs à l’échelle de l’État (2 130 crores ₹ en 2026), tout en listant Thorat parmi les moulins payant au-dessus du plancher — avantage relatif, pas immunité réputationnelle (ChiniMandi). Côté gouvernance, les élections du conseil en 2024 ont été marquées par des tensions et des limogeages de directeurs ayant valu des récits de « frustration » interne (Loksatta).
5. Positionnement stratégique
La coopérative se pose comme producteur d’électricité bagasse (30 MW médianisés) avec export significatif au réseau (Agrowon) et comme acteur biocarburant via une distillerie en montée en charge (annuaire). Le ralentissement visé de la campagne — 8,26 lakh MT cible après 10,92 lakh MT traitées — étroit la disponibilité en bagasse et donc le taux de charge cogénération, dans un secteur déjà à cran sur les marges sucrières (série annuaire campagne).
Verdict WattsElse
Renouvelable à l’échelle du réseau, stratégique à l’échelle du compte : la Thorat fait travailler la bagasse pour payer la canne — tant que la saison le permet. Le kilowattheure exporté paie le déficit du quintal.
Sources : anekantprakashan.com · agrowon.esakal.com · agrowon.esakal.com · connaissancedesenergies.org · fondschaleur.ademe.fr · frontline.thehindu.com · chinimandi.com · loksatta.com · anekantprakashan.com
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