Seine Normandie Agglomération
De l’Eure au Vexin, Seine Normandie Agglomération aligne un PCAET adopté en décembre 2020 sur des objectifs d’ampleur : 100 % d’énergies renouvelables et −50 % de consommation d’énergie d’ici 2040, avec neutralité carbone visée en 2050 (stratégie PCAET).
À propos de Seine Normandie Agglomération
1. Modèle économique
SNA n’est pas une entreprise : c’est un établissement public de coopération intercommunal (EPCI) dont le périmètre couvre plusieurs communes de l’Eure et dont les finances relèvent essentiellement des contributions locales, des transferts état/région et de dépenses d’investissement votées en assemblées. Pour 2026, la presse locale rapporte un budget principal primitif d’environ 79 millions d’euros, dont 17,8 millions pour l’investissement (incluant dette et opérations), avec un emprunt voté à 11,1 millions et une épargne et des charges de fonctionnement chiffrées dans le même article (budget 2026). L’investissement flagship est l’hôtel d’agglomération (budget 9 millions d’euros indiqué pour 2026), et l’encours de dette est mentionné autour de 17 millions d’euros (même source).
2. Impact réel
Le diagnostic porté publiquement sur le territoire est sans ambiguïté : avec seulement 6,5 % d’EnR produites localement en 2018, la marge pour atteindre la trajectoire intermédiaire « 25 à 35 % » d’ici 2025 (par rapport à 2010 pour la partie réduction/consommation) est étroitement calée sur une co-construction partagée par le document stratégique (page « L’énergie » sur le site instit., stratégie PCAET). Le parc éolien de Vexin-sur-Epte (environ 12 MW, six turbines, équivalent volontairement rapproché à environ 6 000 habitants en équivalence consommation) illustre un impact additionnel ponctuel mais insufficient à lui seul face à une transformation systémique (page « L’énergie »). Par rapport aux objectifs nationaux (dont ≈32 % de renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2030 figurant dans le cadre légal européen et français), ce territoire reste avant tout défini par un écartstructurel fort entre un point bas historique (6,5 %) et les ambitions 2040 (stratégie PCAET — objectifs territoriaux 2025/2040.
3. Innovations / partenariats
SNA indique être soutenu par la Région Normandie et l’ADEME pour façonner sa stratégie de réduction de consommation et de développement des EnR (page « L’énergie »). Sur l’instrumentation, l’agglo cite Deepki, Autocalsol pour pré-dimensionner le solaire communal, ainsi qu’une logique Voltalis d’effacement lors des pics (équipement de bâtiments communautaires) (même page). En mobilité, elle met en avant une station multi-énergie au Normandie Parc (Douains) — hydrogène et recharge rapide pour véhicules électriques — donnée comme première borne rapide dans la narration institutionnelle (id.).
4. Greenwashing / zones grises
La tension documentée n’est pas une insinuation : au conseil de mars 2025, le conseiller écologiste d’opposition Pierre-Yves Jourdain est cité estimant le coût de création « cher par rapport à l’utilisation » du futur siège, tandis que la majorité invoque un bâtiment devenu « gouffre énergétique » et un coût de réhabilitation d’environ 11 millions d’euros sur 20 ans pour l’existant de Douains (article Actu.fr d’avril 2025). Fin 2025 / budget 2026, l’emprunt de 11,1 millions et l’encours de dette à 17 millions posent la question d’un service de la dette au regard d’une transition qui reste structurellement dépendante des mix nationaux (nucléaire et fossiles importés) tant que le 6,5 % de 2018 n’est pas transformé en portefeuille EnR + flexibilité à l’échelle du territoire (budget 2026, diagnostic 6,5 %).
5. Positionnement stratégique
L’ambition affichée — −50 % / 2040 et 100 % EnR locales — fixe une ligne rouge médiatique : le territoire ne peut plus se contenter d’annonces ; il doit montrer un plafond d’émissions et un rythme d’ajout compatible avec des contraintes d’acceptabilité sur l’éolien et le solaire. Le signal récent est patrimonial et budgétaire : 9 millions engagés sur l’hôtel d’agglomération en 2026 sur le site de la Papeterie à Vernon, dans une logique de propriété pleine et de revente négociée des locaux de Douains (chantier lié aux négociations avec Lescure Théol évoquées dans la presse) (budget 2026).
Verdict WattsElse
SNA tente une conversion patrimoniale pour court-circuiter une charge énergétique et humaine impossible tout en affichant une trajectoire 2040 quasi industrielle dans un périmètre où le fossile résiduel reste hors-champ géographique : la question n’est plus « si » la Normandie veut décarbonner, mais à quel rythme la collectivité matérialisera ses pourcentages avant que les échéances intermédiaires ne deviennent des radiographies impitoyables — douleur immobilière d’aujourd’hui contre promesse systémique de demain.
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hellvi Vind AB
Le libellé « Hellvi Vind AB » ne renvoie, selon les éléments disponibles, à aucune personne morale clairement identifiable dans l’espace public suédois : il s’agit très probablement d’un projet local ou d’une confusion avec l’aire Rute-Hellvi, longtemps citée comme site potentiel d’éolien à Gotland.
Voir la ficheEnel
Le géant italien a fait des renouvelables et des réseaux son moteur de désendettement et de crédibilité climatique.
Voir la ficheShell Recharge
Shell Recharge n’est pas une startup : c’est l’étiquette sous laquelle Shell déploie recharge publique, logiciels (Shell Recharge Solutions) et offres B2B dans un groupe dont le cœur reste pétrole et gaz liquéfié.
Voir la ficheSOKIMO
Entre filiale hydro et filière aurifère moribonde, la Société minière de Kilo-Moto incarne un paradoxe saisissant : elle porte le label des énergies renouvelables par Electrokimo et la centrale de Budana, mais vit surtout de l’or — ou de son absence.
Voir la ficheNEU-JKF DELTA NEU
Dans l’industrie, la décarbonation ne passe pas toujours par un parc solaire sur le toit.
Voir la ficheStapylton Green Energy
Le registre national parle « récupération de ressources », le cache WattsMonde parle « énergies renouvelables » : à Stapylton, dans le Queensland, la géographie prête à la confusion — à condition de ne pas mélanger les sociétés ni les chiffres carbone.
Voir la ficheNewgen Neerabup Partnership
La NewGen Neerabup Partnership n’est pas une « marque » : c’est une coentreprise australienne de production électrique au gaz et d’infrastructure gazière, ancrée dans un État dont les émissions totales affichèrent un nouveau sommet en 2024.
Voir la fichemc2i
Cabinet francilien de transformation digitale passé à 200 M€ en 2025, mc2i incarne la « French Tech » des grands comptes : croissance organique, labels RSE, promesse de sobriété numérique.
Voir la ficheNational Power Company Ukrenergo
Gestionnaire unique du transport électrique haute tension, la PJSC « National Power Company » Ukrenergo est le cœur technique de la synchronisation avec l’Europe.
Voir la ficheSociété Africaine de Pétrole et d'Hydrocarbures Raffinés (SAPHYR)
Distributeur ivoirien qui fait rimer gaz avec innovation... et hausse de capital.
Voir la ficheEnergyX
Derrière le nom EnergyX se cache Energy Exploration Technologies, Inc.**, start-up américaine fondée en 2018 et positionnée sur l’extraction directe du lithium (DLE), les traitements aval et des briques batteries — un profil « Innovation » WattsMonde qui colle à ce dossier, et non à un homonyme français.
Voir la ficheVPP Solar Kft.
Leader technique du petit photovoltaïque hongrois sur les chiffres de capacité publiés par la maison mère VPP Energy, VPP Solar Kft.** trace une trajectoire de croissance des volumes tout en voyant son résultat opérationnel plier sous la pression des coûts et du cadre des aides.
Voir la ficheUBx
Dans le référentiel WattsMonde, l’étiquette UBx recoupe sans ambiguïté identifiable Ubby Energy : SIREN 888 990 504, installateur-intégrateur nantais du stockage photovoltaïque, pas une multinationale homonyme.
Voir la ficheAgrienergia
Né de la demande des agriculteurs, le groupe revendique aujourd’hui le couple distribution locale et fourniture 100 % renouvelable — avec un périmètre réseau chiffré sur le Pla de l’Estany, mais des comptes qui grincent dans les fichiers économétriques espagnols et une note d’expérience client qui refuse le triomphalisme.
Voir la ficheSamay I
Réserve froide de 724 MW au bord du Pacifique, Samay I incarne l’équation péruvienne entre sécurité d’approvisionnement et équilibres réglementaires explosifs.
Voir la ficheÄngabergs Lantbruks AB
Ängabergs Lantbruks AB n’est ni une scale-up cleantech ni un nom qui traverse la presse nationale — et c’est précisément pourquoi elle illustre une tension ignorée des cartes « startups vertes » : une petite structure agricole hallandaise prise dans les arbitrages entre production alimentaire, biométhane injecté dans les réseaux et photovoltaïque au sol.
Voir la ficheEOLICA DULCINEA .SL.
En Espagne, une SL asturienne née en 2016 sous le nom d’Eolica Dulcinea a pris celui de Beta Participaciones Ibérica à l’été 2025 — même CIF, même objet éolien — dans la galaxie EDP Renováveis.
Voir la ficheWhite Windmill AB
Selon les registres et bases de crédit consultés, la dénomination sociale exacte « White Windmill AB » ne ressort pas comme entité identifiable en Suède.
Voir la ficheE.ON Energie
Nom identique au groupe coté allemand mais territoires flous quand vous lisez la presse cliente : sous l'étiquette E.ON se superposent la E.ON SE d’Essen, pilote de réseaux et de grande distribution d’énergie en Europe, et des façades locales (par ex.
Voir la ficheKorea Water Resource Corporation
Première société publique sud-coréenne à revendiquer une consommation électrique 100 % renouvelable, Korea Water Resources Corporation — K-water — joue sur deux tableaux : barrages et projets pilotes solaires flottants.
Voir la ficheElectro Ucayali
Concessionnaire péruvien de réseaux moyenne tension placé sous supervision de FONAFE, Electro Ucayali S.A.
Voir la ficheULB
L’ULB ce n’est ni une foncière solaire ni un pure player EnR : c’est une université belge francophone, ancrée à Ixelles et sur plusieurs campus à Bruxelles et à Charleroi (Gosselies), dont la transition passe autant par des toitures en panneaux que par des données de rapport RSE très « révélatrices » sur ce qui reste fossile dans le bilan.
Voir la ficheTransnea
De Formosa au Corrientes, elle tient bout à bout une bande où l’été se lit en volts et en interruptions.
Voir la fiche