Société Franc̜aise des Pétroles de Silva-Plana
Le nom évoque les hydrocarbures ; la réalité juridique, elle, est celle d’une SA parisienne classée en fonds de placement (NAF 6430Z).
À propos de Société Franc̜aise des Pétroles de Silva-Plana
1. Modèle économique
La forme sociale et l’adresse correspondent à une seule entité vérifiable : SOC FRANC PETROLES SILVA PLANA, SIREN 542 027 487, siège au 20 rue Royale, Paris 8e, activité déclarée « fonds de placement et entités financières similaires » — et non l’exploration ou le raffinage. Le fichier public confirme cette spécialisation. Sur l’exercice clos au 31/12/2024, la structure affiche un chiffre d’affaires de 0 € et un résultat net de –1 913 €, après –1 680 € en 2023 (synthèse Societe.com) ; le capital social reste affiché à 144 224,64 €. La gouvernance est étroitement pilotée : Fabrice Fare préside le conseil d’administration depuis 2005, Aurélien Fare siège comme administrateur depuis décembre 2022 (historique publié). Les comptes annuels ont été notifiés en BODACC le 21/08/2025 pour l’exercice 2024. Au fond : une coquille patrimoniale sans ligne opérationnelle « pétrole & gaz » au sens industriel du terme — ce que le cache WattsMonde « Pétrole & Gaz » peut donc fausser si on l’interprète comme une activité extractive ou raffinée.
2. Impact réel
Sans production, sans vente significative et sans données d’émissions publiées sur les agrégateurs habituels, l’empreinte climat opérationnelle de cette entité est vraisemblablement marginale au sens des grands métriques sectoriels (équivalent CO₂ du pétrole produit ou brûlé en propre). En revanche, l’impact d’image et de classement est réel pour un lecteur ou un algorithme : le vocable « Pétroles » suggère une exposition fossile directe alors que la réalité juridique est celle d’un véhicule financier au code NAF 6430Z. Rien n’indique, dans les sources accessibles, un investissement mesuré dans les EnR, un objectif CO₂ ou un alignement avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie : faute de reporting public, la comparaison chiffrée aux trajectoires nationales (renouvelables, efficacité) reste non étayée. Pour mémoire historique — sans lien causal avec les comptes actuels — une narration patrimoniale relie la lignée au groupe Silva Plana dans l’entre-deux-guerres (Numistoria), ce qui éclaire le nom sans décrire l’activité présente.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles au 28/04/2026, aucune annonce publique de partenariat industriel, de technologie, de contrat public ou de levée de fonds liée à cette SA ne ressort des agrégats consultés (synthèse Societe.com). Les mouvements récents sont essentiellement comptables et juridiques : dépôt des comptes, mise à jour statutaire périodique. Au regard des données ouvertes, l’entreprise fonctionne comme structure dormante ou quasi dormante sur le marché de l’énergie — innovation mesurable non retrouvée dans les sources citées.
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est nomitative : porter encore « Pétroles » dans la dénomination sociale alors que l’activité déclarée relève des fonds de placement peut induire en erreur tout classement automatique « hydrocarbures » (profil légal). Une tension chiffrée et datée est lisible dans les comptes publiés : CA nul et perte nette de –1 913 € au 31/12/2024 malgré une structure encore dotée de capitaux propres élevés au bilan agrégé (autonomie financière ~94 % sur les années récentes selon la même page), schéma typique d’une gestion à très faible amplitude économique (détails financiers). Sur le volet climat, aucun bilan carbone n’est répertorié chez cet agrégateur à cette date (« aucun bilan carbone disponible » pour cette société — voir encadré dédié sur la même fiche), ce qui ne constitue pas une « faute » au sens juridique mais un vide documentaire pour tout analyste ESG — alors même que le nom « Pétroles » invite à une vigilance renforcée. Une donnée tierce fait état d’un délai de paiement très étendu (DPO ~343 jours en 2024 selon RubyPayeur), indicateur compatible avec une activité quasi exclusivement administrative — pas avec une chaîne industrielle fluide.
5. Positionnement stratégique
À court terme, la stratégie observable est conservation du shell juridique et maintien du siège dans un berceau patrimonial parisien (20 rue Royale), avec une présidence durable depuis deux décennies. Dans un secteur « énergie » où les investisseurs scrutent désormais les alignements climatiques et les flux industriels réels, cette configuration apparaît comme un signal faible sur tout marché relevant du rôle stratégique ou des capacités critiques. Pour WattsElse, le cas souligne qu’un cache sectoriel « Pétrole & Gaz » doit être recoupé au NAF et aux comptes avant d’inférer une exposition fossile opérationnelle.
Verdict WattsElse
Quand le nom dit « pétrole » et les comptes disent « zéro », le climat journalistique à défendre est celui de la transparence nomenclaturale : ici, pas de majors ni de fracturation — une lettre de noblesse fossilisée dans une enveloppe financière. Au rang des vérités plates mais utiles : « Sans tonne de brut, pas de tonne de CO₂ — mais peut-être une tonne de confusion. »
Sources : societe.com · annuaire-entreprises.data.gouv.fr · ecologie.gouv.fr · numistoria.com · rubypayeur.com
Données clés
- Fondée
- 1921
Identifiants publics
- Wikidata
- Q107266900
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ALCO Controls
La marque ALCO Controls ne vit plus en start-up agitée : elle est une ligne de catalogue au sein de Copeland, maison rachetée par Blackstone après le démantèlement total du lien avec Emerson.
Voir la ficheJSC Norilsk-Taimyr Energy Company (JSC NTEK)
Au cœur de l’Arctique russe, NTEK fait tourner mines et villes avec deux géants de barrages — et une part d’électricité « verte » qui masque une addiction au gaz pour la chaleur.
Voir la ficheGREEN GROWTH GENERATION
Pas de méga-parc ni de GW annoncés : cette « Green Growth Generation » italienne fait du lien — écoles de commerce, fondations, tiers secteur — dans une ville européenne en quête de modèles résilients.
Voir la ficheNextera
NextEra Energy n’est pas « Nextera » homonyme du dancefloor pragois : c’est le groupe coté du siège de Juno Beach (Floride), parent de Florida Power & Light et de NextEra Energy Resources.
Voir la ficheGediz Elektrik
Liste d’investissements en milliards et drame urbain sous les eaux : Gdz Elektrik Dağıtım, filiale turque du groupe Aydem, incarne une distribution très visible sur l’Égée après la privatisation successive des zones de concession turques.
Voir la ficheOPG
Le géant ontarien sort d’une année 2025 en surchauffe financière, portée par la fin de trajectoire du chantier de Darlington.
Voir la ficheSSAB AB
Sidérurgiste suédois coté à Stockholm, SSAB capitalise sur l’acier haute valeur et la feuille de route « fossil-free », mais le marché européen lui a rogné le chiffre d’affaires en 2025 tandis que le chantier géant de Luleå glisse d’un an — otage des lignes à très haute tension.
Voir la ficheChina Resources Power (Wenzhou) Co Ltd
Sur le littoral du Zhejiang, la même marque peut encaisser un prix pour un éolien offshore et porter jusqu’à 4 GW de charbon ultra-supercritique — dont une phase II calibrée pour 2025.
Voir la ficheGuangzhou Power Gen Co
Le nom anglophone évoque une pure player en génération ; sur le terrain, c’est le bras production d’un conglomérat public intégré qui aligne charbon, gaz, EnR, stockage et logistique énergétique.
Voir la ficheCVE Proyecto Veintiseis SpA
Une SpA-projet au cœur du duo France–Chili du groupe CVE : là où le soleil et la régulation tirent la stratégie.
Voir la ficheGESELLSCHAFT FUR ANLAGEN UND REAKTORSICHERHEIT (GRS) gGmbH
Indrependante sur le papier, ultra-outillée scientifiquement, la GRS incarne la mémoire technique du nucléaire fédéral : expertise, démantèlement et déchets.
Voir la ficheKASHIMA-KITA ELEC POWER CORP
Derrière le titre anglais corporate se cache une coentreprise japonaise d’auteproduction névralgique : elle alimente le combinat pétrochimique est de Kashima en électricité et vapeur avec des trois chaudières et cinq turbogénérateurs et revendique aujourd’hui la plus grande puissance domestique cumulée de ce type dans le périmètre du site officiel — mais…
Voir la ficheEntech (France - stockage & solaire)
Entech Smart Energies n’est pas un nom espagnol sorti d’un cache confus : cotée sous le ticker ALESE, la société d’« intégration » EnR développe depuis la Bretagne un modèle où le solaire rencontre le stockage, avec des chantiers domestiques comme des alliances aux grands noms du BTP et de la distribution d’énergie — et un carnet qui gonfle plus vite encore…
Voir la ficheVeolia Environmental Services (Aust) Pty Ltd
Au moment où Veolia chiffre en Australie des gains « GreenUp » à deux chiffres, la Cour suprême de Victoria frappe un filiale du périmètre pour un dossier géant : gaz de décharge, lixiviats, odeurs et plus de 1 300 plaintes riveraines.
Voir la ficheSanofi-Aventis
Le groupe français affiche l’une des trajectoires carbone les plus marquantes du CAC 40, portée par une électrification et des achats d’électricité renouvelable en forte hausse.
Voir la ficheDoğuş Enerjİ Üretİm Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Doğuş Enerji vend de l’électricité « verte » issue de grands barrages, mais son récit se joue autant sur le Çoruh que dans les bilans du groupe Doğuş : restructurations massives en amont, science locale qui complexifie l’image d’une EnR « neutre », et chiffres qui divergent selon qu’on lit la page corporate ou le rapport RSE 2024.
Voir la ficheCGN Solar Power Development Co. LTD
Derrière un nom anglais qui évoque une start-up photovoltaïque se cache une pièce du puzzle China General Nuclear : la plateforme historique CGN Solar Energy Development (souvent abrégée CGNSEDC), proche de l’intitulé CGN Solar Power Development Co.
Voir la ficheRégion Bretagne
La Région ne « vend » pas le kilowatt-heure : elle cadraille un territoire qui veut multiplier sa production renouvelable tout en gardant la mer comme horizon économique.
Voir la ficheOmega Enerji
Omega Enerji n’est pas une start-up fantôme ni un homonyme occidental : il s’agit, selon le site corporate et la fiche filiale énergie du holding KRK, de la branche investissement et production EnR (hydro, solaire) de l’écosystème Omega Grup, ancré en Turquie.
Voir la ficheFenix Energy
Cette start-up basée en métropole lyonnaise tente d’ouvrir un troisième front à côté de l’électrification et de l’hydrogène : brûler de la poudre de fer pour alimenter des procédés à très haute température, sans flamme de gaz.
Voir la ficheSolar clean energy
Le nom « Solar clean energy » fait office de marque générique, voire de leur : en France pointe une micro-SAS homonyme, quand un site corporate revendique clairement l’intitulé.
Voir la ficheSong Da Group
Ici, « Song Da Group » désigne le conglomérat Tổng công ty Cổ phần Sông Đà (Song Da Corporation), poids lourd d’ingénierie-construction et d’hydroélectricité au Vietnam — pas une société homonyme hors zone.
Voir la fiche