Solar Power (Bureerum 2) Company Limited
Elle porte un nom générique — Solar Power (Bureerum 2) Company Limited — mais incarne une tranche précise du parc historique de SPCG : une centrale au sol dans le Nord-Est de la Thaïlande, en prise directe avec la fin des adders et la refonte de la rentabilité des fermes installées il y a plus d’une décennie.
À propos de Solar Power (Bureerum 2) Company Limited
1. Modèle économique
La société est présentée comme filiale du groupe SPCG (Solar Power Company Group), avec Solar Power (Bureerum 2) Co., Ltd. comme entité dédiée au site de Buriram (fiche filiale SPCG). Le modèle est celui d’une SPV d’actif : propriété foncière et équipements photovoltaïques, vente d’électricité au réseau via le cadre tarifaire applicable aux producteurs indépendants — autrefois dopé par le mécanisme thaïlandais d’adder (prime au kWh), aujourd’hui en phase d’extinction pour le parc historique du groupe (Bangkok Post).
Les agrégats consolidés publiés par la maison mère ne sont pas le compte d’exploitation isolé de Buriram 2, mais ils fixent le décor : en 2024, SPCG annonce un chiffre d’affaires de 2 049,2 millions de bahts et 372,5 GWh vendus sur l’exercice, dans un mouvement de baisse marquée du chiffre d’affaires par rapport à 2023 (communiqué FY2024). Pour la microstructure juridique de Buriram 2, les bases de données d’entreprise recensent un capital social de 160 millions de bahts et des actifs totaux d’environ 397 millions de bahts (Creden Data) — ordre de grandeur cohérent avec un actif infrastructurel amorti, pas avec une activité de services.
Effectif affecté spécifiquement à cette SPV : non retrouvé dans les sources ouvertes consultées ; en pratique, une telle filiale est souvent quasi « boîte à actif » gérée par des équipes groupe.
2. Impact réel
Le site est recensé dans le Global Solar Power Tracker comme ferme solaire en exploitation à Buriram, avec une capacité indicative de 9,5 MWc (AC) (fiche projet GEM_solar_project)). Côté groupe, la production vendue (centaines de GWh) traduit un apport net au mix par électricité renouvelable au compteur, dans un pays qui peaufine ses trajectoires de décarbonation et de part des EnR dans le plan d’électricité — thème explicitement mobilisé par la direction de SPCG dans la presse économique locale (Bangkok Post).
Comparaison PPE / ADEME : non pertinente au sens strict pour cette SPV thaïlandaise ; l’enjeu français ou européen est indirect (chaînes d’approvisionnement, financement, standards ESG des investisseurs), pas un alignement sur la PPE3 ou une fiche ADEME dédiée — aucune de ces sources ne publie, à notre connaissance, une analyse spécifique à « Solar Power (Bureerum 2) ».
3. Innovations / partenariats
SPCG indique pour Buriram 2 une surface d’environ 99 rai (≈ 15,8 ha), une technologie articulée autour de modules polycristallins Kyocera et d’onduleurs SMA (fiche filiale SPCG) — choix industriels marqués d’une époque (début des années 2010) où la fiabilité prime sur le coût au watt actuel.
Le reporting groupe met l’accent, pour l’avenir, sur la recomposition du portefeuille (dont segments toiture et enchères publiques) plutôt que sur une « innovation » localisée à Buriram 2 ; sur neuf mois 2025, SPCG communique encore un chiffre d’affaires de 1 372,4 millions de bahts et un résultat net de 305,5 millions de bahts (résultats 9M 2025). Partenariat ou contrat public documenté au seul niveau Buriram 2 : non identifié au-delà de la relation groupe ↔ réseau standard.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas une « promesse carbone » floue de la SPV : c’est la dépendance historique à un filet tarifaire qui a structuré l’investissement. Le journal *Bangkok Post* rappelle qu’une prime d’environ 8 bahts/kWh s’ajoutait au tarif de gros (~3,78 bahts/kWh) pour porter le prix autour de 11,78 bahts/kWh, et que l’adder des 36 fermes du groupe a pris fin en juillet 2024 (Bangkok Post). Traduction pour un actif comme Buriram 2 : la vertu climatique (kWh renouvelables) coexiste avec une pression économique brutale — au T1 2025, SPCG voit par exemple son chiffre d’affaires reculer d’environ 27 % et son bénéfice net de 61 % en glissement annuel, avec une baisse de 37 % des revenus fermes solaires Thaïlande + Japon (Bangkok Post).
Point de vigilance méthodologique : le suivi Global Energy Monitor_solar_project) fait état d’une année de commissioning 2017 pour le bloc « BR2 », tandis que la communication SPCG sur la filiale mentionne un COD au 26 juin 2013 (fiche filiale SPCG) — écart à ne pas fusionner à la légère quand on date l’actif.
5. Positionnement stratégique
Buriram 2 est un fragment d’une stratégie de pure player solaire exposée à un double levier : prix de l’électricité vendue et politique publique (enchères, cibles EnR dans le PDP, développement solar roof évoqué par la direction — Bangkok Post). Les communications financières récentes du groupe dessinent une phase de marges plus serrées après le choc tarifaire (communiqué FY2024 ; rapports annuels / One Report).
Verdict WattsElse
Solar Power (Bureerum 2) n’est pas une « success story » racontable sans son contre-chapitre tarifaire : c’est une unité de production utile au réseau, prise en étau entre bilan carbone et fin de super-rente. La formule qui résume l’époque : *le soleil est gratuit, le tarif ne l’est plus.*
Sources : spcg.co.th · bangkokpost.com · spcg.co.th · data.creden.co · gem.wiki · spcg.co.th · spcg.co.th
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Nuovosol SpA
Nuovosol SpA porte une étiquette « italienne » par son sigle SpA, mais la trajectoire publique la plus documentée mène à l’Atacama et à une centralise qui accroche le réseau comme des centaines d’autres sur ce couloir solaire.
Voir la ficheWIFO
Dans l’écosystème documenté, l’acronyme « WIFO » ne se rattache à aucune raison sociale repérable ; les seuls chiffres exploitables ici ciblent W&T Offshore, Inc.
Voir la ficheMEIL Green Power Limited
Filiale indian enregistrée sous le ticker corporate « MEIL », MEIL Green Power Limited s’inscrit dans le giron de Megha Engineering & Infrastructures** : véhicule juridique des projets verts du groupe tout en migrant le regard vers la maison‑mère, dont le résultat opérationnel tient encore autant aux grands chantiers thermiques ou nucléaires qu’au…
Voir la ficheEcocem France
Cimentier irlandais en France, fièrement bas carbone, mais toujours bien collé au béton.
Voir la ficheAffärsverken
À Karlskrona, Affärsverken incarne le modèle scandinave des services publics « à plusieurs métiers » : électricité, réseau de chaleur, fibre, déchets et liaisons maritimes dans l’archipel.
Voir la ficheDcm & chem
DCM Shriram n’est pas un producteur indépendant de kWh pour le réseau : c’est un industriel qui fabrique soude, chlorures, vinyles ou éthanol et qui verrouille son approvisionnement en électricité captive — aujourd’hui dominée par le charbon, demain partiellement « verdie » par des extensions EnR.
Voir la fiche01 DIAGNOSTIC ENERGIE
La sixième période des certificats d’économies d’énergie (CEE) ouvre un marché énorme pour les contrôles « systèmes complexes » — là où une PME bretonne, accréditée et très verbeuse sur sa technique, affiche encore un chiffre d’affaires déclaré de quelques milliers d’euros.
Voir la ficheUNIRI
** Dans les bases de données, « UNIRI » sonne comme un sigle corporate ; dans la réalité, c’est l’Université de Rijeka : une machine à diplômes et à projets, pas à chiffre d’affaires.
Voir la fichePT. Tanjung Alam Perkasa
PT Tanjung Alam Perkasa incarne une trajectoire rarement mise en avant : celle des petits producteurs captifs qui ont refermé le robinet de leur propre centrale, puis ont basculé dans la vente d’équipements.
Voir la ficheTampereen Sähköverkko
À Tampere, un gestionnaire de réseau de distribution municipal incarne la partie « invisible » de la transition : kilomètres de câbles, compteurs nouvelle génération, investissements massifs — et une facture de siérot qui grimpe au moment où l’électrification des usages accélère.
Voir la ficheRigshospitalet
Le CHU de Copenhague ne ressemble pas à une entreprise de l’énergie, et pourtant sa transition climatique se joue sur des réseaux de distribution : froid, chaleur, fluides, électricité de site.
Voir la ficheTauron Ekoenergia
La filiale « tout renouvelable » du groupe polonais Tauron grossit par les turbines et les panneaux, mais son récit vert reste minoritaire dans un bilan où dominent distribution et fossiles.
Voir la ficheDigboi Refinery
C’est l’histoire d’un anachronisme industriel tourné en atout d’influence : à Digboi, dans l’Assam, Indian Oil exploite l’une des raffineries pétrolières les plus emblématiques de la planète — et, pour la première fois en plus d’un siècle, le site vise un bond net de capacité, avec des investissements massifs et un vernis « vert » (reboisement, RSE) qui ne…
Voir la ficheULEI
Le thermomètre politique d’une université publique ne se lit pas seulement dans ses panneaux photovoltaïques : à Leyde, la trajectoire climat affiche des baisses mesurables, pendant que la ligne rouge passée entre recherche d’intérêt général et cautionnement industriel reste l’objet d’une vigilance syndicale et étudiante.
Voir la ficheCONSTRUCCIONES ACR
Le groupe madrilène ACR incarne une promesse rarement tenue dans la construction : des grands ensembles livrés plus vite et emballés dans un discours low‑carbon — bois‑béton hybride, modules 3D, certifications.
Voir la fichePetroFa S.A.
Distributeur pétrolier burkinabé, entre tradition hydrocarbonée et services périphériques pour clients pressés.
Voir la ficheZhengzhou Combined Cycle Power Co. Ltd
La dénomination anglaise « Zhengzhou Combined Cycle Power » renvoie, selon les éléments disponibles, au cycle combiné gaz–vapeur du groupe d’État SPIC dans le Henan — pas au mineur coté 郑州煤电.
Voir la ficheEren Enerji
Filiale énergétique du conglomérat stambouliote Eren Holding (empire papier-ciment-énergie), Eren Enerji pilote le complexe thermique ZETES à Çatalağzı (Zonguldak), la plus grande capacité charbon du pays.
Voir la ficheED-Mineralölhandels KG
Derrière l’enseigne ED se cache une Kommanditgesellschaft familiale allemande qui alimente un maillage de plus d’une centaine de stations entre Rhénanie-Palatinat, Sarre, Hesse septentrionale et sud de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Voir la ficheEquinor Canada
Equinor Canada ne vend pas une image : elle pilote le plus grand pari pétrolier en eaux profondes du pays, avec une décision d’investissement qui se joue au coin du régulateur et du tribunal fédéral.
Voir la ficheTata Steel IJmuiden
Le site Tata Steel IJmuiden, héritier des Koninklijke Hoogovens fondées en 1918, concentre une partie décisive de la sidérurgie européenne : ce n’est pas un opérateur logistique de « distribution », mais une aciérie intégrée aux Pays-Bas.
Voir la fichePrecision Energy Ltd
Centrale « location » à Ashuganj, joint-venture locale et moteurs allemands : Precision Energy Ltd incarne le fossile opérationnel du Bangladesh, là où l’Europe verrouille sa programmation pluriannuelle de l’énergie sur la baisse des émissions.
Voir la ficheObsta
Paris au siège, Reims à la baguette : Obsta incarne une France industrielle de niche où se croisent aviation civile, énergies renouvelables et export.
Voir la fiche