Solar Power (Bureerum 3) Company Limited
Solar Power (Bureerum 3) Company Limited n’est pas une « start-up solaire » : c’est une structure d’exploitation nichée dans l’Isan, née en 2014 au cœur de la vague photovoltaïque thaïlandaise.
À propos de Solar Power (Bureerum 3) Company Limited
1. Modèle économique
La société est une filiale opérationnelle typique des grands développements d’utilité : capital enregistré de 157,5 millions de bahts, site localisé à Ban Sai (district de Prakhon Chai, province de Buriram), mise en service commerciale le 6 mars 2014, détention à 100 % par Solar Power Company Limited, elle-même dans l’orbite de SPCG Public Co., Ltd., selon la fiche publique du groupe (profil filiale SPCG). Le revenu repose sur la vente d’électricité dans le cadre du modèle historique de centrales au sol développées en série — Bureerum 3 s’inscrit dans le bouquet de 36 fermes dont le groupe a su capitaliser la maturité réglementaire. Les comptes détaillés de cette société cotée en tant que SPV isolée ne sont pas exposés ligne par ligne dans les communiqués grand public consultés ; en revanche, le groupe affiche au premier trimestre 2025 un chiffre d’affaires de 534,4 M THB en hausse de 17 % et un résultat net de 139,5 M THB (+9 %) (communiqué SPCG T1 2025), et au troisième trimestre une dynamique à +23 % en revenus année sur année avec 449,5 M THB de ventes (SolarQuarter sur le T3 2025). Répartition exacte Buriram 3 vs rooftop : non isolée dans ces extraits.
2. Impact réel
L’activité est, par construction, de l’électricité bas-carbone injectée sur le réseau thaïlandais : photovoltaïque au sol, panneaux polycristallins Kyocera et onduleurs SMA selon la fiche technique synthétisée par l’agrégateur sectoriel (fiche projet Corporate Energy), à rapprocher des données cadastrales publiques sur le terrain (182 rai, soit un peu moins de 30 hectares) (profil filiale SPCG). L’« impact » au sens climat doit se lire comparativement au mix national : cet actif substitue de la demande fossilée marginale sans pour autant faire l’objet, pour cette SPV précise, de bilans carbone publics assimilables au CSRD ou aux déclarations PPE européennes. Les ordres de grandeur d’émissions évitées ne sont pas trouvables de manière consolidée et datée pour Bureerum 3 seule ; toute tonnage affiché serait donc une extrapolation non sourcée.
3. Innovations / partenariats
Sur le plan technologique, le site demeure un témoin de la supply chain « premium » du milieu des années 2010 : stack japonais-allemand (Kyocera / SMA) évoqué dans la documentation marché (fiche projet Corporate Energy). Ce n’est pas l’ère du TOPCon ni du coût au watt compétitif actuel ; c’est une infrastructure éprouvée, dont la valeur réside dans la stabilité contractuelle résiduelle et l’empreinte foncière déjà amortie. Les partenariats « visibles » sont surtout ceux du groupe vers le segment toiture et les nouveaux appels de puissance régionaux ; rien de spécifique à BR3 dans les communiqués récents passés en revue.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque de discours « 100 % vert » sans nuance se heurte ici à la réalité tarifaire : la fin du mécanisme de prime « Adder » pour les fermes historiques du groupe est un choc de revenus documenté dans les commentaires financiers récents (SolarQuarter sur le T3 2025). En parallèle, le contentieux autour des droits de production et des PPA avec l’autorité provinciale d’électricité a produit un rejet de réclamation de l’ordre de 3,7 milliards de bahts impliquant SPCG et sa filiale Set Energy vis-à-vis de la PEA (Bangkok Post), avec un antécédent de bataille judiciaire autour d’un projet EEC (Bangkok Post). Ce n’est pas du greenwashing au sens publicitaire : c’est une exposition à la stabilité des cadres d’achat d’électricité par l’État, qui conditionne la valorisation comptable des actifs solaire historiques. Enfin, la production solaire consolidée du groupe en neuf mois 2025 est présentée en baisse sur un an (78,8 millions d’unités au T3, recul de 5,3 millions d’unités) dans la même analyse de marché (SolarQuarter sur le T3 2025), signal physique — météo, curtailment, optimisation — qui tempère toute narration linéaire de « croissance verte » automatique.
5. Positionnement stratégique
Solar Power (Bureerum 3) incarne la couche amortie du portefeuille : elle assure des flux encore utiles après la mue tarifaire, pendant que la narratif groupe migre vers le segment rooftop et les enchères « RE Big Lot » évoquées dans les filings et présentations boursières thaïlandais (contexte groupe tracé dans rapport annuel 2024 déposé auprès de la SEC thaïlandaise). Dividende intérimaire et discipline de bilan (ratio dette/fonds propres cité très bas au T1 2025 dans le communiqué SPCG T1 2025) confirment une gouvernance de holding cotée qui cherche à lisser le choc post-subvention par diversification de business line plutôt que par communication RSE standalone sur chaque SPV.
Verdict WattsElse
Bureerum 3 n’est plus le sujet qui fait vibrer les investisseurs : c’est la couche géologique du solaire thaïlandais, celle dont on mesure désormais la résistance aux tremblements tarifaires et jurisprudentiels. Le prochain récit pertinent, c’est moins « qu’il y a des panneaux à Buriram » que « combien de cash flow survivent quand la prime disparaît et que la justice tranche les PPA » — et ce, sans mélanger cette ferme avec tout autre « Solar Power » homonyme sur la planète.
Sources : spcg.co.th · spcg.co.th · solarquarter.com · corporate.energy · bangkokpost.com · bangkokpost.com · market.sec.or.th
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
NIC
Le sigle NIC heurte un piège d’homonymie : ni le Nicaragua indépendant depuis 1821, ni une fiche « tourisme + EnR » sortie d’un croisement Wikidata erroné.
Voir la ficheZespół Elektrowni 'Pątnów - Adamów - Konin' SA
Le nom de rattachement légal vous renvoie à la société cotée désormais commercialisée ZE PAK SA, à Konin : depuis fin septembre 2021, Zespół Elektrowni « Pątnów – Adamów – Konin » Spółka Akcyjna a pris cette dénomination plus courte, tout en gardant le même périmètre producteur électrique en Grande-Pologne (changement de nom).
Voir la ficheLenergía
Après des années de croissance vertigineuse nourrie par les incitations à la rénovation, Lenergy affiche un bilan 2024 qui fait figure de séisme : le chiffre d’affaires s’effondre et le résultat bascule dans le rouge.
Voir la ficheKe Go Hydropower JSC
Ke Go Hydropower JSC, sur les registres vietnamiens sous le nom Công ty cổ phần Thủy điện Kẻ Gỗ, est bien une société par actions d’hydroélectricité — pas une énième « boîte solaire » homonyme.
Voir la ficheDatang International Power Generation
Le géant d’État côté Hong Kong accélère éolien et solaire, mais c’est le thermique (charbon, gaz) qui structure encore l’essentiel de la marge, dans un contexte de tarif moyen en baisse et de quête de « sécurité énergétique » nationale — la transition y est chiffrable, jamais idyllique.
Voir la ficheEolus
Eolus AB, développeur nord-américano-européen basé en Suède, affiche une capacité sous gestion au-delà du gigawatt alors que ses comptes 2025 basculent dans le rouge sous le coup de dépréciations et d’un offshore balte sous tension géopolitique.
Voir la ficheGÜRİŞ
Pas de lieu-dit sous un homonyme : parler de « Güriş » en Énergies renouvelables, c’est désigner Güriş Holding, conglomérat turc, et son véhicule coté MOGAN sur Borsa Istanbul (et non un quartier de Hatay retrouvé par erreur dans les bases généralistes).
Voir la ficheCông ty Nhiệt điện Na Dương
À Lạng Sơn, la Công ty Nhiệt điện Na Dương incarne la fusion minière et électrique du groupe Vinacomin Power (TKV) : une centrale au charbon qui alimente le réseau national tout en concentrant les griefs riverains sur les cendres et les poussières.
Voir la fichePfeifer Holz GmbH
Pfeifer Holz GmbH incarne à Uelzen (Basse‑Saxe) la branche « bois & énergie » du Pfeifer Group, géant européen de la première transformation.
Voir la ficheNORVENTO MONTOUTO S.L.
Norvento Montouto n’est pas un « grand nom » en Europe : c’est une société écran qui porte des actifs éoliens en province de Lugo, sous le contrôle majoritaire de Norvento.
Voir la ficheSolar Power (Korat 3) Company Limited
Petite société projet (SPV), grosse histoire nationale : Solar Power (Korat 3) Company Limited, filiale terrain d’un groupe coté qui a fait fortune sur le boom photovoltaïque thaïlandais, incarne désormais l’inverse — la fin des primes historiques — sans que l’on puisse isoler ses comptes propres dans le bruit médiatisé du holding.
Voir la ficheFondation d'entreprise Groupe EDF
La Fondation groupe EDF n’est ni un laboratoire ni une start-up : c’est le bras philanthropique du premier électricien européen, doté pour cinq ans d’une enveloppe annuelle de 10 M€ au service de l’éducation, de la formation, de l’écocitoyenneté et d’une programmation culturelle ouverte au public.
Voir la ficheRenovalia Energy
Promoteur puis producteur espagnol d’EnR, présent jusque hors d’Europe, Renovalia a basculé d’un actionnariat de fonds US à la plateforme italienne EF Solare, puis sous l’orbitale plus large de Sorgenia.
Voir la fichePetron Corporation
Filiale de San Miguel, Petron tient aujourd’hui seule la brèche du raffinage aux Philippines, avec un exercice 2025 marqué par un bénéfice record — au prix d’une empreinte fossile colossale et de procès environnementaux à neuf chiffres.
Voir la ficheVilla Cruz
Le nom « Villa Cruz » ne renvoie pas, dans les bases ouvertes, à une multinationale identifiable sous cette étiquette unique : il désigne surtout une unité de production — un PMGD photovoltaïque dans le Maule —, typique de la vague de petites centrales qui a gonflé le parc chilien.
Voir la ficheElectricité du Cambodge
Électricité du Cambodge (EDC) n’est ni une filiale pétrolière ni l’organisme financier canadien homonyme : c’est l’opérateur public cambodgien du transport et de la distribution électrique, articulé avec le ministère des Mines et de l’Énergie et régulé par l’Electricity Authority of Cambodia (EAC).
Voir la ficheCS Energy Ltd
Il ne s’agit pas d’un fournisseur « tout vert » européen, mais bien de CS Energy Ltd : groupe public du Queensland dont le cœur de métier reste l’électricité charbonné et échangée dans le marché spot australien (NEM).
Voir la ficheTOROW
Ingénierie high-tech au service de l’énergie, ou comment jongler avec des chiffres et des ambitions dans une start-up au grand air parisien.
Voir la ficheЕнергиен Системен Оператор (ECO)
L’intitulé cyrillique «Енергиен Системен Оператор» renvoie, dans les textes officiels bulgares, à l’Electricity System Operator EAD (Електроенергиен системен оператор), dont le sigle usuel est ESO — gestionnaire unique du réseau de transport d’électricité.
Voir la ficheTipayanarai Company Limited (TP)
Trois virgule sept mégawatts-créte sur un terrain de Lopburi : Tipayanarai Company Limited incarne la centaine de filiales électriques d’un géant thaïlandais du solaire, pas un acteur autonome face au marché.
Voir la ficheConcord Aria Partnership
Concord Aria Partnership ne vend pas de rêve sur LinkedIn : c’est une coentreprise canadienne calibrée sur un tarif d’achat et une échéance de prêt.
Voir la ficheEólica Guadalteba
Le nom « Eólica Guadalteba » sonne comme une marque unique ; il recouvre en réalité deux histoires espagnoles superposées : une filiale historique d’EDPR sur des parcs déjà en service, et un nouveau « macroparque » de près de 1 GW porté par Moeve (ex-Cepsa) et accroché à l’hydrogène vert andalou.
Voir la ficheBallarpur Industries ltd
Même cotée et suivie comme industrie « production électrique » dans certains écrans de veille, Ballarpur Industries Ltd (BILT) est d’abord un acteur papier et pâte en Inde, dont l’énergie n’est pas un produit de marché mais un service captif pour sécher, chauffer et faire tourner les lignes — avec un passif juridique et comptable lourd depuis la procédure…
Voir la ficheLa Electricidad de Caracas (EDC)
L’ex-La Electricidad de Caracas n’est plus qu’un nom d’époque : absorbée dans la Corporación Eléctrica Nacional (Corpoelec), elle illustre un service public électrique ultra-centralisé, accroché à l’hydraulique pour les courbes « vertes », mais broyé par la maintenance et les pannes.
Voir la fiche