Suata Elektrİk Üretİm Lİmİted Şİrketİ
Le nom livré dans la base ressemble à une coquille ou à une translittération de Şua Elektrik Üretim A.Ş., filiale du groupe Polat Enerji, pas à une Ltd.
À propos de Suata Elektrİk Üretİm Lİmİted Şİrketİ
1. Modèle économique
Şua Elektrik Üretim A.Ş. se présente comme producteur d’électricité 100 % solaire depuis 2019, via le parc C ıngıllı à Bor (profil corporate Şua Elektrik). Le revenu est typiquement lié à la vente d’électricité sur le marché turc et aux mécanismes de soutien YEKDEM pour les installations certifiées YEK — logique classique d’un IPP photovoltaïque. Sur le site institutionnel, la société annonce 26 MWe de capacité installée pour ce parc et une alimentation équivalente à environ 20 000 foyers par an (page d’accueil Şua Elektrik). Chiffre d’affaires, marge ou effectif dédié à Şua : non trouvés dans les extraits publics consultés ; le groupe Polat Enerji publie en revanche un rapport RSE 2023 où le portefeuille consolidé est situé à 756 MW (dont 720 MW éolien et 36 MW solaire) (rapport durabilité Polat Enerji 2023) — le 36 MW solaire cohérite avec l’échelle de Cıngıllı, mais sans ventilation comptable par filiale dans la source citée.
2. Impact réel
L’impact climat annoncé par Şua pour Cıngıllı est une réduction d’environ 40 000 tonnes de CO₂e par an (page d’accueil Şua Elektrik), sur la base des méthodes habituelles de comptabilisation « évitée » par rapport au mix moyen. C’est massif à l’échelle locale, modeste à l’échelle nationale turque, utile surtout comme ancrage rural (emplois de chantier, lignes…) — la mise en service 2019 avait été relayée comme la plus grande centrale solaire sous licence du pays à l’époque (article sur la mise en service de Cıngıllı). Face aux objectifs européens (PPE, taxonomie, CSRD pour quiconque capte du capital ou des clients UE), cet actif reste un bilan production / émissions évitées ; pas de rapprochement direct possible avec la PPE 3 française ou des fiches ADEME sur cette société : pas de trace dans ces corpus pour « Suata » ou Şua au moment de la recherche.
3. Innovations / partenariats
Le savoir-faire est classique PV à très grande échelle — 99 708 panneaux sur 519 220 m² selon le descriptif corporate (profil corporate Şua Elektrik) — plutôt qu’une techno disruptive. Côté régionalisation, ne pas amalgamer : l’accord avril 2025 sur 10 MWp en Roumanie pour ~9 M€ concerne Su Energy / Enda Enerji, société distincte (communiqué Su Energy sur la Roumanie), sans preuve publique que Şua ou la Ltd. « Suata » en soit partie. Participation CDP « B » : également attribuée à Su Energy en 2025 (annonce score CDP), pas à Şua dans les sources trouvées. Pour le contexte marché turc, les enchères YEKA GES-2025 (ordre de grandeur 650 MW, levier d’investissement public) dessinent la pression competitive à laquelle les producteurs locaux jouent (Türkiye Today sur YEKA 2025).
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas le storytelling, c’est l’opacité de la chaîne identitaire : « Suata Elektrik Üretim Limited Şirketi » n’apparaît pas clairement, ce qui réduit la traçabilité pour un lecteur, un investisseur ou un buyer soumis à due diligence climat. Sur le plan économique-réglementaire, la dépendance à YEKDEM reste un levier à deux tranchants : la presse spécialisée relève des prix de soutien pour le solaire certifié YEK avec, au printemps 2023, un plancher à 4,95 cent/kWh et un plafond à 6,05 cent/kWh sur dix ans (dont cinq ans de premium « contenu local ») selon l’EMRA (article Bloomberg HT sur la mise à jour YEKDEM) — cadre qui structure la rentabilité mais soumet les actifs aux révisions ultérieures du barème et à l’environnement de taux et de change (tarifs libellés en logique TL indexée). Les émissions scope 3 (fabrication des modules, chaîne du cuivre, transport) : non détaillées sur le site Şua ; toute lecture « net-zéro panel » sans inventaire serait hâtive. Aucune condamnation, litige environnemental ou enquête ONG spécifique à Şua ou à la Ltd. « Suata » n’a été repérée dans les sources consultées.
5. Positionnement stratégique
Şua incarne la tendance turque : industrialiser le solaire sur de grandes surfaces et verrouiller des actifs sous licence avant la prochaine vague YEKA (Türkiye Today sur YEKA 2025). Dans le rapport Polat 2023, le levier principal reste l’éolien ; le solaire y figure comme 36 MW — niche symbolique, utile à la diversification du mix du groupe (rapport durabilité Polat Enerji 2023). Pour une marque « Suata » cherchant un gouvernance-climate narrative alignée UE, le vrai test sera CSRD / doubles matérialités — non documenté pour l’instant sur cette périmètre.
Verdict WattsElse
Un parc qui produit du courant et une dénomination qui produit du brouillard : tant que registre et site ne feront pas matcher à 95 % la Ltd. invoquée et Şua A.Ş., le risque de lecture reste plus élevé que le risque de panne. Dans la transition, la clarté pèse autant que le kilowattheure.
Sources : suaelektrik.com.tr · suaelektrik.com.tr · polatenerji.com · veryansintv.com · suenerji.com.tr · suenerji.com.tr · turkiyetoday.com · bloomberght.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Falkenberg Energi AB
En Suède comme ailleurs, le fil conducteur est brutalement simple : investir dans réseau, biomasse et certifications vertes, tout en encaissant les pics de demande sur un marché sous tension.
Voir la ficheKuwait Foreign Petroleum Exploration Company
Branche internationale de la Kuwait Petroleum Corporation, la Kuwait Foreign Petroleum Exploration Company incarne l’upstream « hors frontières » du pétro-État : pétrole et gaz ailleurs qu’au Koweït, le plus souvent en coentreprise avec des majors (Shell, Chevron, TotalEnergies, etc.).
Voir la ficheEgyptian Electricity Holding Company
Le holding public qui pilote le cœur électrique de l’Égypte a les mains sur les interrupteurs, pas sur l’eau.
Voir la ficheWing
L’entrée de veille « Wing » ne renvoie pas à l’article Wikipédia sur l’aile d’avion ; pour le secteur « Autres énergies » et un pays non renseigné, il s’agit d’Upwing Energy, spin-off californien de Calnetix (2015), fabricant du Subsurface Compressor System™ et opérateur du service intégré End2End.
Voir la ficheWind Håcksta AB
Sous l’intitulé « Wind Håcksta AB », les bases ouvertes ne livrent pas, selon les éléments disponibles en mai 2026, d’extrait comptable ou de page « investisseurs » clairement attribuable à cette dénomination exacte.
Voir la ficheCMPC Tissue S.A.
Softys, la façade commerciale de CMPC Tissue S.A., incarne la cash machine « consumer » d’un géant fibre et pâte, avec un bilan carbone groupe en nette décarbonation affichée…
Voir la ficheUNAB
Attention à l’ambiguïté : « UNAB » n’est pas une entreprise d’« autres énergies » au sens d’un pure player commercial européen.
Voir la ficheSTICHTING NEW ENERGY COALITION
À Groningen et Alkmaar, la Stichting New Energy Coalition (NEC) incarne la synthèse néerlandaise entre monde gazier historique et agenda climatique : molecules « vertes », réseaux, recherche appliquée et projets européens.
Voir la ficheVIVA MATERIALS CONSULTING
Dans le radar « autres énergies », Viva Materials Consulting n’est ni un électricien ni une bannière financée : c’est une SL espagnole née avec un capital social légal de 3 000 €, spécialisée dans les membranes céramiques pour filtres industriels et cycle de l’eau.
Voir la ficheCapgemini
Tête de pont du numérique en France et géant mondial du conseil et de la tech, Capgemini affiche une accélération 2025 tirée par le cloud et l’IA tout en voyant ses revenus nationaux refluer.
Voir la ficheBlohm+Voss
Le nom « Blohm+Voss » ne désigne plus une seule entreprise : pour la production et les services autour du forage et des hydrocarbures, il vit chez Forum B+V Oil Tools, ligne produits du groupe américain Forum Energy Technologies, avec une histoire forgée à Hambourg avant 2013.
Voir la ficheVitåkravind AB
Une micro-société de production dont le siège tomtoise incarne mieux une Suède de l’éolien amorti que le grand capital du vent : chiffres d’affaires modestes, bilan sain…
Voir la ficheBRNO UNIVERSITY OF TECHNOLOGY
La Brno University of Technology (BUT), ou VUT Brno, incarne à Brno une grande école d’ingénieurs rattachée à la Moravie — République tchèque — et fondée en 1899.
Voir la ficheParkwind
Parkwind ne joue plus dans la cour des indépendants : racheté par JERA, intégré à la coentreprise JERA Nex bp avec bp, il capitalise sur un track-record nord-européen tout en portant l’étiquette d’une major pétrolière.
Voir la ficheSerum Institute of India Limited
Le Serum Institute of India ne vend pas l’électricité : il en consomme des quantités industrielles pour fabriquer des milliards de doses.
Voir la ficheDYTA EOLICA DE CASTILLA LA MANCHA S.A.
L’Espagne pousse le vent ; Castilla-La Mancha en est une plaque tournante.
Voir la ficheBP plc
BP ne vend plus seulement du carburant: le groupe vend aussi un récit de transition.
Voir la ficheRazavi Foundation
Le nom évoque la charité ; sous le capot, un conglomérat parastatal qui capte pétrole, gaz, mines et équipement lourd le long de l’axe Machhad–Téhéran.
Voir la ficheTUS
Le sigle « TUS » piège les bases ouvertes : on croise une ville iranienne millénaire, un gazoduc ou une centrale gaz à Mashhad, alors que l’acteur EnR visé ici est une SPV indienne, TUSCO Limited, née d’un accord entre un opérateur public hydro et l’agence renouvelables de l’Uttar Pradesh.
Voir la ficheİzmir Kâtip Çelebi Üniversitesi
L’İKÇÜ n’est pas une « start-up solaire » : c’est une université publique izmirienne qui a fait du campus un terrain d’essai concret — centrales, labos, classements — tout en exposant sa crédibilité institutionnelle à la lumière d’un contrôle public tendu sur son bureau de transfert technologique.
Voir la ficheMitsui Fudosan Tomakomai Solar Power Plant
Pionnier du méga-solaire du groupe à Hokkaidō, le parc de Tomakomai incarne une double vérité : une électron renouvelable tangible au nord du Japon, plugée dans un groupe immobilier dont la réputation climatique se joue aussi — très médiatiquement — sur les chantiers urbains de Tokyo.
Voir la ficheDRIEAT Île-de-France
J’ai assez de matière pour rédiger la fiche : la DRIEAT n’a pas de chiffre d’affaires au sens d’une entreprise, donc je m’appuie sur ses budgets d’intervention, ses dispositifs pilotés et ses angles de friction réglementaire.# DRIEAT, l’État qui arbitre l’Île-de-France
Voir la ficheIranian Offshore Oil Company
Filiale de la NIOC, l’Iranian Offshore Oil Company (IOOC) concentre l’exploitation du pétrole et du gaz dans le golfe Persique — de Kharg aux champs comme Abuzar — au cœur des revenus de l’État iranien.
Voir la fiche