Technique Solaire
(ex-Technique Solaire)
À propos de Technique Solaire
Mexens — avant Mexens, tout le monde disait Technique Solaire — ne ressemble plus à l’installer historique né en Poitiers : c’est désormais un producteur vert intégré qui mise sur une hyper-croissance appuyée sur la banque plus que sur les décrets locaux. Point d’attention : le périmètre cache « Technique Solaire / Production » correspond à ce groupe ; selon registres et site corporate, son siège juridique actuel est à Biard (86580) près de Poitiers, pas à Longvic (Côte-d’Or) — à ne pas fusionner avec d’autres sociétés portant « solaire » sur la même commune.
1. Modèle économique
Mexens contrôle développement, construction et exploitation — solaire agricole, parcs au sol et flottants, biométhanisation puis, depuis 2025-2026, éolien terrestre et stockage — puis vend une électricité et un biométhane indexés marché ou réglementation. Au premier janvier dans la communication 2026 du groupe, l’entreprise dit 326 M € de CA 2025 — « record » — contre 240 M € en 2024 puis 218 M € en 2023 dans la lignée rapportée lors du bond vers le giga-watt-crête selon communiqués de l’époque — et quelque 330 salariés, ce qui reflète aussi l’intégration de 21 personnes issues d’Iberdrola France.
Le véritable moteur : capital et dette sous engagement massif. Le communiqué du 24 avril 2025 annonce une dette senior de 302 M €, la plus forte de l’histoire groupe, placée avec Bpifrance, Crédit Agricole, Société Générale, pour cofinancer 241 projets totalisant 240 MW\_c paneuropéens (France/Espagne/Pays-Bas) — soit un modèle très exposé aux taux et au refinancement alors que 40 M € de dette junior supplémentaire en décembre 2025 parachutent la structure.
2. Impact réel
Sur papier vert, Mexens incarne bien la bouffée industrielle française tant qu’ADEME rappelle l’échelle nationale des défis sur la transition : le groupe publie environ 918 MW combinés PV+éolien en exploitation (dont 118 MW éoliens repris) et 53 GWh de biométhane/an sur sa page groupe, soit des volumes mesurables de MWh évité gaz-coal.
Comparatif honnête : sans facteurs d’émission détaillisés dossier par dossier, on ne doit pas extrapoler un tonneau de CO₂ ; en revanche, un portefeuille qui file vers ≈ 0,9 à 1 GW déployé alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie pousse la France au multi-gigawatt-renouvelable place ce producteur parmi les leviers industriels domestiques qui bougent les courbes avant les élections européennes de 2030.
3. Innovations / partenariats
L’entreprise passe la vitesse supérieure hors sol pur : rebranding officiel sous Mexens documenté aussi par les médias métier comme *L'Echo du Solaire* après la boucle de fusion avec Iberdrola Renouvelables France donnant 118 MW en ligne + pipeline 639 MW projet solaires/éoliens.
Côté supply-chain, Technique Solaire figurait aussi parmi les investisseurs accolés au tour Hollandais de novembre 2025 autour du projet Holosolis gigafactory — mise en équation « panneaux made in UE ».
4. Greenwashing / zones grises
Risque de « green paint » léger pas par les actifs mais par les promesses : le groupe veut jusqu’à 4 GW d’installations combinées avant 2030 selon le portrait **publié le 17 avril 2026 par *Le Journal des Entreprises* — objectif monumental pour une PME/indé‑ETI française toujours subordonné au cycle des crédits ; même article cite Thomas de Moussac** (« *on a de quoi tenir jusqu’à 2028‑2030* ») alors que Lionel Themine décrit des délais français « bien plus longs » qu’à l’international — soit un gap stratégique entre marketing agricole et vérité tribunal.
Contradiction terrain : contre le discours « partenaire des éleveurs », le contentieux peut devenir frontal — à Saint-Étienne-de-Brillouet (Vendée), Technique Solaire/Mexens poursuit après refus préfectoral d’une combine stockage/aviculture jusqu’à ce qu’un rapporteur du tribunal administratif de Nantes ait recommandé la validation du refus d’automne précédent puis le rejet de la société mars 2026.
Autre bras de fer encore ouvert dans le même rectangle Atlantique : deux recours contre le parc projeté sur une friche de Fontenay-le-Comte.
5. Positionnement stratégique
Mexens mise sur triple axe déjà formulé lors du rebranding communiqué corporate du 14 avril 2026 : capital humain élargi, stack technologique (PV-éolien-biogaz-BESS) et géographie élargie Europe du Sud.
Le signal géopol : priorité Italie/Allemagne pour éviter les nœuds français, au prix d’un parc national qui reste champ de mines judiciaires alors que les appels à financement verts se multiplient.
Verdict WattsElse
Mexens est le pari que la finance climat européenne peut combler avant l’automne tous les trous laissés par la République lente, mais lorsque vos hangars agricoles tombent sous le coupe-gorge du jugement préfectoral, la couleur verte ne suffit pas : vous devez gagner tribunal par tribunal.
Sources : mexens.com · techniquesolaire.com · lejournaldesentreprises.com · ademe.fr · mexens.com · ecologie.gouv.fr · lechodusolaire.fr · pv-magazine.fr · lejournaldesentreprises.com · actu.fr · ouest-france.fr · mexens.com · lejournaldesentreprises.com
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