TERMOSOLAR MAJADAS S.L.
Termosolar Majadas S.L.
À propos de TERMOSOLAR MAJADAS S.L.
1. Modèle économique
La société est identifiable comme l’opérateur/espèce de filiale locale du portefeuille thermodynamique à concentration racheté par ContourGlobal à Acciona en 2018, dans un ensemble de 250 MW répartis sur cinq sites (actualité de cession Acciona–ContourGlobal). Sur le terrain, Majadas I correspond à 50 MW en trough cylindro-parabolique (fiche projet NREL), au titre d’une activité classée dans les énergies renouvelables — le cache WattsMonde recadre donc correctement le secteur, l’Espagne apparaissant comme le pays d’exercice effectif même si le cache géographique était « non précisé ».
Les agrégateurs mercantiles créditent Termosolar Majadas S.L. d’un capital social d’environ 24,06 M€ au 1ᵉʳ janvier 2026 (fiche mercantile eInforma) et d’une rentabilité financière d’environ +1,02 % en 2024, avec une rentabilité économique voisine de +4,68 % et un actif total en recul d’environ 4,63 % sur la même fenêtre (Axesor ; eInforma). Le chiffre d’affaires 2024 est décrit en léger repli (de l’ordre d’un point de pourcentage sur 2023) dans les synthèses disponibles (Axesor). Effectif récent non consolidé dans des sources ouvertes fiables : seule subsiste, à titre d’ordre de grandeur historique, la fourchette d’emplois directs à la mise en service (mentions de 31 postes à l’époque Acciona) (RRHPress).
Côté actionnariat aval, ContourGlobal est contrôlé par KKR depuis l’offre de 2022 (Reuters), ce qui structure la pression de rendement sur ces actifs régulés. Le groupe indique par ailleurs une durée résiduelle moyenne de rémunération réglementée d’environ dix ans sur ce panier CSP (page « CSP Portfolio »).
2. Impact réel
Le gisement n’est pas discutable : la fiche Majadas I cite une production attendue de 104,5 GWh/an (NREL SolarPACES), soit une électricité bas-carbone au sens strict — la technologie relève du solaire thermodynamique à concentration (fiche pédagogique Connaissance des Énergies). ContourGlobal quantifie, à l’échelle de ses 250 MW ibériques, l’équivalent de 161 000 foyers alimentés (présence Ibérie).
L’impact « réel » dépend toutefois du taux d’utilisation effectif : lorsque le réseau impose des limitations d’injection, l’électricité « verte » sur le papier ne se transforme pas en MWh livrés. C’est précisément ce décalage que le groupe met en avant financièrement sur le segment CSP espagnol (rapport financier janvier 2025).
Bilan carbone entreprise, rapports CSRD ou pages RSE dédiées à Termosolar Majadas S.L. : non trouvés dans un périmètre public simple — logique pour une SL opérationnelle dont la communication passe par le pôle international.
3. Innovations / partenariats
Le cœur technique reste le trough mature ; la « modernisation » visible se joue au contrôle-commande : ABB doit migrer les installations de ContourGlobal vers Symphony® Plus SCADA sur plusieurs champs dont Majadas, avec une échéance de fin février 2027, en mettant l’accent sur fiabilité et cybersécurité (communiqué ABB). Côté subventions, les bases mercantiles recensent des aides liées au ministère espagnol de la Transition écologique (volet classique des EnR historiques) (Axesor).
Sur le volet gouvernance formelle, un transfert de siège social à Madrid a été publié au BORME du 12 août 2025 (extrait officiel BOE/BORME) — signal banal de centralisation back-office, mais révélateur d’une gestion au capital, pas au territoire seul.
4. Greenwashing / zones grises
Le greenwashing pur et dur n’est pas le sujet ici : le procès d’intention se situe plutôt sur le réalisme économique d’actifs EnR dont la marge tient à un cadre réglementé tout en subissant réseau et marché.
- Contrainte chiffrée du réseau : le même rapport groupe indique une baisse de revenus de 35,2 M$ sur les neuf premiers mois de 2024 pour le CSP espagnol, en lien avec curtailment et bas prix (PDF ContourGlobal). À l’échelle nationale, la presse spécialisée cite un taux d’écrêtement à 20 % en 2025 pour les centrales CSP du pays (Renewables Now). Autrement dit : votre électricité décarbone sur le prospectus, mais le compteur TSO tranche autrement. - Risque réputationnel / réglementaire (groupe) : dans la séquence du blackout du 28 avril 2025, la CNMC a annoncé l’ouverture d’expédients sanccionadores pour indices d’infraction ; la presse espagnole cite explicitement Contour Global parmi les destinataires de nouvelles procédures au printemps 2026 (communiqué CNMC ; El País). Il s’agit d’indices suivis par l’autorité — pas d’infraction établie à ce stade — mais le lien narratif avec la gouvernance du parc espagnol de ContourGlobal est désormais public.
5. Positionnement stratégique
La feuille de route industrielle est claire : extraire de la valeur sur la décennie réglementaire résiduelle (portefeuille CSP), tout en capitalisant sur des investissements d’obsolescence — faute de quoi les systèmes de suivi solaire vieillissants deviennent un risque opérationnel et cyber (ABB). Dans un mix européen où la PPE française ou les objectifs EnR de Bruxelles poussent au renouvelable dispatchable, le rôle système théorique du CSP reste d’actualité — mais, compte tenu du curtailment, la valorisation ne suit pas toujours la promesse technologique.
Verdict WattsElse
Majadas, ce n’est pas une bulle tech : c’est 50 MW de solaire sérieux, pris en étau entre réseau saturé et horizon réglementaire qui file — avec, en surcouche, la tempête CNMC qui secoue le nom ContourGlobal bien au-delà du fin fond de Cáceres. En clair : vert sur le terrain, gris sur les comptes.
Sources : renewablesnow.com · solarpaces.nrel.gov · einforma.com · axesor.es · rrhhpress.com · reuters.com · contourglobal.com · connaissancedesenergies.org · contourglobal.com · contourglobal.com · new.abb.com · boe.es · renewablesnow.com · cnmc.es · elpais.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Erieau Wind LP
Un actif de 99 MW planté sur les terres agricoles du sud-ouest de l’Ontario, dans l’orbite d’ENGIE et d’infrastructureurs nord-américains : Erieau Wind LP incarne l’éolien « de la génération précédente », rentable par le contrat, mais désormais cadré par des règles faunistiques et acoustiques de plus en plus fines.
Voir la ficheSDIC Huajing Power Holdings Ltd Electric Power Co Ltd
L’entreprise désignée par le nom juridique SDIC Huajing Power Holdings est aujourd’hui SDIC Power Holdings, filiale cotée du conglomérat étatique chinois SDIC : géant hydroélectrique en course vers le renouvelable, mais pris dans un bras de fer environnemental et politique en Indonésie.
Voir la ficheVionx Energy
VionX Energy ne vit plus sous cette étiquette : plus d’une dizaine de tours de financement agrégée autour du demi-billion de levées de dollars (« ordre de 150 M$, selon recoupements multiples de bases données privées », voir historique financier synthétique), une acquisition par le producteur de vanadium Largo au tournant 2020, puis une seconde couche…
Voir la ficheWinsa
Le classement « Énergies renouvelables » prête à confusion : Winsa est un manufacturier de systèmes PVC, pas un producteur d’EnR.
Voir la ficheSNCF Gares & Connexions
Filiale de SNCF Réseau née de la refonte du groupe, SNCF Gares & Connexions fait tourner un parc de milliers de gares voyageurs tout en montant en puissance sur le photovoltaïque et les contrats d’achat d’électricité renouvelable.
Voir la ficheGE Vernova
Cotée à Wall Street, née de la scission d’General Electric en 2024, GE Vernova capitalise sur un pic d’investissements dans les réseaux et l’alimentation des mégacentres de calcul.
Voir la ficheSolalban Energia
Solalban Energía n’est pas une énigme : c’est l’actif thermique argentin du Grupo Albanesi sur le pôle pétrochimique de Bahía Blanca, avec 120 MW et des turbines au gaz (et secours fioul selon les descriptifs techniques).
Voir la ficheAYEDAŞ
AYEDAŞ tient sous tension la moitié d’une mégalopole : pas le glamorous des éoliennes, mais l’infra qui fait vivre tout le reste — et une facture capex qui monte exactement où le régulateur serre au portillon.
Voir la ficheHVL
Le sigle HVL prête à confusion — dont avec un acronyme d’ingénierie électronique sur les wikis de hardware — mais, dans un classement « Autres énergies », la cible crédible est Høgskulen på Vestlandet (Western Norway University of Applied Sciences), en Norvège : vivier d’ingénieurs et hub de recherche sur l’énergie côtière, pas un producteur électrique au…
Voir la ficheHaldia Refinery
Raffinerie emblématique d’IndianOil à l’embouchure de l’estuaire du Hooghly, Haldia enchaîne investissements haute valeur ajoutée (lubrifiants Groupe III, soufre réglementé BS-VI), sous le parapluie d’objectifs de neutralité annoncée à l’échelle groupe.
Voir la ficheMetro Wind Power Limited
Metro Wind Power Limited incarne une success story industrielle au cœur du corridor de Jhimpir : 60 MW au compteur, des courbes de disponibilité qui feraient rêver un opérateur européen, et une promesse d’échelle via la plateforme Metro–BII.
Voir la ficheAustrianSolar Chile Uno SpA
AustrianSolar Chile Uno SpA est la société chilienne derrière le parc photovoltaïque Sol de Los Andes, dans le désert d’Atacama — un terrain où l’électricité solaire a longtemps été la star du récit, et où la vigilance environnementale, y compris sur la pollution lumineuse, peut coûter cher en réputation.
Voir la ficheFIHAC
Pour un cache « Autres énergies » où le pays figure en blanc, le sigle FIHAC appelle tout sauf une Éni ou un développeur d’ENR : il renvoie, selon les éléments publics vérifiables, à une fondation espagnole à but non lucratif soutenant IHCantabria, laboratoire d’hydraulique et de risques littoraux.
Voir la ficheUIBK
Pour la transition énergétique, UIBK désigne en pratique l’Universität Innsbruck et son laboratoire Energy Efficient Building, pas une « société UIBK » côté marché.
Voir la ficheAirflux
Le spécialiste lillois de l’air comprimé a passé le cap des 50 M€ de chiffre d’affaires en 2025, puis a basculé à 100 % dans l’orbite du distributeur industriel Rubix en décembre.
Voir la ficheKFM
Le cache sectoriel « Réseaux & Distribution » ne recoupe aucune activité documentée de transport ou de distribution d’énergie pour le sigle KFM associé à Nairobi ; les sources ouvertes désignent KFM comme une marque radio du Nation Media Group (NMG), groupe de médias fondé en 1959 et dont le siège est kenyan.
Voir la ficheKAPCO
Le sigle KAPCO désigne avant tout au Pakistan une entreprise électrique cotée (Kot Addu Power Company Limited), même si WattsMonde le range parfois près du pétrogaz : son modèle passe par le fioul, le gaz/RLNG et le diesel, acheminés et tarifés dans une relation étroite à la chaîne des hydrocarbures.
Voir la ficheMitteldeut Braunkohl (Mibrag)
Entre mines à ciel ouvert et parcs solaires sur terrils, MIBRAG incarne le double jeu industriel de l’Allemagne de l’Est : moderniser le réseau d’actifs au charbon brun tout en empaquetant les énergies renouvelables pour rassurer actionnaires et régions.
Voir la ficheIES Italiana
Une raffinerie historique se démontre au compte-gouttes dans la plaine mantouane : derrière les chiffres de grand compte d’Italie industrielle — et des pertes nettes qui suivent leur propre ligne — subsiste une question simple : jusqu’à quand une zone encore classée industrielle sera-t-elle surtout gardée vivante par des cuves ?
Voir la ficheXim Vang Hydro Power JSC
On la confond souvent, par homophonie ou agrégats automatiques, avec Xuân Minh (XMP, Thanh Hóa, 15 MW cotée UPCOM).
Voir la ficheChord Energy Corporation
Chord Energy Corporation (NASDAQ : CHRD) est une E&P américaine ancrée dans le bassin de Williston — le puzzle Oasis + Whiting + Enerplus + rachats XTO en fait l’un des cadors du pétrole de schiste côté actionnaires.
Voir la ficheSlovnaft
Filiale slovaque de MOL, Slovnaft cristallise la dépendance de l’Europe centrale aux oléoducs et aux cycles du raffinage : marges sous pression, brut à réinventer, biocarburants en laboratoire, géopolitique du pétrole en direct.
Voir la ficheOKKO
Quand plus de 82 % des impôts et taxes versés au budget en 2025 proviennent des droits liés à l’import, on n’est plus dans un « discours de transition » abstrait : on mesure la matière première du modèle — le carburant acheminé de l’étranger, payé en devises et taxé à la douane.
Voir la fiche