Windbyggarna I Othem AB
Petite société cotée « électricité renouvelable » au registre suédois, Windbyggarna i Othem AB porte le nom d’un village du nord de Gotland tout en affichant, selon les bases ouvertes, un siège postal en région stockholmoise.
À propos de Windbyggarna I Othem AB
1. Modèle économique
L’entité visée correspond, côté registre, à un aktiebolag suédois (org.nr 556543-7711), actif et classé dans le code SNI 35120 (« génération d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables »), avec un capital social de 600 000 SEK et une immatriculation remontant à 1997 ; le nom commercial actuel est inchangé depuis 1997-07-18 (fiche Krafman). La présidence du conseil est associée à Anders Henning Dahlin sur la même fiche. Les chiffres d’affaires, effectifs et résultats détaillés des derniers exercices ne sont pas retranscrits gratuitement dans les extraits consultés ici ; ils figurent dans les årsredovisning référencées jusqu’en 2024 sur le même portail (dépôt des rapports annuels).
Côté géographie, les annuaires divergent : un listing commercial mentionne encore un contact à Lärbro (Gotland) (fiche annuaire), alors que la donnée « postadress à Åkersberga » est celle reprise de la base d’entreprises sur Krafman — signal utile pour tout analyste qui croiserait adresse opérationnelle et siège légal. Le modèle le plus probable, selon les éléments disponibles, est celui d’une société de production (ou de holding d’actif) dont les revenus proviennent de la vente d’électricité et, très classiquement en Suède, des certificats d’électricité renouvelable ; la part respective vente spot / contrats longs ne peut être quantifiée sans lecture du rapport annuel.
2. Impact réel
Sans publication publique d’un bilan production/MWh ou d’un calcul d’émissions évité au nom précis de Windbyggarna, l’impact climatique direct se situe par contribution au parc suédois d’électricité bas-carbone, documenté de façon agrégée : la transition suédoise s’appuie notamment, historiquement, sur hydro, nucléaire et EnR alimentées par des instruments de marché dont les certificats verts (article de cadrage). À l’échelle locale, les bases de parcs recensent près d’Othem une installation onshore 600 kW, Tornsvalan, indiquée comme exploitée par Siral (fiche parc) — sans preuve publique que ce parc et Windbyggarna partagent une même chaîne de contrôle ; il sert donc surtout de repère géographique sur la densité éolienne du nord gotlandais.
Pour une lecture française, rappelez-vous que la PPE3 ne « pilote » pas une AB suédoise : l’enjeu comparable est plutôt l’intégration européenne du marché de l’électricité et les instruments nationaux nordiques.
3. Innovations / partenariats
Aucun communiqué, brevet ou levée de fonds identifié dans les sources ouvertes croisées pour cette société en mai 2026. La « technologie » visible est institutionnelle : montage juridique et fiscal d’actif, gouvernance de petit conseil et cycle annuel d’obligation déclarative suédois. Tout partenariat industriel ou financier reste, à ce stade, à extraire des rapports annuels ou d’éventuelles mentions d’administrateurs dans d’autres filiales — non publiées ici.
4. Greenwashing / zones grises
Sans alléguer de greenwashing documenté contre la direction, deux tensions chiffrées pèsent sur ce type d’acteur :
- Dépendance réglementaire aux certificats : la Suède fixe pour 2024 une quota-obligation de 0,273 certificat par MWh vendu par les fournisseurs, puis 0,296 en 2025, paramètres qui façonnent le prix de marché des certificats et donc la manne des producteurs EnR (mécanisme quota). Ce n’est pas une « faute » RSE : c’est une exposition de revenu à un instrument public évolutif.
- Pression prix sur Gotland : en décembre 2024, la presse sectorielle relève un prix spot à 58 öre/kWh en zone concernée, dans un mois où la production éolienne bat des records sur l’île — dynamique qui compresse les marges des producteurs exposés au marché de gros (analyse mensuelle).
Autre zone grise informationnelle : l’écart possible entre nom toponymique gotlandais et adresse postale stockholmoise invite à la prudence lors du mapping d’actifs (risque de confusion avec d’autres opérateurs recensés sur le même territoire). Aucun litige ou opposition locale n’a été trouvé nommément contre Windbyggarna dans les extraits consultés pour cette fiche.
5. Positionnement stratégique
La société occuperait, selon les éléments disponibles, une niche de valorisation d’actif bas-carbone dans un pays déjà très électrifié : le contexte politique suédois combine soutien aux communes favorables à l’éolien et débats permanents sur le mix (dépêche de contexte), mais cela ne préjuge pas d’un pipeline de projets pour Windbyggarna. Le signal récent observable publiquement est surtout comptable : la chaîne de dépôts d’årsredovisning jusqu’en 2024 sur Krafman suggère une entité toujours diligente sur ses obligations de transparence légère propre aux petites AB — distincte des obligations CSRD qui concernent d’autres périmètres.
Verdict WattsElse
Windbyggarna i Othem AB illustre une couche opaque du capitalisme éolien : le nom évoque la mer et le granit de Gotland, le registre parle d’électricité renouvelable et d’Åkersberga, et la vraie histoire — chiffres, turbine(s), contrats — se lit dans un PDF d’årsredovisning, pas sur LinkedIn. L’éolien, ce n’est pas que des éoliennes visibles : c’est aussi des lignes de bilan.
Sources : krafman.se · infoisinfo.se · connaissancedesenergies.org · thewindpower.net · clean-energy-islands.ec.europa.eu · newsworthy.se · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
PMGD Mauco SpA
PMGD Mauco SpA n’est pas une « success story » rassurante : c’est une spécialité légale chilienne (PMGD solaire) coincée entre la promesse du nécessaire et l’exécution de ses engagements environnementaux.
Voir la fichePKS Tuotanto
Le nord-est finlandais tient une utility telle qu’on en voit peu en Europe : détenue par des municipalités, ancrée dans l’hydroélectricité de rivière, et soudain projetée dans l’éolien « record » via des consortiums industriels.
Voir la ficheAB Sigtunahem
AB Sigtunahem n’est pas un producteur vert classique : c’est une publique communale suédoise qui fait du logement loué sa raison d’être, tout en jouant carte sur carte sur soleil passive/active, géothermie et stockage thermique.
Voir la ficheUNIVERSITY OF PIRAEUS
Le Pirée n’est pas seulement le port qui nourrit Athènes : c’est aussi le siège d’une université dont le laboratoire TEESlab équipe aujourd’hui la Grèce de modèles énergétiques aussi utiles que contestables.
Voir la ficheLinköpings stifts prästlönefond
À première vue banal, ce placement mixte soutient réellement une Église-région : capitaux financiers prudentiels côté fonds, électricité verte et arbres géants dans un même dossier Lommegöl.
Voir la ficheState Energy Group Taizhou Power Generation Co Ltd
Centrale ultra-supercritique affichée comme vitrine du captage en Chine, la société State Energy Group Taizhou Power Generation Co Ltd (国家能源集团泰州发电有限公司) tient un paradoxe brut : profits actionnariaux en fanfare côté grand électricien minoritaire, et socle énergétique encore assis sur le charbon.
Voir la ficheETC Elproduktion
La Suède compte une filière photovoltaïque en convalescence réglementaire : ETC Elproduktion i Katrineholm AB incarne ce paradoxe — capacité qui monte, discours politique assumé, mais rentabilité qui peine à suivre le rythme des certificats et des investissements.
Voir la fichePlayero
Une base sectorielle peut afficher « énergies renouvelables », encore faut‑il que le nom soit le bon dossier : après recoupement des corpus ouverts au 7 mai 2026, Playero ne se présente comme un acteur industriel ou financier des EnR ni en France ni sur les référentiels consultés ; sous ce vocable se cachent au contraire plusieurs réalités hétérogènes…
Voir la ficheVilla Cruz
Le nom « Villa Cruz » ne renvoie pas, dans les bases ouvertes, à une multinationale identifiable sous cette étiquette unique : il désigne surtout une unité de production — un PMGD photovoltaïque dans le Maule —, typique de la vague de petites centrales qui a gonflé le parc chilien.
Voir la ficheBoda Nät ek. förening
Boda Nät n’est pas un développeur standard : c’est une coopérative suédoise qui possède des actifs de raccordement et de transformation (40 kV) et fait tourner un parc local d’EnR.
Voir la ficheInner Mongolia Changcheng Power Generation Co Ltd
Deux gigawatts ultra-supercritiques sortis de terre en plein désert de l’Ordos, calés sur un couloir ±800 kV vers la côte est : Inner Mongolia Changcheng Power Generation incarne le paradoxe chinois du « charbon efficace » au service de la sécurité d’approvisionnement nationale, avec des compteurs qui tournent et une empreinte carbone qui reste…
Voir la ficheDaund Sugar ltd
L’entreprise présente ses chiffres d’« EnR » avec le relief des records saisonniers ; en parallèle, des signaux financiers et réglementaires rappellent que la transition par la bagasse reste captive d’un équilibre sucre–alcool–électricité très politique dans le Maharashtra et en Inde.
Voir la ficheGediz Elektrik
Liste d’investissements en milliards et drame urbain sous les eaux : Gdz Elektrik Dağıtım, filiale turque du groupe Aydem, incarne une distribution très visible sur l’Égée après la privatisation successive des zones de concession turques.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Dakr’tih
Le redressement des comptes et la montée au capital de SHP masquent mal un dossier social qui, lui, ne se recompte pas en législation comptable : centrales cascadées sur un cours d’eau des plateaux, bénéfices en hausse en 2025, mais zone de relogement qualifiée de fantôme par la presse locale.
Voir la ficheMIOS
Filiale digitale au nom trompeur, MIOS fait du pilotage d’installations — pas du courant livré aux compteurs Linky.
Voir la ficheAutomotive Cells Company
Coentreprise née du mariage Stellantis–Mercedes–Saft (TotalEnergies), ACC incarne la batterie « made in Europe »…
Voir la ficheHelsingborgsvind Nr 1 Kooperativ Ek för
Pionnier de l’électricité éolienne « à la suédoise » dans l’agglomération d’Helsingborg, Helsingborgsvind Nr 1 Kooperativ Ek för incarne aujourd’hui une promesse désormais rare : tirer un revenu réel d’une seule machine au milieu d’un paysage urbain.
Voir la ficheBesalco
Le groupe chilien Besalco n’est pas une « pure player » des réseaux : c’est un conglomérat de construction et de services à l’industrie qui a fait de l’électricité—génération, lignes, postes—un pilier de croissance, au prix d’une exposition directe au droit de l’eau et aux cycles miniers.
Voir la ficheTiLT Capital Partners
Investisseur aguerri dans la transition énergétique, ou comment promettre un futur propre en jouant la carte PME... et levées de fonds bien nourries.
Voir la ficheALUAR Aluminio Argentino
Puerto Madryn ne joue pas dans la même cour que les pure players EnR européens, pourtant c’est là qu’Aluar tisse sa crédibilité « bas carbone ».
Voir la ficheLáscar Energy SpA
Láscar Energy SpA porte un nom de sommet andin, mais son récit tient à une réalité terre à terre : celle d’une société à fiscalité chilienne, calée sur un parc PV de taille modeste et happée par la démesure du groupe Verano Energy — financement record, batteries géantes, paris régionaux.
Voir la ficheSolutherm (France, grossiste chauffage & clim)
Grossiste français en chauffage et climatisation depuis 2000, promouvant plus de 30 000 références comme s’il vendait de l’air chaud… et un peu d’énergie.
Voir la ficheTejo Energia SA
Tejo Energia SA n’est pas une start-up de la transition : c’est la société portugaise qui a porté la centrale de Pego, symbole de la sortie du charbon au pays et du verrouillage politique et industriel sur ce qui la remplace.
Voir la fiche