COGENERACION MOTRIL S.A.
Cogeneración Motril S.A.
À propos de COGENERACION MOTRIL S.A.
1. Modèle économique
L’entité traitée correspond à la Cogeneración Motril S.A. (NIF A-41797408), titulaire d’une installation de production de vapeur et d’électricité par cogénération au Polígono Industrial Alborán à Motril (province de Grenade, Espagne) — ainsi que l’établit le rapport d’inspection environnementale de février 2023 de la Junta d’Andalousie. La société était le véhicule juridique d’une production couplée électricité–chaleur pour alimenter l’usine papetière voisine de Torraspapel, désormais intégrée au groupe Lecta, qui commercialise des papiers couchés et des specialties à forte exigence thermique (séchage).
Avant son extinction, les agrégateurs espagnols retiennent un capital social d’environ 2,1 M€ et un chiffre d’affaires supérieur à 2,5 M€ pour cette structure de cogénération « captive » (fiche entreprise). La fusion par absorption par Torraspapel S.A., actée au registre et annoncée au BORME, a conduit à l’extinction de Cogeneración Motril le 20 octobre 2023 selon la même fiche : le revenu n’est plus celui d’une SA autonome mais un poste d’approvisionnement énergétique interne consolidé dans les comptes Lecta/Torraspapel.
Selon les éléments techniques repris dans la synthèse Geoscopio / chronique locale, la centrale dispose d’une puissance installée de 48,8 MW et d’une turbine à gaz — chiffre utile pour situer l’exposition au prix du gaz et aux quotas carbone, même si la production électrique « marché » reste secondaire par rapport au couple vapeur haute pression / papier.
2. Impact réel
Sur le plan climat et air, la cogénération améliore le rendement énergétique global par rapport à une production séparée de chaleur et d’électricité — mécanisme rappelé par la fiche pédagogique Connaissance des Énergies sur la cogénération. Ici, la donne brute reste fossile : le tableau de consommations de l’autorisation AAI cite, pour le gaz naturel, environ 57,9 millions de kWh au bilan 2004 — donnée historique, donc indicative plutôt qu’actuelle, mais officielle dans le titre d’exploitation andalou.
L’inspection de 2023 confirme l’ancienneté du site (activité depuis 2001) et le périmètre COGENERACIÓN MOTRIL S.A. pour la filière CNAE 3516 / 3519 (rapport d’inspection), ce qui situe l’installation dans la longue durée d’un parc gazier industriel — loin d’un simple pilotage transitoire.
À l’échelle du propriétaire ultime, Lecta affiche une trajectoire de réduction d’émissions validée par SBTi (−53 % CO₂ scope 1+2 et −25 % scope 3 d’ici 2030 par rapport à 2021, selon ses objectifs durabilité) et met en avant une médaille platinum EcoVadis situant le groupe dans le top 1 % des entreprises notées sur la plateforme (communiqué sur le rapport 2024). Ces engagements valent pour le portefeuille Lecta tout entier : le site de Motril en est une brique thermique dont la décarbonation passera par le mix combustible, l’efficacité et, à terme, des substituts au gaz — variables non détaillées publiquement au niveau de l’ancienne filiale absorbée.
3. Innovations / partenariats
Aucune innovation technologique ou partenariat R&D propre à Cogeneración Motril n’a été identifié dans les sources consultées après absorption ; l’intégration verticale avec Torraspapel/Lecta constitue le principal « accord » structurel, publicisé par la voie fusion registrale.
Côté groupe, la stratégie de décarbonation et les certifications (ISO 14001 / 50001 évoquées dans l’écosystème Lecta pour le parc d’usines) relèvent d’investissements centralisés plutôt que de spin-offs locaux documentés. Les inspections AAI et le dossier AAI Motril demeurent, pour l’observateur extérieur, l’interface technique la plus détaillée sur l’installation elle‑même.
4. Greenwashing / zones grises
La tension centrale est celle d’un actif gazier industriel (« ordre de grandeur 48,8 MW », synthèse technique) présenté, côté groupe, à travers le prisme d’objectifs SBTi et d’EcoVadis platinum (objectifs durabilité, rapport durabilité 2024) : le discours ESG est agrégé alors que la charge fossile locale reste tangible dans les titres andalous — avec, dans l’AAI, une consommation gaz naturel chiffrée à ~57,9 millions de kWh sur un bilan 2004 (autorisation AAI).
La fusion 2023 (BORME, fiche entreprise) efface la transparence comptable au niveau de la cogénération : plus de filiale cotée sur son CA, moins de tracabilité publique des marges énergétiques — ce qui complique le contrôle citoyen entre prix du gaz, souffrance carbone et storytelling RSE.
Aucun signalement de condamnation pénale, de litige environnemental documenté ou de campagne d’ONG spécifiquement ciblant cette cogénération n’a été repéré dans les sources vérifiées ici ; le risque est surtout d’opacité et de décalage narratif, pas de scandale avéré dans les extraits cités.
5. Positionnement stratégique
Pour Lecta, Motril est une manufacture dans un marché du papier sous pression (coûts énergie, régulation climat) — la page usine Motril l’inscrit dans un réseau ibérique de sites couchés. La validation SBTi et le rang EcoVadis (objectifs durabilité, communiqué 2024) servent de passeports financiers (ESG) pour sécuriser clients et créanciers pendant que l’infrastructure thermique reste, selon les éléments disponibles, compatible gaz.
Du point de vue réglementaire européen, les usines papetières et leurs chaudières/cogénérations sont dans le collimateur des politiques de réduction des combustibles fossiles pour la chaleur industrielle — contexte rappelé qualitativement par les fiches grand public sur la cogénération : l’enjeu pour Motril n’est pas la communication, mais le calendrier technique de substitution énergétique.
Verdict WattsElse
Cogeneración Motril a été avalée juridiquement en 2023, mais son héritage gazier subsiste sous la marque Lecta : green labels en holding, chaleur fossile sur le terrain andalou — tant que le scope 3 et le bouche‑à‑oreille régulateur ne racontent pas la même litanie que le rapport RSE.
Sources : juntadeandalucia.es · lecta.com · empresia.es · boe.es · crmartinezparras.org · connaissancedesenergies.org · juntadeandalucia.es · lecta.com · lecta.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ED LUXEMBOURG
Le libellé « ED Luxembourg » ne renvoie pas, selon les éléments disponibles en 2025-2026, à une société standard immatriculée ou médiatisée sous cette dénomination exacte.
Voir la ficheModiin Energy
Coté à Tel-Aviv, Modiin Energy joue sur deux temporalités : celle d’un pétro-partnership à effectif minimal, accroché à des barils américains (Colorado, Texas, Californie), et celle d’une saga transactionnelle — Golfe du Mexique à neuf chiffres, obligations en shekels, réserves gonflées par des mises à jour 2026.
Voir la ficheUfaneftekhim
À Oufa, en Bachkirie, une raffinerie-pétrochimie alimente carburants, bitume et aromatiques pour tout un empire downstream.
Voir la ficheMiddle Delta Electricity Production Company
Producteur public au cœur du delta du Nil, la Middle Delta Electricity Production Company (MDEPC) incarne la promesse égyptienne d’efficacité des centrales à gaz : des chiffres d’exploitation impeccables sur le papier, dans un pays où l’électricité doit choisir entre sécurité d’approvisionnement et surcharge carbone quand le gaz devient trop cher — bascules…
Voir la ficheDaily Life Renewable Energy
Filiale sri-lankaise quasi intégralement détenue par WindForce PLC, Daily Life Renewable Energy (Pvt) Ltd incarne le modèle classique de l’IPP éolien : un parc câblé sur le réseau, rémunéré par des contrats avec le monopole public, dans un pays où l’électricité renouvelable progresse…
Voir la ficheQEP Resources
QEP Resources n’est plus coté Wall Street depuis 2021 : racheté par Diamondback Energy, il opère désormais sous le nom QEP Energy Company, brique nord-américaine du pétrole et du gaz de schiste.
Voir la ficheRusPetro
Producteur « indépendant » sur un morceau stratégique du gisement de Krasnoleninsk, en Sibérie occidentale, RusPetro a incarné pendant des années la promesse d’un pétrole russe empaqueté pour les investisseurs londoniens — avant la déroute judiciaire, la prise de contrôle bancaire et, fin 2023, le rachat des actifs opérationnels par le groupe d’Eduard…
Voir la ficheICONS
L’italienne ICONS n’est ni un labo ni un opérateur : c’est une agence de stratégie et de mise en réseau sur l’innovation climat-énergie, très présente dans les projets Horizon Europe sur batteries, air comprimé et vallées territoriales.
Voir la ficheFotowatio Renewable Ventures (FRV)
Fotowatio Renewable Ventures, filiale-renouvelables d’un empire familial du Golfe dont le siège opérationnel se trouve à Madrid, a longtemps incarné le solaire grande échelle.
Voir la ficheWAGO Contact SA
Connecteurs électriques intelligents qui facilitent l'automatisation, tout en restant scotchés à leur filon industriel.
Voir la ficheTexas Corporation
Le nom « Texas Corporation » ne désigne aucune société cotée unique : dans le secteur pétrole & gaz, l’entité la plus documentée sous ce vocable et la plus alignée avec la veille ci-dessus est Texas Pacific Land Corporation (NYSE: TPL).
Voir la ficheMerit Energy Company
Merit Energy incarne le paradoxe d’un géant américain du pétrole et du gaz : volume opérationnel massif, culture « midstream de la courbe » sur des actifs matures, et une discrétion financière qui contraste avec la transparence imposée aux majors cotées.
Voir la ficheSurana Industries ltd
Dans l’univers « Surana », le piège est homonymique : Surana Industries Ltd figure en acier sur les écrans boursiers indiens, alors que le kilowat-heure photovoltaïque et les appels d’offres agricoles passent par Surana Telecom and Power Limited (STPL)**.
Voir la ficheLangfang Power Station
À Langfang, près de Pékin, le vocable « centrale » cache un couple infernal : du cycle combiné gaz avec cogénération côté SPIC, et du charbon supercritique chez Guodian — désormais en voie de doubler sa puissance.
Voir la ficheEntech (France - stockage & solaire)
Entech Smart Energies n’est pas un nom espagnol sorti d’un cache confus : cotée sous le ticker ALESE, la société d’« intégration » EnR développe depuis la Bretagne un modèle où le solaire rencontre le stockage, avec des chantiers domestiques comme des alliances aux grands noms du BTP et de la distribution d’énergie — et un carnet qui gonfle plus vite encore…
Voir la ficheEcopetrol
Le géant colombien affiche des comptes solides et une capacité renouvelable qui dépasse déjà ses propres objectifs 2030 — tout en restant pris en étau entre fiscalité, géopolitique du gaz et la ligne verte du gouvernement Petro.
Voir la ficheVarberg Energi;Coop Varberg
Une municipalité industrielle peut afficher des bilans verts étincelants et un partenariat solaire avec ses commerces de proximité — tout en subissant la critique des hausses réseaux et une dépendance à la chaleur « récupérée » industrielle ou nucléaire.
Voir la ficheEnergie Baden-Württemberg
Energie Baden-Württemberg AG — la EnBW cotée — est l’entité visée ici : groupe allemand intégré (production, réseaux, commercialisation), ancré à Karlsruhe depuis sa création en 1997.
Voir la ficheIED Invest
Branche développement–exploitation du groupe français IED (Innovation Énergie Développement), IED Invest enchaîne centrales décentralisées et filières biomasse sous contrainte de terrain — là où le kWh compte autant que le calendrier.
Voir la ficheAgrícola Aasa Limitada
Le Chili a fait du méthane agricole un argument de « porc vert ».
Voir la fichezorlu Enerji Hamitabat DRES
Hamitabat, ce n’est pas un slogan CSR : une centrale avec 125 MW éoliens et 125 MWh de batteries, calibrée pour injecter jusqu’à 500 millions de kWh/an dans le réseau turc sous maître d’ouvrage Zorlu Enerji.
Voir la ficheHerrgårdsvind AB
Herrgårdsvind AB sonne comme une promesse : faire tourner des éoliennes sur d’anciens domaines suédois (herrgård), là où le foncier et le patrimoine pèsent autant que la ressource.
Voir la ficheCalico
Dans l’énergie, la plus grave rustine est parfois nomenclature : « Calico » renvoie au calicot sur Wikipédia en anglais, à une deeptech hydrogène si l’on ajoute un « t », ou à une société américaine qui essaie de débloquer, depuis plus d’une décennie, l’accès aux données de consommation au niveau immeuble.
Voir la ficheAsmidal
Le groupe public algérien Asmidal incarne une équation rare : fournir une part massive des engrais azotés importés par l’Union européenne tout en restant calé sur une chimie lourde au gaz.
Voir la fiche