COMPANIA EOLICA ARAGONESA S.A.
** Filiale saragosse d’EDPR, Compañía Eólica Aragonesa incarne l’éolien “historique” en Aragon.
À propos de COMPANIA EOLICA ARAGONESA S.A.
1. Modèle économique
La société est une SA unipersonnelle détenue par EDP Renováveis : le capital social s’établit à 6 701 164,71 € au 2 mars 2026 selon les données de profil d’entreprise eInforma. Fondée en 1994 (31 ans d’activité selon la fiche professionnelle Axesor), elle relève du CNAE 3519 (production d’électricité), avec un chiffre d’affaires 2024 en repli de 25,74 % par rapport à 2023 et un résultat net négatif sur l’exercice 2024 dans ces mêmes agrégateurs — l’absence, dans la veille publique consultée ici, d’un détail ligne par ligne des comptes consolidés au niveau filiale impose de raisonner sur tendances plutôt que sur marge opérationnelle précise. Le site corporate renvoie vers le portail EDPR (pas de “story” autonome de la filiale), signe d’absorption marketing et financière par la maison mère.
2. Impact réel
L’activité est exclusivement tournée vers la production d’électricité à partir d’EnR ; l’impact climat direct passe donc par les GWh injectés et le déphasage fossile qu’ils permettent sur le réseau espagnol. À l’échelle EDPR en Espagne, les publications du groupe documentent des ajouts récents d’éolien terrestre et de solaire utility en 2024 dans un marché espagnol où la capacité renouvelable globale progresse fortement (cadre REE / stratégie nationale, croisé avec le rapport annuel intégré 2024). Pour CEASA elle-même, en l’absence d’un bilan carbone ou d’un tableau de production publié séparément, l’impact “mesurable” reste indirect : elle contribue au stock d’actifs éoliens d’un promoteur classé parmi les cinq premiers en éolien installé en Espagne fin 2023 (1 960,4 MW éoliens pour EDPR, selon l’Anuario AEE 2024). Côté lecture française, les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie ou les fiches ADEME ne ciblent pas cette filiale ; elles servent surtout de repère européen : accélérer le renouvelable tout en gérant les contraintes d’acceptabilité et de biodiversité — précisément là où l’Aragon devient un laboratoire politico-juridique.
3. Innovations / partenariats
Innovation “produit” : peu documentée au niveau de CEASA en tant que telle ; les annonces d’innovation technologique, de contrats d’équipementiers ou de grands PPA passent généralement par la marque EDPR et les filings investisseurs, pas par cette coquille juridique locale. Partenariat structurel : la dépendance à 100 % à l’égard du groupe portugais eInforma — à la fois bouée de sauvetage (accès aux marchés capitaux, expertises techniques) et verre plafond (priorisation des arbitrages au niveau Iberia / Europe plutôt qu’au seul registre de Saragosse). On notera enfin la modification d’objet social inscrite au registre et signalée sur les fiches de suivi Axesor / actes mercantiles (référence 17 février 2026 dans la veille fournie), souvent le symptôme d’un réalignement statutaire après arbitrage groupe.
4. Greenwashing / zones grises
Exposition réglementaire chiffrée : l’Aragon est présentée comme deuxième puissance éolienne d’Espagne avec plus de 6 000 MW installés, dans un article consacré à la réaction de la filière au pacte de gouvernement PP–Vox daté du 1ᵉʳ mai 2026 El Periódico de Aragón : l’accord vise explicitement à empêcher l’implantation de macro-parcs sur des sols dits productifs ou à forte valeur patrimoniale, ce que la AEE estime susceptible de freiner investissements et opportunités — tension datée et sourcée, distincte d’un simple “bad buzz”. Contentieux environnemental : le TSJA a estimé en avril 2026 un recours contre une DIA d’un parc éolien, sur fond de protection d’espèces (dont l’alondra ricotí), ouvrant un précédent réutilisable contre d’autres dossiers en milieu rural El Periódico de Aragón. Architecture du refus local : en février 2026, la presse rapporte une jurisprudence du même tribunal supérieur validant un blocage municipal d’un vaste projet éolien, au nom de l’autonomie des entités locales elDiario.es — risque systémique pour tout portefeuille dépendant de nouvelles autorisationsspéciales. Performance financière : la baisse de CA de 25,7 % en 2024 Axesor contrecarre toute lecture “vert pur et simple” : le renouvelable peut être stratégique climat et social tendu à la fois.
5. Positionnement stratégique
Dans le classement sectoriel des producteurs (CNAE 3519), l’entreprise apparaît 115ᵉ avec une perte de 66 places sur un an dans le répertoire marchand Economía Digital — signal quantifié de compression relative au sein d’un pool où la concurrence et la fin de cycle tarifaire peuvent éroder les filiales opérationnelles. Gouvernance : une réélection massive d’administrateurs à la mi-novembre 2025 est consignée dans les bases d’actes consultables DatosCif, ce qui suggère une phase de stabilité interne alors même que le périmètre externe se durcit. Synthèse : CEASA reste un levier régional du parc EDPR ibérique, mais son avenir se joue autant dans les tribunaux et les mairies que dans la courbe des prix de l’électricité.
Verdict WattsElse
Compañía Eólica Aragonesa n’est pas une start-up qui “disrupte” : c’est une artillerie lourde du renouvelable prise dans un étau qui serre à +6 GW la promesse aragonaise tout en multipliant les veto juridiques et politiques. La formule qui résume le pari : production verte, rentabilité grise, permis sous haute surveillance.
Sources : einforma.com · axesor.es · edp.com · aeeolica.org · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · elperiodicodearagon.com · elperiodicodearagon.com · eldiario.es · empresas.economiadigital.es · datoscif.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
AGL Loy Yang Pty Ltd
Filiale opérationnelle du géant australien AGL Energy en Victoire, AGL Loy Yang Pty Ltd pilote l’un des plus gros blocs fossiles du pays : une centrale de 2 210 MW et une mine de charbon brun adjacente.
Voir la ficheENTENT
La promesse est simple et redoutablement concrète : aller chercher les kilowattheures là où l’industrie les laisse filer, dans ses rejets thermiques.
Voir la ficheElectromech Maritech Private Limited
À première vue, « Electromech Maritech » évoque la supply chain éolienne du groupe ElectroMech ; les dossiers de notation racontent une autre histoire — un SPV photovoltaïque hérité du monde Lanco, jusqu’aux derniers ratios publiés en 2022.
Voir la ficheZUT
À ne pas confondre avec une homonymie municipale : votre base pointait Gelderland, nous parlons bien d’un opérateur de recharge et de services pour flottes lourdes sous le parapluie Inthy, sorti officiellement de l’ombre en 2025.
Voir la ficheAmarenco
Producteur solaire international qui illumine le monde… à coups de millions et de projets à grande échelle.
Voir la ficheCông ty Nhiệt điện Phú Mỹ
Le compteur affiche des performances d’exploitation rares ; le bilan du groupe, lui, tire la sonnette d’alarme sur le gaz, la dette et la monnaie.
Voir la ficheCsi Glenarm LP
Le nom CSI Glenarm LP ne dit rien au grand public, et c’est voulu : c’est une coquille juridique — une SPV — qui porte un champ photovoltaïque entré en service à la fin 2014 près de Woodville, en Ontario.
Voir la ficheSolek Chile Services SpA
Fille d’un groupe tchèque devenu avatar du solaire en Amérique latine, Solek Chile Services SpA a mis en ligne Leyda (95,2 MW), fleuron de son catalogue chilien, au moment où la structure tente une réorganisation concursale pour absorber une dette de l’ordre de 120 millions de dollars et des impayés fournisseurs qui font déjà procès.
Voir la ficheLake Turkana Wind Power Ltd.
Le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Est pèse à lui seul près de 11 % de la consommation électrique du Kenya en 2024, tout en incarnant une double vérité de la transition : un kilowattheure « propre » sur le réseau ne suffit pas à effacer les litiges sur 160 000 acres ni les tensions sur la facture.
Voir la ficheCeraPhi Energy
Transformer des trous de pétrole en chaudrons géothermiques, voilà l'idée ingénieuse de CeraPhi Energy... et elle chauffe plutôt bien.
Voir la ficheSolar Impulse Foundation
La Solar Impulse Foundation n’est ni un industriel, ni un énergéticien, ni une start-up de plus.
Voir la ficheExxonMobil Fuels, Lubricants & Specialties Marketing Company
Le nom ExxonMobil Fuels, Lubricants & Specialties Marketing Company recouvre, selon les éléments publics disponibles, le volet commercial et de distribution carburants, lubrifiants et produits spécialisés au sein du groupe Exxon Mobil Corporation — la couche « production et distribution » mondiale qui alimente les réseaux Esso, Exxon et Mobil et les…
Voir la ficheColony Shale Oil Project
Dans le bassin de Piceance, près de Parachute Creek, un promoteur a promis une ville neuve, des milliers d’emplois et le détournement d’eau sur des centaines de kilomètres.
Voir la ficheNHPC Limited
Née en 1975 pour structurer l’hydro indien, NHPC Limited incarne aujourd’hui la puissance publique du secteur : près de 8,2 GW en service, un chantier de près de 10 GW, et une offensive solaire, stockage par pompage et hydrogène qui colle à la stratégie nationale.
Voir la ficheAGROSOLUTIONS
Cabinet de conseil agroenvironnemental rattaché au coopératif InVivo, Agrosolutions vit l’énergie et le climat comme une continuité de la parcelle : méthanisation, CIVE, agrivoltaïsme, Label bas-carbone et trajectoires industrielles.
Voir la ficheHydro China Dawood Power
Derrière l’étiquette obscurcissante « pays non précisé », on suit une piste limpide : HydroChina Dawood Power est l’opérateur licence en main d’un parc dans le corridor de Gharo, au Sindh — joyau précoce du corridor économique Chine-Pakistan.
Voir la fichePT Sulawesi Mining Investment
Dans le creuset d’IMIP, PT Sulawesi Mining Investment incarne le pari indonésien sur le nickel batteries et l’acier inox — avec, en toile de fond, un outil électrique captif que les bases de données sectorielles situent à 2 080 MW de charbon pour ses besoins industriels.
Voir la ficheRingsjövind AB
** À la croisée d’un lac scanien célèbre et d’un secteur en surchauffe, ce patronyme promet du vent ; les registres publics, eux, restent muets.
Voir la ficheSybac Solar Project Company I
Selon les éléments disponibles en ligne au 7 mai 2026, la dénomination exacte « Sybac Solar Project Company I » ne renvoie pas à une fiche commerciale ou médiatique autonome clairement indexée : la graphie évoque surtout une société de projet (ring-fencing d’actif) ou un véhicule de financement typique des parcs solaires, plus qu’une marque grand public.
Voir la ficheGR Coigüe SpA
GR Coigüe SpA apparaît comme une raison sociale « locale » dans un maillage que l’on retrouve chez certains promoteurs solaires et stockage…
Voir la ficheEiffel Investment Group
Elle ne construit pas de parcs éoliens : elle les finance, les recycle, les pont-levis jusqu’à la banque de premier rang.
Voir la ficheElsewedy Electric
Le groupe familial a bâti un empire de l’ingénierie électrique, des câbles aux mégaprojets.
Voir la ficheVeracity Global
Veracity vend moins une promesse climatique qu’un argument de coût total de possession.
Voir la ficheJP Énergie Environnement
JP Énergie Environnement a franchi en 2025 le cap du refinancement « record » sur un marché de l’éolien et du solaire où la capacité financière compte autant que la capacité électrique.
Voir la fiche